>>> 12/03/2022 L'Ukraine inflige «le plus grand coup porté à l'armée russe depuis des décennies», selon Zelensky. Dans une nouvelle vidéo Facebook samedi, le président ukrainien déclare
que 31 groupes de bataillons tactiques russes ont perdu leurs capacités
et que plus de 360 chars russes ont été perdus. Il ajoute que des groupes de troupes russes se rendent aux forces
ukrainiennes, mais que la Russie recrute maintenant des combattants, des
réservistes, des conscrits et des mercenaires pour «dépasser en nombre» les forces ukrainiennes. (14:39 , Lefigaro)
>>> Les forces de Moscou continuent de buter sur les villes de Karkhiv, dans l’est, et de Marioupol, sur la mer d’Azov (et d'Irpin). Selon le Pentagone, la quasi-totalité des soldats déployés par le Kremlin aux frontières de l’Ukraine ont pénétré dans ce pays.
Au 16e jour de l’invasion de l’Ukraine, les forces russes, qui ont visé pour la première fois Dnipro, l’une des principales agglomérations du pays, dans le centre, continuaient à frapper villes et infrastructures civiles. Sans progresser significativement.
Dans le Nord, les opérations autour de Kiev sont restées globalement au point mort au cours des vingt-quatre dernières heures, et l’armée russe a effectué une nouvelle pause pour réapprovisionner et rééquiper les unités de la ligne de front, estime l’Institut pour l’étude de la guerre (Institute for the Study of War, ISW), un cabinet d’analyse non gouvernemental américain. D’après l’état-major ukrainien, Moscou cherche à éliminer les défenses ukrainiennes dans plusieurs localités à l’ouest et au nord de la capitale pour « bloquer » la ville.
Après une faible progression ces derniers jours, la Russie devrait redémarrer son offensive prochainement autour de la capitale ukrainienne, selon le ministère britannique de la défense. Dans l’Est, l’armée russe continue de buter sur la ville de Kharkiv, à 50 kilomètres de la frontière avec la Russie, encerclée et frappé par d’intenses bombardements, mais où les défenseurs opposent une résistance acharnée aux forces de Moscou.
« Grande difficulté russe »Michel Goya, historien et ancien militaire, pointe sur son compte Twitter une « grande difficulté russe à organiser des opérations coordonnées de grande ampleur » et une « inadéquation totale des moyens russes avec le combat urbain ». Il relève l’importance du « maillage urbain de l’Ukraine », avec « une ville de 10 000 habitants tous les 20 kilomètres, une de 100 000 ou plus tous les 100 kilomètres (…). Toute ville défendue fermement avec une infanterie nombreuse, motivée et bien armée, est un problème difficile ».
C’est dans le sud du pays que l’armée ukrainienne paraît le plus en difficulté. Les troupes russes continuent d’assiéger la ville portuaire de Marioupol, où plus de 1 500 personnes ont été tuées, selon la municipalité. Des tentatives d’évacuation de milliers de civils ont échoué à plusieurs reprises. La prise de cette cité d’importance stratégique permettrait d’établir une continuité territoriale totale entre les forces russes en provenance de la Crimée annexée par Moscou et les troupes séparatistes et russes du Donbass, à l’est. Elles pourraient alors remonter le long du Dniepr et placer les forces ukrainiennes devant un dilemme : se replier vers l’ouest et abandonner la rive est du fleuve et l’est du pays à Moscou, ou risquer un encerclement et la rupture.
Moscou manque de réserves en hommes« En dépit de la remarquable résistance dont elles font preuve, les forces ukrainiennes, confrontées à la difficulté de tenir un dispositif étiré, sans réserve opérative, pourraient connaître un effondrement subit », prévient le chef d’état-major des armées français, le général Thierry Burkhard, dans un courrier diffusé en interne.
Mais cette lettre identifie aussi l’une des faiblesses de Moscou : son manque de réserves en hommes. Selon le Pentagone, l’armée russe a d’ores et déjà engagé sur le champ de bataille ukrainien la quasi-totalité des soldats qu’elle avait déployés aux frontières de ce pays avant le début du conflit.
>>> A Irpin, l’avancée russe stoppée par l’armée ukrainienne
Le 11 mars, à Irpin, les positions ukrainiennes sont encore à l’entrée ouest de la ville face aux forces russes. Un reportage de Laurent Van der Stockt à Kiev.
Face à la ville de Boutcha, d’où tonnent des explosions et montent des fumées noires, la position ukrainienne a hissé ses drapeaux hauts et bien visibles, défiant les forces russes arrêtées pour le moment à deux kilomètres de là.
Dans cette ville des faubourgs de Kiev, attaquée et bombardée depuis plus d’une semaine, les derniers habitants, privés d’eau et d’électricité, sont encore terrés dans les sous-sols. Certains déambulent dans le vent glacial sur les longues avenues droites et vides, d’autres quittent encore la ville en direction de Kiev, comme beaucoup l’ont fait avant eux, sous les bombes, jour après jour. (Lemonde)
>>> L'armée russe a-t-elle vraiment les moyens de s'enliser dans une guerre longue ? Engagées pour une guerre éclair, les troupes russes se trouvent finalement confrontées à une résistance acharnée. Si bien qu'en standards récents, elles perdent une quantité non négligeable de leurs capacités humaines et matérielles. Lefigaro
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