mardi 26 avril 2022

Le Pen est battue mais Poutine s’infiltre toujours plus dans la vie politique des démocraties

Le Nupes : populiste, islamophile, anti-européen, quasi-antisémite,, presque-poutiniste

>>> 16/05/22 Lettre à Raphaël Glucksmann : « Ami, que vas-tu faire dans la galère de la Nupes ? »  . Jacky Mamou, président du Collectif Urgence Darfour et ancien président de Médecins du Monde, et Bernard Schalscha, secrétaire général de France Syrie Démocratie et éditorialiste à « la Règle du jeu », interpellent le député européen qui a annoncé son soutien à l’union de la gauche portée par les « insoumis » de Jean-Luc Mélenchon en vue des législatives. Lobs

>>> 07/05/22 « L’accord des Verts avec La France insoumise est une escroquerie » . Jean-Paul Besset, José Bové et Daniel Cohn-Bendit dénoncent, dans une tribune au « Monde », un pacte qu’ils accusent de trahir les valeurs fondatrices du parti Europe Ecologie-Les Verts et de sacrifier le principe démocratique au nom « d’obscures tractations électorales » .   « La désobéissance n’est qu’une manière de cibler une construction européenne qui serait source de tous les maux » (Tribune du 09/05/22)

>>> 04/05/22 Les électeurs de Le Pen comme ceux-ci ,  - qui ont tout pour avoir une vie normale, qui sont  aidés d'ailleurs par l'Etat bien généreux  - , ils me font gerber. Le mec, il râle parce qu'on l'a "obligé" à se faire vacciner (gratuitement, et avec un vaccin que tant de pays dans le monde aurait voulu avoir !) , alors il vote Le Pen. Le mec a 3 enfants et il râle parce qu'il ne peut plus aller en boîte de nuit ! (ben oui, quand on a une vie de famille, faut s'occuper de ses enfants, la vie change. Si tu voulais continuer à t'éclater en boîte ou ailleurs, fallait pas faire d'enfants !) Le mec râle parce qu'il n'a pas assez d'argent (2200 € lui, 1000 € son épouse + des aides de la CAF pour ses 3 enfants) . On croit rêver ! Alors il vote Le Pen. Le mec, à 30 ans, ne peut pas devenir proprio, alors il râle, il vote Le Pen . Si la vie est si terrible ici, il ferait mieux d'aller voir ailleurs. Il y a bien peu de pays qui offrent ce niveau de vie à des gens comme lui. Pendant qu'il subit cette vie si terrible ,  à deux heures de Paris, les familles sont détruites à cause des amis de Mme Le Pen ; des gens sont terrés dans des sous-terrains à Marioupol, sans électricité, sans eau, sans nourriture. Dans des villes comme Boutcha, des enfants et des femmes volés, violées, torturées, tuées . Par les soldats du régime nationaliste de Poutine, ce modèle de Mme Le Pen. Et le mec, il râle parce qu'il ne peut plus aller s'éclater en boîte de nuit. Alors il vote Le Pen ! A gerber !              Lire aussi : La sinistrose qui touche la France laisse perplexe certains correspondants de presse anglo-saxons (Lemonde)

>>> MAJ 03/05/22 L'accord EELV – LFI me révulse. Dorénavant, la gauche soumise à l'extrême-gauche (poutinienne. cf ci-dessous) trouvera sans doute normal que la droite s'allie avec l'extrême-droite ! Il sera difficile pour EELV et le PS d'appeler à faire "barrage", ou de dénoncer pour la droite une éventuelle alliance avec l'extrême-droite ce qu'eux-même font avec l'extrême-gauche


L’accord signé entre La France insoumise et Europe Ecologie-les Verts en vue des élections législatives prévoit de désobéir à certains traités de l’Union européenne. (Lobs)

Il va falloir que EELV change de nom. En enlevant le 1er E d’abord. Peut-être remplacer ce E par un R ? Russie Ecologie Les Verts, ça ferait plaisir à leur nouveau chef. Mais il faudrait aussi enlever le 2d E, car Mélenchon en chef écolo, c’est vraiment ridicule (pourquoi pas Poutine en représentant des grandes démocraties tant qu’on y est).  Ah, et puis pour faire plaisir à leur nouveau chef, les gens d’EELV vont pouvoir cracher sur l’OTAN et les Etats-Unis ; cela les rapprocherait (en même temps) de Le Pen !

J’avais voté Jadot au 1er tour de la présidentielle (faute de mieux, et surtout parce que c’était le moins mou face à Poutine), puis Macron sans passion ! Mais là… Pour les législatives, je ne sais plus… J’aimerais une Mette Frederiksen en France. Mais il n’y en a pas. Peut-être Carole Delga ? La moins pire de ce panier de crabes. Après tout, elle fait partie des « non-soumis », de ces socialistes révulsés par une alliance avec Jean-Luc Mélenchon (Lobs) . Et ça c’est un très bon point.

 

>>> La candidate de l’extrême droite n’a pas été élue dimanche, mais le scrutin présidentiel français témoigne d’une nouvelle avancée du clan des « poutiniens » dans le monde, estime l’économiste André Grjebine dans une tribune à « l’Obs ».

La candidate de l’extrême droite « poutiniste » a été largement battue dimanche, et l’Ukraine n’a toujours pas été conquise, mais la présidentielle française témoigne d’une nouvelle avancée du clan des poutiniens dans le monde. Parallèlement à l’usage des forces armées, l’autocrate russe et son homologue chinois, Xi Jinping, recourent en effet à des stratégies plus subtiles et moins risquées. C’est pourquoi ils continuent à marquer des points au détriment du monde occidental. Les penchants hostiles à la démocratie et au libéralisme politique se diffusent subrepticement à travers le monde. Les émules de Vladimir Poutine ne cessent de progresser. Hier, Donald Trump aux Etats-Unis. Aujourd’hui, Marine Le Pen en France.

Elle n’a pas été élue, mais les candidats extrémistes, de droite comme de gauche, tous sympathisants de Poutine même s’ils s’en sont défendus depuis l’invasion de l’Ukraine, ont obtenu ensemble au premier tour près de 60 % des suffrages exprimés. Cette infiltration du poutinisme dans la vie politique des pays occidentaux pourrait partiellement compenser ses déconvenues ukrainiennes.

Après avoir été la référence des communistes dans le monde entier, la Russie est en train de devenir celle de l’extrême droite. A première vue, l’idéologie poutinienne est à l’opposé du communisme. En réalité, Poutine s’inscrit dans une longue histoire qui remonte au moins jusqu’au XVe siècle. Le messianisme orthodoxe sous la monarchie, communiste ensuite, a servi d’assise au pouvoir absolu et aux penchants impérialistes des autocrates russes. Il a justifié l’oppression du peuple au nom d’un avenir radieux promis dans l’au-delà ou dans un futur indéfini. L’alliance du pouvoir et de l’Eglise orthodoxe a été illustrée par d’innombrables déclarations de soutien de l’invasion de l’Ukraine. Le patriarche Kirill de Moscou, primat de l’Eglise orthodoxe russe, après avoir béni les soldats russes, a présenté leur combat comme opposant la Russie aux « forces du mal ». L’évêque Pitirime de Syktyvkar, dans la République des Komis, est allé encore plus loin en affirmant : « Tout ce que fait notre président est parfait. Le président est en communion de pensée avec nos saints [et] avec la Russie profonde. »

 

Poutine se définit par opposition à un Occident qu’il dépeint comme dépravé et sans spiritualité. Sa haine de la démocratie et du libéralisme politique participe certes de sa volonté d’imiter les tsars devant lesquels tous s’inclinaient, mais également de sa crainte de voir ses sujets « contaminés » qui seraient alors tentés de remettre en question sa toute-puissance. D’où la lutte qu’il mène contre les démocraties libérales. Cette lutte ne se borne pas à l’Ukraine. La Russie comme la Chine entendent étendre leur domaine d’influence.

La Russie intervient dans la vie politique des démocraties par l’espionnage, les cyberattaques, les manipulations, la désinformation et le soutien de ceux qui combattent les dirigeants hostiles à leurs objectifs. Elle cherche à attirer des dirigeants occidentaux en place, ou d’anciens Premiers ministres comme l’Allemand Gerhard Schröder ou le Français François Fillon. Elle les aide plus particulièrement en leur accordant des financements et en diffusant des fake news contre leurs adversaires.

On assiste ainsi à la formation de ce que certains, en s’appuyant sur le cas de la Hongrie, ont appelé des « démocraties illibérales ». On peut également y voir les prémices d’un « clan des poutiniens » à l’échelle mondiale, composé de dirigeants plus ou moins inféodés au maître russe. Aussi bien en Hongrie qu’en Serbie, les dirigeants autoritaires qui le soutiennent ont été réélus. En Afrique comme en Amérique latine, plusieurs pays se sont ouvertement déclarés en faveur de la Russie par haine de l’impérialisme américain. La démocratie américaine a été ébranlée par l’action de Donald Trump, notamment par son refus de reconnaître sa défaite en 2020 et l’assaut du Capitole par ses partisans. Rien ne dit qu’il ne sera pas de nouveau élu en 2024. En France, la montée en puissance des extrêmes a fait craindre une remise en question de son appartenance à l’Otan et de l’existence même de l’Union européenne.

En même temps, une foi naïve dans la mondialisation a conduit les pays de l’Union européenne à accepter, sinon encourager, une dépendance croissante à l’égard de pays totalitaires. A première vue, elle apparaît comme une forme de progrès porteur d’avantages conséquents pour les consommateurs. Il suffit d’observer les craintes qui s’expriment ici et là quand on évoque une forte réduction des importations de gaz et de pétrole en provenance de Russie.

Cette dépendance à l’égard de matières premières essentielles pour notre mode de vie et notre développement ne s’arrête pas là. Les pays totalitaires contrôlent toujours davantage les producteurs d’innombrables matières premières, en particulier en Afrique. Mais les produits industriels n’échappent pas, non plus, à cette dépendance. Déjà en 2018, un rapport du Sénat mettait l’accent sur l’externalisation croissante des capacités de production de médicaments et la vulnérabilité française et européenne qui en résulte. La pandémie de Covid a plus que confirmé ces craintes. Bien d’autres secteurs se trouvent dans une situation semblable, notamment les équipements électroniques. On imagine le chantage auquel peuvent se livrer à notre encontre la Russie ou la Chine.

L’invasion de l’Ukraine a fait « découvrir » aux pays occidentaux, singulièrement aux membres de l’Union européenne, les menaces à la fois militaires et civiles que la Russie fait peser sur les démocraties libérales. La progression au sein du monde occidental de dirigeants ou de candidats au pouvoir que l’on peut considérer comme appartenant au clan des poutiniens constitue une menace, qui pour être moins spectaculaire n’en est pas moins préoccupante.

 Emmanuel Macron l’a nettement emporté, mais cette élection a révélé la fragilité de notre démocratie. Cette fragilité ne nous est pas spécifique. Elle tend à devenir celle de la plupart des démocraties occidentales. L’avenir dira si nos dirigeants seront capables de faire comprendre à leurs concitoyens que les penchants autoritaires qui s’expriment ici ou là ne proposent que de fausses espérances et qu’ils sont au contraire porteurs de régression aussi bien politique que sociale et économique. Dans cette optique, il leur incombe, mais aussi à chacun de nous, de s’interroger sur la désaffection que connaissent les démocraties et sur les réformes nécessaires pour les rendre à nouveau séduisantes pour une majorité des citoyens.

André Grjebine L'Obs

 

Lire aussi : 

>>> L’immense réseau d’espions de Poutine pour mener sa guerre secrète contre l’Occident (Lobs)

 

 

 

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire