Live du jour ici. , et ici (celui de RFI est lui aussi excellent) . Déportation d’ukrainiens en Russie : plus d’un million de personnes ont été emmenées illégalement en Russie contre leur gré selon Kiev . Assaut russe contre l’usine Azovstal à Marioupol
>>> Azovstal, symbole de la résistance ukrainienne. Depuis des semaines, les soldats du bataillon Azov encerclés dans le
complexe industriel refusent catégoriquement toute reddition. Face au
déploiement militaire massif de la Russie, qui lance finalement l'assaut
ce mardi contre le dernier bastion ukrainien de la ville du sud-est,
les hommes du bataillon Azov n'ont, semble-t-il, aucune chance, mais la
symbolique est de leur côté, souligne l'expert militaire Martin
Motte (RFI, 17h32)
C'est le symbole de la résistance du peuple ukrainien face à un régime russe qui dit qu'il n'existe pas de peuple ukrainien, pour montrer que, non seulement, il y en a un, mais qu'il résiste jusqu'au dernier homme dans cette ville. De manière à ce que cette défaite tactique ou stratégique soit une victoire symbolique, une victoire pour la conscience nationale ukrainienne.
21:14 Dmitri Mouratov dénonce la surenchère de Moscou sur l’usage de l’arme nucléaire
20:27 Plusieurs explosions à Lviv (ouest de l’Ukraine), une partie de la ville sans électricité.Plusieurs explosions ont eu lieu à Lviv, dans l’ouest de l’Ukraine, selon plusieurs sources. Elles résulteraient de frappes russes, qui ont touché la ville en de multiples endroits, peu avant 19 h 30, heure de Paris. Au moins quatre explosions distinctes ont été entendues, a rapporté l’agence Associated Press.
18:35 Au moins dix morts dans une attaque contre une usine dans l’est de l’Ukraine. Avdiïvka est une ville d’environ 30 000 habitants. Elle est située sur la ligne de front et à quelques kilomètres seulement de la ville de Donetsk, une « capitale » des séparatistes prorusses de l’est de l’Ukraine.
17:42 Une cinquième enquête ouverte en France pour « crimes de guerre ». Le Parquet national antiterroriste (PNAT) a annoncé, mardi, l’ouverture d’une cinquième enquête pour « crimes de guerre » pour des faits commis entre le 26 mars et le 7 avril contre un Français à Borodianka et à Velykyi Lis, près de Kiev. (...) La justice française ne peut ouvrir d’enquêtes pour des faits commis hors du territoire français que si une victime est française, si l’auteur du crime de guerre allégué est français ou si l’auteur de l’infraction a sa résidence habituelle sur le sol français.
16:15 « Puissant assaut » des forces russes contre l’usine Azovstal à Marioupol, selon un commandant du régiment Azov qui la défend
La Russie a lancé, mardi, « un puissant assaut », appuyé par des chars et de l’infanterie contre l’usine Azovstal, à Marioupol, a annoncé un commandant du bataillon Azov qui défend l’aciérie. « Un puissant assaut sur le territoire d’Azovstal est en cours actuellement, avec le soutien de véhicules blindés, de chars, avec des tentatives de débarquement de troupes, avec l’aide de bateaux et d’un grand nombre d’éléments d’infanterie », a affirmé Sviatoslav Palamar, commandant adjoint du régiment Azov dans un message vidéo sur Telegram. Plus tôt dans la journée, ce dernier avait déclaré au site d’information Ukraïnska Pravda, cité dans un message du centre de communication stratégique ukrainien sur la messagerie Telegram : « Nous avons été bombardés toute la nuit (…), deux femmes ont été tuées et, maintenant, un assaut d’Azovstal est en cours. »
>>> Liberté de la presse en Russie: «Le journalisme est complètement détruit» RFI
>>> Les Peskov, la famille très glamour [bof. Je n'utiliserais pas ce mot] du porte-parole de Poutine (...) Le 24 février, son mari, Dmitri Peskov, détaille aux journalistes russes l’« opération spéciale » engagée par son pays. « Le but est la démilitarisation et la dénazification de l’Ukraine »,
explique le porte-parole de Vladimir Poutine. Depuis, des soldats
ukrainiens, mais aussi des enfants, meurent sous les bombes, des villes
sont rasées, des femmes pleurent leurs fils et mari. Tatiana Navka
continue, elle, de confier ses bonheurs quotidiens. Article.
15:39 L’ONU annonce l’évacuation « réussie » de 101 civils de l’usine assiégée Azovstal
15:29 La Russie resserre son contrôle d’Internet dans les zones occupées
Les autorités ukrainiennes ont accusé la Russie d’avoir volontairement perturbé puis coupé l’accès à Internet dans la région de Kherson et dans certaines zones autour de Zaporijia, territoires occupés par les troupes russes.
« Cette déconnexion est causée par des coupures des câbles de fibre optique et par une perte de courant électrique dans les équipements des opérateurs », a précisé le Service d’Etat pour les communications spéciales et la sécurité informatique (SSSCIP). Les habitants ont commencé à constater des perturbations samedi, avant que l’accès à Internet mobile et fixe ne soit interrompu, selon les forces armées ukrainiennes. Ces dernières ont également accusé la Russie d’avoir fait courir la rumeur selon laquelle la coupure aurait été décidée par les autorités ukrainiennes.
Selon l’organisation NetBlocks, qui surveille les coupures d’accès à Internet, la connexion a été restaurée au bout de quelques heures, mais les flux de données entrant et sortant de la région de Kherson transitent désormais par le fournisseur d’accès à Internet russe Rostelecom. Ils passaient auparavant par les réseaux ukrainiens. « Ces perturbations sont une nouvelle tentative de l’ennemi de priver les Ukrainiens d’accès à des informations véridiques sur l’évolution de la guerre menée par la Russie contre l’Ukraine, et de faire de leur propagande l’unique source d’information, comme ils l’ont déjà fait en Russie », a dénoncé le SSSCIP.
La structure du réseau Internet de l’est de l’Ukraine a été considérablement remodelée ces dernières années, au fil du conflit qui oppose Kiev aux séparatistes prorusses qui contrôlaient déjà une partie de la région avant la guerre. Des chercheurs ont ainsi démontré qu’une partie des réseaux du Donbass avait été partiellement déconnectée du reste de l’Internet ukrainien et s’était rapprochée de la Russie à partir de 2017. Un mouvement similaire a également été observé en Crimée, territoire annexé par la Russie. Cette « russification » de l’Internet dans certaines zones occupées par la Russie s’inscrit dans une stratégie plus large, qui comprend aussi, par exemple, l’introduction du rouble dans la région de Kherson.
14:11 Londres augmente son aide militaire à l’Ukraine de plus de 350 millions d’euros
Le Royaume-Uni va augmenter son aide militaire à l’Ukraine, face à l’invasion russe, de 300 millions de livres (environ 355 millions d’euros) avec notamment des radars et des drones, a annoncé, mardi, le premier ministre britannique, Boris Johnson, lors d’un discours devant le Parlement ukrainien. « Je peux annoncer aujourd’hui un nouveau plan d’aide du gouvernement britannique d’un montant total de 300 millions de livres, incluant des radars pour localiser l’artillerie qui bombarde vos villes, des drones de transport lourd pour approvisionner vos forces, et des milliers d’appareils de vision nocturne », a déclaré le dirigeant dans ce discours prononcé par visioconférence depuis Londres.
13:30 Au moins neuf civils ont été tués par des tirs russes dans la région de Donetsk, selon le gouverneur local
>>> L’armée russe lance une offensive sur l’usine d’Azovstal, à Marioupol
Alors que des dizaines de civils ont pu être évacués de cette usine située à Marioupol, « des unités de l’armée russe et de la République populaire de Donetsk, utilisant de l’artillerie et des avions, commencent à détruire » les « positions de tir » de combattants ukrainiens sortis de l’usine, annonce ce mardi 3 mai le ministère de la Défense russe. (…) « Nous avons été bombardés toute la nuit [...], deux femmes ont été tuées et maintenant un assaut d’Azovstal est en cours », a pour sa part déclaré Sviatoslav Palamar, commandant adjoint du régiment Azov, au site d’informations Ukraïnska Pravda. Il a appelé le président ukrainien Volodymyr Zelensky à « une action forte car la situation est très difficile ». OF
>>> L’Union européenne refuse de payer ses achats de gaz à la Russie en roubles et doit se préparer à une rupture dans ses approvisionnements, ont averti la Commission européenne et la présidence française du Conseil à l’issue d’une réunion d’urgence des ministres de l’Énergie des 27 à Bruxelles, le 2 mai. Euractiv [Tant mieux. Plus vite on rompra avec la Russie, mieux ce sera]
>>> Biogaz, hydrogène, stockage, sobriété énergétique… Dix pistes pour se passer du gaz russe en France OF
13:05 Slovaquie et Hongrie s’opposent à un embargo sur le pétrole russe
La Slovaquie demandera une exemption de tout embargo sur le pétrole russe, si cette mesure venait à être approuvée par l’Union européenne dans le cadre de son prochain train de sanctions contre Moscou, a déclaré le ministère slovaque de l’économie. Le président hongrois, Viktor Orban, a déjà fait savoir que l’extension des sanctions aux secteurs pétrolier et gazier constituait « une ligne rouge » pour son pays. [Allez, Victor, va jusqu’au bout de tes principes : quitte l’UE, tu n’as décidément rien à y faire ! Vivement que l’UE arrête de te verser de l’argent. Tu demanderas à ton copain Poutine de t’aider !]
12:59 « La Biélorussie ne sera jamais libre, si l’Ukraine ne l’est pas »
Des opposants biélorusses viennent prêter main-forte à l’armée ukrainienne. Certains y voient une manière d’affronter Alexandre Loukachenko, devenu un obligé du Kremlin. Article
12:30 La Russie a évité le scénario d’une panique financière, malgré les sanctions
Le pays a échappé au défaut de paiement, le rouble dépasse son niveau d’avant l’invasion de l’Ukraine, et la Banque centrale a rabaissé son taux directeur. Preuve que la panique financière est bel et bien enrayée, la gouverneure de la Banque centrale de Russie, Elvira Nabioullina, a annoncé la baisse du taux d’intérêt directeur russe de 17 % à 14 %. Fin février, l’institution avait doublé son niveau, jusqu’à 20 %, pour répondre aux sanctions financières imposées contre Moscou et parer au risque de pagaille monétaire. Mais, depuis, elle l’a déjà rabaissé deux fois. Le rouble, qui s’était effondré initialement, est désormais revenu au-dessus de son niveau d’avant la guerre. Par rapport à mi-février, il est en progression de 5 % face au dollar et même de 15 % par rapport à l’euro (qui est en baisse face à la majorité des monnaies mondiales, ces dernières semaines). Article
[la guerre économique doit donc être poursuivie beaucoup plus durement!]
10:35 Le 9 mai sera utilisé en Russie comme un moyen de propagande
Selon la chaîne américaine CNN qui cite des responsables américains et occidentaux, Vladimir Poutine pourrait officiellement déclarer la guerre à l’Ukraine dès le 9 mai, une décision qui permettrait la mobilisation des réservistes et le recrutement des conscrits, au moment où l’armée russe tente de conquérir l’est et le sud de l’Ukraine. Le 9 mai, connu sous le nom de « Jour de la victoire » en Russie, commémore la victoire du pays face aux nazis en 1945. Les responsables occidentaux ont longtemps cru que Vladimir Poutine tirerait parti de la signification symbolique de cette journée pour annoncer la fin de l’« opération militaire spéciale » en Ukraine et le succès de la « dénazification » dans ce pays. Ce que le ministre des affaires étrangères russe, Sergueï Lavrov, a formellement démenti.
« Je pense qu’il va essayer d’abandonner son “opération spéciale” », a déclaré le secrétaire d’Etat à la défense britannique, Ben Wallace, à la radio LBC le 30 avril. « Il a préparé le terrain pour pouvoir dire “regardez, c’est maintenant une guerre contre les nazis, et ce dont j’ai besoin, c’est de plus de monde. J’ai besoin de plus de chair à canon russe”. » Une déclaration de guerre officielle le 9 mai pourrait potentiellement renforcer le soutien des Russes à l’invasion.
Le porte-parole du département d’Etat américain, Ned Price, a déclaré lundi qu’il y avait « de bonnes raisons de croire que les Russes feront tout ce qu’ils peuvent pour utiliser » le 9 mai à des fins de propagande. Ned Price a ajouté qu’il était au courant de « la spéculation selon laquelle la Russie pourrait officiellement déclarer la guerre » le 9 mai. « Ce serait une grande ironie si Moscou profitait de l’occasion du Jour de la victoire pour déclarer la guerre, ce qui en soi leur permettrait d’augmenter les effectifs de conscrits sur le terrain, ce qu’ils ne sont pas en mesure de faire maintenant ; ce qui reviendrait à révéler au monde que leur effort de guerre échoue, qu’ils pataugent dans leur campagne et leurs objectifs militaires. » Les responsables occidentaux et ukrainiens ont estimé qu’au moins 10 000 soldats russes ont été tués depuis l’invasion russe, il y a un peu plus de deux mois.
D’autres scénarios sont toutefois envisagés. Les Etats-Unis disposent de rapports de renseignement « hautement crédibles » selon lesquels la Russie tentera d’annexer Louhansk et Donetsk « à la mi-mai », a déclaré lundi l’ambassadeur américain auprès de l’OSCE, Michael Carpenter. Une poussée majeure vers Odessa, dans le sud, ou la déclaration du contrôle total de la ville portuaire de Marioupol pourraient être aussi envisagées.
>>> Les mines de charbon du Donbass, nerf de la guerre. En temps normal, la mine appartenant au milliardaire ukrainien Rinat Akhmetov, visitée par « Le Monde », compte 4 000 employés. La guerre lui en a soustrait 800, partis combattre contre l’envahisseur russe. Article
10:10 Plus d’un million de personnes emmenées d’Ukraine en Russie, selon Moscou
Plus d’un million de personnes, dont près de 200 000 enfants, ont été emmenées d’Ukraine en Russie au cours des deux derniers mois, a déclaré le ministère russe de la défense, selon l’agence de presse russe TASS.
Le général Mikhaïl Mizintsev, à la tête du Centre national pour la gestion de la défense russe, a précisé qu’au cours des dernières vingt-quatre heures 11 550 personnes, dont 1 847 enfants, avaient été emmenées « depuis les régions dangereuses de Donetsk, de Louhansk et d’autres parties de l’Ukraine » vers la Russie, « sans la participation des autorités ukrainiennes ».
Ces déplacements de populations se feraient sans le consentement des civils ukrainiens, selon plusieurs sources.
Hier, le président ukrainien affirmait qu’au moins un demi-million d’Ukrainiens ont été « illégalement emmenés en Russie, ou dans d’autres endroits, contre leur gré ». Le maire de Marioupol, Vadym Boïtchenko, avait déclaré fin mars que « les occupants forc[ai]ent les personnes déjà épuisées par la guerre à monter dans des bus », affirmant également que « l’occupant russe confisqu[ait] les passeports des gens et d’autres documents d’identité ukrainiens ».
Le Washington Post, la BBC et le Guardian ont aussi évoqué ces déplacements de population : une femme évacuée de Marioupol a raconté au Washington Post qu’elle était passée par un « camp de filtration », à l’image de ceux qui ont été mis en place en Tchétchénie, où les civils ont été photographiés, interrogés et ont dû remettre leur téléphone, dont les contacts ont été enregistrés. Elle aurait ensuite été emmenée en Russie, interrogée de nouveau par les services de renseignement russe (FSB), avant d’être conduite à Taganrog, au bord de la mer d’Azov, à une soixantaine de kilomètres de Rostov. Elle devait ensuite être envoyée à Vladimir, à l’est de Moscou, mais avait réussi à s’enfuir avec sa famille.
L’ambassade des Etats-Unis en Ukraine a, elle, accusé la Russie d’avoir enlevé plus de 2 000 enfants.
>>> Pétrole, gaz, Swift... l'UE se prépare à une rupture totale avec Moscou [Totale ? Non, pas vraiment. Cf l’uranium enrichi]
"Nous devons nous préparer à une suspension des approvisionnements", a averti la Commissaire européenne à quelques heures de la présentation de son sixième train de sanctions à l'encontre de la Russie de Vladimir Poutine. Au menu, un échelonnage progressif de l'embargo sur le pétrole, une potentielle rupture des contrats de gaz et une extension de Swift, sur fond de dialogue proche de la rupture entre le Kremlin et les Occidentaux. (LaTribune)
>>> Nucléaire : Rosatom perd un contrat en Finlande, mais continue ses livraisons en Europe
Le contrat signé avec le géant russe Rosatom pour construire un réacteur nucléaire dans le nord de la Finlande a été annulé en raison des risques supplémentaires liés à l'invasion russe de l'Ukraine, a annoncé lundi le consortium pilotant le projet. Un revirement qui interroge sur les liens entre la Russie et l’Europe dans l'atome civil, malgré le silence étourdissant de Bruxelles sur la question. Y compris pour la livraison d’uranium enrichi, alors que les transactions entre le pays dirigé par Vladimir Poutine et plusieurs Etats membres de l'UE se poursuivent en dépit du conflit. LaTribune
>>> Le plan hors norme de l'Espagne pour affronter la crise énergétique
Madrid a dégainé un vaste plan d'aide aux familles et aux entreprises afin de calmer les tensions sociales et de rassurer l'opinion publique préoccupée par une inflation incontrôlée. Pedro Sánchez a par ailleurs gagné une manche importante à Bruxelles en obtenant « l'exception ibérique » sur les tarifs de l'énergie. LesEchos
08:23 L’armée russe est considérablement affaiblie par l’invasion de l’Ukraine, selon le renseignement britannique
Dans le dernier rapport des renseignements britanniques, publié ce matin sur Twitter par le ministère de la défense, on peut lire que malgré le doublement du budget de la défense russe entre 2005 et 2018, qui a permis au Kremlin d’investir « dans plusieurs capacités aériennes, terrestres et maritimes haut de gamme », « la modernisation de [ces] équipements physiques n’a pas permis à la Russie de dominer l’Ukraine. Les échecs de la planification stratégique et de l’exécution opérationnelle l’ont empêchée de transformer sa force numérique en avantage décisif ».
Et de poursuivre :
L’armée russe est désormais nettement plus faible (…) à la suite de son invasion de l’Ukraine. Le rétablissement de cette situation sera [entravé] par les sanctions. Cela aura un impact durable sur la capacité de la Russie à déployer une force militaire conventionnelle.
Outre les pertes matérielles, la Russie a subi de lourdes pertes humaines. L’état-major russe avait reconnu, à la fin de mars, la mort de 1 351 de ses soldats pour 3 825 blessés, après un premier bilan officiel au début du même mois d’environ 500 morts. L’OTAN estime pour sa part que sur les 150 000 à 200 000 soldats russes déployés en Ukraine, entre 30 000 et 40 000 ne seraient plus en état de combattre, soit parce qu’ils ont été tués, soit parce qu’ils ont été blessés ou faits prisonniers.
07:36 La Russie reconstitue ses pertes en matériel militaire, selon Kiev
La Russie est en train de reconstituer ses stocks d’équipements militaires, qui ont subi d’importantes pertes, affirme l’armée ukrainienne dans son dernier rapport opérationnel. « Dans la ville [russe] de Bogoutchar, entre le 27 avril et le 2 mai 2022, dix-sept chars et soixante BMP-1 [blindés de combat d’infanterie] ont été retirés du stockage. Ils ont été envoyés dans les territoires ukrainiens temporairement occupés par les troupes russes », est-il précisé dans ce rapport.
Les forces ukrainiennes auraient déjoué 24 attaques russes et détruit 6 chars, 5 systèmes d’artillerie et 22 unités de matériel blindé de combat, selon cette même source.
07:21 « les dés sont loin d’être jetés, mais la météo chaude et sèche depuis une semaine favorise l’offensive russe » Article
06:00 L’Union européenne s’apprête à annoncer de nouvelles sanctions contre la Russie
Les Européens travaillent à durcir leurs sanctions économiques contre Moscou. La Commission européenne devrait proposer mardi un sixième paquet de sanctions qui comprendrait un calendrier d’arrêt progressif des importations de pétrole russe, qui représentent 30 % des importations de pétrole de l’Union européenne.
Si les 27 Etats membres s’entendent sur cette mesure, l’arrêt des achats de pétrole et de produits pétroliers à la Russie sera progressif, sur six à huit mois, mais avec des mesures à effet immédiat, notamment une taxe sur le transport par tankers, a confié un responsable européen.
Les nouvelles sanctions concerneront aussi « le secteur bancaire, il y aura d’autres banques russes qui sortiront de Swift », a précisé le haut représentant de l’Union européenne pour les affaires étrangères, Josep Borrell, lors d’une conférence de presse à Panama lundi. Il s’y trouve pour participer mardi à une réunion avec les ministres des Affaires étrangères d’Amérique centrale et des Caraïbes afin d’aborder les conséquences du conflit entre la Russie et l’Ukraine dans la région.
>>> D'abord l'eau, puis le pain: à Marioupol, "on ne vit pas, on survit" Lobs
>>> «Sans les militaires, nous n’aurions jamais survécu»: les premiers réfugiés de l’usine Azovstal à Marioupol racontent. Evacués pour la plupart du réseau de bunkers situé sous le site industriel Azovstal de Marioupol, les réfugiés ont été acheminés par la Croix-Rouge. «Libération» a recueilli des témoignages de leur calvaire.
«Je n’ai pas vu le soleil pendant deux mois.» La dernière fois, c’était une lumière d’hiver sur les bords de la mer d’Azov, à Marioupol, dans le sud de l’Ukraine. L’invasion par la Russie venait de commencer, la cité portuaire n’était pas encore une ville martyre. Vladimir, 14 ans, a revu le jour le 1er mai, lorsqu’il est monté à bord des bus d’évacuation affrétés par les autorités ukrainiennes et les Nations unies avec le soutien du Comité international de la Croix-Rouge (CICR). Pendant deux mois, l’adolescent en sweat à capuche noir a vécu dans les souterrains du site industriel d’Azovstal. «Les bombardements étaient permanents, de la terre, de la mer, des airs», confie le gamin, enfin arrivé en zone ukrainienne, à Zaporijia, 225 kilomètres au nord-ouest de sa ville.
Son
père, engagé au sein du bataillon Azov, lui avait dit de se cacher dans
le tentaculaire complexe. Il est resté en arrière, dans l’usine. Seules
les femmes, les enfants et les personnes âgées ont été autorisés à
partir. «Sans les militaires, nous n’aurions jamais survécu. Ils cuisinaient pour nous»,
relate l’ado, dont les joues rosissent à vue d’œil dans le soleil de
mai. Quand la nourriture s’est faite rare, les soldats leur ont
confectionné du porridge avec ce qu’ils trouvaient sur place : de la
bardane et de l’herbe. Vladimir est l’un des 101 survivants du siège de
Marioupol qui a pu quitter les bunkers d’Azovstal grâce à cette
opération inédite. Sur cette centaine, 69 ont fait la rou… Libération


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