Live du jour ici
>>> Moldavie: à la frontière avec la Transnistrie, l'inquiétude monte. Depuis les explosions et les attaques de la semaine dernière dans l’État autoproclamé de Transnistrie, les habitants des villages frontaliers sont inquiets. À Serpeni, sur la rive droite du Dniestr, les familles étaient réunies, dimanche 1er mai, à l’occasion d’une fête religieuse. RFI
21:48 Washington accuse la Russie de vouloir « annexer » deux territoires prorusses
Selon Michael Carpenter, l’ambassadeur américain auprès de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), les Etats-Unis disposent d’informations « très crédibles » selon lesquelles la Russie entend organiser « mi-mai » des référendums pour « tenter d’annexer » les « républiques » séparatistes prorusses de Donetsk et Louhansk, dans l’est de l’Ukraine.
« Moscou envisage un projet similaire pour Kherson », ville côtière ukrainienne dont l’administration russe a pris le contrôle, a-t-il déclaré à la presse à Washington. « Nous pensons que ces informations sont très crédibles », a assuré le diplomate.
Selon lui, « de tels simulacres de référendum, des votes fabriqués de toutes pièces, ne seront pas considérés comme légitimes, pas plus que toute tentative d’annexer d’autres territoires ukrainiens ». « Nous devons agir en urgence », a-t-il insisté, sans en dire davantage sur la réaction occidentale.
La ville de Kherson, proche de la Crimée annexée par Moscou en 2014, est la première et, à ce jour, la seule ville d’importance ukrainienne, dont les Russes aient pris complètement le contrôle depuis le début de leur invasion de l’Ukraine, le 24 février. Ils en ont revendiqué la prise, le 3 mars. Kiev accuse aussi la Russie de vouloir organiser dans cette région, comme dans la région voisine de Zaporijia, un « référendum » sur l’indépendance.
Cité par CNN, l’ambassadeur a ajouté que la Russie remplace des élus et des responsables locaux dans les villes qu’elle occupe et les remplace par « des fidèles à Moscou ». « Il a également été signalé que les forces russes ont coupé Internet et certains accès aux téléphones portables dans ces régions, afin de désactiver le flux d’informations », a précisé M. Carpenter.
20:31 Un adolescent tué dans une frappe russe sur Odessa
Un adolescent de 15 ans a été tué, et un autre mineur blessé, dans une frappe russe sur Odessa, ont annoncé lundi les autorités municipales de cette ville portuaire du sud de l’Ukraine. « Une frappe de missile sur Odessa a endommagé un immeuble dans lequel se trouvaient cinq personnes. Un garçon de 15 ans est mort, un autre enfant mineur a été transporté à l’hôpital », a annoncé le conseil municipal de la ville sur Telegram, sans entrer dans le détail au sujet des trois autres occupants de l’édifice. Le gouverneur régional, Maksym Martchenko, avait annoncé, plus tôt lundi, une nouvelle attaque de missile sur la ville. Il avait alors déploré « des morts et des blessés ».
17:03 Berlin se dit prêt à soutenir un embargo européen sur le pétrole russe
L’Allemagne s’est dit prête à soutenir un embargo européen sur le pétrole russe, selon des déclarations lundi de son ministre de l’économie, Robert Habeck, qui a ajouté que les nouvelles sanctions devraient tenir compte de la dépendance des autres pays de l’Union européenne (UE) à des approvisionnements russes.
« L’Allemagne n’est pas contre une interdiction du pétrole russe. Bien sûr, c’est une charge lourde à porter, mais nous serions prêts à le faire », a déclaré M. Habeck, ajoutant que la plus grande économie d’Europe avait réduit la part du pétrole russe à 12 %, contre 35 % avant le début de l’invasion russe en Ukraine.
« Il serait utile d’avoir des semaines ou des mois pour effectuer tous les préparatifs techniques. Nous devrions trouver des navires qui transportent le pétrole d’ouest en est, nous devons préparer les ports, nous devons préparer les oléoducs. Disposer de temps serait donc utile, mais je pense que d’autres pays ont des problèmes plus importants », a-t-il ajouté.
14:50 Un survivant de Marioupol raconte.
« On vient de passer deux mois à se faire bombarder nuit et jour », raconte Evgueni, un entrepreneur de 37 ans, copropriétaire d’une ferme piscicole, après son départ de Marioupol. Sa voix grave, sa posture un peu en arrière et son attitude envers les autres passagers de la camionnette suggèrent un homme ayant l’habitude de commander et de dominer ses émotions. Mais, aujourd’hui, il ne tient pas en place et parle sans reprendre son souffle. « Des avions [russes] tournaient sans cesse dans le ciel au-dessus de nos têtes, très haut. Ils tirent des [missiles] Kinjal, paraît-il, et lâchent des bombes énormes. C’était des Souchki [Soukhoï], ils volaient très haut, par groupe de deux ou quatre. La défense antiaérienne [ukrainienne] a essayé de les abattre au début, mais sans succès. »
Evgueni sait qu’il est désormais en sécurité à Zaporijia, à plus de 30 kilomètres du front, mais il reste fébrile et affligé du tic consistant à scruter en permanence le ciel. « Ça tirait de tous les côtés. Des navires de guerre russes au large, l’artillerie, des tanks… Nous étions terrés en permanence dans la cave. La nuit, j’ai vu plusieurs fois des trucs bizarres, très lumineux, des bombes qui explosent dans le ciel et illuminent la moitié de la ville pendant plusieurs minutes. Je crois que c’était des bombes au phosphore », dit-il.
>>> L’enfer de Marioupol raconté par ses survivants. Des civils parvenus à quitter la ville du sud-est de l’Ukraine bombardée depuis deux mois par les forces russes décrivent des cadavres partout dans les rues. Reportage
13:55 Environ 500 000 Ukrainiens ont été emmenés par la Russie « contre leur gré », assure Zelensky
Le président ukrainien affirme qu’un demi-million d’Ukrainiens ont été « illégalement emmenés en Russie, ou dans d’autres endroits, contre leur gré ». S’exprimant à la télévision d’Etat grecque ERT, le chef d’Etat a déclaré que les civils toujours piégés dans l’usine Azovstal de Marioupol avaient peur de monter dans les bus car ils pensaient être emmenés en Russie.
Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, lui a assuré que les personnes évacuées seraient conduites dans une zone contrôlée par le gouvernement ukrainien. « Nous voulons le croire », a dit Volodymyr Zelensky.
Ces accusations de déportations d’Ukrainiens en Russie sont récurrentes depuis le début du conflit, mais sont difficilement vérifiables. Le maire de Marioupol, Vadym Boïtchenko, avait déclaré fin mars que « les occupants forc[ai]ent les personnes déjà épuisées par la guerre à monter dans des bus », affirmant également que « l’occupant russe confisqu[ait] les passeports des gens et d’autres documents d’identité ukrainiens. »
Le Washington Post, la BBC et le Guardian ont aussi évoqué ces déplacements de population : une femme évacuée de Marioupol a raconté au Washington Post qu’elle était passée par un « camp de filtration », à l’image de ceux établis en Tchétchénie, où les civils ont été photographiés, interrogés et ont dû remettre leur téléphone, dont les contacts ont été enregistrés. Elle aurait ensuite été emmenée en Russie, interrogée de nouveau par les services de renseignement russe (FSB), avant d’être conduite à Taganrog, au bord de la mer d’Azov, à une soixantaine de kilomètres de Rostov. Elle devait ensuite être envoyée à Vladimir, à l’est de Moscou, mais avait réussi à fuir avec sa famille.
L’ambassade des Etats-Unis en Ukraine a, elle, accusé la Russie d’avoir enlevé plus de 2 000 enfants.
