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22:04 Zelensky appelle le monde à « se préparer » à une possible attaque nucléaire russe
Lors d’un entretien avec plusieurs médias ukrainiens, Volodymyr Zelensky a rappelé la menace d’une éventuelle utilisation par la Russie de ses armes nucléaires. « Nous ne devrions pas attendre le moment où la Russie décidera d’utiliser ses armes nucléaires. Nous devons nous préparer pour cela », a-t-il déclaré au cours de cette interview retransmise par six sites d’information ukrainiens, ainsi que par la présidence ukrainienne sur Telegram. Il faut « des médicaments [contre les radiations], des abris antiaériens », a-t-il affirmé. « Il faut leur parler, signer des traités, sévir économiquement. [Les Russes] peuvent utiliser n’importe quelle arme, j’en suis convaincu. »
Vendredi, Volodymyr Zelensky avait déjà jugé que « le monde entier » devrait être « inquiet » du risque que le président russe Vladimir Poutine, acculé par ses revers militaires en Ukraine, ait recours à une arme nucléaire tactique. « Pas seulement moi, je pense que le monde entier, tous les pays doivent être inquiets », avait-il déclaré sur la chaîne américaine CNN.
Il faisait écho aux déclarations en ce sens du patron du renseignement extérieur américain William Burns qui avait estimé la veille qu’il ne fallait pas « prendre à la légère » une telle menace. « Nous n’avons pas vraiment constaté de signes concrets comme des déploiements ou des mesures militaires qui pourraient aggraver nos inquiétudes », avait toutefois nuancé le chef de la CIA.
Après le début de l’invasion russe de l’Ukraine, le 24 février, le Kremlin avait brièvement évoqué la mise en alerte de ses forces nucléaires. Moscou n’utilisera l’arme nucléaire en Ukraine qu’en cas de « menace existentielle » contre la Russie, avait ensuite déclaré le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov sur CNN, sans autre précision.
Selon le Bulletin of the Atomic Scientists, la Russie est équipée de « 1 588 têtes nucléaires russes déployées », dont 812 sur des missiles installés à terre, 576 sur des sous-marins et 200 sur des bombardiers.
19:47
18:30 Le sort des soldats ukrainiens à Marioupol inquiète Kiev
Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a prévenu samedi que « l’élimination » des derniers soldats ukrainiens présents dans la ville portuaire de Marioupol assiégée par les forces russes « mettrait fin à toute négociation de paix » avec Moscou.
En termes de bilan humain, « Marioupol, cela peut être dix fois Borodianka », a affirmé M. Zelensky, faisant référence à cette petite ville près de Kiev pilonnée par l’armée russe, où de nombreux civils avaient trouvé la mort. « Et plus il y aura de Borodianka, plus ce sera difficile » de négocier, a souligné le président ukrainien, avant d’ajouter : « Pour être honnête, nous n’avons aucune confiance dans les négociations concernant Marioupol. »
Le 11 avril, l’armée ukrainienne avait annoncé se préparer à « une ultime bataille » à Marioupol, sur la mer d’Azov, dans le sud-est du pays. « Ce sera la mort pour certains d’entre nous et la captivité pour les autres », avait écrit sur Facebook la 36e brigade de marine, qui fait partie des forces armées ukrainiennes. Le lendemain, les autorités ukrainiennes avaient affirmé que les combats avaient fait entre 20 000 et 22 000 morts dans cette ville stratégique, qui comptait en temps de paix 441 000 habitants.
17:53 L'élimination des derniers soldats ukrainiens à Marioupol signifiera un arrêt des négociations, annonce Zelensky . « L'élimination
de nos militaires, de nos hommes (à Marioupol) mettra fin à toute
négociation » de paix entre la Russie et l'Ukraine, a déclaré le
président ukrainien dans un entretien avec le site internet
d'information Ukraïnska Pravda, avertissant que les deux parties se
retrouveraient alors dans « une impasse ». LesEchos
>>> L’entreprise française L’Occitane annonce la fermeture de ses magasins en Russie ... Mais Auchan et Leroy Merlin, droits dans leurs bottes pour collaborer avec le régime de Poutine.
