Comme d'hab, j'utilise les points essentiels du Live du Monde, entrecoupées de divers articles
La situation humanitaire devient critique dans plusieurs villes, la Russie poursuit sa campagne de bombardements. Dans la ville assiégée de Marioupol, sans eau, gaz, électricité et bientôt sans nourriture, la situation est « désespérée », selon MSF. Pour la première fois depuis le début de l’invasion, l’armée russe a visé des villes jusqu’ici épargnées, comme Dnipro, dans le centre du pays.
>>> Les réseaux sociaux passent en mode « guerre ». Facebook et Instagram autorisent des posts appelant à la «mort des envahisseurs russes» Lefig. Normal. Zigouiller Poutine, c'est sauver un peuple et un pays
21:19 Accusations de manipulation et de désinformation à l’ONU entre Occidentaux et Russes
Le Conseil de sécurité de l’ONU s’est transformé, vendredi, en un champ d’accusations de désinformation et de manipulation entre l’Occident et la Russie, à l’occasion d’une réunion demandée par Moscou sur une prétendue présence en Ukraine d’armes biologiques coordonnée avec les Etats-Unis – qui ont démenti en bloc.
L’Ukraine dispose « d’un réseau de 30 laboratoires » où sont menées des « expériences biologiques très dangereuses », a affirmé l’ambassadeur russe, Vassily Nebenzia. L’ONU « n’est au courant d’aucun programme d’armes biologiques en Ukraine », avait au préalable déclaré une responsable de l’ONU en désarmement, Izumi Nakamitsu, tandis que les ambassadeurs d’Ukraine et des Etats-Unis rejetaient les allégations russes.
Moscou utilise le Conseil de sécurité pour proférer « une série de théories du complot sauvages, complètement sans fondement et irresponsables », a lancé l’ambassadrice britannique Barbara Woodward. Son homologue américaine, Linda Thomas-Greenfield, a précisé que l’aide apportée par son pays à l’Ukraine en matière de biologie avait pour objectif de détecter des maladies comme le Covid-19. Les accusations russes avaient été portées dès jeudi par le ministère de la défense et le chef de la diplomatie Sergueï Lavrov.
Par ailleurs, Russie et Ukraine se sont à nouveau accusées de mentir à propos de la maternité de Marioupol, détruite cette semaine par un bombardement russe. Vassily Nebenzia, en brandissant des photos, a affirmé qu’une femme enceinte montrée devant le bâtiment n’en était pas une, son homologue ukrainien, Sergiy Kyslytsya a assuré le contraire en annonçant au Conseil « la bonne nouvelle », avec la naissance d’une petite fille.
>>> L'Ukraine accuse la Russie d'avoir enlevé le maire d'une ville. L'Ukraine a accusé vendredi l'armée russe d'avoir enfreint le droit international en enlevant le maire de Melitopol, une ville du sud-est du pays tombée aux mains de la Russie. Moscou n'a fait aucun commentaire sur le sort d'Ivan Fedorov. Les autorités ukrainiennes déclarent que les forces russes l'ont enlevé après l'avoir faussement accusé de terrorisme. "L'enlèvement du maire de Melitopol est considéré comme un crime de guerre par les conventions de Genève et le Protocole additionnel, qui interdit la prise de civils en otage en temps de guerre", a déclaré dans un communiqué le ministère ukrainien des Affaires étrangères. Latribune
21:00 Assiégée, Marioupol appelle la Turquie à intercéder auprès de Moscou
La municipalité de la ville portuaire ukrainienne de Marioupol, assiégée par l’armée russe depuis une douzaine de jours, a appelé vendredi la Turquie à intercéder auprès de Moscou alors que 86 Turcs, dont 34 enfants, sont pris au piège dans une mosquée. Les combats se sont déplacés vendredi dans la zone où se trouve la mosquée, dans l’ouest de la ville, a affirmé Petro Andriouchtchenko, un conseiller municipal. Depuis tôt vendredi, la Russie bombarde sans relâche la ville, empêchant les habitants de sortir. Les personnes réfugiées dans la mosquée sont donc injoignables, a-t-il dit.