13:10 « La Pologne est fière de figurer sur la liste des pays hostiles de Poutine », déclare la ministre de l'Environnement polonaise
La
Pologne est prête à être totalement indépendante du pétrole russe et
est disposée à aider d'autres pays à réduire leurs approvisionnements en
combustibles fossiles en provenance de Russie, a déclaré lundi la
ministre de l'environnement et du climat, Anna Moskwa. « La Pologne est fière de figurer sur la liste des pays hostiles de Poutine »,
a-t-elle déclaré aux journalistes avant une réunion avec ses collègues
ministres nationaux à Bruxelles pour discuter de l'énergie. La ministre a
également déclaré que les stocks de gaz de la Pologne seraient remplis
pour l'hiver. RFI
12:28 Bulgarie.
Le premier ministre bulgare (centriste) demandera, le 4 mai, au Parlement d’approuver l’envoi d’armes à Kiev. Mais, dans ce pays traditionnellement proche de Moscou, la question divise jusqu’au sein de la majorité.
Bien que membre de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN) depuis 2004 et de l’Union européenne (UE) depuis 2007, ce pays des Balkans s’est, en effet, jusqu’à présent, abstenu de fournir directement des armes à Kiev, malgré l’intérêt évident des Ukrainiens pour les armes bulgares.
11:51 Israël convoque l’ambassadeur russe après des déclarations de Sergueï Lavrov sur Hitler
Depuis l’invasion de l’Ukraine par la Russie, l’Etat hébreu tente de maintenir un équilibre délicat entre Kiev et Moscou, mais les propos, dimanche, du ministre des affaires étrangères russe ont suscité une profonde indignation dans le pays. Le président ukrainien, Volodymyr « Zelensky, fait valoir cet argument : comment le nazisme peut-il être présent [en Ukraine] s’il est lui-même juif. Je peux me tromper, mais Hitler avait aussi du sang juif », a déclaré Sergueï Lavrov sur une chaîne italienne.
Son homologue israélien, Yaïr Lapid, s’est insurgé contre cette déclaration et a convoqué l’ambassadeur russe pour obtenir des « clarifications ». « Les propos du ministre Lavrov sont à la fois scandaleux, impardonnables et une horrible erreur historique », a-t-il condamné dans un bref communiqué.
Le président de Yad Vashem, le mémorial israélien de la Shoah, Dani Dayan, a également dénoncé les déclarations de M. Lavrov, estimant qu’il s’agissait de « propos sans fondement, délirants et dangereux qui méritent d’être condamnés ».
11:24 Les Russes redéploient leurs forces engagées à Marioupol, selon l’armée ukrainienne
Alors que les derniers soldats ukrainiens retranchés dans l’usine Azovstal de Marioupol résistent toujours, la Russie a commencé à redéployer certaines de ses forces mobilisées dans la cité portuaire pour renforcer son offensive dans le Donbass.
Selon l’armée ukrainienne, plusieurs bataillons russes ont été envoyés de Marioupol vers la ville de Popasna, dans la région de Louhansk. Popasna est l’un des épicentres des combats faisant rage dans l’est du pays, l’armée russe cherchant à percer les défenses ukrainiennes dans le but d’encercler les forces de Kiev dans cette zone. L’état-major ukrainien a également déclaré que les Russes tentaient de pousser leurs attaques depuis Izioum vers les villes de Sloviansk et Barvinkove.
11:18 En Finlande, un contrat avec le russe Rosatom pour construire une centrale nucléaire a été annulé
Il s’agissait de l’un des principaux chantiers industriels comprenant la participation d’une entreprise russe dans l’Union européenne. Le contrat avec le groupe russe Rosatom pour construire un réacteur nucléaire dans le nord de la Finlande a été annulé, a annoncé lundi le consortium à majorité finlandaise pilotant le projet. « La guerre en Ukraine a aggravé les risques du projet », situé au bord de la mer Baltique, justifie le consortium Fennovoima, soulignant que la filiale de Rosatom participant au projet, RAOS Project, « a été incapable d’atténuer ces risques ».
