mercredi 13 avril 2022

Mercredi 13 avril 2022. Quarante-neuvième jour de guerre

 Live du jour : ici 

Biden annonce une nouvelle aide militaire de 800 millions de dollars. Alors que la Finalnde et la Suède vont probablement adhérer à l'Otan, alors que tant de pays ont dû faire d'immenses sacrifices pour se détacher de la Russie, LePen, elle, veut sortir de l'Otan et aller lécher les bottes du crétin du Kremlin , ce minable qui a commit tant de crimes  [ce rapprochement avec la Russie que veut LePen, ce n'est pas vraiment une surprise. Ce qui l'est , en revanche, c'est qu'environ 45% des français sont prêts à voter pour elle, selon les sondages !]


 
>>> Le Pen et Poutine: la conférence de presse de la candidate RN perturbée. Une militante écolo a voulu dénoncer la "complaisance" passée de la cheffe de file du Rassemblement national à l'élection présidentielle avec Vladimir Poutine. [voir vidéo sur HP] . Noter que les perturbateurs ont réussi à entrer en se faisant passer pour des journalistes de la chaîne Russia Today.


20:36 Justin Trudeau évoque à son tour un « génocide » en Ukraine, Volodymyr Zelensky juge « très blessant » que le président français refuse ce terme

Le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, a pour la première fois évoqué un « génocide » en Ukraine, emboîtant le pas au président américain, Joe Biden, qui a utilisé ce même terme mardi.« On peut de plus en plus parler de génocide », a-t-il déclaré mercredi face à des journalistes qui l’interrogeaient sur les propos du président américain, au Québec. Jusqu’à présent, M. Trudeau avait refusé d’employer ce mot. A l’inverse, le président français, Emmanuel Macron, ainsi que le chancelier allemand, Olaf Scholz, se sont refusés à reprendre les termes de M. Biden. Un refus que Volodymyr Zelensky a qualifié de « très blessant ».

 

17:07 Zelensky : « Nous avons besoin d’artillerie lourde, de véhicules armés, d’avions de combat pour repousser les forces russes »

16:49 « C’est ici que le côté sombre de l’humanité a montré son visage » : la visite symbolique des présidents de la Pologne et des pays baltes. Les présidents polonais, estonien, lituanien, et letton ont visité la ville de Borodianka, dans la banlieue de Kiev où des massacres de civils ont été répertoriés après le départ des troupes russes.

« C’est ici que le côté sombre de l’humanité a montré son visage », a écrit sur Twitter M. Nauseda après avoir marché dans les rues d’un lieu « imprégné de douleur et de souffrance. Des Ukrainiens civils ont été assassinés et torturés ici (…), les crimes de guerre brutaux commis par l’armée russe ne resteront pas impunis. Les criminels de guerre doivent être poursuivis au niveau international ».

Les présidents de ces quatre pays membres de l’OTAN, et proches géographiquement de la Russie, ont pris le train ensemble dans la matinée pour se rendre dans la capitale ukrainienne, avec l’objectif de soutenir le président Volodymyr Zelensky « à un moment décisif pour ce pays », avait dit la présidence polonaise. Les détails de la visite ne sont pas connus à l’avance pour des raisons de sécurité, mais selon un conseiller du président polonais les quatre hommes iront sur « les lieux les plus importants d’un point de vue symbolique ».

Ils devraient également évoquer la participation de leur pays à des enquêtes sur des crimes de guerre, dont le meurtre en masse de civils. Le procureur de la Cour pénale internationale (CPI), le Britannique Karim Khan, a qualifié l’Ukraine de « scène de crime », lors d’une visite à Boutcha, autre ville martyre près de Kiev.

 

>>>  En Suède et en Finlande, le débat sur l’adhésion à l’OTAN s’accélère

A Stockholm, plusieurs partis opposés à l’Alliance reviennent sur leur position, tandis qu’à Helsinki le gouvernement envisage une adhésion. Article

 

14:39 « Avec son offensive en Ukraine, le régime de Poutine est désormais sur un pied d’égalité avec celui d’un Pol Pot »

Andrei Kolesnikov, chroniqueur de l’hebdomadaire indépendant russe The New Times et expert de la Fondation Carnegie pour la paix internationale, questionne, dans une tribune au Monde, la culpabilité de la société face aux réalités sanglantes de l’« opération militaire spéciale » en Ukraine, qu’elle préfère ignorer. En voici des extraits :

« Laissez les autres crier leur désespoir,
Leur colère, leur douleur, leur faim !,
Le silence est plus profitable,
Car le silence, c’est de l’or »
(« Valse des orpailleurs », 1963, d’Alexandre Galitch, poète et dramaturge russe).

La phrase de Theodor Adorno sur l’impossibilité d’écrire de la poésie après Auschwitz m’a toujours paru étrange : la poésie est précisément l’un des rares moyens d’exprimer des sentiments dont l’intensité est inconcevable. Quoi qu’il en soit, un épais volume de poèmes sur Babi Yar [ravin près de Kiev où furent exécutés plus de 30 000 juifs par les nazis les 29 et 30 septembre 1941] a été possible. Et ce sont généralement de très bons poèmes – en russe et en ukrainien. Mais qu’est-ce qui est possible maintenant après Marioupol ? Et après Boutcha ?

Après la Guernica basque, détruite par le bombardement de la légion Condor, « Guernica », de Picasso, est devenu possible. Comme les propagandistes éhontés d’aujourd’hui, en 1937 les franquistes ont accusé les républicains d’avoir mis en scène l’incendie de la ville – ils se seraient bombardés eux-mêmes et auraient mis le feu. Dans la même veine, la direction soviétique a réussi à dissimuler la vérité sur Katyn [forêt où furent exécutés plusieurs milliers d’officiers polonais par le NKVD soviétique au printemps 1940] pendant des décennies.

On parlera désormais de Boutcha et de Marioupol pour très longtemps comme on parle d’Auschwitz et de Srebrenica [enclave de l’est de la Bosnie conquise par les forces serbes, en juillet 1995, qui y exécutèrent 8 000 hommes] : ce sont des exemples de la brutalité gratuite. Avec son offensive en Ukraine, le régime de Poutine est désormais sur un pied d’égalité avec celui d’un Pol Pot.

 

 >>> « La guerre russe en Ukraine est entrée dans une nouvelle phase, militaire, idéologique et géopolitique ». La stratégie de Moscou en Ukraine marque un tournant. Les négociations sont dans l’impasse, l’offensive militaire se concentre sur le Donbass et le Sud-Est. L’acte II de la guerre s’annonce plus dur encore et les Européens n’ont d’autre choix que de s’y impliquer davantage, observe dans sa chronique Sylvie Kauffmann, éditorialiste au « Monde ».

 

14:12 L’Ukraine dément la reddition de toutes les unités retranchées à Marioupol

Plus d’un millier de soldats ukrainiens se sont rendus aux forces russes dans la ville de Marioupol, port stratégique de la mer d’Azov assiégé depuis des semaines, a affirmé, mercredi, le ministère de la défense russe.

Mais Oleksiy Arestovych, un conseiller du président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a déclaré sur Facebook qu’une centaine de militaires, membres d’unités de marine, avaient effectué une percée et rejoint le régiment Azov. Il ajoute que la ville de Marioupol n’était pas totalement sous contrôle des troupes russes. Cette information n’a pas pu être vérifiée.

Dans son rapport de ce matin, l’état-major ukrainien avait déclaré que les forces russes poursuivaient leurs attaques à Marioupol contre l’usine métallurgique Azovstal et le port, derniers lieux de résistance.

 

12:00 Sept personnes tuées lors de frappes russes dans la région de Kharkiv

Sept personnes ont été tuées, et 22 autres, blessées, lors de frappes russes dans la région ukrainienne de Kharkiv (nord-est du pays) au cours des dernières vingt-quatre heures, a fait savoir mercredi, sur Telegram, le gouverneur régional, Oleg Synegoubov, en précisant qu’un garçon de 2 ans, blessé il y a deux jours dans un bombardement, avait succombé à ses blessures mardi à l’hôpital.

10:49 Le chancelier allemand, Olaf Scholz, attendu à Kiev

Le chancelier allemand, Olaf Scholz, est attendu à Kiev pour des « décisions pratiques » comprenant la livraison d’armes lourdes pour soutenir l’Ukraine face à l’offensive russe, a affirmé mercredi Oleksiy Arestovych, conseiller du président Volodymyr Zelensky, sur la chaîne publique allemande ZDF.

Le sort de Marioupol et de la population à l’est du pays « dépend des armes allemandes que nous pouvons obtenir » mais qui ne viennent pas, insiste M. Arestovych. Il a toutefois noté les progrès de Berlin, qui avait « commencé par le refus » pour en arriver à « la discussion de la fourniture d’armes lourdes ». Berlin livre déjà des armes défensives à l’Ukraine, mais M. Scholz est depuis plusieurs jours sous pression, au sein même de sa majorité, pour donner son accord à l’envoi de matériel offensif, notamment des blindés.

7:20 Les présidents de la Pologne, de la Lituanie, de la Lettonie et de l’Estonie se rendent à Kiev 

>>>  « Quand une nation est sourde, muette et aveugle, Marioupol et Boutcha deviennent possibles » Tribune

>>> Le président allemand persona non grata à Kiev. Frank-Walter Steinmeier est classé dans la catégorie de « ceux qui comprennent Poutine ». Il a dû renoncer à se rendre à Kiev, en Ukraine, faute d’y être le bienvenu. Article



 

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire