dimanche 13 mars 2022

Dimanche 13 mars 2022. Dix-huitième jour de guerre (Un journaliste américain du New York Times tué par balle)

 Accumulation de fatigue. Aujourd'hui à Toulouse : 3e manif de soutien à l'Ukraine. Plus le temps de suivre le live du Monde. Je ne fait qu'un copier-collé du résumé . Et j'ajoute quand même quelques références à des articles d'autres journaux, dont OuestFrance

La Russie poursuit son offensive et ses bombardements en Ukraine, ce dimanche 13 mars. Les principales villes du pays sont fragilisées par les frappes et la capitale, Kiev, est de plus en plus cernée par les troupes russes. Le journaliste américain Brent Renaud a été tué à Irpin, un autre a été blessé (Lobs).

Au moins 35 morts. Des frappes ont touché ce dimanche 13 mars au matin une base militaire située près de la frontière polonaise, à l’ouest du pays, dans la région de Lviv. Peu avant minuit, le bilan faisait était de 35 morts et une centaine de blessés. Washington et Varsovie s'inquiètent du risque d'utilisation d'armes de destruction massive par Moscou. (LesEchos)

85 enfants tués depuis le début du conflit. Il s’agit d’un décompte publié par la procureure générale d’Ukraine Iryna Venediktova ce dimanche.

12:59  « Au nom de Dieu, je vous le demande : arrêtez ce massacre ! »

Le pape François a réclamé dimanche que cesse l’« agression armée inacceptable » en Ukraine, sa condamnation la plus forte jusqu’à présent de l’offensive militaire de la Russie. S’exprimant devant des milliers de fidèles catholiques réunis sur la place Saint-Pierre, au Vatican, François a jugé que les bombardements d’hôpitaux et d’autres cibles civiles étaient des actes « barbares » et « sans raison stratégique valable ». « Au nom de Dieu, je vous le demande : arrêtez ce massacre ! », a-t-il dit, ajoutant que les villes d’Ukraine risquaient d’être « réduites à l’état de cimetières »

>>>  A Marioupol, encerclée par les Russes, « les réserves d’eau sont presque épuisées, les gens meurent de faim, de soif »

>>> Série de photos : "Ukraine, la vie sous terre". Depuis que les premières sirènes ont retenti le 24 février, marquant le début de l’offensive russe sur l’ensemble du territoire ukrainien, la population s’abrite comme elle peut. Dans les métros, les caves, les parkings, la vie s’organise malgré la terreur des bombardements. ici

 

20:20 A Marioupol, les habitants « boivent de l’eau en drainant les radiateurs »

Notre journaliste Faustine Vincent, chargée de l’Europe de l’Est au service International du Monde, a recueilli le témoignage d’Oleksandr. Agé de 35 ans, il vit dans l’ouest de l’Ukraine mais ses parents, ainsi que ceux de son épouse, sont à Marioupol, ville assiégée par les forces russes.

Quand il arrive à la joindre par téléphone, sa mère lui rapporte des réserves d’eau presque épuisées, des températures glaciales – celle des appartements ne dépassant plus les 10 degrés désormais – et, surtout, un découragement profond des populations. « Dans la ville, personne ne croit qu’ils vont survivre », dit Oleksandr. « J’ai la chair de poule quand j’entends ma mère me dire que, pour éviter la déshydratation, ils boivent de l’eau en drainant les radiateurs, dit-il encore. D’autres boivent de la neige fondue. »

>>> « Marioupol est toujours encerclée, ce qu’ils ne peuvent pas avoir par la guerre, (les soldats russes) veulent l’avoir par la faim et par le désespoir. Comme ils ne peuvent pas faire tomber l’armée ukrainienne, ils visent la population » (Lobs)

 

19:17 L'essentiel
  • Les troupes russes cernent de plus en plus Kiev (Nord) : présentes dans les faubourgs de la capitale, elles cherchent à éliminer les défenses à l’ouest et au nord de la ville pour commencer à l’encercler. Des frappes russes ont détruit, dans la nuit de samedi à dimanche, l’aéroport de Vassylkiv, à 40 kilomètres au sud de Kiev, et un dépôt de pétrole, également touché, a pris feu, selon les autorités locales.
  • Dans l’est du pays, des frappes sur un monastère de la région de Donetsk ont fait une trentaine de blessés, tandis que des bombes au phosphore ont frappé une localité de la région de Louhansk, selon des responsables ukrainiens – une information invérifiable dans l’immédiat.
  • Des frappes russes ont touché, dimanche, la ville portuaire de Mykolaïv, proche d’Odessa, dans le Sud de l’Ukraine, et fait au moins onze morts, selon les autorités ukrainiennes.
  • Les efforts de l’armée russe se poursuivent sur Marioupol (Sud-Est). Assiégée depuis douze jours, à court de nourriture, la cité portuaire est privée d’eau, de gaz, d’électricité et de communications. Des tentatives d’évacuation de centaines de milliers de civils ont échoué à plusieurs reprises. Plus de 2 100 habitants de la ville ont été tués depuis le début de l’offensive russe, a annoncé dimanche la mairie.
  • L’ouest du pays, jusqu’ici épargné, est désormais touché. Des frappes aériennes russes ont visé, dans la nuit de samedi à dimanche, une base militaire près de la frontière polonaise, faisant 35 morts et 134 blessés, selon les autorités ukrainiennes. Une frappe a aussi visé l’aéroport d’Ivano-Frankivsk, à une centaine de kilomètres au sud de Lviv, selon le maire.
  • Au centre du pays, l’enjeu se concentre sur Dnipro. Cette cité industrielle d’un million d’habitants est située sur le Dniepr, le fleuve qui marque la séparation entre l’est, en partie prorusse, de l’Ukraine et le reste de son territoire.

>>> 19:05

  • Des frappes aériennes russes ont visé, dans la nuit de samedi à dimanche, une base militaire dans l’ouest de l’Ukraine, près de la frontière polonaise, et fait 35 morts et 134 blessés, selon un bilan communiqué par les autorités ukrainiennes dimanche à la mi-journée. La base de Yavoriv, située à 40 kilomètres au nord-ouest de Lviv, était l’un des principaux centres servant aux exercices militaires conjoints avec l’OTAN.
  • Brent Renaud, un journaliste américain indépendant de 50 ans, a été tué par balle dimanche à Irpin, dans la banlieue nord-ouest de Kiev, où les combats font rage depuis plusieurs jours. Il est le premier journaliste étranger à être tué depuis le début de l’invasion russe, le 24 février.
  • Dans la ville assiégée de Marioupol (Sud-Est), où la situation est « quasi désespérée » selon Médecins sans frontières, les habitants espéraient l’arrivée dimanche d’un convoi d’aide humanitaire, resté plus de cinq heures bloqué à un barrage russe samedi.
  • Une grande manifestation a eu lieu dimanche à Kherson (Sud), pour protester contre l’occupation de la ville par les forces russes, selon des médias locaux. Cette ville de 290 000 habitants est tombée aux mains de l’armée russe dans la nuit du mercredi 2 au jeudi 3 mars.
  • En vingt-quatre heures, quelque 100 000 personnes sont venues grossir les rangs des réfugiés qui ont fui les combats, portant leur nombre à près de 2,7 millions, selon un décompte publié dimanche par les Nations unies.
  • « Environ 1 300 » militaires ukrainiens ont été tués depuis le 24 février, a annoncé samedi le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, ainsi qu’au moins 596 civils, selon le décompte dimanche de l’ONU, qui souligne que ses bilans sont probablement très inférieurs à la réalité.

 

17:26 La Croix-Rouge met en garde contre « un scénario du pire » à Marioupol

Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a mis en garde, dimanche, contre « un scénario du pire » à Marioupol, ville assiégée du sud-est de l’Ukraine, si les belligérants « n’arrivent pas d’urgence à un accord humanitaire ». « Le CICR est prêt à agir comme intermédiaire neutre pour faciliter le dialogue entre parties sur ces questions humanitaires », souligne un communiqué. « Le temps est compté pour les centaines de milliers de personnes piégées dans les combats. L’histoire jugera avec horreur ce qui est en train de se passer à Marioupol si aucun accord n’est trouvé le plus vite possible », insiste le texte.

