lundi 11 avril 2022

Lundi 11 avril 2022. Quarante-septième jour de guerre

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16/15 Libérer Marioupol est « désormais militairement impossible », selon un conseiller de Zelensky

Les forces ukrainiennes se préparent à la chute de Marioupol, port stratégique du sud-est assiégé depuis plus de 40 jours par l’armée russe et largement détruit. « Je suis le premier à trouver la force de dire » que les forces ukrainiennes ne peuvent pas libérer Marioupol, « c’est désormais impossible militairement », a déclaré dimanche soir sur Youtube Oleksiï Arestovitch, un conseiller du président ukrainien, Volodymyr Zelensky.

« Aujourd’hui sera probablement l’ultime bataille » à Marioupol « car nos munitions s’épuisent », a aussi écrit sur Facebook la 36e brigade de la marine nationale des forces armées ukrainiennes, qui combat dans la ville. « Ce sera la mort pour certains d’entre nous et la captivité pour les autres. Nous ne savons pas ce qu’il va se passer, mais nous vous demandons vraiment de vous souvenir [de nous] avec un mot gentil », a demandé la 36e brigade aux Ukrainiens. « Pendant plus d’un mois, nous avons combattu sans réapprovisionnement en munitions, sans nourriture, sans eau », faisant « le possible et l’impossible », a ajouté cette unité, précisant que « la moitié » de ses membres sont blessés.

La prise de Marioupol permettrait aux Russes de consolider leurs gains territoriaux sur la bande côtière le long de la mer d’Azov en reliant les régions du Donbass à la péninsule de Crimée, annexée par Moscou en 2014. Il s’agit d’un objectif stratégique majeur pour Vladimir Poutine, alors que l’armée russe se prépare, selon Kiev, à lancer son offensive sur l’Est.


12:39 L’armée ukrainienne a dit, lundi, se préparer à « une ultime bataille » dans le port dévasté de Marioupol, dans le sud-est du pays, assiégé par l’armée russe depuis plus de quarante jours.. « Aujourd’hui sera probablement l’ultime bataille, car nos munitions s’épuisent. Ce sera la mort pour certains d’entre nous et la captivité pour les autres », a écrit sur Facebook la 36e brigade de la marine nationale, qui fait partie des forces armées ukrainiennes.


>>> A propos des manifestations de soutien à l’Ukraine en France.

Les rassemblements sont plus clairsemés. Ils rassemblent quelques centaines de personnes place de la République ou devant l’Hôtel de ville à Paris. D’autres rassemblements ont eu lieu en région, nous les mentionnons dans ce live. A Paris, la prochaine marche aura lieu, samedi 16 avril, à Paris, à partir de 15 heures, entre République et Bastille.

Pour ce qui est de l’attitude des Français, ils semblent préoccupés par l’élection présidentielle. Néanmoins, l’IFOP a publié fin mars un sondage sur « Les Français, la guerre en Ukraine et le second tour de l’élection présidentielle » : les Français se révèlent très inquiets de la situation actuelle en Ukraine (88 %). L’IFOP a publié un autre sondage selon lequel « plus d’un Français sur deux croit à au moins une des thèses russes sur les origines de la guerre en Ukraine ». Enfin, un récent sondage pour RTL montre que 81 % des Français favorables à l’arrêt d’achat du gaz russe.


12:19 L’Ukraine avait besoin d’un soutien militaire plus important, estime la ministre des affaires étrangères allemande . « Nous avons des indications massives de crimes de guerre », a déclaré Annalena Baerbock, la ministre des affaires étrangères allemande avant une réunion des ministres européens à Luxembourg. « Au final, ce sont les tribunaux qui devront décider, mais pour nous, il est essentiel de sécuriser toutes les preuves », a-t-elle précisé. Elle a ajouté que l’Ukraine avait besoin d’un soutien militaire plus important, notamment d’armes lourdes. [il serait temps de le constater. At au-delà des constatations ? ]



11:05 Plusieurs dizaines de milliers de personnes ont probablement été tuées dans l’assaut russe contre Marioupol a déclaré, lundi, Volodymyr Zelensky. « Marioupol a été détruite, il y a des dizaines de milliers de morts mais même malgré cela, les Russes n’arrêtent pas leur offensive », a dit le président ukrainien dans une allocution retransmise en vidéo devant les parlementaires sud-coréens. La ville de Marioupol est assiégée et bombardée depuis les premiers jours de l’offensive militaire de la Russie en Ukraine.



9:15 Société Générale se retire de Russie, l'action bondit LesEchos



>>> Guerre en Ukraine : « Les Américains doivent prendre plus de risques sur le plan militaire, les Européens sur le plan énergétique ».

Le diplomate Michel Duclos invite, dans une tribune au « Monde », la France et l’Union européenne à rapidement durcir leur stratégie à l’encontre de la Russie, car l’enlisement du conflit en Ukraine joue en faveur de Vladimir Poutine.


La réponse occidentale à l’agression russe en Ukraine a surpris par sa cohésion et sa force. Il faut se défier cependant d’une autocélébration qui risque de se révéler trompeuse. Ainsi, sur le plan militaire, les transferts d’armes opérés vers l’Ukraine s’accompagnent d’une retenue certaine. Le mantra reste d’éviter tout risque d’escalade et donc tout engagement direct sur le terrain. L’idée de « no fly zone » [zone d’exclusion aérienne] révulse toujours les stratèges occidentaux comme c’était le cas en Syrie. S’agissant des sanctions, on assiste à un crescendo impressionnant, mais les décisions les plus susceptibles d’impact sur la Russie (embargo sur le gaz et le pétrole) restent à prendre. Ce sont aussi les plus difficiles du fait de leurs conséquences pour nos sociétés.

Vu de Moscou, cela signifie que la plupart des gouvernements occidentaux ne sont pas prêts à demander des sacrifices à leurs populations pour la défense de leurs principes et la sauvegarde de la sécurité de leurs pays. Une autre limite à l’action des Occidentaux tient à la réaction dans le reste du monde : les résolutions des Nations unis blâmant la Russie sont votées à de larges majorités mais des puissances émergentes au poids important – l’Inde, l’Arabie saoudite, les Emirats arabes unis entre autres – se refusent à contribuer à la politique occidentale d’isolement de la Russie.

Dans ces conditions, le dirigeant russe, soutenu de surcroît par son allié chinois, peut considérer que le temps joue en sa faveur. Plus le conflit se prolonge, en effet, plus les difficultés de mise en œuvre des mesures adoptées à l’Ouest vont se faire sentir, qu’il s’agisse de hausses des prix, de pénurie d’énergie, de ralentissement de l’économie. Plus aussi les germes de division vont se développer, comme on le voit déjà avec les tensions liées au refus allemand d’aller plus loin à ce stade dans l’embargo sur les hydrocarbures ou avec les critiques des Polonais à l’égard de Paris et Berlin. On peut objecter à cela que les coups portés par l’Occident ont un effet dévastateur sur l’économie russe. La Banque européenne pour la reconstruction et le développement prévoit par exemple un PIB de la Russie en baisse de 10 % en 2022. Il est à craindre toutefois que ce ne soit pas un critère pour Poutine, qui n’hésitera pas à imposer à son peuple tenu d’une main de fer les plus lourds sacrifices. Lemonde





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