mercredi 11 mai 2022

Mercredi 11 mai 2022. Soixante-dix-septième jour de guerre

Lives : du Monde , de RFI

 

21:53 Le site Internet du ministère de la défense italien attaqué par des prorusses

Plusieurs sites Internet institutionnels italiens, dont ceux du ministère de la défense et du Sénat, ont été visés par une attaque informatique provenant d’un groupe de pirates prorusses, ont affirmé mercredi soir les médias de la Péninsule. Le site du ministère de la défense indiquait être « en maintenance », tandis que celui du Sénat était inaccessible.

« L’attaque, revendiquée par le collectif prorusse “Killnet”, n’aurait pas compromis pour le moment les infrastructures, d’après nos informations, mais compliquerait l’accès à divers sites », écrit dans son édition en ligne le quotidien Corriere della Sera.

Plusieurs autres institutions ou entreprises auraient été également attaquées, dont l’Institut supérieur de la santé. Selon l’agence AGI, les pirates auraient également tenté d’attaquer, sans succès, le site de l’Eurovision. Le Latium, la région de Rome, avait subi en août dernier une vaste attaque dont la conséquence principale a été l’arrêt des prises de rendez-vous être vacciné contre Covid-19.

 
 

18:06 Berlin « ouvert » à l’idée d’utiliser des fonds russes gelés pour reconstruire l’Ukraine

 

17:04 Les prorusses de la région de Kherson veulent demander à Poutine une annexion, l’Ukraine réagit avec sarcasme

Il s’agit du dernier signe en date que la Russie compte bien conquérir des terres ukrainiennes. Les autorités installées par Moscou dans la région ukrainienne de Kherson comptent demander à Vladimir Poutine une annexion.

« Il y aura une demande [adressée au président russe] pour intégrer la région de Kherson en tant que sujet à part entière de la Fédération de Russie », a rapporté aux agences russes Kirill Stremooussov, chef adjoint de l’administration militaro-civile de Kherson, région prise par l’armée russe au début de l’offensive déclenchée par Moscou en février contre l’Ukraine. « Toute la base juridique (…) sera prête avant la fin de l’année », a-t-il déclaré, ajoutant que, comme la communauté internationale n’avait pas reconnu le référendum de rattachement de la Crimée à la Russie de 2014, la région de Kherson n’organisera pas de scrutin.

Le conseiller présidentiel ukrainien Mykhaïlo Podoliak a réagi avec sarcasme : « Les occupants peuvent toujours demander l’union, même avec Mars ou Jupiter, mais l’armée ukrainienne libérera Kherson. »

La région de Kherson, située juste au nord de la Crimée annexée par Moscou, est essentielle pour approvisionner la péninsule en eau. Sa conquête permet aussi de constituer un pont terrestre reliant la Crimée, la région séparatiste prorusse de Donetsk et le territoire russe. Sa prise devait aussi permettre à Moscou de se lancer à l’assaut du grand port d’Odessa, dans le sud-ouest de l’Ukraine, ainsi que vers le nord en direction des villes de Zaporijia et Dnipro.

 
 

16:48 Prague autorise une centaine de Tchèques à aller combattre en Ukraine

Le président tchèque, Milos Zeman, a donné son feu vert à une centaine de citoyens tchèques pour aider l’armée ukrainienne à combattre les forces russes dans ce pays, a déclaré son porte-parole. Autrefois farouchement prorusse, M. Zeman a changé de position après l’invasion de l’Ukraine par la Russie le 24 février. Peu après, il a qualifié Vladimir Poutine, son allié de longue date, de « fou ».

« Mercredi, il a signé, à leur demande, une décision approuvant l’adhésion aux forces armées ukrainiennes de 103 citoyens », a déclaré son porte-parole, Jiri Ovcacek, dans un communiqué. La décision du président a été également approuvée par le premier ministre, Petr Fiala. Les deux hommes politiques ont convenu en mars de ne pas punir les Tchèques qui partent faire la guerre aux côtés des troupes ukrainiennes. La loi tchèque interdit en principe aux citoyens de ce pays de combattre à l’étranger.

Le gouvernement de M. Fiala a également fourni une aide militaire d’environ 3 milliards de couronnes tchèques (118 millions d’euros) à l’Ukraine. Depuis le début de la guerre, des combattants étrangers de différentes nationalités se battent du côté ukrainien à la suite de l’appel lancé par le président Volodymyr Zelensky.

 

14:54 Berne soupçonné de mauvaise volonté dans la traque aux avoirs des oligarques russes

Le montant du magot des oligarques russes mis à l’abri en Suisse oscille entre 150 et 200 milliards de francs suisses (143 et 190 milliards d’euros), dépôts et actifs mélangés, selon l’Association suisse des banquiers. Jusqu’ici, seuls 7,5 milliards de francs suisses (7,15 milliards d’euros) ont été gelés. La mise au ban de la Russie par la communauté internationale a provoqué un réalignement brutal des rapports de force, y compris financiers, auquel la Suisse n’était pas préparée. Ces derniers jours, des voix commencent à monter pour exiger de l’exécutif qu’il passe à la vitesse supérieure et prenne conscience de l’importance du moment. Article

 

14:37 « Si l’Ukraine avait fait partie de l’OTAN, il n’y aurait pas eu de guerre », affirme Volodymyr Zelensky

Le chef de l’Etat ukrainien, répondant aux questions d’étudiants d’universités et d’écoles françaises, a estimé, mercredi, que la guerre n’aurait pas eu lieu si l’Ukraine avait fait partie de l’OTAN. « Je suis sûr que, si l’Ukraine avait fait partie de l’OTAN, il n’y aurait pas eu de guerre. »

Par ses agissements, la Russie a poussé la Finlande et la Suède dans les bras de l’OTAN. Les pays civilisés veulent aujourd’hui être protégés de la Russie, vivre en sécurité.

« La Fédération de Russie ne nous voit pas comme un Etat indépendant, elle veut gérer tous nos intérêts. Elle a peur de nous, de ce que nous pourrions devenir sans eux », a estimé le président ukrainien lors de cet échange, en visioconférence avec les étudiants, qui a duré un peu plus d’une heure.

Il a souligné que « la punition est inévitable pour la Russie, tout ce qu’elle entreprend entraînera un avenir catastrophique pour leur pays, leur culture ». Mais « il faut restaurer le dialogue et amener la Russie à la table des négociations. Nous sommes prêts à parler, espérons que cela ne soit pas trop tard », a dit Volodymyr Zelensky.





14:35 Volodymyr Zelensky plaide pour une intégration de plein droit à l’Union européenne

Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a défendu mercredi face aux étudiants de plusieurs écoles et universités françaises (Sciences Po, l’Institut national du service public, Polytechnique, l’Institut national des langues et civilisations orientales et l’université Panthéon-Sorbonne) l’intégration de l’Ukraine à l’Union européenne (UE), tandis qu’Emmanuel Macron a évoqué lundi une « communauté politique » européenne dont pourrait faire partie l’Ukraine.

Notre entrée ne pourra que renforcer l’UE. On ne peut pas nous garder à distance, nous prendre sans nous prendre dans l’UE. On ne peut pas rester dans l’incertitude de manière constante. Comme un couple fiancé dont le mariage n’arrive jamais. C’est comme si on invitait quelqu’un sans lui donner une chaise. Ce n’est pas juste.

[c’est clair qu’avec l’Ukraine dans l’UE, l’UE ne peut que devenir plus forte. Vu le niveau de faiblesse où elle se trouve aujourd’hui, il n’y a aucun doute à avoir]



14:16 La Suède et le Royaume-Uni annoncent un accord de défense mutuelle



14:10 La Roumanie fait un pas vers une extraction de gaz en mer Noire

Les sénateurs roumains ont voté, mercredi, une proposition de loi ouvrant la voie à l’extraction du gaz en mer Noire, un pas crucial pour compenser les importations russes, ciblées par des sanctions des Occidentaux depuis l’invasion de l’Ukraine.

Adopté à une large majorité, le texte, qui vise à « assurer la sécurité énergétique » de la Roumanie et lui permettre à terme de devenir un exportateur de gaz, amende une loi adoptée en octobre 2018 dont les conditions restrictives ont bloqué tout projet d’extraction offshore. Il doit encore être soumis au vote des députés, a priori une formalité, pour une entrée en vigueur dès fin juin.

Contrairement à ses partenaires de l’Union européenne, la Roumanie dispose d’importantes réserves à terre mais doit encore se tourner vers la Russie en hiver pour couvrir environ 20 % de ses besoins en gaz.

Selon des estimations de la société d’audit Deloitte datant de 2018, 170 milliards de mètres cubes de gaz pourraient être extraits d’ici 2040 en mer Noire, soit l’équivalent de quinze ans de consommation roumaine. Le gaz offshore pourrait en outre apporter 26 milliards de dollars de recettes publiques sur une période d’exploitation envisagée de vingt-trois ans, précise la même étude citée par les initiateurs de la proposition de loi.




13:12 Flashmobs, vidéos, quiz : en Russie, l’éducation est devenue un terrain d’endoctrinement



13 :07 Près d’un tiers des emplois perdus en Ukraine à cause de la guerre, selon l’Organisation internationale du travail



>>> L'ambassadeur d'Ukraine en Allemagne : « Soit on est dans l'UE, soit on est dehors »

En poste depuis 2015 en Allemagne, Andrij Melnyk, ambassadeur d'Ukraine à Berlin, rejette l'idée de créer une communauté politique européenne et plaide pour une adhésion rapide de son pays à l'UE. Très critique à l'égard des hésitations de Berlin à envoyer rapidement des armes et à durcir les sanctions économiques, il appelle le couple franco-allemand à prendre des « initiatives courageuses ».

(…) Les chars de combat Gepard promis il y a des semaines n'ont toujours pas été livrés, et les munitions ne sont toujours pas disponibles. L'argument selon lequel nos troupes ne peuvent pas utiliser des systèmes d'armes d'artillerie allemands modernes tels que les chars de combat Leopard ou les véhicules blindés de combat d'infanterie Marder est en outre faible : dans les trois semaines qui, selon l'industrie, sont nécessaires pour la livraison, nous aurions largement le temps de former nos soldats. Cette hésitation est très frustrante. Que les choses soient claires : livrer des armes à l'Ukraine ne fait pas de l'Allemagne un pays belligérant tant qu'elle n'envoie pas de troupes. Or elle ne le fera pas. Il faut que la classe politique à Berlin arrête d'entretenir cette crainte au sein de la population. En revanche, chaque jour à attendre des armes coûte des vies à l'Ukraine. LesEchos [Il a raison. On ne peut que regretter, encore et encore, la mollesse, l’excès de prudence, disons-le même la peur et la lâcheté de la France et de l’Allemagne. Et « en même temps », Macron appelle encore et encore à une « Europe puissance » ! On en est à des années lumières ]



12:25 Des femmes de soldats du régiment Azov ont demandé de l’aide au pape

Un groupe d’épouses de militaires ukrainiens de la division Azov a rencontré à Rome le pape, à qui elles ont demandé d’intervenir pour « sauver la vie » de ces militaires, retranchés depuis plusieurs semaines dans l’aciérie Azovstal pilonnée par l’armée russe à Marioupol dans le sud-est de l’Ukraine. L’entrevue, qui a duré « environ cinq minutes », selon elles, a eu lieu à l’issue de l’audience générale du souverain pontife, sur la place Saint-Pierre au Vatican.

Kateryna Prokopenko, épouse d’un des chefs de la division Azov, Denis Prokopenko a déclaré à la presse :

Nous lui avons demandé de venir en Ukraine, de parler [au président russe, Vladimir] Poutine, de lui dire : “Laissez-les partir”. (…) Nous sommes prêts à une action du pape, de sa délégation, nos soldats sont prêts à baisser leurs armes en cas d’évacuation dans un pays tiers.




12:13 Les tactiques de l’armée ukrainienne pour déjouer la force de frappe russe

Après dix semaines de guerre entre des armées de taille inégale, le rapport de force évoque de plus en plus celui opposant David à Goliath. L’Ukraine a infligé une humiliante défaite tactique et symbolique à la Russie en détruisant, entre le 30 avril et le 8 mai, une dizaine d’équipements militaires sur l’île des Serpents, située en mer Noire, à 35 kilomètres des côtes ukrainiennes. Au premier jour de l’invasion russe, ce minuscule îlot de 0,17 kilomètre carré avait été le théâtre d’un acte de résistance célébré à travers toute l’Ukraine.

>>> L’inventivité de l’armée de Kiev contre la puissance de feu russe

Les troupes de Kiev innovent militairement, notamment grâce à leurs drones, pour compenser leur infériorité numérique et contrecarrer la domination attendue des forces de Moscou. Article




12:05 L’Ukraine a cherché à désorganiser la vente d’alcool en Russie, affirme Kiev

Kiev a cherché à désorganiser la vente d’alcool en Russie, parmi les actions de cyberguerre lancées par l’Ukraine contre la Russie, a révélé mercredi le vice-premier ministre Mykhaïlo Fedorov, chargé du numérique dans son gouvernement.

« Parmi les choses notables qui sont connues aujourd’hui, il y a l’attaque contre le système [russe] d’accise [taxation], qui a permis de désorganiser la vente d’alcool en Russie », a déclaré M. Fedorov, lors d’une conférence de presse virtuelle organisée dans le cadre d’une convention sur la cybersécurité à Paris. « Nous avons décidé que les gens avaient besoin d’être sobres pour pouvoir » faire face à « la propagande » à laquelle les soumet le gouvernement russe, a ironisé M. Fedorov.

Le vice-premier ministre n’a pas donné d’autres détails sur cette opération, et est resté relativement discret sur les autres actions cyberoffensives menées par les Ukrainiens contre la Russie. « Plus de 80 systèmes russes ont été endommagés », a-t-il précisé, en citant l’équivalent russe de YouTube, RuTube, paralysé par une cyberattaque en début de semaine. « Les sites du FSB, du Kremlin ont été mis à terre », a-t-il ajouté. « Mais nous pourrons parler des véritables résultats, des véritables succès » des actions cyberoffensives contre la Russie « seulement après la guerre ». « Ce serait contreproductif de les dévoiler maintenant », a-t-il dit.




11:18 Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, va s’adresser aux étudiants d’universités françaises

Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, s’adressera, mercredi à 13 heures à Paris, aux étudiants de plusieurs écoles et universités françaises, dont Sciences Po, l’Institut national du service public, Polytechnique, l’Institut national des langues et civilisations orientales et l’université Panthéon-Sorbonne.

« Je pense qu’il fera écho à toutes les mobilisations étudiantes en faveur de l’Ukraine. Nous sommes très heureux que le président Zelensky ait choisi la France pour s’adresser pour la première fois à des étudiants », a dit mercredi sur BFM-TV le directeur de Sciences Po, Mathias Vicherat.




10:22 Plus « aucune femme, ni enfant, ni personne âgée » ne se trouve sur le site d’Azovstal, annonce l’Ukraine . Mercredi, sur LCI, la vice-première ministre ukrainienne, Iryna Verechtchouk, a annoncé que plus « aucune femme, ni enfant, ni personne âgée » ne se trouvait sur le site d’Azovstal après l’opération d’évacuation de tous les civils la semaine passée avec l’aide de l’ONU.



09:53 L’aide française « répond exactement aux demandes ukrainiennes », affirme l’ambassadeur de France en Ukraine




08:00 La Russie pourrait dominer le nord-ouest de la mer Noire, selon le ministère de la défense britannique

La Russie pourrait dominer le nord-ouest de la mer Noire si elle est en mesure de consolider sa position sur l’île des Serpents, selon le bulletin du ministère de la défense britannique publié ce matin.

Les combats se poursuivent sur l’île de Zmiinyi, également connue sous le nom d’île des Serpents, la Russie essayant à plusieurs reprises de renforcer sa garnison qui y est exposée. L’Ukraine a frappé avec succès les défenses aériennes russes et les navires de ravitaillement avec des drones Bayraktar. Les navires de ravitaillement russes bénéficient d’une protection minimale dans l’ouest de la mer Noire, à la suite du retrait de la marine russe en Crimée après la perte du “Moskva”. Les efforts actuels de la Russie pour augmenter ses forces sur l’île de Zmiinyi offrent à l’Ukraine plus d’opportunités d’engager des troupes russes et d’attenter au matériel. Si la Russie consolide sa position sur l’île de Zmiinyi avec des missiles de croisière de défense aérienne stratégique et de défense côtière, elle pourrait dominer le nord-ouest de la mer Noire.



07:40 L’Ukraine suspend son gazoduc russe vers l’Europe

L’opérateur ukrainien de gazoducs a annoncé qu’il arrêterait les expéditions russes par sa plate-forme de Novopskov, dans une partie de l’est de l’Ukraine contrôlée par les séparatistes soutenus par Moscou. Selon l’opérateur, le site gère environ un tiers du gaz russe transitant par le pays vers l’Europe, bien que le géant public russe du gaz naturel Gazprom ait estimé le chiffre à environ un quart.

L’opérateur a déclaré qu’il arrêterait le flux à partir d’aujourd’hui en raison des interférences des « forces d’occupation ». Le porte-parole de Gazprom, Sergueï Koupriyanov, a déclaré que la demande de réacheminement de l’Ukraine serait « technologiquement impossible » et que la société ne voyait aucun motif à la décision de l’Ukraine.



07:23 OTAN : Boris Johnson se rend en Finlande et en Suède

Le premier ministre britannique, Boris Johnson, se rend aujourd’hui en Finlande et en Suède, deux pays qui s’apprêtent à annoncer leur position sur leurs possibles demandes d’adhésion à l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN) dans le sillage de l’invasion russe en Ukraine, a annoncé Downing Street. Le sujet de ce déplacement n’est « pas seulement l’Ukraine, mais plus largement la sécurité de l’Europe », a déclaré le porte-parole du chef du gouvernement britannique, qui s’est placé en première ligne dans la réponse occidentale à l’invasion russe lancée le 24 février. Le porte-parole a poursuivi :

Nous soutenons la capacité démocratique des pays de décider de choses comme l’adhésion à l’OTAN. Nous comprenons les positions de la Suède et la Finlande. C’est pourquoi le premier ministre va discuter des questions plus larges de sécurité.

Les deux pays envisagent de rejoindre l’alliance militaire occidentale pour bénéficier de sa protection contre la menace russe.


>>> Un prix Pulitzer spécial décerné aux journalistes ukrainiens pour leur « courage ». « Faisant honneur à l’Ukraine et aux journalistes à travers le monde », les journalistes ukrainiens ont été récompensés pour l’exercice de leur métier au péril de leur vie. Lobs



07:11  Les combats se poursuivent sur l'île aux Serpents, selon le ministère de la Défense britannique

« Les combats se poursuivent sur l’île aux Serpents (...), la Russie essayant à plusieurs reprises de renforcer sa garnison qui y est exposée », rapporte les renseignements britanniques dans son point quotidien.

« L’Ukraine a frappé avec succès les défenses aériennes russes et les navires de ravitaillement avec des drones Bayraktar, poursuivent-ils. Les navires de ravitaillement russes bénéficient d’une protection minimale dans l’ouest de la mer Noire après le retrait de la marine russe en Crimée suite à la perte du Moskva. Les efforts actuels de la Russie pour augmenter ses forces sur l’île aux Serpents offrent à l’Ukraine plus d’opportunités d’engager des troupes russes et de détruire du matériel. » 

L'enjeu est de taille, souligne le rapport : « Si la Russie consolide sa position sur l’île avec des missiles de croisière de défense aérienne stratégique et de défense côtière, elle pourrait dominer le nord-ouest de la mer Noire. »






06:43 Le régiment Azov publie des photos de soldats blessés dans l’usine Azovstal

Les forces russes ont encore pilonné l’aciérie Azovstal, à Marioupol, cette ville portuaire prise par les Russes où se terrent toujours des dizaines d’Ukrainiens, soldats et civils. Le régiment d'Azov a publié une série de photos sur sa chaîne Telegram qui montrent les conditions de vie des combattants ukrainiens, parfois gravement blessés, retranchés dans l’usine Azovstal. 

Ce message accompagne les image :

L'ensemble du monde civilisé doit voir les conditions dans lesquelles vivent les défenseurs de Marioupol, blessés et abîmés et agir ! Dans l'insalubrité, avec des plaies ouvertes, protégés avec des restes de pansements non stériles, sans les médicaments nécessaires et même sans nourriture. Nous demandons à l'ONU et à la Croix-Rouge de faire preuve d'humanité et de réaffirmer les principes fondamentaux sur lesquels vous êtes fondés en secourant les blessés qui ne sont plus des combattants.





06:19 L’armée russe recule à Kharkiv

L’étau russe se desserre sur Kharkiv, la deuxième ville de l’Ukraine située dans l’est et qui était pilonnée depuis la fin de février, ont affirmé les autorités ukrainiennes dans la nuit de mardi à mercredi.

« Nos forces armées nous ont donné à tous de bonnes nouvelles de la région de Kharkiv. Les occupants sont progressivement repoussés de Kharkiv », a dit le président, Volodymyr Zelensky, dans une vidéo. « Je suis reconnaissant à tous nos combattants, qui tiennent bon et font preuve d’une force surhumaine pour chasser l’armée d’envahisseurs. »

« Les localités de Tcherkassy Tychky, Rusky Tychky, Roubijne et Bayrak ont été libérées » dans la région de cette grande ville, a précisé l’état-major ukrainien sur Facebook. « Ainsi, l’ennemi a été repoussé encore plus loin de Kharkiv, et les occupants ont eu encore moins de possibilités de frapper le centre régional. » Mais « l’intensité des bombardements dans le district de Kharkiv a augmenté », a-t-il relevé.

De plus, selon Oleh Synehoubov, chef de l’administration régionale de Kharkiv, qui s’exprimait sur Telegram, « en se retirant, les occupants russes laissent derrière eux des pièges mortels », des mines.

Les quartiers nord et nord-est de Kharkiv, qui comptait environ 1,5 million d’habitants avant la guerre, sont depuis des semaines frappés par des roquettes russes, causant la mort de civils. A la fin de février, les Russes ont voulu prendre la ville, en vain : les forces ukrainiennes ont résisté et les ont repoussés à quelques kilomètres de là, au prix d’âpres combats.

L’Institut américain d’étude de la guerre (ISW) avait noté en fin de semaine dernière que, dans cette partie orientale du pays, l’armée ukrainienne « fait des progrès significatifs et avancera probablement jusqu’à la frontière russe dans les jours ou semaines à venir ».

Cela semble aussi confirmer la tendance qui a émergé sur le front est au cours de ce troisième mois de l’invasion russe : d’un côté, les unités ukrainiennes contre-attaquent et progressent à l’est de Kharkiv, de l’autre, les Russes grignotent petit à petit du terrain à environ 150 km au sud-est de l’avancée ukrainienne, en direction de la partie du Donbass qui n’est pas encore sous contrôle russe ou séparatiste prorusse.



06:12 « La guerre en Ukraine met en évidence le fossé qui s’est creusé entre « l’Ouest » et « le Reste » de la planète » . Plusieurs grands pays ont fait le choix de renvoyer dos à dos la Russie et l’Ukraine. Ce qui illustre la perte d’influence du camp occidental, analyse dans sa chronique notre éditorialiste, Gilles Paris.

La captation mémorielle à laquelle les célébrations des 8 et 9-Mai ont donné lieu à Kiev et à Moscou en témoigne : la guerre en Ukraine s’enfonce dans une phase de durcissement synonyme de conflit prolongé, avec la certitude de morts et de dévastations supplémentaires. Dès lors qu’il est défini de part et d’autre comme existentiel, le conflit ne peut guère offrir leurs chances à la négociation et au compromis.

C’est d’autant plus vrai que le durcissement ne concerne pas seulement les deux protagonistes, il s’étend également aux acteurs périphériques.