« Notre gouvernement ne peut pas parler au gouvernement russe, donc nous espérons que le gouvernement turc puisse lui parler pour sauver ces Turcs ainsi que les Ukrainiens », écrit-il sur un post Telegram. « Nous sommes prêts à toute opération pour évacuer les Turcs, mais pour cela il faut que la Turquie nous aide à faire cesser les attaques. Sans l’aide du gouvernement turc, je crois que c’est impossible », poursuit-il.
Plus tôt cette semaine, l’armée russe a bombardé un complexe hospitalier comprenant une maternité à Marioupol, tuant trois personnes, dont un enfant, et suscitant l’indignation de la communauté internationale.
La ville est privée depuis des jours d’eau, d’électricité, de chauffage et de communications et la situation humanitaire y est décrite comme catastrophique avec des corps abandonnés dans les rues et une nourriture qui commence à manquer. La mairie de la ville a déclaré vendredi que les douze jours de siège avaient fait 1 582 victimes civiles.
20:43 Légion d’honneur. Poutine s’est vu remettre la Légion d’honneur par Jacques Chirac en septembre 2006, au nom de « sa contribution à l’amitié indéfectible entre la France et la Russie ». Des députés Les Républicains ont écrit à Emmanuel Macron, il y a quelques jours, pour lui demander de retirer cette distinction au président russe. Comme l’expliquent nos confrères d’Ouest-France, l’exclusion de l’ordre de la Légion d’honneur, pour les ressortissants étrangers, « relève de l’initiative directe du chef de l’Etat ». Après les crimes commis en Syrie, l’Elysée avait ainsi engagé en avril 2018 une procédure de retrait de la Légion d’honneur pour le président syrien, Bachar Al-Assad – il a finalement rendu cette distinction peu après.
20:10 La Suisse interdit le survol de son territoire pour acheminer des armes. La
Suisse, fidèle à sa doctrine de neutralité militaire, a décidé vendredi
d’interdire le survol de son territoire à tous ceux qui souhaitent
apporter un soutien militaire aux belligérants en Ukraine, a annoncé le
gouvernement.[dommage. Mais pas dramatique, vu la taille du pays]
19:24 YouTube bannit les chaînes d’Etat russe dans le monde entier
17:13 Alors que la menace russe se rapproche, l’évacuation de Kiev se poursuit
17:07 Biden veut éviter une confrontation directe avec la Russie qui provoquerait « la troisième guerre mondiale »
16:45 Joe Biden annonce de nouvelles sanctions contre la Russie
Joe Biden, de concert avec le G7 et l’Union européenne, annonce une nouvelle série de sanctions contre la Russie. Les Etats-Unis et leurs alliés vont exclure la Russie du régime de réciprocité dans le commerce. Le président américain veut aussi interdire les importations de vodka, de diamants et de produits de la mer de Russie.
Joe Biden veut priver Moscou de son statut commercial dit de « nation la plus favorisée ». La décision finale sur cette nouvelle sanction, qui serait prise en coordination avec le G7 et l’Union européenne, revient pour ce qui concerne les Etats-Unis au Congrès. La Russie rejoindrait Cuba et la Corée du Nord, seuls pays ainsi exclus par la première puissance mondiale du principe de réciprocité qui fonde l’essentiel des relations commerciales internationales.
La clause de la nation la plus favorisée – qui aux Etats-Unis porte le nom de « relation commerciale permanente normale » – est un pilier du libre-échange. Ce principe de réciprocité et de non-discrimination régit actuellement l’essentiel des relations commerciales entre Etats. Ainsi, l’Organisation mondiale du commerce exige que tout avantage commercial – comme une réduction des tarifs douaniers – accordé par un membre soit automatiquement appliqué à tous les autres. Moscou, depuis qu’il a rejoint l’OMC en 2012, bénéficie de ce régime.