(...) L’école de commerce de l’université américaine Yale nous aide grandement dans cette tâche, en tenant à jour une liste qui répertorie les grandes sociétés internationales et leur position vis-à-vis de la Russie. En ce qui concerne le groupe Mulliez, les enseignes Auchan ou Leroy Merlin continuent ainsi leurs activités en Russie. En revanche, le groupe Decathlon y a cessé les siennes.
14:34 Dnipro
L’armée russe a cessé d’y progresser depuis dix jours et la fréquence des frappes y reste faible par rapport à ce doivent subir les régions voisines, mais rares sont les journées sans qu’un missile russe s’abatte sur la vaste région de la cité industrielle de Dnipro, qui vit au rythme des frappes et des vagues de réfugiés.
« Dnipro
a vu transiter des vagues de déplacés de tout l’est du pays, parfois au
rythme de 15 000 par jour. Ils viennent de Kharkiv, du Donbass, de
Marioupol et de la région de Kherson, assure le vice-maire chargé du développement urbain et de l’infrastructure, Mykhailo Lysenko. Les
chemins de fer et nous-mêmes avons su gérer ce flot, tandis que dans
l’autre sens, tous les besoins de l’armée sont acheminés vers le front.
Nos capacités logistiques fonctionnent à plein malgré les tentatives de
l’ennemi. » . ( Dnipro, nœud logistique de la résistance à l’offensive russe, vit au rythme des vagues de réfugiés et des bombardements Article )
12:59 Plusieurs frappes russes sur Kiev, Lviv, Kharkiv. Une personne tuée et plusieurs blessés dans des frappes sur Kiev
11:36 Boris Johnson interdit d’entrée en Russie [J'envie les Anglais d'avoir un dirigeant de cette trempe. Même s'il a trop longtemps fermé les yeux sur les activités criminelles des oligarques Russes, le Royaume-Uni s'est rattrapé depuis ; il est le pays occidental qui soutient le plus l'Ukraine. C'est tout à son honneur]
Moscou a annoncé que le premier ministre britannique, Boris Johnson, et plusieurs autres hauts responsables britanniques étaient désormais interdits d’entrée dans le pays, à la suite de sanctions imposées à Moscou en raison de son opération militaire en Ukraine.
« Cette mesure a été prise en réponse à la campagne médiatique et politique effrénée visant à isoler internationalement la Russie et créer les conditions propices pour (…) étrangler l’économie » nationale, a déclaré le ministère des affaires étrangères russe dans un communiqué.
(...) « J’ai dit clairement aujourd’hui que le Royaume-Uni se tient résolument à leurs côtés dans ce combat qui continue, et que nous le resterons à long terme », avait aussi déclaré M. Johnson.
Outre le premier ministre, figurent également sur la liste noire de
Moscou le vice-premier ministre, Dominic Raab, la ministre des affaires
étrangères, Liz Truss, le ministre de la défense, Ben Wallace,
l’ancienne première ministre Theresa May, et la première ministre de
l’Ecosse, Nicola Sturgeon. (Article) . Lire aussi « Le Royaume-Uni est décidé à fournir aux Ukrainiens ce dont ils ont besoin » (entretien avec James Heappey)
>>> Marioupol, le baroud d’honneur de la brigade Azov face aux troupes russes
L’ancienne milice paramilitaire controversée, intégrée, en 2014, au sein de la garde nationale, s’est retranchée dans le complexe sidérurgique d’Azovstal. Pour les Russes, une victoire contre cette force constituerait un puissant outil de propagande.
