dimanche 26 juin 2022

Dimanche 26 juin 2022. Cent-vingt-troisième jour de guerre

 Live du Monde

20:17 Les dirigeants du G7 accentuent la pression sur la Russie

Les dirigeants des pays du G7 ont eu peu le temps de goûter le cadre enchanteur du sommet qui s’est ouvert dimanche en Bavière, affichant leur détermination à soutenir l’Ukraine face à la Russie, visée par de nouvelles sanctions.

Soucieux d’envoyer un signal fort de soutien à Kiev, le président des Etats-Unis, Joe Biden, et le premier ministre britannique, Boris Johnson, ont annoncé un embargo sur les importations d’or russe, avant même que la décision ne soit formalisée par l’ensemble du G7. Cette interdiction, qui porte sur l’or nouvellement extrait en Russie, sans viser celui déjà vendu, frappera « directement les oligarques russes et s’attaquera au cœur de la machine de guerre de Poutine », a assuré Boris Johnson.

Les Occidentaux ont déjà pris plusieurs volets de sanctions contre la Russie, dont la guerre contre l’Ukraine est entrée dans son cinquième mois. Mais le gouvernement ukrainien en réclame davantage, à la suite des bombardements russes qui ont visé Kiev dimanche matin, un acte de « barbarie » dénoncé par M. Biden.

Face à un risque de « fatigue » du camp occidental, évoqué par Boris Johnson, le président américain a lancé un nouvel appel à l’unité du G7 et de l’OTAN face à Moscou. Vladimir Poutine espérait « que, d’une manière ou d’une autre, l’OTAN et le G7 se divise[raie]nt ». « Mais nous ne l’avons pas fait et nous ne le ferons pas », a assuré M. Biden.

Hôte du sommet, le chancelier allemand, Olaf Scholz, a également loué l’unité des alliés, à laquelle « Poutine ne s’attendait pas ». Les dirigeants ne se sont pas privés, lors d’un échange informel capté par les caméras, de tourner en dérision le président russe et sa pose torse nu lors d’une séance photo en 2009.

 

 

11:20 L’Ukraine demande plus d’armes et de sanctions contre Moscou après des frappes sur Kiev

L’Ukraine a réclamé dimanche plus d’armes et de sanctions contre Moscou aux pays du G7, réunis en sommet en Bavière (Allemagne), à la suite d’une frappe russe, plus tôt dans la matinée, sur un complexe résidentiel proche du centre de Kiev. « Le sommet du G7 doit répondre par plus de sanctions contre la Russie et plus d’armes lourdes pour l’Ukraine », a exhorté sur Twitter Dmytro Kuleba, le chef de la diplomatie ukrainienne, appelant à « vaincre l’impérialisme malade » de la Russie.


09:02 Londres, Washington, Ottawa et Tokyo interdisent les importations d’or russe

Le Royaume-Uni, les Etats-Unis, le Canada et le Japon vont interdire les importations d’or russe pour de nouvelles sanctions imposées en réponse à l’invasion de l’Ukraine, a annoncé dimanche Downing Street au premier jour du sommet du G7. « Ces mesures frapperont directement les oligarques russes et s’attaqueront au cœur de la machine de guerre de Poutine », a déclaré le premier ministre britannique, Boris Johnson, qui retrouve pour trois jours les dirigeants des grandes puissances industrialisées en Allemagne. Il a ajouté, cité dans un communiqué :

Poutine dilapide ses ressources en baisse dans cette guerre inutile et barbare. Il nourrit son ego aux dépens des peuples ukrainien et russe. Nous devons assécher les financements du régime de Poutine. C’est ce que nous faisons avec nos alliés.

La Russie est un important pays producteur d’or, dont les exportations ont représenté près de 15 milliards d’euros en 2021, selon Downing Street. Bannir l’or russe des marchés londoniens, un important centre financier pour les échanges de matières premières, va donc avoir « un impact énorme sur la capacité de Poutine à lever des fonds », a insisté le gouvernement britannique. Cela va en particulier frapper les élites russes qui ont pu acheter de l’or « pour tenter de contourner les sanctions occidentales », a-t-il ajouté. Ces mesures ne concernent cependant que l’or nouvellement extrait en Russie et non celui acquis avant la mise en place de cet embargo.

Les sanctions que le Royaume-Uni a imposées à la Russie depuis le début de l’invasion de l’Ukraine sont parmi les plus dures au sein du camp occidental. Elles visent le secteur financier, le pétrole, des dizaines d’oligarques, et touchent plus de 100 entités et 1 000 personnes.

 

 

08:22 « Intimider les Ukrainiens » à l’approche du sommet de l’OTAN

Une frappe russe tôt dimanche matin sur Kiev avait pour objectif d’« intimider les Ukrainiens » à l’approche du sommet de l’OTAN du 28 au 30 juin à Madrid, a estimé le maire de la capitale ukrainienne, Vitali Klitschko, qui s’est rendu sur le lieu de l’explosion, quelques jours avant le sommet de l’Alliance atlantique honnie par la Russie. Au moins deux blessés ont été hospitalisés, a indiqué sur la messagerie Telegram le maire de la capitale, précisant que des gens restaient « sous les décombres », le bilan pouvant s’alourdir.

 

07:21 Les trois continents de la stratégie russe

Le Kremlin est d’ores et déjà prêt à compenser, au Moyen-Orient ou en Afrique, l’enlisement de son invasion de l’Ukraine.