Fennovoima, possédé aux deux tiers par un consortium d’entreprises finlandaises et à 34 % par Rosatom, invoque également les « importants retards et l’incapacité » de la filiale du géant russe du nucléaire « à faire aboutir » le chantier du réacteur Hanhikivi-1. « Cela signifie que la coopération avec RAOS Project est terminée avec effet immédiat (…) et que les travaux sur le site d’Hanhikivi-1 » avec le groupe russe sont terminés.
Estimé à plus de 7,5 milliards d’euros, le projet de réacteur de 1 200 mégawatts, situé à Pyhajöki, dans le nord de la Finlande, remonte à 2010 et avait déjà souffert de nombreux retards et d’incertitudes. D’importants travaux préparatoires ont déjà été engagés, mais le permis de construire final n’avait pas encore été accordé.
La décision d’annuler le contrat avec Rosatom « n’est pas prise à la légère ». « Dans un si grand projet, il y a d’importantes complexités, et les décisions sont seulement prises après des évaluations approfondies », affirme Fennovoima.
10 :56 L’armée ukrainienne revendique la destruction de deux patrouilleurs russes
« Deux bateaux russes de classe Raptor ont été détruits aujourd’hui près de l’île aux Serpents », a annoncé le commandant en chef des forces armées ukrainiennes, Valeri Zaloujny, dans un message Facebook. Le ministère de la défense ukrainien a aussi relayé sur Twitter une vidéo où l’on voit l’explosion d’un bateau. « Bayraktar fonctionne », s’est félicité M. Zaloujny, révélant donc l’utilisation de ce drone de combat développé en Turquie. Moscou n’a pas confirmé ces destructions.
Les patrouilleurs russes de classe Raptor font partie des navettes les plus rapides de la marine russe, pouvant atteindre près de 90 km/h à pleine vitesse. Ils peuvent transporter jusqu’à vingt militaires, en plus de l’équipage de trois personnes.
L’île aux Serpents, en mer Noire, est devenue un symbole en Ukraine depuis un échange radio, devenu viral sur les réseaux sociaux, dans lequel les gardes-frontières ukrainiens avaient lancé « Va te faire foutre, navire militaire russe ! » au croiseur Moskva, qui leur intimait de se rendre, aux premiers jours du conflit. Peu après cet échange, le navire avait bombardé l’île, les Russes en prenant le contrôle, et les militaires ukrainiens avaient été faits prisonniers. Ils avaient ensuite été libérés à la faveur d’un échange de prisonniers avec Moscou.
L’enregistrement de cet échange verbal avait servi de leitmotiv à la résistance ukrainienne. Le croiseur Moskva, vaisseau amiral de la flotte russe de la mer Noire, a, pour sa part, coulé à la mi-avril après avoir, selon Kiev, été touché par des missiles ukrainiens. Moscou a affirmé, de son côté, qu’il avait été endommagé par une explosion à bord.
>>> Une centaine de civils ont enfin pu être évacués de l’aciérie assiégée de Marioupol Article
>>> « Une opération militaire humanitaire des Occidentaux dans la mer Noire pourrait éviter une famine mondiale ». La faim guette dans de nombreux endroits du monde dépendant du blé ukrainien avertissent Galia Ackerman et Philippe de Lara, deux spécialistes qui appellent les pays occidentaux à protéger les cargos céréaliers. Tribune
07:43 Un quart des forces russes engagées en Ukraine ne sont plus en état de combattre, selon le Royaume-Uni
Dans son dernier point de situation sur la guerre en Ukraine, le ministère de la défense britannique a publié ses estimations des pertes russes depuis le début du conflit.
En février, la Russie a engagé en Ukraine plus de 120 BTG (« battalion tactical groups » en anglais), des unités qui comptent entre six cents et mille hommes. Cela représentait environ 65 % de ses forces de combat terrestres. Selon les services de renseignements britanniques, environ un quart de ces unités ne sont plus en état de combattre à l’heure actuelle. Des unités d’élite, comme les forces aéroportées, figurent parmi celles qui ont enregistré les plus hauts niveaux de pertes. « Il faudra probablement des années à la Russie pour reconstituer ces forces », estime le renseignement britannique.




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