Le communiqué ajoute que « la souffrance humaine est immense » dans cette ville portuaire, soumise à des bombardements incessants des forces russes. La population et les personnels du CICR sont forcés de se réfugier dans des abris souterrains sans chauffage et doivent risquer leur vie lors de brèves sorties pour chercher de la nourriture et de l’eau.

Pour que ces couloirs humanitaires fonctionnent, insiste le CICR, les belligérants doivent se mettre d’accord sur des modalités, des localisations et des horaires précis, et il faut que les combattants aient le temps d’être prévenus tout le long de la chaîne de commandement mais aussi les civils, alors que les communications sont souvent difficiles. « Il est aussi important que les parties nettoient les voies de passage de tout obstacle », souligne encore le CICR, qui avait fait état, il y a quelques jours, de la présence de mines sur une route qui devait servir de voie d’évacuation.


 

16:15 Plus de 2 100 morts à Marioupol depuis le début de l’invasion russe, annonce la mairie

Plus de 2 100 habitants de Marioupol, dans le sud-est de l’Ukraine, ont été tués depuis le début de l’offensive russe, a annoncé dimanche la mairie de la ville.

« Les occupants frappent cyniquement et délibérément des bâtiments résidentiels, des zones densément peuplées, détruisent des hôpitaux pour enfants et infrastructures urbaines (…). A ce jour, 2 187 habitants de Marioupol ont péri dans les attaques russes », a dit la mairie de Marioupol sur Telegram. « En vingt-quatre heures, nous avons connu vingt-deux bombardements d’une ville paisible. Environ cent bombes ont déjà été larguées sur Marioupol », a-t-il ajouté.

Cette cité portuaire stratégique, située entre la Crimée et le Donbass, est plongée dans une situation « quasi désespérée », manquant de vivres et privée d’eau, de gaz, d’électricité et de communications, estimait vendredi Médecins sans frontières (MSF). Un précédent bilan vendredi des autorités locales évaluait à 1 582 le nombre d’habitants tués.

Plusieurs tentatives d’acheminer de l’aide humanitaire vers la ville ont échoué ces derniers jours. Un nouveau convoi accompagné par des prêtres orthodoxes avec cent tonnes d’eau, de nourriture et de médicaments était en route vers Marioupol, a annoncé le président ukrainien, Volodmyr Zelensky, dimanche.

Deux habitants de la ville assiégée avaient témoigné, au début de mars, pour notre envoyé spécial, Emmanuel Grynszpan : ici


16:11 Onze morts dans des bombardements à Mykolaïv

Des frappes russes ont touché, dimanche, la ville portuaire de Mykolaïv, proche d’Odessa, dans le sud de l’Ukraine, faisant au moins onze morts, selon les autorités ukrainiennes. Dans la matinée, le gouverneur de la région, Vitali Kim, avait annoncé que « neuf personnes étaient mortes dans des bombardements » russes, sans donner plus de précisions.

Dans l’après-midi, les services d’urgence ukrainiens et le gouverneur ont fait état d’une nouvelle frappe, cette fois contre une école, en publiant sur Telegram des images du bâtiment détruit. « Selon le premier bilan, deux personnes sont mortes et deux blessées », ont déclaré les services d’urgence.

La ville de Mykolaïv, située à environ 130 kilomètres à l’est d’Odessa, subit d’intenses bombardements depuis plusieurs jours. Samedi, les frappes avaient notamment touché des zones d’habitation, y compris un centre de cancérologie et un hôpital ophtalmologique, selon une journaliste de l’Agence France-Presse présente sur place.

La ville est désormais désertée et la quasi-totalité des commerces fermés. Des milliers de civils ont fui ces derniers jours vers Odessa, encore épargnée.



15:46 Manifestation antirusse à Kherson (sud), selon des médias locaux. Une grande manifestation a eu lieu dimanche à Kherson, dans le sud de l’Ukraine, pour protester contre l’occupation de la ville par les forces russes, selon des médias locaux. Cette ville de 290 000 habitants est tombée aux mains de l’armée russe dans la nuit du mercredi 2 au jeudi 3 mars. 

 

15:19 A Melitopol, les habitants se mobilisent pour demander la libération du maire. Après l’enlèvement du maire, vendredi, les habitants de Melitopol se sont vu imposer par les Russes, dimanche, une interdiction de manifester, rapporte notre journaliste Faustine Vincent, chargée de l’Europe de l’Est au service international du Monde. « Allez vous faire foutre », rétorque un Ukrainien. Les habitants se sont réunis pour réclamer la libération du maire, Ivan Fedorov, enlevé et torturé pour le forcer à enregistrer une vidéo de soutien aux forces russes, a dénoncé le président ukrainien samedi.

15:08 Les maires de Dniproroudne et Melitopol enlevés par des soldats russes

Dimanche, un maire ukrainien a été enlevé par des soldats russes dans le sud du pays, deux jours après le kidnapping d’un autre maire, selon le gouverneur de la région de Zaporijia, Oleksandr Staroukh. « Aujourd’hui, le 13 mars, à 8 h 30, l’armée de la Fédération de Russie a capturé le maire de la ville de Dniproroudne », Evguen Matveïev, a écrit M. Staroukh sur Telegram.

Vendredi, le maire de Melitopol, Ivan Fedorov, avait déjà été enlevé par des Russes, qui occupent cette ville située à mi-chemin entre Marioupol et Kherson, et à environ 80 kilomètres au sud de Dniproroudne, parce qu’il « refusait de coopérer avec l’ennemi » selon le président ukrainien et le Parlement.

« L’Union européenne (UE) condamne fermement l’enlèvement des maires de Melitopol et de Dniproroudne par les forces armées russes. Il s’agit d’une nouvelle attaque contre les institutions démocratiques en Ukraine et d’une tentative d’établir des structures gouvernementales alternatives illégitimes dans un pays souverain », a dénoncé le chef de la diplomatie de l’UE, Josep Borrell, sur Twitter.

 

 

 >>> Le point sur la situation à 13 h 30

  • Des frappes aériennes russes ont visé dans la nuit de samedi à dimanche une base militaire dans l’ouest de l’Ukraine, près de la frontière polonaise. Elles ont fait 35 morts et 134 blessés, selon un bilan communiqué par les autorités.
  • Les troupes russes cernent de plus en plus Kiev : présentes dans les faubourgs de la capitale, elles cherchent à éliminer les défenses à l’ouest et au nord de la ville pour la « bloquer », selon l’état-major ukrainien.
  • A Vassylkiv, au sud de Kiev, des roquettes russes ont « complètement détruit » l’aéroport local et un terminal pétrolier également touché a pris feu, selon les Ukrainiens.
  • Dans le Sud, la ville portuaire de Mykolaïv, proche d’Odessa, a été bombardée dans la nuit.
  • A Marioupol assiégée, où la situation est « quasi désespérée », selon Médecins sans frontières, les habitants espèrent l’arrivée dimanche d’un convoi d’aide humanitaire, resté bloqué plus de cinq heures à un barrage russe samedi.
  • Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, s’est félicité samedi d’une approche « fondamentalement différente » de Moscou dans ses récents pourparlers avec Kiev, soulignant que la Russie ne se contentait plus de « juste poser des ultimatums ».
  • « Environ 1 300 » militaires ukrainiens ont été tués depuis le 24 février, a déclaré samedi M. Zelensky, dans un premier décompte officiel fourni par les autorités ukrainiennes depuis le début de l’invasion.
  • L’armée russe aurait, elle, perdu « environ 12 000 hommes », affirme le président ukrainien. La Russie a annoncé le 2 mars son seul et unique bilan à ce jour : 498 soldats tués.

 


 

>>> Merkel.

Jusqu’à peu encore louée comme une des plus grandes dirigeantes européennes de l’après-guerre, l’ancienne chancelière allemande Angela Merkel voit son bilan réévalué et critiqué pour sa politique de proximité avec Moscou durant ses seize ans au pouvoir.

La politique suivie pendant près de deux décennies, visant à parier sur des contrats commerciaux pour démocratiser et amadouer les régimes autoritaires comme en Russie ou en Chine, constitue « une erreur », estime Die Welt. « Ce que l’Allemagne et l’Europe ont vécu ces derniers jours n’est rien d’autre qu’un renversement de la politique de Mme Merkel, qui consistait à garantir la paix et la liberté par des traités avec des despotes », ajoute le quotidien conservateur.

Au cours de la dernière décennie, la dépendance énergétique de l’Allemagne à l’égard de la Russie est passée de 36 % de ses importations totales de gaz en 2014 à 55 % actuellement. La première économie européenne freine par conséquent face aux demandes occidentales, Etats-Unis en tête, d’imposer un embargo sur le pétrole et le gaz russes, cruciaux pour ses propres besoins énergétiques.

Si le prédécesseur de Mme Merkel, le social-démocrate Gerhard Schröder, avait ouvert la voie à une dépendance accrue à l’énergie russe en mettant en place le gazoduc Nord Stream 1, c’est la chancelière qui a, elle, autorisé Nord Stream 2.

Ce deuxième gazoduc controversé, d’une valeur de 10 milliards d’euros censé doubler la capacité d’approvisionnement de l’Allemagne en gaz russe, est contesté parce qu’il contourne l’Ukraine, privant ainsi cette dernière de droits de transit. Il a été suspendu sine die avec l’invasion russe en Ukraine.

Mme Merkel « doit prendre sa part de responsabilité dans son empressement à rechercher des liens économiques étroits avec la Russie », car cela a conduit à la dépendance de l’Allemagne vis-à-vis de l’énergie russe, assène le quotidien Süddeutsche Zeitung. « Nous voyons maintenant les conséquences de cette terrible erreur », ajoute-t-il. (10:12 , LeMondeLive)

 [Je suis content de voir que je ne m'étais pas trompé. Alors que Merkel était louée par toute la presse française, elle a commis des erreurs grossières. Et pas que vis à vis de Poutine, comme je l'ai montré.]

 

13:16 Des frappes sur un grand monastère de la région de Donetsk ont fait une trentaine de blessés cette nuit. Le grand monastère de Sviatoguirsk, où se sont réfugiées près de 1 000 personnes, a été touché par des bombardements, selon le parquet général ukrainien. (OF) . Le pape François appelle à cesser le « massacre » (article)

11:18 Moscou accusé d'utiliser des bombes au phosphore dans le Donbass. Selon Oleksi Bilochytsky, chef de la police de Popasna, située à une centaine de kilomètres à l'ouest de Lougansk, les Russes ont utilisé des bombes au phosphore sur sa localité.  "C'est ce que les nazis appelaient un oignon brûlant, et c'est ce que les Russistes [combinaison de Russes et fascistes] sont en train de lâcher sur nos villes. Souffrances indescriptibles et incendies", écrit-il sur Facebook. (OF)

11:13 85 enfants tués depuis le début de la guerre. La procureure générale d'Ukraine, Iryna Venediktova, affirme que 85 enfants ont été tués depuis le début de l'offensive russe en Ukraine. "369 établissements scolaires ont été endommagés par les bombardements, dont 57 complètement détruits", écrit-elle. (OF)


10:16 Un maire ukrainien kidnappé par les Russes. Le maire de la ville occupée de Dniprorudne a été enlevé par les forces russes. Yevhen Matviiv est le deuxième maire kidnappé depuis le début de la guerre. "Les crimes de guerre deviennent systémiques", a déclaré le gouverneur de l'oblast de Zaporizhzhia, Olexandr Starukh. (OF)

9:39 9 morts et 57 blessés dans l'attaque à la frontière polonaise. Le Kyiv Independant écrit que l'attaque russe contre Yavoriv, base militaire à la frontière polonaise, a fait 9 morts et 57 blessés, selon les autorités ukrainiennes. Selon le gouverneur de l'oblast (la région) de Lviv, Maksym Kozytsky, la Russie a lancé au moins 30 missiles sur le centre d'entraînement militaire ce matin. (OF)


9:24 Un train d'évacuation atteint par des éclats d'obus. Le journal ukrainien Kyiv Independant rapporte qu'un train d'évacuation a été touché par des éclats d'obus dans l'oblast de Donets cette nuit. Un train de voyageurs à destination de Lyman (ouest du pays) a été atteint par des éclats d'obus et un conducteur de train a été tué. Un second a été blessé. (OF)






>>> 35 morts dans le bombardement d’une base militaire ukrainienne près de la Pologne. Des frappes russes ont touché une base militaire à l’ouest de l’Ukraine, près de la frontière avec la Pologne, ce dimanche 13 mars. (article)



