>>> Avec le régiment Azov dans l’usine Azovstal (Article)
Retranché dans l’aciérie Azovstal assiégée par les troupes russes à Marioupol (sud de l’Ukraine), le régiment Azov a diffusé des photos de soldats blessés qui attendent d’être secourus. (...) « Le monde civilisé tout entier doit voir les conditions dans lesquelles se trouvent les défenseurs blessés et estropiés de Marioupol et agir ! (…) Nous appelons l’ONU et la Croix-Rouge à faire preuve d’humanité et à réaffirmer les principes fondamentaux sur lesquels vous avez été créés en secourant les blessés qui ne sont plus des combattants. » (...) « Les militaires que vous voyez sur la photo et des centaines d’autres à l’usine Azovstal ont défendu l’Ukraine et l’ensemble du monde civilisé avec des blessures graves au détriment de leur propre santé », peut-on encore lire sur la chaîne Telegram du régiment Azov. (...) Le régiment Azov demande « l’évacuation d’urgence des militaires blessés vers les zones sous contrôle ukrainien, où ils seront assistés et correctement pris en charge »
>>> Au 78e jour de l'invasion russe en Ukraine, jeudi 12 mai, Kiev va mener le premier procès pour crime de guerre lié à l'invasion russe, contre un soldat de 21 ans accusé d'avoir abattu un civil désarmé. L'ONU a resserré jeudi son étau sur la Russie en approuvant à une écrasante majorité la création d'une enquête sur les atrocités reprochées aux troupes d'occupation russes. Sur le terrain, les combats se poursuivent avec la crainte que le conflit ne se diffuse au-delà des frontières ukrainiennes. Le chef de la diplomatie ukrainienne Dmytro Kuleba a demandé jeudi qu'une place soit « réservée » pour son pays dans l'Union européenne, même si les négociations d'adhésion doivent durer longtemps.
>>> Les points essentiels :
► Le Conseil des droits de l'homme (CDH) des Nations unies a adopté jeudi une résolution prévoyant l'ouverture d'une enquête sur les allégations de violations des droits de l'homme commises par les troupes russes dans les territoires de l'Ukraine qu'elles avaient occupés.
► Moscou a réagi aux velléités finlandaises d'adhérer à l'Otan. Le Kremlin a fait savoir qu'une telle adhésion constituerait une menace pour la Russie [comme d'hab au pays du nain botoxé, les coupables sont les victimes, les victimes sont les coupables, les menacés sont les menaçants, les menaçants sont les menacés !], et qu'elle y ferait face. Cela constituerait le doublement des frontières entre l'Alliance atlantique et la Russie
► Un soldat russe de 21 ans va être jugé pour crime de guerre en Ukraine, ce qui sera le premier procès avec ce chef d'accusation dans le pays envahi par la Russie le 24 février, a annoncé mercredi la procureure générale de Kiev.
► Pour la première fois depuis le début de la guerre, le flux de gaz qui transite par l'Ukraine a baissé, certaines installations n'étant plus accessibles pour les autorités ukrainiennes dans l'Est du pays. Les volumes de gaz acheminés vers l'Allemagne via l'Ukraine ont notamment chuté de 25%.
16:25 L'ONU réclame l'arrêt des bombardements d'écoles
L'ONU a réclamé jeudi l'arrêt des bombardements d'écoles en Ukraine en dénonçant dans le même temps leur utilisation à des fins militaires, lors d'une réunion du Conseil de sécurité de l'ONU convoquée à la demande de la France et du Mexique. « Ces attaques (d'écoles) doivent cesser », a souligné un haut responsable du Fonds des Nations Unies pour l'enfance (Unicef), Omar Abdi. « Jusqu'à la semaine dernière, au moins 15 des 89 écoles - une sur six - soutenues par l'Unicef dans l'est de l'Ukraine avaient été endommagées ou détruites depuis le début de la guerre » le 24 février, a-t-il déploré. « Des centaines d'écoles à travers le pays auraient été touchées par de l'artillerie lourde, des frappes aériennes et d'autres armes explosives dans des zones peuplées, tandis que d'autres écoles sont utilisées comme centres d'information, abris, centres d'approvisionnement ou à des fins militaires - avec un impact à long terme sur le retour des enfants à l'école », a aussi dénoncé Omar Abdi.
14:40 Les forces russes accusées de crimes de guerre dans la région de Kharkiv
Les autorités ukrainiennes et des témoins interrogés par l'AFP ont accusé jeudi les forces russes d'avoir tiré au char sur une maison dans un village près de Kharkiv, dans l'est du pays, tuant plusieurs civils. Selon le Parquet de cette région frontalière de la Russie, les faits se sont déroulés le 27 mars dans le village de Stepanki, alors occupé par les forces de Moscou et depuis revenu sous contrôle de Kiev. « Les militaires (russes) ont bombardé une maison d'habitation avec un char. Deux hommes et une femme ont été tués », a-t-il indiqué dans un communiqué, précisant que leurs corps, enterrés par les voisins dans la cour de leur maison, ont été exhumés mercredi. La police a elle évoqué quatre morts, dont trois ont été exhumés mercredi. Elle a publié des photographies d'une maison carbonisée et de tombes surmontées de simples croix faites avec des branches de bois. Selon des témoins interrogés par l'AFP, les six personnes qui vivaient dans la maison buvaient du thé dans la cour lorsqu'un char russe s'est approché.
11:30 De nombreuses exactions en Ukraine peuvent être assimilées à des crimes de guerre, selon l’ONU
La responsable des droits de l'homme de l'ONU, Michelle Bachelet, a déclaré que 1 000 corps avaient été retrouvés dans les environs de la capitale ukrainienne, Kiev, au cours des dernières semaines. L'ONU a vérifié les allégations de violations commises depuis le début de l'invasion russe, et nombre d'entre elles pourraient constituer des crimes de guerre, a-t-elle ajouté.
« L'ampleur des exécutions illégales, y compris les indices [signes] d'exécutions sommaires dans les zones situées au nord de Kiev, est choquante », a-t-elle déclaré au Conseil des droits de l'homme basé à Genève. « Nous disposons d'informations sur 300 de ces meurtres, mais les chiffres continueront d'augmenter au fur et à mesure que de nouvelles preuves seront disponibles. » « Ces meurtres de civils semblent souvent être intentionnels, perpétrés par des tireurs d'élite et des soldats. Des civils ont été tués alors qu'ils traversaient la route ou quittaient leurs abris pour chercher de la nourriture et de l'eau. D'autres ont été tués alors qu'ils fuyaient dans leur véhicule. Des habitants non armés ont été tués parce que les soldats russes les soupçonnaient de soutenir les forces ukrainiennes ou de représenter une menace potentielle, et certains ont été torturés avant d'être tués. »
Le Conseil des droits de l'homme doit décider ce jeudi s'il convient de demander à des responsables de mener une enquête complète sur les événements survenus à Kiev et dans d'autres régions en février et mars, indique l'agence de presse Reuters.
>>> Dans un village ukrainien occupé par les Russes, la brûlure indicible du viol. Dans une localité du nord-est de Kiev, des femmes évoquent à mots
couverts les violences sexuelles commises par les troupes de Moscou.
Selon la défenseure des droits humains en Ukraine, le viol est utilisé
de manière systématique comme une arme de guerre. Reportage
03:15 La Russie est « la menace la plus directe » pour l'ordre mondial
La Russie « est aujourd'hui la menace la plus directe pour l'ordre mondial avec la guerre barbare contre l'Ukraine, et son pacte inquiétant avec la Chine », a affirmé jeudi à Tokyo la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, après avoir rencontré le Premier ministre japonais Fumio Kishida avec le président du Conseil européen Charles Michel.

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire