Live du jour ici
Aujourd’hui, je retiens ceci :
l’honneur de l’Italie (Mario Draghi prêt à accepter l’embargo sur le gaz russe),
le déshonneur de la France (d’après les sondages, près de 45 % des français voteraient pour Le Pen au 2d tour de la présidentielle. Donc ces français-là approuve un rapprochement avec Poutine et Assad, un arrêt des programmes franco-allemands, un arrêt de la construction européenne - prélude à une sortie de l’UE - , une sortie de l’Otan, un éloignement avec les Etats-Unis et avec l’Occident),
la mollesse de l’Allemagne (Les écolos du gouvernement Allemands sauvent l’honneur, mais Scholz est pitoyable)
19:14 L’Italie, dépendante du gaz russe mais prête à accepter un embargo, quel qu’en soit le prix
L’affaire est d’une importance capitale, et elle a été menée en un temps record. Lundi 11 avril, le président du Conseil italien, Mario Draghi, s’est rendu à Alger pour y rencontrer le président Abdelmadjid Tebboune, et annoncer officiellement l’accord entre les deux pays pour augmenter les livraisons de gaz naturel en direction de l’Italie.
Dans les mois qui viennent, le gazoduc Transmed, qui relie les champs gaziers algériens à l’ouest de la Sicile en passant par la Tunisie, devrait voir son débit augmenter de façon qu’il fonctionne à plein régime. L’objectif est de porter progressivement les livraisons algériennes de gaz à 30 milliards de mètres cubes (contre 21 actuellement), soit une augmentation de 9 milliards de mètres cubes, ce qui équivaut au tiers environ des actuelles livraisons de gaz russe. En pratique, une hausse de 3 milliards serait possible dès 2022, le reste étant attendu dans le courant de l’année 2023.
En ces temps de guerre en Ukraine, et alors que l’Europe entière essaie de tout mettre en œuvre pour amoindrir sa dépendance aux hydrocarbures russes, le succès de cette opération menée au pas de charge n’est pas une mince affaire. Certes, Rome paiera cet apport supplémentaire au prix fort, mais, alors que l’Europe continue de discuter de la possibilité d’imposer un blocus énergétique à la Russie, l’accord signé à Alger est une avancée considérable. Dans les prochaines semaines, le président du Conseil italien doit se rendre au Congo, en Angola et au Mozambique, afin de formaliser des accords aux perspectives plus lointaines. A court terme, il paraît impossible de compenser intégralement les 30 milliards de mètres cubes annuels que la Russie délivre à l’Italie (40 % des importations gazières du pays). Reste que toutes les occasions d’alléger le coût d’éventuelles sanctions sur le secteur de l’énergie sont bonnes à prendre.
Depuis le début de la crise ukrainienne, M. Draghi s’est montré partisan de la fermeté, malgré les réticences exprimées par plusieurs des composantes de sa majorité. Selon les informations du Financial Times, c’est lui qui, dès les premières heures de l’invasion, a avancé l’idée de « congeler » les avoirs à l’étranger de la Banque centrale de Russie, privant Moscou de plus de 600 milliards de dollars de ressources et lui infligeant ainsi des dommages inattendus. Sans confirmer ces informations, la présidence du Conseil italien a laissé dire. De la même manière, Mario Draghi défend, depuis le début des affrontements, l’idée de fournir des armes défensives aux Ukrainiens. « Ne pas donner d’armes à qui est attaqué serait donner raison aux autocrates », avait-il assuré à la tribune de la chambre des députés le 23 mars, n’hésitant pas à convoquer dans l’hémicycle le souvenir d’Adolf Hitler et de Benito Mussolini.
>>> Mario Draghi maintient une ligne dure contre Moscou, malgré les réticences de sa majorité. Le premier ministre italien est favorable à un embargo européen sur le gaz russe.(Article). Je n'ai qu'un mot : respect !
>>> L’Union Européenne « discute » d’éventuelles sanctions !
Depuis hier, les ministres des affaires étrangères des 27 pays membres de l’Union européenne discutent en effet d’un sixième paquet de sanctions contre la Russie. On ne sait pas encore ce qu’il contiendra mais, contrairement aux cinq précédents, qui ont tous été adoptés à l’unanimité, un consensus est plus difficile à trouver cette fois-ci.
Plusieurs Etats membres, dont la France, l’Irlande, les Pays-Bas, la Roumanie, la Lituanie ou la République tchèque se disent prêts à voter pour un embargo, l’arrêt total des achats de pétrole et de gaz russes dont certains pays autres européens sont très dépendants (environ 26 % et 40 % des importations totales de l’UE pour ces deux sources d’énergie).
C’est notamment le cas de l’Allemagne, l’Autriche, l’Italie, ou la Hongrie, dont le premier ministre tout juste réélu, Viktor Orban, a déjà dit qu’il n’accepterait pas un embargo. La ministre allemande, Annalena Baerbock, n’écarte pas un embargo mais demande «un plan convenu conjointement pour éliminer complètement les énergies fossiles dans l’Union européenne ».
A l’inverse, le ministre tchèque Jan Lipavsky, partisan de sanctions « plus sévères », a demandé :
« Qu’est-ce qui doit se passer pour que l’UE décide un embargo sur le pétrole, le gaz et d’autres produits de base ? »
Et son homologue lituanien Gabrielius Landsbergis, dont le pays a cessé d’acheter du gaz à la Russie, d’ajouter :
« Il faut se rendre à Boutcha pour comprendre pourquoi nous devons imposer des sanctions ».
Pour répondre à votre question, les discussions ont donc commencé [waow, ça va faire peur à la Russie, c’est sûr !] mais l’adoption n’est pas pour tout de suite. « Aucune proposition n’est sur la table », a résumé, lundi, un haut responsable européen cité anonymement par l’AFP.
Jusqu’ici, les sanctions européennes incluent : l’exclusion de plusieurs banques [mais pas de toutes] du système de messagerie interbancaire Swift, le gel des avoirs de la banque centrale ainsi que d’oligarques [mais pas de saisie, et pas pour tous les oligarques] , des restrictions d’exportations [finalement assez peu nombreuses !], l’embargo sur le charbon et l’interdiction de survol aérien [la seule chose vraiment notable !].
18:32 Marioupol, Boutcha, Sievierodonetsk : les autorités ukrainiennes diffusent de nouveaux bilans de meurtres de civils
- Plus de 21 000 civils ont été tués à Marioupol, déclare le maire après plus d’un mois de siège
- A Boutcha, plus de 400 corps retrouvés après le retrait des soldats russes
La ville au nord-ouest de Kiev a été le théâtre d’un massacre pendant le mois d’occupation qu’elle a vécu sous l’armée russe. Aux atrocités déjà documentées s’ajoutent chaque jour la découverte de nouveaux corps. Anatolii Fedoruk, maire de la ville, a déclaré que les autorités avaient jusqu’à présent retrouvé les corps de 403 personnes tuées selon elles par les forces russes. Oleksandr Pavliouk, responsable militaire de la région de Kiev, a dit qu’il s’agissait de civils tués « par les occupants russes ».
Le New York Times a publié une longue enquête interactive sur ce qu’il s’est passé dans cette ville. « Boutcha est un paysage d’horreurs », dit l’article, dont les auteurs notent également les crimes sur une carte. « Les preuves montrent que les Russes ont tué sans discernement et parfois de manière sadique, en partie par esprit de vengeance. »
- Des centaines de civils enterrés à Sievierodonetsk, près de la ligne de front est, depuis le début de la guerre
Serhi Haïdaï, gouverneur ukrainien de la région de Louhansk, dont la partie est se trouve occupée par les Russes, a annoncé sur Telegram qu’« il y a eu environ 400 enterrements » dans cette ville d’un peu plus de 100 000 personnes depuis le début de la guerre. Les morgues dans les villes de sa région « débordent de corps de civils morts », a-t-il dit. Sievierodonetsk se trouve à une centaine de kilomètres à l’ouest de Louhansk, la ville du Donbass occupée par les pro-Russes. La ligne de front n’a pas beaucoup bougé dans cette région depuis le début de l’invasion russe, mais, selon Kiev, l’armée russe y regroupe actuellement soldats et matériels pour une vaste offensive.
18:32 « Ils ont tiré sur mon fils. J’aurais préféré que ce soit moi ». A Boutcha, exécutions, viols et meurtres aveugles : l’enquête du « New York Times » sur les crimes de guerre Article
17:38 Le président de l’Allemagne voulait se rendre à Kiev, le gouvernement ukrainien ne l’a « pas souhaité » . Normal. L’Ukraine n’a pas la mémoire d’un poisson rouge ! (…) Avant d’être président de la République, Frank-Walter Steinmeier a été ministre des affaires étrangères (2005-2009, puis 2013-2017), et un grand défenseur du projet de gazoduc Nord Stream 2.
