jeudi 19 mai 2022

Jeudi 19 mai 2022. Quatre-vingt-cinquième jour de guerre

 Live du Monde / de RFI


► Le président américain Joe Biden reçoit dans la matinée la Première ministre finlandaise et le président suédois à la Maison Blanche au lendemain de l'officialisation de leurs candidatures à l'Otan.

► Le Congrès américain débloque 40 milliards de dollars pour l'Ukraine. Le projet de loi, déjà validé par les élus de la Chambre la semaine dernière, n'a plus qu'à être ratifié par le président Biden.

► La justice ukrainienne a ouvert mercredi son premier procès pour crime de guerre afin de juger un soldat russe accusé d'avoir abattu un civil non armé. Le jeune militaire a plaidé coupable.

► Les États-Unis ont rouvert leur ambassade à Kiev.

► L'incertitude demeure sur le nombre de combattants restants dans l'aciérie d'Azovstal de Marioupol. Un chef séparatiste pro-russe a affirmé mercredi qu'un millier de militaires s'y terraient toujours.

 

>>> La moitié des clients de Gazprom a ouvert un compte en roubles pour payer le gaz russe

Sur la cinquantaine d'entreprises étrangères ayant un contrat de fourniture de gaz avec le géant russe Gazprom, environ la moitié s'est dotée d'un compte en roubles. La Russie impose en effet le paiement de ses exportations de gaz dans sa monnaie. Les pays qui s'y opposent risquent la coupure, comme la Pologne et la Finlande l'ont vécu fin avril. Si la Finlande a elle aussi manifesté son refus, l'Italie a indiqué s'y plier et l'Allemagne entretient le flou. LaTribune

 >>> Gaz : le redoutable piège tendu par Poutine.  Même si l'Europe commence à réduire ses importations de gaz russe, l'envolée des prix assure des revenus record à Moscou pour financer la guerre en Ukraine. En menaçant d'un embargo sans passer à l'acte, les Européens sont tombés dans un engrenage dont Poutine est le grand vainqueur. Tout au moins jusqu'à présent. Lesechos [ce qui est incroyable, c'est la mollesse de certains pays européens, dont l'Allemagne]

 

20:59 Les Ukrainiens célèbrent la Journée de la « vychyvanka »

Les Ukrainiens ont enfilé, jeudi, leurs chemises brodées pour une journée de célébration annuelle de ce vêtement traditionnel, symbole de l’unité et « arme culturelle » contre l’invasion russe. Connue sous le nom de « vychyvanka », cette chemise ample brodée dont chaque région du pays possède ses propres motifs et techniques, est revenue à la mode depuis l’annexion de la Crimée par la Russie en 2014, suivie d’un conflit armé avec des séparatistes prorusses dans l’est de l’Ukraine.

Le vêtement folklorique, symbole de l’identité ukrainienne et massivement porté par femmes, hommes et enfants en Ukraine chaque troisième jeudi de mai et le 24 août, le jour de l’indépendance de l’Ukraine, prend un sens particulier cette année avec l’invasion russe.

Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, s’est adressé jeudi aux Ukrainiens pour les féliciter à l’occasion de la Journée de la « vychyvanka », en décrivant cette chemise comme une « amulette sacrée dans cette guerre ».

De son côté, le ministre de la culture, Oleksandre Tkatchenko, a déclaré que c’était « un symbole de liberté et d’amour pour l’Ukraine » et une « arme culturelle qui unit les Ukrainiens ». Le port d’une « vychyvanka » est « un rappel que nous sommes tous unis et consolidés comme jamais auparavant », a-t-il ajouté.

La vice-première ministre ukrainienne, Iryna Verechtchouk, qui s’habille en kaki depuis le début de la guerre, a posté sur Telegram une photo d’elle de l’année dernière en « vychyvanka » rouge brodée de blanc sur fond du drapeau bleu et jaune ukrainien et du blason en forme de trident. « La “vychyvanka” contient notre code culturel. C’est aussi pour elle qu’on se bat, pour la porter librement, avec fierté et joie », a-t-elle écrit.


 

 

 

18:25 Le Pentagone prévient qu'il sera difficile de déloger la Russie du Donbass

Le Pentagone a prévenu ce jeudi que malgré les succès des forces ukrainiennes à Kharkiv, l'armée russe parvient à renforcer son contrôle sur le Donbass et le sud du pays, ce qui signifie que le conflit pourrait durer encore longtemps. Les forces russes continuent à avoir des problèmes de cohésion, de moral des troupes et de logistique, a indiqué à la presse un haut responsable du ministère américain de la Défense, sans confirmer les purges au sein du commandement militaire russe évoquées par Londres. Mais « nous allons rester très prudents dans nos prédictions », a-t-il ajouté.

« Nous sommes absolument déterminés à faire tout pour aider les Ukrainiens à se défendre, y compris en les formant à l'usage de capacités que nous leur fournissons », a poursuivi ce haut responsable ayant requis l'anonymat. « Ils se comportent très bien sur le champ de bataille, ils n'ont pas de problèmes de cohésion, ils n'ont pas de problèmes de commandement, leur logistique et leur approvisionnement sont vraiment historiques », a-t-il ajouté. « Mais les Russes ont encore à leur disposition une part importante des capacités qu'ils avaient amassées depuis l'automne » aux frontières de l'Ukraine, a-t-il souligné.

 

16:23 Le sort des soldats ukrainiens évacués d'Azovstal reste flou

Au total 1730 soldats ukrainiens se seraient rendus aux forces russes à Marioupol mais leur sort pourrait compliquer la reprise des négociations de paix. Selon Moscou ils auraient été placé en détention sur le territoire sous contrôle russe.

Ces derniers jours à la Douma, plusieurs hommes politiques russes ont demandé le rétablissement de la peine de mort afin de l'appliquer à l'encontre des membres du régiments Azov qu'ils qualifient de néo-nazis. Une résolution de loi doit également être voté pour empêché tout échange de prisonniers les concernant. Amnesty International s'est inquiété de la déshumanisation de ces soldats ukrainiens mené par les médias et les autorités russes. De son côté Kiev communique toujours en faveur d'un échange de prisonniers. 

Selon Moscou des hommes seraient toujours retranchés dans l'usine Azovstal dont les commandants du régiment Azov. Durant ces longues semaines de sièges, les membres du régiments ont communiqué à plusieurs reprises, expliquant se savoir condamnés à la torture et à la mort s'ils étaient forcés de se rendre aux mains des russes. 

Quant à l'avenir de l'usine Azovstal aujourd'hui symbole de la résistance ukrainienne, l'Institut pour l'étude de la guerre a indiqué que les autorités d'occupation russe prévoyaient de la raser afin de transformer la cité portuaire en station balnéaire.

 

>>> Gerhard Schröder, proche de Poutine, privé d'une partie de ses avantages d'ex-chancelier RFI

>>> Otan: Erdogan se déclare «résolu» à bloquer la Finlande et la Suède RFI [Et si l'Otan virait la Turquie , est-ce que ce ne serait pas mieux pour tout le monde ?  ]

 

>>> Moscou veut faire payer à Kiev l'électricité produite dans une centrale nucléaire ukrainienne

La Russie veut couper l'Ukraine de sa centrale nucléaire de Zaporijjia, occupée par l'armée russe depuis début mars... sauf si Kiev paye Moscou pour l'électricité produite. L'agence nucléaire ukrainienne Energoatom a assuré que la centrale approvisionne toujours l'Ukraine pour le moment. La centrale se trouve dans le sud du pays, une région stratégique que la Russie souhaite voir rattacher à Moscou car elle permettait de constituer un pont terrestre pour relier le territoire russe à la péninsule de Crimée, annexée en 2014. Latribune

 

 

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