Concrètement, priver la Russie de ce statut permettrait à ses partenaires commerciaux de lui imposer des tarifs douaniers plus élevés, de manière à pénaliser ses exportations. L’an dernier, les Etats-Unis ont importé pour quelque 30 milliards de dollars de produits russes, dont 17,5 milliards de dollars de pétrole brut, marchandise sur laquelle Washington vient tout juste de décréter un embargo pur et simple.
Dans la foulée, le département du commerce américain a annoncé l’interdiction des exportations de produits de luxe à destination de la Russie et de la Biélorussie. L’interdiction vise aussi des oligarques russes et biélorusses qui vivent à l’étranger.
15:34 Sur le terrain, un bilan incertain
Le Haut-Commissariat des droits humains des Nations unies a confirmé vendredi la mort de 549 civils en Ukraine depuis le lancement de l’offensive militaire russe le 24 février. Le HCDH précise que l’invasion a fait au moins 957 blessés. Le bilan réel serait considérablement plus lourd car de nombreuses informations restent à vérifier dans les zones où les hostilités font rage, a précisé le HCDH. La plupart des victimes sont décédées à cause de l’utilisation d’armes explosives, notamment de tirs d’artillerie lourde, de missiles et de frappes aériennes, a-t-il ajouté.
Le nombre de pertes militaires est plus sujet à caution. Ce 11 mars, le ministère des affaires étrangères ukrainien affirme que plus de 12 000 soldats russes ont été tués depuis le début de l’invasion. Moscou communique au compte-gouttes : le 2 mars, l’agence officielle russe RIA Novosti, citée par l’agence Reuters, annonçait que 498 soldats russes avaient été tués. Selon les Etats-Unis, entre 5 000 et 6 000 soldats russes pourraient avoir été tués au cours des deux premières semaines de l’invasion de l’Ukraine, a estimé le 9 mars un responsable américain, cité par les médias outre-Atlantique. Ce dernier a toutefois souligné qu’il s’agissait d’un chiffre difficile à évaluer en temps réel et que le nombre pourrait être plus proche de 3 500. Selon lui toujours, les pertes de l’armée ukrainienne seraient comprises entre 2 000 et 4 000 morts.
14:19 L’ONU s’inquiète de la décision de Meta (Facebook, Instagram) sur les messages violents
Le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme (HCDH) s’inquiète de l’annonce de Meta, la maison mère de Facebook et d’Instagram, de faire des exceptions à son règlement en ne supprimant pas des messages hostiles à l’armée et aux dirigeants russes. « C’est très clairement un sujet très, très complexe, mais qui soulève des inquiétudes en matière de droits de l’homme et de droit humanitaire international », a expliqué Elizabeth Throssell, porte-parole du HCDH, lors d’un point de presse à Genève. Le groupe Meta a annoncé jeudi qu’il faisait des exceptions à son règlement sur l’incitation à la violence et à la haine en ne supprimant pas des messages hostiles à l’armée et aux dirigeants russes.
« En raison de l’invasion russe de l’Ukraine, nous faisons preuve d’indulgence pour des formes d’expression politique qui enfreindraient normalement nos règles sur les discours violents telles que “mort aux envahisseurs russes” », a confirmé à l’Agence France-Presse Andy Stone, responsable de la communication de Meta. Il a toutefois précisé que les appels à la violence contre des civils russes restaient interdits.
Le flou qui entoure cette annonce « pourrait certainement contribuer à des discours haineux dirigés contre des Russes en général », a expliqué Mme Throssell, en insistant sur le fait que « cela serait très inquiétant ». Elle a précisé que le Haut-Commissariat allait parler avec Meta pour avoir des précisions.
« Nous allons encourager [Meta] à regarder de plus près les dégâts qui pourraient accompagner ce changement de politique », a précisé la porte-parole, tout en reconnaissant que le sujet demandait à être examiné de plus près en raison de la complexité des concepts juridiques entourant notamment la liberté d’expression et le contexte particulier d’un conflit. Ainsi, il est possible « que, dans un conflit en cours, appeler à la violence contre ceux qui sont directement engagés dans les hostilités pourrait ne pas être prohibé », a-t-elle déclaré en laissant entendre que cela demandait une analyse plus approfondie du Haut-Commissariat et aussi plus d’informations de la part du géant des réseaux sociaux.
>>> Des posts appelant à la "mort des envahisseurs russes" autorisés sur Facebook et Instagram (Ladepeche). Et alors ? Les envahisseurs russes sont des soldats et mercenaires tchétchènes et syriens ; ce sont des ennemis, qui envahissent et attaquent des ukrainiens en Ukraine. C’est une guerre et ce sont eux les agresseurs ; quoi de plus normal que de vouloir tuer l’ennemi. Il faudrait se laisser faire massacrer sans réagir ? Et voici le comble : la Russie engage des poursuites contre Meta pour "appel aux meurtres" de Russes (Ladepeche). Alors, et d’une, d’après ce que j’ai compris, ce n’est pas un appel au meurtre « de Russes » mais d’« envahisseurs Russes ». ça n’a rien à voir. Et de deux, la Russie pourrait porter plainte contre elle-même pour les meurtres et les crimes de guerre qu’elle commet en Ukkraine (on ne parle même plus, là, d’ « appel » à tuer des ukrainiens ! On parle de faits. Les massacres sont nombreux , dans tout le pays, et les morts sont aussi bien des enfants, des femmes, des vieillard )
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Le point sur la situation à 14 heures
L’armée russe a étendu vendredi son offensive à une autre grande ville d’Ukraine, Dnipro, et poursuivi ses bombardements frappant zones d’habitations et infrastructures civiles. Les raids aériens nocturnes ont aussi frappé les villes de Tchernihiv (nord), Soumy (nord-est) et Kharkiv, déjà fortement touchées, endommageant immeubles d’habitation et infrastructures d’alimentation en eau et électricité.
De Kharkiv à Marioupol, en passant par Mykolaïv dans le sud, la situation humanitaire ne cesse de s’aggraver dans les villes assiégiées ou menacées par l’avancée des Russes. Des corps abandonnés dans les rues, un immense fosse commune comme seule sépulture pour les autres, des civils tentant de fuir sous les bombes : les très rares informations émanant du port de Marioupol, sur la mer d’Azov, où les communications sont quasiment coupées, racontent le désespoir des habitants. La ville est sans eau, sans gaz, sans électricité et ces derniers jours on y voyait des gens se battre pour de la nourriture.
La situation humanitaire désastreuse et les raids poussent toujours plus de civils à fuir vers l’ouest du pays et les pays européens voisins. Plus de 2,5 millions de personnes se sont déjà réfugiées à l’étranger, majoritairement en Pologne, et environ deux millions ont été déplacées par les combats en Ukraine même depuis le début de l’invasion le 24 février, selon le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés.
Quatre soldats ukrainiens ont par ailleurs été tués et six blessés dans le bombardement de l’aéroport militaire de Loutsk, dans le nord-ouest du pays, selon un nouveau bilan du maire de la ville. Les forces russes ont également visé l’aéroport militaire d’Ivano-Frankivsk, dans l’extrême ouest de l’Ukraine. Les bases aériennes de Loutsk et Ivano-Frankivsk ont été « mises hors service », selon le ministère de la défense russe.
Alors que l’armée russe semble ralentie dans son avancée par la résistance acharnée des Ukrainiens, selon des sources militaires occidentales, le président Vladimir Poutine a donné son feu vert à l’envoi de combattants « volontaires ». Des mercenaires syriens combattent déjà au côté des Russes et de l’armée syrienne face aux djihadistes, ainsi qu’avec le groupe Wagner en Libye.
Poutine a également demandé à son ministre de la défense de lui proposer des redéploiements militaires à la frontière occidentale de la Russie. Une réponse, explique-t-il, aux mouvements des troupes de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN) en Europe orientale. Les pays de l’OTAN ont déployé des milliers d’hommes en Europe centrale et orientale, notamment en Pologne et dans les trois pays baltes, qui ont des frontières communes avec la Russie. L’Ukraine est, pour sa part, frontalière de plusieurs autres : la Hongrie, la Roumanie et la Slovaquie, où certaines troupes de l’OTAN ont également été positionnées.
Réunis en sommet à Versailles, près de Paris, pour élaborer les réponses économiques et militaires au choc de l’invasion russe, les chefs d’Etat et de gouvernement des Vingt-Sept ont exclu pour leur part une adhésion rapide de l’Ukraine à l’UE, tout en ouvrant la porte à des liens plus étroits. Le Conseil de sécurité de l’ONU se réunira par ailleurs vendredi à 17 heures, heure de Paris, à la demande de Moscou, sur la fabrication supposée d’armes biologiques en Ukraine, niée catégoriquement par le président Volodymyr Zelensky. [en revanche, on peut rappeler que la Russie a utilisé an Syrie avec son allié Assad des armes chimiques. Et s’inquiéter qu’il puisse le faire aussi en Ukraine]
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13:30 Bruxelles propose 500 millions d’euros supplémentaires pour financer des armes pour l’Ukraine
13:06 La Pologne, principal pays d’accueil des réfugiés ukrainiens
12:59 Londres sanctionne 386 élus de la Douma (…) Nous visons les complices de l’invasion illégale de l’Ukraine par Poutine et ceux qui soutiennent cette guerre barbare. Nous ne relâcherons pas la pression et nous continuerons à serrer la vis à l’économie russe par le biais de sanctions.
12:50 Le facteur climatique. Il pourrait jouer un rôle décisif dans le ralentissement de l’invasion russe. On attend en effet à partir de la mi-mars la raspoutitsa, phénomène saisonnier qui voit la terre ferme se muer en boue collante redoutable pour les véhicules militaires. Ce terme russe, qui désigne « le temps des mauvaises routes », est une réalité bien connue en Ukraine, en Russie et en Biélorussie, où le radoucissement des températures et la fonte des neiges au printemps, tout comme les fortes pluies de l’automne, se traduisent par plusieurs semaines de gadoue, deux fois par an. La raspoutitsa, « rendant les sols boueux, canalise les opérations sur le bitume des routes et des rues », relevait la semaine dernière l’historien militaire Michel Goya dans la revue Le Grand Continent. Une configuration qui contraint les forces d’invasion à progresser en colonnes sur les axes routiers, plus exposées aux problèmes logistiques ou aux attaques.
12:27 Quelques mots sur la Transnistrie (en Moldavie)
Il s’agit d’un territoire que la Russie s’est approprié manu militari en 1992 et classé, depuis lors, dans la catégorie peu enviable des conflits « gelés ». En 2020, la présidente proeuropéenne Maia Sandu, nouvellement élue, avait réclamé le départ de l’armée russe de Transnistrie. Le message était très mal passé à Moscou, qui avait menacé de couper le gaz à la Moldavie si celle-ci ne réglait pas sa dette gazière s’élevant à 7 milliards de dollars… en large partie contractée par les séparatistes prorusses. Ce territoire est depuis le début de l’invasion russe largement utilisé par Moscou, qui y a stationné une partie de son armée. Les médias moldaves et roumains avaient ainsi publié le premier jour de l’attaque russe des images de deux missiles lancés de cette enclave en direction de l’Ukraine.
11:58 L’OTAN ne veut pas de « guerre ouverte » avec la Russie (…) M. Stoltenberg a ainsi justifié le refus de l’Alliance atlantique d’imposer une zone d’exclusion aérienne au-dessus de l’Ukraine pour protéger la population des bombardements russes. Une telle mesure « signifierait être prêt à abattre des avions russes », a-t-il estimé, « et nous amènerait très certainement à une guerre ouverte ».