15:35 Volodymyr Zelensky parle de « centaines de cas de viol » dans les zones occupées par les Russes
Le président ukrainien s’est adressé, par visioconférence, aux parlementaires lituaniens, mardi. Après avoir demandé à l’Union européenne de renforcer les sanctions économiques contre la Russie, il a dénoncé « des centaines de cas de viol (…) dans les zones libérées des occupants ».
Des milliers et des milliers de victimes. Des centaines de cas de torture. On continue de retrouver des corps dans les canalisations et les caves. Des centaines de cas de viol ont été enregistrés, y compris ceux de jeunes filles mineures et de tout petits enfants.
« Presque quotidiennement, on retrouve de nouvelles fosses communes », a-t-il dit, ajoutant que « l’enregistrement et l’enquête sur des crimes de guerre commis par la Russie se poursuivent ».
Human Rights Watch a publié une recension des « crimes de guerre apparents » contre les civils en Ukraine, dans les régions de Tchernihiv, Kharkiv et Kiev. Parmi les faits corroborés par l’ONG, on compte effectivement des viols, des exécutions sommaires et des pillages.
Une enquête interactive du New York Times consacrée au massacre de Boutcha documente les crimes, dont des viols, qui ont été commis dans cette ville, occupée pendant un mois par l’armée russe. Une Ukrainienne a aussi raconté à l’AFP avoir été violée par deux soldats russes après qu’ils ont appris qu’elle était l’épouse d’un militaire ukrainien.
>>> « Notre solidarité avec les femmes ukrainiennes et toutes celles qui fuient des violences doit être organisée » Article
11/28 En Lituanie, Volodymyr Zelensky exhorte l’UE à renforcer les sanctions économiques contre la Russie
En Lituanie, une ancienne république soviétique désormais membre de l’Union européenne (UE) et de l’OTAN, le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, qui s’adressait aux parlementaires, a exhorté l’UE à renforcer les sanctions économiques contre la Russie, arguant que les dirigeants politiques et militaires russes estiment qu’ils peuvent poursuivre l’invasion de l’Ukraine en raison des signaux de certains pays européens.
« Ils savent qu’ils resteront impunis, a-t-il déclaré, car l’Europe préfère toujours la coopération, le commerce et le statu quo ». Volodymyr Zelensky a également réclamé des sanctions contre toutes les banques russes et a appelé l’Europe à « se débarrasser de leur pétrole ».
La première ministre lituanienne, Ingrida Simonyte, a visité lundi en compagnie de son homologue ukrainien, Denys Chmyhal, la petite ville de Borodianka près de Kiev, détruite par les bombes et théâtre d’exactions présumées pendant l’occupation russe. « Aucun mot ne pourrait décrire ce que j’ai vu et ressenti ici », a-t-elle écrit sur Twitter.
Ingrida Simonyte a dénoncé, citée dans un communiqué, les bombardements des villes ukrainiennes, destinés selon elle à « les effacer de la surface de la Terre, en causant autant de victimes civiles, autant de douleur et de souffrance que possible ». « Les images des villes ukrainiennes en ruines et les témoignages des survivants révèlent le vrai visage de la Russie », a-t-elle ajouté.
8:21 Plus de 10 000 morts à Marioupol, selon son maire
Lors d’un entretien avec l’agence de presse américaine Associated Press (AP), Vadym Boïtchenko, le maire de Marioupol, a affirmé que les troupes russes ont tué plus de 10 000 civils au cours des six dernières semaines dans les combats pour s’emparer de ce port stratégique du Sud, mais que le bilan pourrait être plus élevé, de l’ordre de 20 000 victimes. Il explique que les forces russes bloquent les convois humanitaires en partie pour dissimuler ce carnage.
6:55 Selon l’armée ukrainienne, le combat pour Marioupol continue
« La défense de Marioupol continue », a déclaré l’armée de terre ukrainienne sur Telegram, assurant lundi que « la connexion avec les unités des forces de défense qui tiennent héroïquement la ville est stable et maintenue ». Cela confirme les propos tenus à la BBC par le maire adjoint de la ville, Sergueï Orlov.
Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a également réclamé lundi soir dans une allocution vidéo davantage d’armes auprès de ses alliés, notamment pour renforcer la défense de la ville. « Nous ne recevons pas autant que ce dont nous avons besoin pour mettre fin à cette guerre plus rapidement. Pour détruire complètement l’ennemi sur notre territoire… en particulier, pour débloquer » le siège de Marioupol, a-t-il déclaré.
Les Russes assiègent depuis des semaines cette ville stratégique, dont la prise leur permettrait de consolider leurs gains territoriaux sur la bande côtière le long de la mer d’Azov en reliant les régions du Donbass à la péninsule de Crimée, annexée par Moscou en 2014.
>>> Lviv, bastion de la résistance. Lodewijk Allaert est écrivain voyageur. En 2019, il avait traversé l’Europe centrale et l’Ukraine. Il vient de retourner dans ce pays, désormais en guerre, et est arrivé à Lviv. Voici le récit qu’il nous a fait parvenir. Bibliobs
6:26 Au moins onze personnes tuées à Kharkiv en vingt-quatre heures
6:12 En Allemagne, le gouvernement divisé sur la question des livraisons d’armes à l’Ukraine
L’Allemagne aide-t-elle l’Ukraine autant qu’elle le prétend ? Pourrait-elle la soutenir davantage, et si oui, pourquoi n’est-ce pas le cas ? Depuis quelques jours, ces questions occupent une place grandissante dans le débat public allemand. Y compris au sein du gouvernement, dont la difficulté à afficher une ligne claire et cohérente alimente les critiques de ceux qui lui reprochent de ne pas s’engager aussi activement qu’il le pourrait au côté de l’Ukraine.
Un nouvel épisode de ce feuilleton a eu lieu lundi 11 avril. Depuis Luxembourg, où elle se trouvait pour une réunion avec ses homologues européens, la ministre des affaires étrangères allemande, Annalena Baerbock (Verts), s’est dite favorable à des livraisons d’armes lourdes à l’Ukraine. « [Ce pays] a besoin de davantage de matériel militaire, tout particulièrement des armes lourdes », a-t-elle déclaré, expliquant que « l’horrible réalité que nous avons chaque jour sous les yeux » justifie « de façon absolument claire » la fourniture de tels armements. Pour cela, « nous devons faire preuve de créativité et de pragmatisme », afin d’« aider l’Ukraine le plus vite possible », a-t-elle ajouté. Quelques minutes plus tard, ses déclarations faisaient la « une » de plusieurs grands médias allemands.
Dans un article publié jeudi 7 avril, le site d’information Politico avait, en effet, révélé que le chancelier social-démocrate (SPD), Olaf Scholz, s’était refusé à donner son feu vert à la livraison d’une centaine de chars Marder à l’Ukraine. Une livraison qui avait été préparée par son ministre de l’économie, Robert Habeck (Verts), et activement soutenue par Mme Baerbock. Pour justifier son choix de ne pas livrer dans l’immédiat ce type d’armes, M. Scholz avait déclaré devant le Bundestag, le 6 avril, qu’il était « important de se coordonner en amont entre partenaires de l’OTAN et de l’Union européenne», et que « personne ne fasse cavalier seul, y compris l’Allemagne ». (Article)
Scholz était moins beaucoup moins à se « coordonner » avec l’Union européenne pour poursuivre, droit dans ses bottes, contre à peu près tout le reste de l’Europe, le pipeline de Poutine Nord Stream2. Toujours aussi mou, le Scholz, lorsqu’il s’agit de faire face au crétin du Kremlin !
6:01 La vie reprend à Kiev (article)
>>> A Boutcha, exécutions, viols et meurtres aveugles : l’enquête du « New York Times » sur les crimes de guerre Article
>>> La richesse du patrimoine ukrainien menacée par la guerre. Une petite équipe d’architectes, d’universitaires et d’étudiants recense et cartographie les destructions causées par les affrontements en Ukraine. Article
>>> L’Ukraine affirme avoir déjoué une cyberattaque de la Russie contre son réseau électrique. Les dégâts causés par cette attaque sont incertains, mais elle
semblait conçue pour en infliger un maximum. Le service de renseignement
militaire russe est à nouveau pointé. Article
>>> "Ô Russie, puissance sacrée!": l'école reprend dans une ville ukrainienne conquise (Challenges)




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