Derrière la résistance acharnée de la ville de Marioupol face à l’invasion russe et l’objectif de Moscou de priver l’Ukraine de tout accès à la mer d’Azov se cache un autre enjeu, moins important, mais qui pèse néanmoins dans le siège de la ville portuaire, commencé le 13 mars. Selon plusieurs sources militaires interrogées par Le Monde à Zaporijia, l’armée russe et ses alliés, soldats séparatistes du Donbass ou tchétchènes, seraient aussi animés d’une farouche volonté d’en découdre avec la brigade Azov, la force ukrainienne en première ligne pour défendre la cité.
Après avoir combattu rue par rue dans Marioupol, les soldats de cette unité se sont repliés sur la vaste emprise du site métallurgique d’Azovstal, situé en bord de mer. « Ils ont transformé les tunnels d’épais béton qui quadrillent l’ensemble de l’enclave en forteresse, explique Victor, un colonel de l’armée ukrainienne, qui n’accepte de s’exprimer que sous couvert d’anonymat. C’est là qu’ils se reposent, là qu’ils peuvent se déplacer sans risque et de là qu’ils peuvent lancer des attaques sur les troupes qui les encerclent. »
elon ses informations, cette dernière poche de résistance ukrainienne continue de subir, jour et nuit, de lourds bombardements. « Les Russes utilisent les Solntsepek, le haut de gamme des lance-roquettes multiples dits “grad”, qui sont à l’origine de la plupart des destructions de Marioupol. Ils ont aussi recours, de dix à quinze fois par jour, aux frappes aériennes avec des missiles susceptibles de perforer ce réseau souterrain et, enfin, au lot habituel de mortiers. » Les forces russes évitent l’attaque au sol, ne maîtrisant pas un terrain étendu sur plusieurs kilomètres carrés, se méfiant d’une défense insaisissable retranchée dans cette zone.
« Plus mobile qu’une armée régulière »
« Le régiment Azov est au cœur de la résistance de Marioupol, ses effectifs ont été tant gonflés qu’on l’appelle désormais brigade », détaille le colonel Victor, âgé de 53 ans, et ayant commencé sa carrière militaire sous l’ère soviétique. « Organisée en groupes tactiques, cette force de plus de 3 000 hommes est plus mobile qu’une armée régulière », poursuit-il. Placée, en 2014, sous la tutelle du ministère de l’intérieur, la brigade Azov est équipée pour le combat rapproché. Même si elles sont vêtues comme des soldats, ces forces ressemblent davantage à des unités de police militarisées, de type RAID à la française, qu’à des troupes régulières.
A l’origine, le régiment Azov était une milice paramilitaire, connue sous le nom d’« hommes en noir », souvent présentés comme proches de milieux néonazis et suprémacistes. Mais son intégration, en septembre 2014, au sein de la garde nationale d’Ukraine et l’arrivée de nombreuses recrues sans étiquette politique, attirées par sa seule réputation de corps d’élite, ont peu à peu marginalisé les éléments les plus extrémistes. Cette troupe est désormais décrite par les experts militaires occidentaux comme « ultranationaliste » et « antirusse ». Article
9:44 Marioupol
Les Russes maîtrisent presque toute la zone côtière ukrainienne de la mer d’Azov, mais c’est bien le contrôle total de Marioupol, premier port de la mer d’Azov, qui les en rendrait maîtres, faisant d’elle « une mer intérieure russe ». La Russie pourrait ainsi y faire transiter tous les bateaux qu’elle souhaite et utiliser le port à des fins d’exportation, si (comme le Kremlin l’ambitionne) elle parvenait à s’emparer de l’est de l’Ukraine et de ses richesses agricoles et industrielles.
La prise de la ville aurait aussi un poids symbolique : elle permettrait à la Russie de consolider ses gains territoriaux en reliant la région du Donbass à la Crimée, que Moscou a annexée en 2014. Rappelons aussi qu’en 2014, Marioupol avait fait l’objet d’une bataille importante entre les forces ukrainiennes et les séparatistes prorusses de la région de Donetsk, soutenus par Moscou. Ces derniers s’en étaient emparés avant que les forces ukrainiennes – dont le régiment Azov – ne la reconquièrent.
Dans l’immédiat, certains experts estiment qu’une offensive russe dans le Donbass ne peut s’envisager tant que la ville de Marioupol n’est pas tombée. Une partie de l’offensive pourrait en effet être lancée depuis le sud de la région de Donetsk et il serait risqué, pour les Russes, d’avancer alors qu’ils n’ont pas la pleine maîtrise de toute la zone arrière. Tant que des forces russes sont mobilisées au combat à Marioupol, elles ne peuvent pas être redirigées sur un autre front en cas de besoin et, dans le cas – certes improbable – où la résistance ukrainienne se renforcerait, elles pourraient avoir besoin de renfort.
De surcroît, la ville, où passent des routes et des chemins de fer stratégiques, est un axe logistique important qui serait précieux aux Russes afin de ravitailler le front sud en cas d’offensive sur le Donbass. La chute de Marioupol ne signerait pas la victoire pour Moscou dans cette guerre, mais elle serait incontestablement un gain important.
7:35 Les combats se poursuivent dans la cité portuaire de Marioupol. La Russie peine toutefois à prendre le contrôle complet de Marioupol.
« La situation à Marioupol est difficile et rude. Des combats ont lieu en ce moment même. L’armée russe fait constamment appel à des troupes supplémentaires pour prendre la ville », a déclaré le porte-parole du ministère de la défense ukrainien, Oleksandr Motouzianyk. « Mais pour l’instant, les Russes n’ont pas réussi à la capturer totalement », a-t-il souligné lors d’un briefing télévisé.
Le maire de la ville, Vadym Boïtchenko, avait estimé au début d’avril qu’environ 120 000 personnes se trouvaient toujours dans Marioupol, où elles manquent d’eau et de nourriture, tandis qu’environ 150 000 autres ont pu quitter la ville par leurs propres moyens. Selon lui, 33 000 personnes ont également été emmenées en Russie ou en territoire séparatiste. Le gouvernement ukrainien accuse depuis plusieurs semaines la Russie de « déporter » des civils, là où Moscou nie toute contrainte et affirme procéder à l’« évacuation » de plusieurs centaines de milliers de personnes.
C’est à Marioupol, ville portuaire stratégique du sud-est de l’Ukraine, que pourrait être enregistré à ce stade le plus lourd bilan humain de la guerre. Les autorités ukrainiennes ont parlé d’environ 20 000 morts.
Cette cité martyre a subi un déluge de feu, qui a ravagé les infrastructures et les habitations du demi-million de personnes qui y vivaient lorsque Vladimir Poutine a déclenché son offensive contre l’Ukraine le 24 février. Aujourd’hui, après plus de quarante jours, les combats sont limités à la vaste zone industrielle proche du bord de mer, les forces russes et les rebelles de Donetsk ayant peu à peu resserré leur étau.
7:06 La Russie avertit Washington de « conséquences » à la suite de son aide militaire à l’Ukraine
La Russie a adressé cette semaine aux Etats-Unis une plainte formelle avertissant le gouvernement américain de « conséquences imprévisibles » à la suite de son aide militaire en forte hausse à l’Ukraine, selon le Washington Post.
« Ce que les Russes nous disent en privé est précisément ce que nous disons au monde publiquement, que l’aide massive que nous fournissons à nos partenaires ukrainiens fait la preuve de sa remarquable efficacité », a indiqué un haut responsable américain, cité par le Post.
Selon le New York Times, cette note a été adressée par la voie diplomatique normale et n’est pas signée d’un haut responsable russe. CNN a indiqué de son côté, citant une source proche du dossier, que cette plainte formelle pouvait signifier que Moscou se prépare à adopter une attitude plus agressive à l’encontre des Etats-Unis et de l’OTAN.
Le département d’Etat s’est refusé à tout commentaire.






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