>>> Les points essentiels :
► Le président français Emmanuel Macron, le chancelier allemand, Olaf Scholz, et le Premier ministre italien, Mario Draghi ainsi que le président roumain Klaus Iohannis étaient à en Ukraine jeudi. Après une visite à Irpin, près de Kiev, ils ont rencontré le président Volodymyr Zelensky. « Tous les quatre nous soutenons le statut de candidat immédiat à l'adhésion », a déclaré Emmanuel Macron lors d'une conférence de presse des dirigeants européens après leur visite.
► Le Kremlin a averti les dirigeants français, allemand et italien que l'envoi d'armes supplémentaires à l'Ukraine est « absolument inutile et causera des dommages supplémentaires au pays ». La veille, le chef du Pentagone Lloyd Austin avait appelé ses alliés à « intensifier » les livraisons d'armes.
► Le gouverneur de la région de Louhansk affirme qu'environ 10 000 civils sur une population de 100 000 personnes avant la guerre restent piégés dans la ville de Sievierodonetsk, où d'intenses combats font rage depuis des semaines. La Russie a accusé mercredi les forces de Kiev d’avoir empêché l’évacuation par un « couloir humanitaire » des civils se trouvant dans l'usine Azot.
Le chef d’état-major des armées britannique, l’amiral Tony Radakin, a livré une analyse sans concessions sur l’état de l’attaque russe en Ukraine, dans des propos rapportés par l’agence britannique PA, vendredi.
Le président Poutine a utilisé 25 % de la puissance de son armée pour engranger des gains territoriaux minuscules. Toute affirmation comme quoi il s’agit d’un succès pour la Russie n’a aucun sens. La Russie est en train de perdre.
« Elle va peut-être avoir des succès tactiques dans les prochaines semaines », a admis le militaire. « Mais la Russie a déjà perdu sur le plan stratégique », a-t-il affirmé, soulignant que « l’OTAN est plus puissante », a fortiori « la Finlande et la Suède cherchant à rejoindre » l’organisation. Selon lui, la Russie « ne prendra jamais le contrôle de l’Ukraine ».
Près de quatre mois après le début de l’invasion russe, l’armée de Vladimir Poutine « est bientôt à court d’hommes et bientôt à court de missiles sophistiqués », a affirmé M. Radakin.
Ces propos interviennent alors que les forces de Kiev sont en difficulté dans le Donbass (est de l’Ukraine), l’Ukraine ne cessant de réclamer « davantage d’armes lourdes » à ses alliés. Mardi, la vice-ministre ukrainienne de la Défense Anna Maliar a affirmé que son pays n’avait reçu qu’« environ 10 % » des armes dont il a besoin. « C’est dur pour l’Ukraine mais ça va être un long combat », a affirmé M. Radakin.
L’amiral a par ailleurs rappelé le soutien du Royaume-Uni à l’Ukraine, se disant « prêt pour le long terme ». Londres a indiqué mercredi livrer de façon « imminente » des systèmes de lance-roquettes multiples guidés dits GMLRS à l’Ukraine, qui réclame ce type d’armement dont la portée et la précision dépassent celles de l’artillerie russe. « Et nous fournissons aussi des armements antichar, il y a d’autres éléments que nous fournissons et ça va continuer », a assuré M. Radakin.
00:15 « Un jour vraiment historique » pour l’Ukraine, se réjouit Volodymyr Zelensky
La visite à Kiev des dirigeants de la France, de l’Allemagne, de l’Italie et de la Roumanie semble avoir eu son effet sur Volodymyr Zelensky. Le président ukrainien est revenu, ce soir dans sa vidéo quotidienne, sur les discussions qu’il a eues dans la journée avec le président français Emmanuel Macron, le chancelier allemand Olaf Scholz, le chef du gouvernement italien Mario Draghi et le président roumain Klaus Iohannis.
Aujourd’hui est un jour vraiment historique. L’Ukraine a ressenti le soutien de quatre puissants États européens à la fois. Et notamment un soutien à notre mouvement vers l’Union européenne. L’Italie, la Roumanie, la France et l’Allemagne sont avec nous.
M. Zelensky se félicite qu’« un grand pas en avant » ait été fait sur l’adhésion de l’Ukraine à l’Union européenne (UE), tout en admettant qu’il fallait encore suivre les procédures.
Il a également mis en avant les discussions concernant un processus de paix qui devrait être en accord avec les ambitions de Kiev.
Il était important pour moi d’entendre une autre chose fondamentale des dirigeants : ils conviennent que la fin de la guerre et la paix pour l’Ukraine doivent être exactement comme l’Ukraine les voit.
« Tous les dirigeants comprennent pourquoi les négociations pour mettre fin à la guerre ne sont pas en cours », a-t-il ajouté en précisant : « Uniquement à cause de la position de la Russie, qui ne cherche qu’à intimider tout le monde en Europe et à poursuivre la destruction de notre État. »
Concernant l’aide militaire supplémentaire française annoncée par Emmanuel Macron – la livraison de six systèmes d’armement Caesar, des canons automoteurs réputés pour leur précision et leur mobilité – le président ukrainien loue leur importance pour la défense de son pays face à l’invasion russe.
13h50 : Les « horreurs » de Marioupol laisseront « une trace indélébile », déclare Michelle Bachelet
« Les horreurs infligées à la population civile » du port ukrainien de Marioupol, tombé en mai sous contrôle russe au terme d'un terrible siège, « laisseront une trace indélébile, y compris sur les générations à venir », a déclaré jeudi la Haute-Commissaire de l'ONU aux droits de l'homme Michelle Bachelet. Devant le Conseil des droits de l'homme de l'ONU à Genève, elle a mis l'accent sur « les parents qui ont dû enterrer leurs propres enfants, les personnes qui ont vu leurs amis se suicider, les familles déchirées, tous ceux qui ont dû quitter une ville aimée sans être sûrs de la revoir ».
13h24 : Les services secrets néerlandais ont empêché un espion russe d'accéder à la CPI
Les services secrets néerlandais ont annoncé jeudi avoir empêché un espion russe d'accéder à la Cour pénale internationale (CPI), qui siège à La Haye, aux Pays-Bas, et qui enquête sur des crimes de guerre présumés en Ukraine. « L'AIVD (services secrets néerlandais) a empêché un agent du renseignement russe d'accéder en tant que stagiaire à la Cour pénale internationale (CPI) », a déclaré l'agence dans un communiqué, précisant qu'il s'agissait d'un individu qui travaille pour le renseignement militaire russe GRU.
Enfin un message clair de la France (Maintenant, il faut que les actes soient en adéquation avec les paroles) :
10:13 La France veut le rétablissement de l’intégrité territoriale de l’Ukraine
« Nous sommes pour une victoire intégrale avec rétablissement de l’intégrité territoriale sur tous les territoires conquis par les Russes, y compris la Crimée », a déclaré une source diplomatique française au moment où le président, Emmanuel Macron, le chancelier allemand, Olaf Scholz, et le président du conseil italien, Mario Draghi, sont à Kiev pour afficher leur solidarité avec l’Ukraine.


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