11:49 L’Espagne va envoyer de nouvelles armes à l’Ukraine
Le gouvernement espagnol a annoncé l’envoi prochain de nouvelles armes à l’Ukraine pour l’aider à lutter contre l’invasion russe. Le ministre des affaires étrangères, José Manuel Albares, a toutefois refusé de donner des détails sur cet envoi. « Si vraiment nous voulons aider l’Ukraine (…), moins nous parlons de cet armement, de sa nature, de la façon dont il entre [en Ukraine] mieux c’est », a-t-il justifié lors d’un entretien à la chaîne de télévision TVE.
« La volonté du gouvernement espagnol est de soutenir les citoyens ukrainiens dans leur légitime défense face au massacre dont ils sont victimes [et] face à la terrible invasion de la Russie », avait justifié jeudi soir la ministre de la défense espagnole, Margarita Robles, sur la chaîne de télévision Telecinco.
11:43 De nouveaux bombardements sur un centre pour personnes handicapées près de Kharkiv . Un établissement pour personnes handicapées a été touché par des frappes russes, à Oskil, près de Kharkiv, dans l’est de l’Ukraine, sans toutefois faire de victimes selon un premier bilan des services d’urgence.
Sur Telegram, le responsable de l’administration régionale, Oleh Synehoubov, a précisé que 330 personnes – dont dix sont en fauteuil roulant et cinquante à mobilité réduite – se trouvaient sur les lieux au moment de l’attaque. Soixante-treize personnes ont pu être évacuées, a-t-il ajouté. « Les Russes ont de nouveau mené une attaque brutale contre des civils », a déploré M. Synehoubov. « C’est un crime de guerre contre des civils, un génocide de la nation ukrainienne ! », a-t-il fustigé.
Ce bombardement survient deux jours après des frappes aériennes qui ont touché un hôpital pédiatrique et une maternité à Marioupol, port assiégé du sud de l’Ukraine. Ces frappes, qui ont suscité une vague d’indignation à travers le monde, ont fait trois morts dont une fillette et de nombreux blessés. Selon M. Synehoubov, l’armée russe « n’a d’autre choix que d’attaquer cyniquement la population civile » face à la résistance de l’armée ukrainienne, après plus de deux semaines de combats.
11:36 Des nouvelles de la femme enceinte photographiée fuyant l’hôpital de Marioupol après son bombardement . Notre journaliste du service international, spécialiste des pays de l’ancien bloc soviétique, Faustine Vincent, relaie des nouvelles de la femme enceinte blessée après le bombardement de la maternité de Marioupol, dont les photos avaient été largement partagées. « La jeune femme a donné naissance hier soir à une petite fille, rapporte la journaliste Olga Tokariuk, qui a pu la joindre. Elles vont bien, mais il fait très froid à Marioupol et les bombardements ne s’arrêtent pas. » Les forces russes avaient bombardé cette maternité mercredi, affirmant que l’établissement avait été laissé vide par les civils et envahi ensuite par les forces ukrainiennes d’extrême droite. Ils étaient ensuite allés plus loin dans la désinformation, en affirmant jeudi que la photo de cette femme enceinte était fausse.
10:54 Les combats se poursuivent aussi pour le contrôle de Mykolaïv, dans le sud du pays, a fait savoir l’état-major ukrainien, notant que Moscou a essayé « d’entamer une offensive » vers les grandes villes de Zaporijia et Kryvy Rih.
10:10 Selon l’ONU, 2,5 millions de personnes ont fui l’Ukraine depuis l’invasion russe, il y a seize jours
>>> Oleg Sentsov, un artiste au front pour la défense de Kiev. Icône de la révolution de Maïdan, ancien prisonnier politique en Russie, Prix Sakharov 2018, le cinéaste, engagé dans l’armée ukrainienne, raconte au « Monde » la vie qui bascule « en un instant », sa lutte contre Vladimir Poutine et pour « la survie » de son pays. (article)
9:49 Poutine ordonne de faciliter l’envoi de combattants « volontaires » en Ukraine. (…) 16 000 volontaires du Moyen-Orient étaient prêts à venir combattre avec les forces soutenues par la Russie
8:54 Deux soldats ukrainiens ont été tués et six autres blessés lors d’une attaque russe ce matin contre la ville de Loutsk, dans le nord-ouest de l’Ukraine, selon le chef de l’administration régionale, Iouri Pohouliaïko.
8:51 Un conseiller
présidentiel ukrainien réagit à l’escalade des attaques
russes cette nuit et ce matin . Le conseiller présidentiel
ukrainien Mykhaïlo Podoliak a confirmé, ce matin sur Twitter, que
« les grandes villes ukrainiennes subissent à
nouveau des frappes dévastatrices ». Il a
ajouté que le premier bombardement a eu lieu à Loutsk,
mettant hors service deux chaufferies, tandis que trois
« puissantes explosions » ont frappé
Ivano-Frankivsk. Dnipro est également attaquée.
« La
guerre destructrice de la Russie contre les civils (…)
se poursuit », a-t-il conclu.
8:41 Le maire d’Ivano-Frankivsk confirme une attaque russe contre sa ville
Rousslan Martsinkiv,
édile de cette ville de l’ouest de l’Ukraine, a déclaré dans
une video postée sur
Facebook que « l’ennemi a frappé Frankivsk ».
Il a demandé aux habitants des banlieues d’Ivano-Frankivsk
Krykhivtsi, Tchoukalivka, Oprychivtsi et Horodok de ne pas quitter
leur domicile. « Restez chez vous pour votre sécurité !
Quand le danger sera passé, je vous le ferai savoir »,
ajoute-t-il.
Il a, par ailleurs, demandé aux gens de ne
pas partager les photos et les vidéos des explosions.
8:38 Mykolaïv, à une centaine de kilomètres d’Odessa, le 10 mars 2022. La sortie de l’aéroport a été repris aux Russes par les Ukrainiens. La zone est proche de la ligne de front.
6:48 Des zones civiles touchées par des frappes russes dans la ville de Dnipro, dans le centre de l’Ukraine . Des bombardements aériens ont tué un civil à Dnipro, capitale administrative de l’oblast de Dnipropetrovsk, selon les services d’urgence ukrainiens. La ville avait été épargnée jusqu’à présent par les forces russes. Tôt le matin, « il y a eu trois frappes aériennes dans la ville, frappant un jardin d’enfants, un immeuble d’appartements et une usine de chaussures à deux étages où un incendie s’est ensuite déclaré. Une personne est morte », ont déclaré les secours ukrainiens dans un communiqué.
>>> La Russie recrute des mercenaires syriens. Une campagne officieuse de recrutement d’anciens soldats de l’armée syrienne ou d’anciens insurgés par des sociétés privées russes, comme Wagner, est en cours dans le pays, plongé dans une crise économique aiguë. (article)
6:46 Marioupol toujours assiégée . Dans le sud-est du pays, l’armée russe « concentre ses efforts » sur Sievierodonetsk et sur la ville assiégée de Marioupol, port stratégique sur la mer d’Azov, selon l’état-major ukrainien. L’aviation russe y a visé jeudi « toutes les trente minutes » des zones résidentielles, « tuant des civils, des personnes âgées, des femmes et des enfants », a détaillé le maire, Vadym Boïtchenko, dans une vidéo.
Un représentant du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a dépeint une situation dantesque dans cette ville, où les habitants sont privés d’électricité, d’eau et de gaz : « Les gens ont commencé à se battre pour la nourriture. D’autres ont détruit la voiture d’une autre personne pour en retirer l’essence », raconte Sasha Volkov dans un enregistrement audio envoyé aux médias.
L’hôpital pour enfants de la ville avait été visé par des bombardements mercredi, qui ont fait trois morts, selon la mairie, et suscité une vague de condamnations internationales.
Les Etats-Unis ainsi que leurs alliés européens envisageaient, en réponse aux atrocités semblant « s’intensifier » contre les civils ukrainiens, des sanctions supplémentaires contre la Russie.
6:34 L’étau se resserre sur Kiev vendredi, l’armée russe cherchant à « bloquer » la capitale ukrainienne transformée en « forteresse » par ses habitants alors que le président, Volodymyr Zelensky, a accusé Moscou de cibler les civils fuyant les combats. Après avoir atteint les faubourgs de Kiev, l’armée russe tente d’éliminer les défenses ukrainiennes dans plusieurs localités à l’ouest et au nord de la capitale – à Andriivka, Kopyliv, Motyjyne, Bouzova, Horenytchi, Boutcha et Demydiv – pour la « bloquer », a expliqué dans la nuit de jeudi à vendredi l’état-major ukrainien. « Un mouvement de troupes » russes vers Brovary, à l’est de Kiev, n’est, par ailleurs, « pas exclu », a-t-il précisé. S’il reste un peu moins de deux millions d’habitants dans la capitale – la moitié de sa population ayant fui depuis le début de l’invasion russe en Ukraine le 24 février – « Kiev s’est transformée en forteresse », a affirmé le maire, Vitali Klitschko. « Chaque rue, chaque bâtiment, chaque checkpoint s’est fortifié », a-t-il décrit.
6:28 Les Etats-Unis adoptent un budget de 14 milliards de dollars pour l’Ukraine
6:16 Les Vingt-Sept ferment la porte à une adhésion rapide de l’Ukraine à l’UE
>>> Russie : quand l’« Etat profond » avait raison contre Macron…
Il y a deux ans et demi, le président de la République s’en prenait publiquement et violemment aux spécialistes de la Russie au ministère des Affaires étrangères. Il les trouvait trop méfiants vis-à-vis de Poutine… Lobs
Eh oui, je ne comprends pas comment nos dirigeants, et pas seulement Macron (Hollande et Sarkosy auparavant ont peut-être été pires) ont pu être autant aveugles face à Poutine et ses oligarques. C’était pourtant clair. Pour moi, c’est devenu très clair en 2013, avec Maïdan, puis avec la Crimée. Mais pour nos dirigeants, pourtant entourés de spécialistes, la façon dont Poutine a accédé au pouvoir aurait dû faire comprendre que ce fou criminel était à combattre. Tout, depuis, concordait en ce sens : les massacres en Tchétchénie, l’empoisonnement de Litvinenko, l’assassinat d’Anna Politkovskaïa, les procès poutiniens, la neutralisation des opposants, y compris par maurtre, la désinformation et les constantes menaces et intimidations en Europe, l’infiltration voire la corruption des politiciens et des industriels, et bien sûr les guerres. Pour un non-spécialiste comme moi, jusqu’à l’attaque de la Géorgie, tout cela était loin et peu clair. Mais ensuite ? Il suffisait de lire la presse sérieuse, et en France prioritairement Le Monde (Le Figaro étant parfois la proie des propagandistes du Kremlin, avec des journalistes comme Zemmour par exemple) pour comprendre. Macron m’avait terriblement déçu en autorisant l’ouverture de RT – alors même qu’il savait que c’était un outil de propagande de Poutine, et nullement une chaîne d’information - . Et on ne prend des mesures que maintenant. Encore une fois, on agit dans l’urgence, dans la réaction, de façon défensive, alors qu’il était évident qu’il fallait être beaucoup plus ferme et offensif avec la Russie dès ses exactions en Géorgie. C’est pourquoi j’avais écrit un billet « Tout sauf Macron » . Et puis, avec la guerre, Macron a été humilié (c’était prévisible) ; il a fallu cela pour qu’il comprenne, por qu’il prenne enfin les mesures nécessaires. Mieux vaut tard que jamais. Et finalement, c’est peut-être le candidat à la présidentielle le moins pire, sachant que beaucoup d’entre eux sont poutiniens.
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