mardi 26 avril 2022

Mardi 26 avril 2022. Soixante-deuxième jour de guerre

Live du jour ici


>>> Pétrole, armes : l'Allemagne envoie des signaux forts de soutien à l'Ukraine.  Deux mois après avoir commencé à livrer des armes légères, le gouvernement a annoncé mardi qu'il allait livrer de l'artillerie lourde à Kiev. Sous la pression de ses partenaires occidentaux, Berlin met aussi les bouchées doubles pour donner son feu vert à un embargo rapide sur le pétrole russe. LesEchos

21:32 Gazprom suspendra également dès demain ses livraisons de gaz à la Bulgarie, annonce Sofia

Le groupe russe Gazprom va suspendre à partir de demain ses livraisons de gaz vers la Bulgarie, a annnoncé ce soir le gouvernement bulgare, évoquant son refus de se plier aux nouvelles exigences du fournisseur.  « Aujourd’hui, Bulgargas EAD a reçu la notification que les livraisons de Gazprom Export seront suspendues à partir du 27 avril 2022 », a déclaré précisément le ministère de l’Economie dans un communiqué, alors que ce pays des Balkans est fortement dépendant du gaz russe.

21:23 Gazprom arrête les livraisons du gaz à la Pologne par le gazoduc de Yamal

La compagnie polonaise PGNiG a déclaré en fin de journée avoir été informée par le géant pétrolier russe Gazprom de l’arrêt de ses livraisons de gaz par le gazoduc Yamal à compter de demain matin. Les données des opérateurs des réseaux gaziers de l’Union européenne montraient dès aujourd’hui des flux réduits par ce gazoduc reliant la Biélorussie à la Pologne.

La compagnie polonaise fait savoir qu’elle entendait prendre des mesures pour rétablir ces livraisons de gaz d’ici à la fin de l’année, date du terme du contrat, et qu’elle ne le prolongerait pas. Pour elle, cet arrêt constitue une violation du contrat la liant à Gazprom, ce qui lui donne le droit de demander des indemnités.

Cet annonce d’arrêt survient alors que le président russe, Vladimir Poutine, a demandé aux pays jugés « inamicaux » de payer les livraisons de gaz en roubles par un nouveau système. Gazprom a fait savoir dans la journée qu’il fallait que la Pologne commence dans l’immédiat à respecter le nouveau mode de paiement, sans cependant mentionner l’arrêt des livraisons de gaz. Ce à quoi la Pologne a répondu qu’elle ne se plierait pas aux demandes russes, réitérant une position déjà prise par le passé.

Cette annonce survient également alors que Varsovie a publié, plus tôt dans la journée, une liste de 50 oligarques et compagnies russes, dont Gazprom, visées par des sanctions permettant de geler leurs avoirs, en vertu d’une loi adoptée ce mois-ci. Il s’agit d’une mesure distincte des sanctions prises en coordination avec les autres pays de l’Union européenne.

L’approvisionnement énergétique de la Pologne n’est pas pour autant en danger, a fait savoir le ministère du climat polonais, ajoutant qu’il n’était pas nécessaire de puiser dans les réserves de gaz et que l’accès des consommateurs ne serait pas interrompu.

 

21:04 Washington met en garde contre une « escalade des tensions » autour de la Transnistrie

Après une série d’explosions dans la région séparatiste moldave prorusse de Transnistrie, frontalière de l’Ukraine, le porte-parole du département d’Etat des Etats-Unis, Ned Price, a déclaré devant la presse : « Nous demeurons préoccupés face à toute tentative potentielle d’engendrer une escalade des tensions. ». Washington n’est cependant pas allé jusqu’à attribuer la responsabilité des explosions à Moscou, comme le fait Kiev.

 

20:39 Moscou cible ponts et voies ferrées pour ralentir les livraisons d’armes

Les forces russes bombardent ponts et voies ferrées pour ralentir les livraisons d’armes occidentales à l’Ukraine, a indiqué mardi un conseiller du ministre de l’intérieur ukrainien, après la destruction d’une voie stratégique reliant le pays à la Roumanie. Selon Oleksandr Kamychine, le directeur des chemins de fer ukrainiens, ce pont routier et ferroviaire qui traverse l’estuaire du Dniestr a été endommagé mardi par une frappe de missile des forces russes. « L’ennemi a causé des dommages importants à l’infrastructure du pont, dont la restauration nécessitera des efforts et un temps considérables », a précisé le ministère des transports sur Telegram. Selon lui, la circulation est interrompue.

Cette voie relie la Roumanie voisine à la ville portuaire d’Odessa, dans le sud de l’Ukraine. La frappe n’a pas fait de victimes, d’après les autorités. « La Russie détruit les infrastructures de transport ukrainiennes pour ralentir l’approvisionnement en armes de la part de nos alliés », a écrit sur Twitter Anton Gerashchenko, conseiller du ministre de l’intérieur ukrainien. Il a appelé les Occidentaux à fournir des systèmes de défense antiaérienne à l’Ukraine.

 

>>> « A Odessa, une fille que je connaissais a été tuée. Une bombe russe est tombée sur la résidence où elle vivait avec sa fille de 3 mois et sa mère. Elles sont toutes mortes » Témoignage


 

>>>  Si les Russes prennent Odessa, « il y a 90 % de chances qu’ils interviennent en Moldavie»

La Moldavie, ex-république soviétique, est « coincée » entre la Roumanie, dont ses habitants parlent majoritairement la langue, et l’Ukraine. Comme l’Ukraine, elle subit le séparatisme russe dans la république autoproclamée de Transnistrie, où stationnent près de 10 000 soldats russes. Elle vit depuis trois décennies sous la menace. Les explications du politologue Igor Munteanu, fondateur de l’Institut pour le développement des initiatives sociales (Idis) de Chisinau. OF

 

19:32 La France soutient la Moldavie face « aux risques de déstabilisation »

Après une série d’explosions dans la région séparatiste prorusse de Transnistrie, le ministre des affaires étrangères français, Jean-Yves Le Drian, a « fait part à son homologue moldave de sa préoccupation et de sa vigilance », rapporte le Quai d’Orsay dans un communiqué.

M. Le Drian a par ailleurs réitéré « le plein soutien de la France à la stabilité, à la souveraineté et à l’intégrité territoriale de la Moldavie face aux risques de déstabilisation dont elle peut être l’objet ».

18:30 L’ONU adopte l’obligation de justifier tout veto sur fond de blocage russe sur l’Ukraine

18:15 Les Etats-Unis durcissent le ton contre la Russie

Deux prises de parole, cet après-midi, montrent un durcissement du ton de Washtington vis-à-vis de Moscou.

Devant la commission des affaires étrangères du Sénat américain, le secrétaire d’Etat américain, Antony Blinken, a déclaré n’avoir « pas vu de signe jusqu’ici que le président Poutine soit sérieux à propos de négociations significatives ».

Les Etats-Unis soutiendront les autorités ukrainiennes dans leurs efforts diplomatiques pour négocier un accord de paix, a ajouté le chef de la diplomatie américaine, expliquant que « notre objectif est de nous assurer qu’elles ont la capacité de repousser l’agression russe et, en effet, de renforcer leur position à une éventuelle table de négociation ». Depuis le début du conflit, Kiev et Moscou s’accusent mutuellement de ne pas respecter leurs engagements pris lors des négociations, notamment concernant les cessez-le-feu et la mise en place de couloirs humanitaires.

En Allemagne, cette fois, après une rencontre avec des représentants d’une quarantaine de pays, le ministre américain de la défense, Lloyd Austin, a fait savoir que les Etats-Unis et leurs alliés se réuniront tous les mois pour examiner comment renforcer les capacités militaires de l’Ukraine face à la Russie. Il souhaite ainsi coordonner l’action des « nations de bonne volonté pour intensifier nos efforts, coordonner notre assistance, et se concentrer sur la victoire du combat d’aujourd’hui et des combats à venir ».

>>> Moldavie : des incidents en Transnistrie font craindre un scénario à l'ukrainienne

La guerre en Ukraine pourrait-elle déborder sur la Moldavie ? Maia Sandu, la présidente de ce pays coincé entre la Roumanie et l'Ukraine a réuni ce mardi un conseil de sécurité après une série d'explosions dans la région séparatiste prorusse de Transnistrie. Cette bande de terre qui borde le sud-ouest de l'Ukraine est soutenue économiquement et militairement par Moscou.

La Moldavie, ex-république soviétique, redoute d'être, après l'Ukraine, la prochaine cible du Kremlin. Ces craintes se sont renforcées après les explosions survenues lundi et mardi en Transnistrie. Mardi, deux détonations ont endommagé deux antennes relayant les fréquences radiophoniques russes, a affirmé le ministère de l'Intérieur de cette « république » autoproclamée qui n'est reconnue par aucun pays sur la scène internationale.

La veille, les autorités de Transnistrie avaient affirmé que le siège du ministère de la Sécurité publique situé dans Tiraspol, la « capitale » de la région séparatiste, avait été la cible d'une attaque au lance-grenades. Les attaques de lundi et de mardi n'ont pas fait de victimes, mais les autorités séparatistes de Tiraspol ont relevé pour 15 jours le niveau d'alerte terroriste permettant de renforcer les pouvoirs des forces de sécurité.

Une « tentative pour accroître les tensions »

La présidence moldave voit dans ces explosions une machination pouvant servir de prétexte à une intervention russe. « Il s'agit d'une tentative pour accroître les tensions », a estimé Maia Sandu en marge du conseil de sécurité qui se tenait ce mardi. Au même moment, Kiev a accusé Moscou de chercher à « déstabiliser » la région séparatiste et Mikhaïlo Podoliak, le conseiller de la présidence ukrainienne a écrit sur Twitter que la Moldavie « devrait s'attendre à recevoir des invités ».

La Moldavie, petit pays de 2,6 millions d'habitants, subit déjà les conséquences de la guerre en Ukraine avec l'afflux de plus de 400.000 réfugiés. Mais le gouvernement de Chisinau redoute d'être gagné par le conflit car ses relations avec la Russie se sont tendues depuis l'arrivée au pouvoir en 2020 de Maia Sandu, une dirigeante pro-européenne. Quelques jours après l'invasion russe de l'Ukraine, le pays avait officiellement déposé sa candidature pour intégrer l'Union européenne.

La Russie « suit attentivement » la situation

De son côté, la Russie « suit attentivement » la situation en Transnistrie, a déclaré ce mardi Dmitri Peskov, le porte-parole du Kremlin. Et pour cause : depuis 1992 et la sécession de la Transnistrie, Moscou a placé ses pions dans la région. La Russie fournit gratuitement du gaz à la république séparatiste et 1.500 de ses soldats y sont déployés, alors que le Kremlin ne reconnaît pas la Transnistrie comme un Etat à part entière.

Les Russes ont par ailleurs multiplié des déclarations inquiétantes pour la Moldavie. Un général russe a ainsi affirmé que Moscou voulait s'emparer du sud de l'Ukraine, frontalier de la Transnistrie, afin d'avoir un accès direct à l'enclave séparatiste. Le général Roustam Minnekaïev, commandant adjoint des forces du District militaire du Centre de la Russie, avait aussi estimé que la population russophone de Moldavie était victime « d'oppression » - l'un des prétextes invoqués par Moscou pour envahir l'Ukraine et « défendre » la minorité russe. La Moldavie a convoqué l'ambassadeur russe pour protester contre ces déclarations perçues comme des menaces, appelant Moscou à respecter son « intégrité territoriale ». LesEchos



>>> Chez les oligarques russes et leurs familles, des décès suspects qui s’enchaînent

Depuis le début de l’invasion russe en Ukraine fin février, les sanctions pèsent et tombent sur plusieurs milliers d’oligarques russes à travers l’Europe. Mais en parallèle, plusieurs oligarques et leurs familles ont été retrouvés morts dans d’étranges circonstances… Si la piste du suicide est parfois évoquée, certains décès restent à éclaircir. OF


16:43 Kiev démolit un monument historique dédié à l’amitié ukraino-russe

Pendant plus de quarante ans, elles se sont dressées sur une colline surplombant Kiev. Ce ne sera bientôt plus qu’un souvenir. Les deux statues de huit mètres de haut représentant deux travailleurs soviétiques tenant ensemble l’un des emblèmes de l’URSS, érigées pour symboliser la relation de fraternité entre les peuples de Russie et d’Ukraine, étaient en train d’être démontées ce mardi. Une réponse de la Mairie de Kiev à l’invasion russe. L’édile de la capitale ukrainienne, l’ancien champion du monde de boxe poids lourd Vitali Klitschko, a expliqué à la BBC qu’à terme, ces statues seraient remplacées par un « monument [dédié] à l’Ukraine indépendante ». Selon le maire de Kiev, 60 autres monuments, bas-reliefs et signes associés à l’URSS et à la Russie seront démantelés prochainement. Plus de 460 rues seront également rebaptisées. L’Ukraine mène depuis des années une politique de « décommunisation » en démontant notamment les statues de Lénine et changeant les noms de certaines villes pour leur redonner leur appellation d’avant la révolution bolchévique de 1917.

[En effet, après les crimes de Poutine, ces monuments n’ont plus aucune raison d’être. A la place, il vaut mieux édifier des monuments à la mémoire des victimes de Poutine, d’autres dédiés aux soldats, à la résistance Ukrainienne, aux héros de Marioupol et de toutes ces villes bombardées et défendues, aux volontaires s’étant engagés aux côtés de l’armée Ukrainienne]



16:12 Transnistrie : la Moldavie appelle au « calme » et renforce sa sécurité

La présidente de la Moldavie a annoncé cet après-midi des mesures pour renforcer la sécurité de ce pays frontalier de l’Ukraine, après une série d’explosions dans la région séparatiste prorusse de Transnistrie.
« Il s’agit d’une tentative pour accroître les tensions (…) Nous appelons nos concitoyens à rester calmes et à se sentir en sécurité », a déclaré la présidente, Maia Sandu, après une réunion du Conseil suprême de la sécurité.

La présidente pro-européenne moldave a, en outre, annoncé un renforcement des patrouilles aux frontières et des contrôles dans les transports, notamment le long du fleuve Dniestr, qui sépare la Moldavie du territoire séparatiste de Transnistrie. Elle a également appelé à augmenter le niveau de préparation des organes chargés de l’ordre public.

Une série d’explosions se sont produites hier et aujourd’hui dans ce territoire séparatiste soutenu par Moscou. Depuis sa sécession de la Moldavie lors d’une guerre, en 1992, des troupes russes sont déployées dans le territoire séparatiste. Ces incidents n’ont pas fait de victime, mais renforcent la crainte d’un débordement en Moldavie du conflit qui ravage l’Ukraine voisine.



14:55 Le président de l’AIEA en déplacement à Tchernobyl

Le chef de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) Rafael Grossi s’est rendu mardi 26 avril sur le site de la centrale nucléaire de Tchernobyl, trente-six ans jour pour jour après la pire catastrophe nucléaire de l’histoire, en 1986. Le niveau de radioactivité y est « dans la normale », a-t-il assuré.« Les niveaux [de radioactivité] ont augmenté à certains moments quand les Russes amenaient dans la zone de l’équipement lourd et quand ils sont partis », a-t-il déclaré, soulignant que l’AIEA suivait la situation « quotidiennement ».

L’occupation du site par l’armée russe entre le 24 février et fin mars « était absolument anormale et très, très dangereuse », a-t-il ajouté.



13:20 Pour le cinéaste Kirill Serebrennikov, la Russie « s’autodétruit » avec la guerre



11:55 Distribution d’eau potable à Toretsk, dans l’est de l’Ukraine . Les habitants de Toretsk n’ont plus accès à l’eau courante depuis plus de deux mois à cause de la guerre.



11:51 Un adjoint au maire de Marioupol déclare qu’au moins 22 000 civils ont été tués par les Russes dans la cité portuaire . Interrogé mardi par LCI, un conseiller du maire de Marioupol a déclaré qu’au moins 22 000 civils, dont 250 enfants, ont été tués par les Russes dans la cité portuaire. « La situation est terrible. Les soldats et civils toujours dans la ville n’ont pas d’eau ou de nourriture », a dit Piotr Andriouchtchenko. Près de « 100 000 civils » sont toujours coincés dans la ville, a-t-il précisé, affirmant que « les couloirs humanitaires n’ont jamais fonctionné et ne fonctionnent pas ».


11:15 Le nombre de réfugiés ukrainiens pourrait s’élever à 8,3 millions, selon l’ONU


11:01 La Pologne confirme qu’elle a transféré des chars à l’Ukraine

Sur le compte Twitter du gouvernement, le premier ministre polonais, Mateusz Morawiecki, a reconnu lundi que son pays avait envoyé des chars à l’Ukraine, sans toutefois préciser leur nombre. Quarante chars T-72 feraient partie du matériel fourni par la Pologne à Kiev, selon des médias polonais. Le gouvernement n’a pas confirmé ces informations. M. Morawiecki avait annoncé samedi l’envoi de matériel militaire pour « une valeur d’environ 7 milliards de zlotys », soit 1,5 milliard d’euros, à l’issue d’une rencontre à Cracovie avec son homologue ukrainien, Denys Chmyhal.

Pour remplacer ces T-72, la Pologne pourrait recevoir des chars britanniques Challenger 2.


10:43 Après des explosions en Transnistrie, la Moldavie convoque une réunion de son Conseil suprême de la sécurité

La présidente de la Moldavie, Maia Sandu, va réunir mardi son Conseil suprême de la sécurité après une série d’explosions dans la région séparatiste prorusse de Transnistrie, qui fait craindre un débordement du conflit en Ukraine dans le pays d’Europe orientale.

Maia Sandu « va tenir aujourd’hui une réunion du Conseil suprême de la sécurité en lien avec les incidents dans la région de Transnistrie », a déclaré la présidence dans un communiqué, précisant que celle-ci débuterait à midi (heure de Paris).


10:41 L’ONU double son appel humanitaire pour l’Ukraine à 2,25 milliards de dollars



10:40 La ministre de la défense allemande, Christine Lambrecht, confirme la livraison de blindés allemands à l’Ukraine

Comme nous l’indiquions tout à l’heure, Berlin va autoriser la livraison à l’Ukraine de blindés de type Guépard, a confirmé mardi la ministre de la défense allemande, Christine Lambrecht. « Nous avons décidé que l’Allemagne allait livrer des chars antiaériens Guépard à l’Ukraine », selon les déclarations de cette dernière à l’ouverture d’une réunion avec ses homologues occidentaux sur la base militaire américaine de Ramstein, dans l’ouest de l’Allemagne.


10:27 Le Royaume-Uni ouvre une enquête après un piratage visant l’armée


10:23 Deux explosions ont touché une tour radio en Transnistrie, selon les autorités

« Tôt le 26 avril, deux explosions ont été entendues dans le village de Maïaky », a déclaré dans un communiqué le ministère de l’intérieur de la Transnistrie, une région séparatiste de Moldavie appuyée par Moscou, et non reconnue par la communauté internationale. Les deux détonations, qui n’ont fait aucune victime, ont touché la tour radio de cette localité située à une cinquantaine de kilomètres au nord de la « capitale » de la Transnistrie, Tiraspol, non loin de la frontière avec l’Ukraine, a ajouté la même source.

Deux « puissantes » antennes qui relayaient les fréquences radio russes ont été mises hors service, a affirmé le ministère, publiant des photos présentées comme montrant ces émetteurs gisant au sol.


09:46 Jean-Yves Le Drian confirme à son homologue ukrainien, Dmytro Kuleba, que « la France maintiendra son appui déterminé à l’Ukraine »

Le ministre de l’Europe et des affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, s’est entretenu lundi avec son homologue ukrainien, Dmytro Kuleba, lui confirmant que « la France maintiendrait son appui déterminé à l’Ukraine ».

Le ministre a souligné, dans sa douzième discussion de l’année avec M. Kuleba, « la continuité de la stratégie de la France dans le cadre du conflit ukrainien et notre détermination à poursuivre et approfondir l’appui apporté par la France à l’Ukraine, dans tous les domaines », peut-on lire dans un communiqué. Les deux ministres ont également évoqué les paramètres d’un renforcement des sanctions européennes à l’encontre de la Russie soutenu par la présidence française du Conseil de l’Union européenne.



09:06 L’Allemagne va autoriser la livraison de chars à l’Ukraine

L’Allemagne va autoriser la livraison à l’Ukraine de chars de type Guépard, a annoncé, mardi, une source gouvernementale. Les détails, et notamment le nombre de chars, spécialisés dans la défense antiaérienne, doivent être dévoilés dans la journée par la ministre de la défense, Christine Lambrecht, lors d’une réunion sur la base militaire américaine de Ramstein, en Allemagne, à l’invitation de son homologue américain, selon cette source. Ces véhicules proviendraient des stocks de l’industrie allemande de la défense.

Cette annonce constitue un tournant majeur dans la politique prudente suivie jusqu’ici par Berlin dans son soutien militaire à Kiev.



08:49 « La ville de Kreminna serait tombée », selon le ministère de la défense britannique

Dans son point de situation quotidien, le ministère de la défense britannique a déclaré : « Les forces russes tentent probablement d’encercler des positions ukrainiennes fortement fortifiées dans l’est de l’Ukraine. »

« La ville de Kreminna serait tombée », d’après le ministère. Selon lui, « de violents combats sont signalés au sud d’Izioum, alors que les forces russes tentent d’avancer vers les villes de Sloviansk et de Kramatorsk depuis le Nord et l’Est ».

Par ailleurs, précise-t-il, « les forces ukrainiennes ont préparé la riposte à Zaporijia en prévision d’une éventuelle attaque russe depuis le Sud ».




08:40 Sur le front est, le moral des troupes ukrainiennes se dégrade

Dans le chaos de la bataille pour Barvinkove, sur le front est de l’Ukraine, apparaît en jean et gilet pare-balles Sviatoslav Vakartchouk, le chanteur le plus connu d’Ukraine, du groupe de rock Okean Elzy. Un soldat se précipite sur lui pour un selfie.

« On est venus remonter le moral des troupes, voir les gars, je vais leur chanter un petit truc », dit à l’AFP la rockstar de 46 ans, venue avec sa guitare. « Ils sont très déterminés et décidés pour la victoire. C’est aussi pour ça qu’on vient, pour qu’ils comprennent que ça va aller. »

Après deux mois sur ce front brûlant de la guerre, sous les tirs russes, et deux semaines à tenter de contenir l’assaut ordonné par le Kremlin sur cette région où se concentre désormais l’offensive militaire russe, ça ne va pas si bien que cela…

« Sur le plan du moral, la situation est compliquée. Ce n’est pas rose du tout », confirme à l’AFP Iryna Rybakova, l’officière de presse de la 93e brigade. « Bien sûr, nous étions préparés à cette guerre, surtout pour l’armée de métier, mais pour les mobilisés, c’est plus compliqué », explique la militaire.



06:36 Une quarantaine de pays réunis en Allemagne pour soutenir l’Ukraine

Au moment où la Russie vise le contrôle total du sud de l’Ukraine et de la région du Donbass, une quarantaine de pays se réunissent aujourd’hui sur la base aérienne américaine de Ramstein, en Allemagne, à l’invitation des Etats-Unis, dans le but de « générer des capacités supplémentaires pour les forces ukrainiennes », a déclaré, hier, le ministre de la défense américain, Lloyd Austin.

« Ils peuvent gagner s’ils ont les bons équipements, le bon soutien », a-t-il souligné après un déplacement à Kiev, dimanche, au cours duquel il a rencontré le président ukrainien Volodymyr Zelensky, en compagnie du secrétaire d’Etat Antony Blinken.

Les Etats-Unis, qui fournissent le plus gros de l’aide militaire internationale à l’Ukraine, veulent « leur donner le type de soutien, le type d’artillerie et de munitions qui seront efficaces à ce stade du combat », a précisé le chef du Pentagone lors d’une conférence de presse en Pologne, non loin de la frontière ukrainienne.

Kiev réclame surtout de l’artillerie lourde et des blindés pour tenter de repousser les forces russes dans les vastes plaines du sud et de l’est du pays, mais l’équipement de fabrication russe auquel les forces ukrainiennes ont été formées se raréfie. Certains pays d’Europe de l’Est qui en ont encore en stock les envoient à Kiev, parfois en échange d’armement américain de nouvelle génération. Le chef du Pentagone et Antony Blinken ont ainsi parlé à la presse depuis un entrepôt où s’empilaient des tonnes d’aide humanitaire et militaire prête à être chargée à bord de camions pour leur transfert vers l’Ukraine.

Les Etats-Unis, qui au début de l’invasion russe limitaient leurs envois à des armes « défensives », ont commencé à envoyer à Kiev des armements lourds de fabrication américaine, comme des obusiers Howitzer et des véhicules blindés divers. « Nous discutons avec des collègues d’autres pays pour obtenir le même genre d’armement, et nous recevons des signes précurseurs qui montrent que beaucoup de pays vont se porter volontaires », a assuré le chef du Pentagone. La France a d’ores et déjà annoncé qu’elle envoyait des canons Caesar d’une portée de 40 kilomètres, et le Royaume-Uni a donné des missiles antiaériens Starstreak et des blindés.

La réunion est aussi destinée à assurer la sécurité de l’Ukraine à plus long terme, une fois la guerre terminée.

« Il s’agit surtout de modernisation et de faire en sorte que leur armée soit toujours puissante et capable de fonctionner à l’avenir. Il ne s’agit pas de garanties de sécurité, mais bien de leur dispositif militaire réel », a dit, vendredi, le porte-parole du Pentagone John Kirby.

Cette réunion ne se déroule pas dans le cadre de l’OTAN, même si le secrétaire général de l’Alliance atlantique, Jens Stoltenberg, doit y participer. « L’OTAN en tant qu’alliance ne fournit pas d’aide militaire à l’Ukraine, donc ceci n’est pas du tout fait dans le cadre de l’OTAN », a souligné M. Kirby.

Parmi les quarante pays invités, on trouve les alliés européens des Etats-Unis, mais aussi des pays plus lointains comme l’Australie et le Japon qui craignent qu’une victoire russe en Ukraine crée un précédent et encourage les ambitions territoriales de la Chine. La Finlande et la Suède, pays traditionnellement neutres qui envisagent une adhésion à l’OTAN depuis l’invasion de l’Ukraine par les forces russes, figurent également sur la liste des invités.



06:24 En Ukraine, la génération 2.0 fait bloc autour du président Volodymyr Zelensky

La jeunesse urbaine et connectée, employée avant-guerre dans les secteurs de la création, a mis ses talents au service de la résistance. Reportage. « La cyberguerre durera jusqu’à ce que le dernier char russe quitte l’Ukraine » Pixels







 


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