dimanche 17 avril 2022

Dimanche 17 avril 2022. Cinquante-troisième jour de guerre

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19:43 Les vétérans ukrainiens ovationnés aux Invictus Games

18:53 Interventions des secours dans quinze différents sites de Kharkiv

Dans le collimateur de Moscou depuis que le président russe, Vladimir Poutine, a annoncé retirer ses troupes de la région de Kiev pour se concentrer sur l’est de l’Ukraine, Kharkiv connaît chaque jour des bombardements meurtriers. Dans cette ville située à une trentaine de kilomètres à peine de la frontière russe, au moins cinq personnes ont été tuées et treize autres blessées dimanche par une série de frappes, selon les services de secours.

Des journalistes de l’Agence France-Presse sur place ont entendu deux bombardements et vu cinq incendies se propager dans les quartiers d’habitation du centre, autrefois célèbre pour son charme. Juste après les frappes, vers 14 heures, heure locale, trente-trois véhicules des services de secours et cent cinquante pompiers ont été envoyés en plus de quinze points de la cité, selon un responsable, tandis que les piétons couraient se mettre à l’abri, paniqués.

16:12 Volodymyr Zelensky invite Emmanuel Macron à venir constater l’existence d’un « génocide »


 

15:59 « Marioupol n’est pas tombée », assure le premier ministre ukrainien

Alors que le délai laissé par les Russes aux combattants ukrainiens de Marioupol pour rendre les armes et quitter les lieux a expiré, le premier ministre ukrainien, Denys Chmyhal, a assuré il y a quelques minutes que la ville n’était « pas tombée ». « Nos forces militaires, nos soldats y sont toujours. Ils combattront jusqu’au bout. A l’heure où je vous parle, ils sont toujours dans Marioupol », a-t-il déclaré lors d’une interview diffusée dimanche par la chaîne américaine ABC, laissant entendre que les soldats ne se rendraient pas. Selon lui, certaines zones de la cité portuaire échappent encore au contrôle de la Russie.

Le premier ministre ukrainien a rappelé lors de cette interview que de nombreux civils, toujours piégés dans la ville, vivaient « sans eau, sans nourriture, sans chauffage, sans électricité », exhortant à nouveau tous les « partenaires » de l’Ukraine à apporter leur soutien au pays et à « aider à arrêter cette immense catastrophe humanitaire ».

 

15:10 Une série de frappes russes sur Kharkiv, grande ville du Nord-Est

Au moins cinq personnes ont été tuées et treize blessées dimanche dans une série de frappes sur Kharkiv, ont annoncé les services de secours de la deuxième plus grande ville d’Ukraine. Les bombardements ont également provoqué des incendies, que les pompiers tentent actuellement de maîtriser.

La ville de Kharkiv, située à une trentaine de kilomètres de la frontière russe, comptait quelque 1,4 million d’habitants avant la guerre. Depuis le début du conflit, elle est la cible quasi quotidienne de bombardements russes.

14:31 L’exode se poursuit pour les habitants de l’est de l’Ukraine

 

 

14:28


 14:09 « Tous ceux qui continueront à résister à Marioupol seront anéantis », menace la Russie

12:25 Marioupol, « bouclier défendant l’Ukraine », tient toujours, selon la vice-ministre de la défense ukrainienne

La vice-ministre de la défense ukrainienne, Hanna Maliar, a affirmé, dimanche, que la ville de Marioupol tenait toujours malgré les attaques russes. Les derniers soldats ukrainiens encore présents réussissent, selon elle, à ralentir significativement la prise de la cité portuaire par les forces russes.

Mme Maliar a décrit Marioupol comme « un bouclier défendant l’Ukraine » : les troupes russes se concentrant sur l’encerclement de la ville, elles ne sont pas disponibles en nombre pour avancer dans d’autres régions du pays.

Un de ces derniers soldats à Marioupol confirme cette stratégie à un reporter du Time, Simon Shuster. Dans un tweet, ce dernier explique d’abord que, pour le soldat, après le massacre de Boutcha, « se rendre n’est pas une option ». L’homme « a l’impression que leur bataille a accompli sa mission. Ils ont tellement ralenti la force de frappe russe que cela a donné une chance de survivre aux autres villes ».

Le ministère de la défense russe a demandé dimanche à ces derniers combattants retranchés dans le complexe métallurgique de cesser les combats dimanche à 5 heures, heure française, et d’évacuer les lieux avant midi. A notre connaissance, Kiev n’avait, pour l’instant, pas répondu à cet appel à déposer les armes.

 


 

12:00 Derrière la résistance acharnée de la ville de Marioupol face à l’invasion russe et l’objectif de Moscou de priver l’Ukraine de tout accès à la mer d’Azov se cache un autre enjeu, moins important mais qui pèse néanmoins dans le siège de la ville portuaire, commencé le 13 mars. Selon plusieurs sources militaires interrogées par Le Monde à Zaporijia, l’armée russe et ses alliés, soldats séparatistes du Donbass ou tchétchènes, seraient aussi animés d’une farouche volonté d’en découdre avec le régiment Azov, la force ukrainienne en première ligne pour défendre la cité.

[Marioupol, le baroud d’honneur de la brigade Azov face aux troupes russes Article]


7:57 Marioupol

La ville de Marioupol comptait, avant le début de l’invasion de l’Ukraine par la Russie, plus de 440 000 habitants. Après près de deux mois de siège, des estimations disent qu’environ 100 000 civils demeurent pris au piège de la cité portuaire.

Selon le directeur exécutif du Programme alimentaire mondial, David Beasley, ces quelque 100 000 personnes sont au bord de la famine, manquant également d’eau et de source de chauffage. « La situation à Marioupol reste aussi grave qu’elle peut l’être. Tout simplement inhumaine », s’est à nouveau emporté le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, dans son adresse quotidienne.

En termes de bilan humain, « Marioupol, cela peut être dix fois Borodianka », une localité située non loin de Kiev détruite après avoir été pilonnée et théâtre d’exactions présumées pendant son occupation, a martelé le président ukrainien. M. Zelensky et la procureure générale d’Ukraine, Iryna Venediktova, avaient déjà dit que la situation à Borodianka était elle-même pire qu’à Boutcha, où de nombreux corps de civils ont été retrouvés après le retrait des troupes russes.

Quant à la capacité des forces ukrainiennes encore présentes à Marioupol à résister, elle est bien difficile à évaluer. Les Russes affirment, depuis plusieurs jours déjà, tenir la cité portuaire, ce que les Ukrainiens contestaient, disant que des poches de résistance demeuraient. De source militaire occidentale, il restait, il y a sept jours, encore 3 000 soldats ukrainiens à l’intérieur de Marioupol, en position défensive, notamment dans une usine sidérurgique équipée de profonds souterrains. Les Ukrainiens contenaient les assauts dans le sud-ouest et l’est de Marioupol, en particulier le port et l’usine métallurgique Azovstal, selon l’institut pour l’étude de la guerre (Institute for the Study of War, ISW).

Le ministère de la défense russe a demandé dimanche à ces derniers combattants retranchés dans le complexe métallurgique de cesser les combats dimanche à 5 heures, heure française, et d’évacuer les lieux avant midi. A part cette poche de résistance, « l’entièreté du territoire de la ville de Marioupol a été débarrassée des militants de la formation nazie Azov, des mercenaires étrangers et des militaires ukrainiens », a-t-il affirmé.

A notre connaissance, Kiev n’avait, pour l’instant, pas répondu à cet appel à déposer les armes.

 


05:34 Situation « inhumaine » à Marioupol, que les Russes affirment largement contrôler

La situation dans le port stratégique de Marioupol est « inhumaine », a déclaré samedi soir le président ukrainien, appelant les Occidentaux à fournir « immédiatement » les armes lourdes qu’il réclame depuis plusieurs semaines, tandis que la Russie affirme contrôler la quasi-totalité de la ville et lance à ses derniers défenseurs un nouvel appel à déposer les armes.

« La situation à Marioupol reste aussi grave qu’elle peut l’être. Tout simplement inhumaine », a lancé Volodymyr Zelensky dans un message vidéo. « C’est ce que la Fédération de Russie a fait. A fait délibérément. (…) La Russie essaie délibérément de détruire quiconque se trouve à Marioupol », dans le sud-est de l’Ukraine.

Selon lui, il n’existe que « deux options » : « Soit les partenaires fournissent à l’Ukraine toutes les armes lourdes nécessaires, les avions et, sans exagération aucune, immédiatement » pour « réduire la pression sur Marioupol et lever le siège » de cette ville habitée par 441 000 personnes avant l’invasion le 24 février.

« Soit la voie de la négociation, dans laquelle le rôle des partenaires devrait également être décisif », a poursuivi le président ukrainien, affirmant que la recherche d’une solution « militaire ou diplomatique » était une activité « quotidienne » depuis le début du blocus mais s’avérait « extrêmement difficile ».

Des propos publiés au moment où le ministère russe de la défense demandait aux derniers combattants ukrainiens retranchés dans le complexe métallurgique d’Azovstal de cesser les combats dimanche à 6 heures, heure de Moscou (4 heures, heure de Paris), et d’évacuer les lieux avant 13 heures (11 heures, heure de Paris).

« Tous ceux qui auront abandonné les armes auront la garantie d’avoir la vie sauve, a assuré le ministère sur Telegram. C’est leur seule chance. » A part cette poche de résistance, « l’entièreté du territoire de la ville de Marioupol a été débarrassé des militants de la formation nazie Azov, des mercenaires étrangers et des militaires ukrainiens », a-t-il affirmé.


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