Un des atouts méconnus de Vladimir Poutine réside dans sa capacité à déployer la même stratégie offensive sur des théâtres que les décideurs occidentaux continuent à traiter de manière trop différenciée. La réticence est encore forte à admettre que la reculade américaine de 2013, après les bombardements chimiques de Damas, a convaincu le président russe que l’annexion de la Crimée, quelques mois plus tard, susciterait au fond peu de réactions.

Aujourd’hui, alors même que le parallèle est frappant entre le siège victorieux de Marioupol et celui d’Alep en 2016, peu de leçons opérationnelles ont été tirées de la banalisation en Ukraine d’armes et de techniques testées lors de la guerre de Syrie. C’est pourtant au Moyen-Orient ou sur le continent africain que le Kremlin pourrait reprendre l’initiative s’il n’arrive pas à briser la résistance ukrainienne.

 Filiu


>>>  Le G7 veut bannir l'or russe pour accentuer la pression sur Moscou RFI

 
 
 
06:17 Plusieurs explosions retentissent à Kiev avant le sommet du G7 en Allemagne

Plusieurs explosions ont retenti à Kiev dimanche à l’aube, quelques heures avant l’ouverture d’un sommet du G7 en Allemagne où il sera question de l’Ukraine, et tandis que la Russie progresse dans sa conquête du Donbass. Quatre explosions ont été entendues à Kiev tôt dimanche matin. Un complexe résidentiel proche du centre-ville a été touché, ce qui a provoqué un incendie et le dégagement d’un important nuage de fumée grise, ont constaté des journalistes de l’Agence France-Presse (AFP).

Les déflagrations se sont produites vers 6 h 30 locales et aucune information sur d’éventuelles victimes n’était disponible dans l’immédiat. « Plusieurs explosions dans le quartier Chevtchekivsky », qui s’étend du centre au nord-ouest de la capitale, a annoncé sur Telegram le maire de Kiev, Vitali Klitschko. « Des ambulances et secouristes sont sur place. Dans deux immeubles, le sauvetage et l’évacuation des résidents sont en cours », a-t-il ajouté. Sur place, une équipe de l’AFP a constaté qu’une épaisse fumée se dégageait du quartier résidentiel touché, bouclé par la police.

 
 
 
 
06:10 Les dirigeants du G7 au chevet de l’Ukraine

Les dirigeants des pays du G7 se réunissent dans les montagnes du sud de l’Allemagne à partir de dimanche, au chevet d’un monde en crise, de la guerre en Ukraine à la sécurité alimentaire en passant par le climat.

Les leaders des grandes puissances, dont le président américain, Joe Biden, ont rendez-vous ce dimanche matin dans les Alpes bavaroises, pour le sommet annuel du club des sept pays industrialisés (Allemagne, Canada, France, Italie, Japon, Royaume-Uni et Etats-Unis).

Des milliers de policiers sont mobilisés pour sécuriser la rencontre, prévue jusqu’à mardi dans un complexe de luxe au pied des cimes. Samedi, à une centaine de kilomètres de là, des milliers de manifestants ont défilé, sans incident notable, dans les rues de Munich pour exiger une action plus ferme en faveur du climat. Le cadre enchanteur du château d’Elmau, non loin de la frontière autrichienne, promet de belles images des sept dirigeants mais ne fera pas oublier les multiples crises actuelles.

La poursuite du soutien à l’Ukraine, où l’offensive russe entre dans son cinquième mois, sera au cœur de cette réunion puis du sommet de l’OTAN, qui se tiendra sur deux jours, à Madrid, à partir du 28 juin.

Le chancelier Olaf Scholz, hôte du G7, l’a rappelé cette semaine : le soutien à l’Ukraine va demander « de la persévérance » car « nous sommes encore loin » de négociations de paix entre Kiev et Moscou. La guerre en Ukraine pourrait en effet durer « des années », a mis en garde le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg.

Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, qui interviendra lundi en visioconférence, devrait de nouveau demander l’envoi d’armes lourdes, après que les Russes viennent de prendre le contrôle de Sievierodonetsk (Est).

Joe Biden veut démontrer à ses alliés que tenir tête à la Russie et faire face à la Chine sont des objectifs complémentaires, et non opposés, selon John Kirby, coordinateur de la communication de la Maison Blanche sur les questions stratégiques.

Le sommet du G7 devrait déboucher sur « un ensemble de propositions concrètes pour augmenter la pression sur la Russie et montrer notre soutien collectif à l’Ukraine », a ainsi assuré un haut responsable de la Maison Blanche. Il n’a pas détaillé ces mesures éventuelles alors que plusieurs volets de sanctions ont déjà été décidés par les Occidentaux contre le régime de Vladimir Poutine.


>>> Kiev bombardée à l'approche du sommet de l'Otan    RFI


>>> En Finlande, une longue histoire traumatique avec la Russie

L’invasion de l’Ukraine, en rouvrant les blessures liées à une relation marquée de conflits avec son voisin russe, a poussé Helsinki à demander son entrée dans l’OTAN, mettant un terme à des décennies de neutralité militaire.

En temps normal, Paivi Pietilainen pèse ses mots, en particulier quand il est question du puissant voisin de l’Est. Mais, en ce 8 mars, alors que la Russie a lancé ses troupes en Ukraine depuis déjà près de deux semaines, la responsable des relations internationales de Lappeenranta, ville finlandaise frontalière de 73 000 habitants, laisse éclater sa colère : « Quand je pense à tout le travail accompli durant des décennies, jeté par la fenêtre à cause de cette guerre insensée… » En une phrase, elle a exprimé ce qu’éprouvent la plupart de ses concitoyens : une déception immense, mêlée à un sentiment de trahison.

 


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