Les Etats-Unis ont fait le choix de s’engager pleinement dans cette guerre par procuration, ajoutant l’objectif d’une Russie « affaiblie » à celui, initial, du soutien de l’intégrité territoriale de l’Ukraine, conformément au droit international. A leur manière, plus alambiquée du fait de leurs hésitations ou divisions, les Européens ont effectué un choix similaire. Les autres membres du club occidental qu’est le G7, le Japon comme le Canada, dont le premier ministre, Justin Trudeau, a effectué à son tour le déplacement à Kiev, campent sur la même ligne, à la différence de nombreuses autres démocraties.

L’ancien président du Brésil Luiz Inacio Lula da Silva, qui espère effectuer en octobre un spectaculaire retour aux affaires à l’occasion de la prochaine élection présidentielle, a été la dernière figure en date à renvoyer dos à dos l’agresseur et l’agressé, le bourreau et la victime, au cours d’un entretien avec le magazine Time. « Je vois le président ukrainien être applaudi debout par tous les Parlements. Mais ce type est aussi responsable que Poutine. Une guerre n’a jamais un seul coupable », a-t-il assuré, avant d’accuser les Occidentaux « d’inciter à la haine contre Poutine ».

Le choix du non-alignement

Avant lui, d’autres responsables de géants mondiaux ont fait de même. Cyril Ramaphosa, en Afrique du Sud, a souligné dès le mois de mars une responsabilité supposée de l’OTAN. Narendra Modi, en Inde, s’en tient également à une position d’équidistance, comme Andres Manuel Lopez Obrador, au Mexique. En Indonésie, quatrième pays mondial en matière de population et futur hôte du G20, le président, Joko Widodo, a annoncé, le 29 avril, avoir invité le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, tout comme celui qui a encore justifié, le 9 mai, sa « guerre de choix », son homologue russe Vladimir Poutine.

Ni le respect de la souveraineté d’un pays, ni les pilonnages à répétition de zones résidentielles, ni les découvertes d’atrocités que tout désigne comme des crimes de guerre ne font fléchir les réticents. Au contraire, ils réaffirment leur position alors que leurs pays sont déjà touchés par les répliques, dans le domaine de l’énergie ou de l’alimentaire, du séisme déclenché par l’agression russe. Article



06:11 Un secouriste ukrainien se tient à côté de corps de soldats russes dans le village de Vilkhivka, récemment repris par les forces ukrainiennes près de Kharkiv, en Ukraine, le 9 mai 2022





>>> Ce qu’il faut savoir ce matin

  • Volodymyr Zelensky a annoncé, mardi soir, que la menace russe s’éloignait de Kharkiv, la deuxième ville de l’Ukraine pilonnée depuis la fin de février. « Les localités de Tcherkassy Tychky, Rusky Tychky, Roubijne et Bayrak ont été libérées » dans la région de cette grande ville du nord-est du pays, a précisé l’état-major ukrainien. « Ainsi, l’ennemi a été repoussé encore plus loin de Kharkiv », mais « l’intensité des bombardements dans le district de Kharkiv a augmenté ».

  • Dans le Sud-Est, les forces russes ont encore pilonné l’aciérie Azovstal, à Marioupol, où se terrent toujours des dizaines d’Ukrainiens, soldats et civils. « Des dizaines de frappes », « chaque heure », a écrit, sur Telegram, Petro Andriouchtchenko, adjoint au maire de cette ville portuaire prise par les Russes et presque entièrement détruite.

  • Dans les environs d’Odessa, « la pression psychologique se poursuit sur la population voisine de la Transnistrie » avec « le possible blocage de la région en raison de la mise hors service du pont du Dniestr, qui a de nouveau été attaqué par des missiles », a avancé le commandement ukrainien pour le Sud. Selon Washington, le président russe, Vladimir Poutine, ne va pas s’arrêter au Donbass, et veut « étendre » le conflit jusqu’à la Transnistrie, région de Moldavie qui a fait sécession en 1990.

  • Du côté de l’aide américaine à l’Ukraine, la Chambre des représentants a adopté, mardi soir, une enveloppe faramineuse de près de 40 milliards de dollars, suivant Joe Biden dans son soutien indéfectible à Kiev. Le texte voté par des élus des deux camps comprend un volet économique et humanitaire, mais aussi des armes et des munitions. Il doit désormais être voté au Sénat, en fin de semaine ou en début de semaine prochaine, avant d’être promulgué par le président américain.

  • A Kiev, vidée de la majorité de ses résidents au début de l’invasion russe, près des deux tiers des 3,5 millions d’habitants de la capitale sont revenus, a annoncé mardi le maire Vitali Klitschko.

  • Leonid Kravtchouk, le premier président de l’Ukraine indépendante, est mort à 88 ans. Il était le dernier dirigeant de la République socialiste soviétique d’Ukraine, de 1990 à 1991, et il a été le premier président de l’Ukraine indépendante, entre 1991 et 1994.



06:22 « On veut juste la paix et rentrer chez nous »: des réfugiés ukrainiens rentrent de Moldavie. Malgré les combats qui continuent dans l’est et le sud du pays, à la frontière entre la Moldavie et l'Ukraine, ils sont de plus en plus nombreux à retourner chez eux, rapporte notre envoyé spécial à Chisinau, Romain Philipps. D'autant que la Transnistrie, cette région de Moldavie qui a fait sécession, est dans le viseur du Kremlin. 

On connaît les plans de la Russie, on dit qu’ils vont construire un corridor vers la Transnistrie mais pour moi c’est mieux d’être à Odessa car il y a ma famille qui est là-bas. Les Moldaves nous ont très bien accueillis, mais ce n’est quand même pas chez moi.



05:50




04:59 De retour à l'Ouest, les familles retrouvent leurs maisons dévastées

Alors que les combats se concentrent dans l’est de l’Ukraine, à l’ouest, la situation est redevenue calme. À Irpin, ville-verou à l’entrée de Kiev, des combats intenses se sont déroulés et les destructions sont immenses. Les habitants qui avaient fui commencent à rentrer et retrouvent une ville en ruines. RFI




>>> "Une chance de survie" dans les aciéries d'Ukraine, véritables forteresses

Zaporijjia (Ukraine) (AFP) - Dans un bunker à plusieurs mètres sous terre, réserves d'eau et de nourriture, piles de matelas, toilettes et réchauds à bois montrent que les soviétiques avaient construit cette aciérie ukrainienne avec une idée en tête: la guerre.

Similaire à l'usine Azovstal, dernière redoute ukrainienne dans la ville portuaire de Marioupol, l'usine de Zaporizhstal montre comment ces sites de l'ère stalinienne ont été conçus afin d'anticiper une invasion de l'URSS.

"Nous pouvons rester dans les refuges pendant un long moment", assure Ihor Buhlayev, 20 ans, employé de Zaporizhstal, dans son équipement de sécurité argenté.

"Je pense que cela nous donnera une chance de survivre", dit-il, tandis que la fusion des métaux fait des étincelles derrière lui.

Ce complexe métallurgique, situé à Zaporijjia dans le sud du pays, n'a pas été conquis par les forces russes.

Mais l'usine a été contrainte de suspendre ses activités à mesure que le front s'approchait dangeureusement.

Les bunkers souterrains des centrales d'Azovstal et Zaporizhstal ont été construits au début des années 1930, période où le monde se remettait d'une guerre tout en se dirigeant vers une autre, et ont pour fonction d'abriter des milliers de travailleurs.

Les deux aciéries sont la propriété de Metinvest Holding contrôlé par l'homme le plus riche d'Ukraine, Rinat Akhmetov. (suite sur L’Obs)



>>> Loup Bureau : au Donbass, « les tranchées sont à la fois le lieu où l’on vit et où l’on meurt ». Avec « Tranchées », en salles ce mercredi, le journaliste raconte le quotidien de soldats ukrainiens dans cette région de l’est de l’Ukraine où, depuis huit ans, l’armée de Kiev fait face aux séparatistes prorusses. Un premier documentaire, tourné au format 4/3 et en noir et blanc, passionnant. Entretien Lobs










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