mercredi 18 mai 2022

Mercredi 18 mai 2022. Quatre-vingt-quatrième jour de guerre

 Lives du jour : RFI / Lemonde


 
► La justice ukrainienne a ouvert mercredi son premier procès pour crime de guerre afin de juger un soldat russe accusé d'avoir abattu un civil non armé.

► La Finlande et la Suède ont déposé mercredi conjointement leurs candidatures à l'Otan, ont annoncé les deux pays nordiques.

► Le ministère russe de la Défense a annoncé mercredi que 959 militaires ukrainiens, retranchés sur le site sidérurgique d'Azovstal de Marioupol, s'étaient rendus depuis lundi. La « mission d'évacuation » des soldats encore à l'intérieur de l'aciérie « se poursuit », avait affirmé plus tôt, sans en préciser le nombre, le président ukrainien Volodymyr Zelensky.

► La diplomatie russe a annoncé l'expulsion de 34 diplomates français, 24 diplomates italiens et 27 espagnols, en représailles à celles de Russes dans la foulée de l'offensive russe contre l'Ukraine.

 

 

 

>>> En Ukraine, le premier soldat russe jugé pour crime de guerre a plaidé coupable. Le sous-officier de 21 ans a reconnu l’ensemble des faits qui lui sont reprochés mercredi, comprenant les chefs d’accusation de crime de guerre et de meurtre prémédité. Lemonde

>>> Le Parlement allemand veut sanctionner Gerhard Schröder pour ses liens avec la Russie RFI


>>> Ces entreprises minables qui font honte à l'Europe

La plupart des clients européens de Gazprom - Engie en France , Uniper en Allemagne ou encore ENI en Italie - s'apprêtent à céder aux exigences de Moscou, tout en respectant les lignes directrices de la Commission européenne. (LesEchos)


10:15 L'Estonie ne veut pas qu'on laisse une « porte de sortie » à Poutine [On aimerait, en France, avoir des dirigeants de cette trempe. Mais on a Macron, complètement à l'ouest , depuis le début, avec la Russie. La Pologne lui a dit très clairement ; ça ne lui plait pas. ça ne lui plait pas de reconnaître qu'il a tort, qu'il faut traiter Poutine pour ce qu'il est, c'est à dire une petite frappe devenu un criminel de guerre. Macron a eu tort très souvent avec la Russie - on le voit ici , ou ici. Et pourtant il persiste dans son impasse]

Dans un entretien au quotidien français Le Figaro, la Première ministre d'Estonie Kaja Kallas estime qu'il n'y a pas d'« autre choix que d'arrêter la guerre et de punir les agresseurs et tous ceux qui sont responsables de crimes de guerre ». « Si nous acceptons un retour du "business as usual", la guerre reprendra après une pause d'un ou deux ans », souligne-t-elle dans les colonnes du quotidien. « On ne doit pas proposer de porte de sortie à Vladimir Poutine, car ce serait pour lui un message clair qu'il peut recommencer ».

« La solution ne peut être que militaire. L'Ukraine doit gagner cette guerre », ajoute la cheffe du gouvernement de l'Estonie qui partage une frontière avec la Russie. Quant aux échanges téléphoniques entre le président français Emmanuel Macron et son homologue russe depuis le début de la guerre, ils « n'ont rien donné », juge Kaja Kallas.

« Vladimir Poutine est pour moi un criminel de guerre et je ne vois aucune raison de lui parler », souligne-t-elle. « On dit qu'il faut montrer à Vladimir Poutine qu'il est isolé ; si on lui parle tout le temps, il ne se sentira pas isolé mais plutôt au centre du monde. »


 

05:49 Le ministère de la Défense britannique souligne « les problèmes de ressources » de la Russie

Pour vaincre la résistance à Marioupol, la Russe a fait notamment appel à « plusieurs milliers » de combattants tchétchènes, estime le ministère de la Défense britannique dans son rapport quotidien. « Ces forces sont probablement constituées de volontaires et d'unités de la Garde nationale, qui se consacrent habituellement à assurer le règne du chef de la République tchétchène, Ramzan Kadyrov », précise l'analyse. 

Le rapport qui s'appuie sur des informations des renseignements souligne que le président Kadyrov « exerce probablement une surveillance personnelle étroite de ce déploiement, tandis que son cousin Adam Delimkhanov a probablement agi en tant que commandant tchétchène sur le terrain à Marioupol ».

Le ministère de la Défense britannique conclut : « Le déploiement au combat d'un personnel aussi disparate témoigne des importants problèmes de ressources de la Russie en Ukraine et contribue probablement à la désunion du commandement qui continue d'entraver les opérations de la Russie. »

 

05:16 Le point sur la situation sur le terrain

  • Huit personnes sont mortes et douze ont été blessées dans un bombardement russe sur Desna, un village situé à une soixantaine de kilomètres au nord de Kiev connu pour abriter un grand camp d'entraînement militaire, d'après les secours locaux.
  • Une autre attaque russe a touché mardi matin une base militaire ukrainienne dans la région de Lviv, située à seulement 15 kilomètres de la frontière avec la Pologne, à l'ouest du pays, selon Maxim Kozitsky, le gouverneur de la région.
  • L'est du pays reste toutefois l'objectif prioritaire des troupes russes depuis leur retrait des environs de la capitale ukrainienne fin mars. Selon le ministre ukrainien de la Défense Oleksiï Reznikov, « les principaux efforts du Kremlin se concentrent sur les tentatives d'encercler et de détruire le regroupement des forces armées ukrainiennes dans les régions de Donetsk et de Louhansk », partiellement aux mains de séparatistes prorusses. Sept civils ont été tués « par les Russes » et six autres blessés dans la région de Donetsk, a affirmé sur Telegram son gouverneur, Pavlo Kyrylenko. Dans la région de Louhansk, les forces russes tentent une percée près de Popasna et en direction de Sievierodonetsk, l'une des grandes villes de la région sous contrôle ukrainien, a indiqué son gouverneur Serhyi Gaïdaï en faisant état de « l'intensification des bombardements sur la population civile ».


 

 

06:10 « Evacuation » ou « reddition » des soldats ukrainiens de Marioupol ?

A Marioupol, dans le sud de l’Ukraine, « la mission d’évacuation » des soldats encore à l’intérieur de l’aciérie Azovstal « se poursuit », a affirmé, sans en préciser le nombre, le président ukrainien Volodymyr Zelensky sur son site internet, hier soir.

Cette opération « est supervisée par nos militaires et nos services de renseignement » et implique « les médiateurs internationaux les plus influents », a assuré M. Zelensky qui a dit avoir parlé du sujet avec le président français Emmanuel Macron par téléphone, hier.

L’Ukraine avait assuré la semaine dernière que plus de 1 000 soldats ukrainiens – dont 600 blessés – s’y trouvaient.

Mais Moscou a, de son côté, annoncé mardi la reddition de 265 combattants ukrainiens dont 51 « grièvement blessés », qui s’étaient rabattus sur cet immense complexe sidérurgique, dernier bastion de la résistance dans cette ville ravagée par les attaques russes. Les soldats avaient été conduits en territoire contrôlé par les Russes.

« Ces héros ukrainiens » qui ont « rempli leur mission » seront échangés contre des prisonniers russes pour leur permettre de rentrer au pays « le plus rapidement possible », a, de son côté, déclaré le ministère ukrainien de la défense, confirmant indirectement que ces hommes sont bien aux mains des Russes. « Nous avons pris la décision de ne pas faire de commentaires tant que l’opération est en cours », a précisé de son côté son conseiller, Oleksiy Arestovych, à un média ukrainien.

La prise totale de Marioupol, une cité portuaire stratégique sur la mer d’Azov assiégée dès le début de mars par les Russes et chèrement défendue par les Ukrainiens au prix de vastes destructions, constituerait une avancée importante pour Moscou dans ce conflit. Elle lui permettrait de contrôler une bande de territoire allant de la péninsule de Crimée, que les Russes ont annexée en 2014, aux territoires du Donbass (Est) déjà aux mains de séparatistes prorusses.

 04:20 « La mission d'évacuation » des soldats ukrainiens retranchés à Azovstal continue



>>>  En Russie, des bureaux militaires attaqués au cocktail Molotov. Douze incendies ont visé des bâtiments servant au recrutement de l’armée alors que les témoignages de réservistes de l’armée recevant des « invitations » à se présenter se multiplient. Article

>>> Au Sahel, Paris échoue à contrer la propagande russe. Face à Moscou qui déploie ses mercenaires sur le terrain et qui mène une campagne de propagande efficace sur les réseaux sociaux, la France semble pour le moment enregistrer des revers dans la bataille de l’opinion. Article

>>> Quelles nations ont le plus aidé l’Ukraine depuis le début de l’invasion russe, en février ? Lemonde


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