>>> Kiev de plus en plus cernée, Marioupol attend un convoi humanitaire .Les forces russes ont massivement bombardé, hier, les villes portuaires de Mykolaïv et Marioupol tandis que la capitale se prépare à une « défense acharnée » face à un possible encerclement. (article)


>>> Pour l'Ukraine, le monde du street art s'est mobilisé en dessin. Toutes les photos ici . Une sélection ci-dessous :















>>> Les bombardements massifs russes continuent sur l'Ukraine. Kiev se prépare à une “défense acharnée” face à un possible encerclement. (HP)


  • Une base près de la Pologne touchée

Les forces russes ont bombardé dimanche une base militaire dans la région de Lviv, située dans l’ouest de l’Ukraine près de la frontière polonaise et jusque-là relativement épargnée par le conflit, ont affirmé les autorités.

“Les occupants ont mené une frappe aérienne sur le Centre international pour le maintien de la paix et la sécurité. D’après les informations préliminaires, ils ont tiré huit missiles”, a déclaré l’administration régionale de Lviv dans un communiqué. Un nouveau bilan donné par les autorités militaires régionales faisait état peu avant midi de 35 morts.

  • Kiev sur le qui-vive

Les troupes russes tentaient samedi d’encercler Kiev: présents dans les faubourgs de la capitale, ils cherchent à éliminer les défenses à l’ouest et au nord de la ville pour la “bloquer”, selon l’état-major ukrainien.

Les Ukrainiens ont accusé samedi les soldats russes d’avoir tué vendredi sept civils dont un enfant qui empruntait un couloir d’évacuation près de Kiev.

A Vassylkiv, au sud de Kiev, des roquettes russes ont “complètement détruit” l’aéroport local et un terminal pétrolier également touché a pris feu, selon les Ukrainiens.

  • Mykolaïv et Marioupol visées

Dans la ville portuaire de Mykolaïv (sud), les bombardements n’ont quasiment pas cessé de la nuit de vendredi à samedi, touchant notamment un centre de cancérologie et un hôpital ophtalmologique, selon une journaliste de l’AFP. “Ils ont tiré sur ces zones civiles, sans aucun objectif militaire”, s’est indigné Dmytro Lagotchev, le chef de l’hôpital.

Autre cible majeure des frappes russes, Marioupol, port stratégique du sud-est assiégé depuis douze jours, est à court de nourriture, et aussi privé d’eau, de gaz, d’électricité et de communications.

Une situation “quasi désespérée”, selon Médecins sans frontières (MSF). “La pire catastrophe humanitaire sur la planète”, d’après le chef de la diplomatie ukrainienne Dmytro Kouleba qui avait chiffré vendredi à 1582 le nombre de civils tués. De son côté, le général russe Mikhaïl Mizintsev, cité par les agences de presse russes, a blâmé les “nationalistes” ukrainiens pour cette situation à Marioupol, où “des centaines de milliers de personnes dont des étrangers” sont pris au piège.

  • Mosquée en feu mais pas touchée

Le gouvernement ukrainien a affirmé samedi qu’une mosquée avait été bombardée, dans laquelle s’étaient réfugiés environ 80 civils dont des Turcs, mais l’information a été démentie par l’un d’entre eux.

Selon le président de l’Association de la mosquée Souleiman de Marioupol, Ismail Hacioglu, joint par la chaîne turque HaberTürk samedi en début d’après-midi, le quartier de la mosquée était sous le feu mais la mosquée elle-même n’a pas été touchée.

  • 1300 soldats ukrainiens et 579 civils tués 

“Environ 1.300” militaires ukrainiens ont été tués depuis le 24 février, a indiqué Volodymyr Zelensky, dans un premier décompte officiel fourni par les autorités ukrainiennes depuis le début de l’invasion. 

L’armée russe, elle, a perdu “environ 12.000 hommes”, affirme le président ukrainien. La Russie, de son côté, a annoncé le 2 mars son seul et unique bilan à ce jour de 498 soldats tués.

Au moins 579 civils ont été tués, selon le décompte samedi de l’ONU, qui souligne que ses bilans sont probablement très inférieurs à la réalité.


 

 


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