>>> Les points essentiels :
► La Russie « jette tout son poids » dans la bataille de Sievierodonetsk, dans le Donbass, selon les autorités ukrainiennes, qui affirment pourtant avoir fait reculer les forces russes dans cette ville clé de l'Est.
► Le chef de la diplomatie ukrainienne Dmytro Kouleba a fustigé samedi les appels du président français Emmanuel Macron à ne pas « humilier » la Russie, jugeant que cette position ne pouvait « qu'humilier la France ». [Encore des déclarations à la con de Macron . On croit rêver. Macron est toujours aussi mou avec la Russie, toujours aussi à côté de la plaque. Pas grand chose à attendre de lui. Hélas, en France, il y a une russophilie qui frise l'indécence. La France, elle a eu tort depuis le début avec Poutine ; et elle continue aujourd'hui. Je me sens décidément beaucoup plus proche du Royaume-Uni et des Etats-Unis que de mon propre pays. Au cas où Macron n'aurait pas compris : c'est la Russie qui a humilié et continue d'humilier la France. C'est la Russie qui fait la guerre à ses voisins, qui menace, tous les jours, chacun à leur tour, tous les pays occidentaux. Au cas où Macron n'aurait pas compris : la Russie ne connait et ne respecte qu'une chose : la force ! Alors qu'il arrête d'avoir de la considération pour ce minable criminel de guerre qu'est Poutine, et qu'il agisse enfin en vrai chef pour combattre la Russie]
► La Russie estime avoir rempli certains des objectifs de « l’opération militaire spéciale » qu’elle a déclenchée pour « dénazifier » l’Ukraine et protéger sa population russophone. La guerre « n'aura pas de vainqueur », a jugé vendredi, au 100e jour de guerre, le coordinateur de l'ONU dans le pays. « La victoire sera nôtre », a affirmé de son côté le président ukrainien Volodymyr Zelensky.
► Dans le Sud, les Ukrainiens s'inquiètent d'une possible annexion des régions conquises par les forces russes, Moscou évoquant des référendums sur le sujet dès juillet. Mais selon le commandement sud des forces armées ukrainiennes, les Russes rencontrent une très forte résistance de la part de la population.
>>> L’un des principaux monastères ukrainiens touché par des frappes dans le Donbass . Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a affirmé que les Russes avaient frappé la laure de Sviatohirsk, détruisant une église en bois. Des centaines de civils sont réfugiés dans ce célèbre monastère.Article
>>> En Finlande, la riposte des démocraties s’organise face aux menaces hybrides. Fin mai, un exercice de lutte contre la désinformation russe et chinoise a réuni plus de 80 participants et mobilisé quatre pays, à Helsinki, capitale d’un Etat en pointe face aux tentatives de déstabilisation.Article
12:56 L'Ukraine annonce la mort de quatre militaires volontaires étrangers
La Légion internationale de défense de l'Ukraine, une brigade officielle de volontaires étrangers, a annoncé que des hommes originaires d'Allemagne, des Pays-Bas, d'Australie et de France étaient morts, mais n'a pas précisé quand ni dans quelles circonstances. « Nous avons perdu nos frères au combat mais leur bravoure, leur mémoire et leur héritage nous inspireront à jamais », a-t-elle déclaré dans un communiqué publié sur Facebook. La déclaration est accompagnée de photographies des hommes, en tenue de camouflage et portant des armes légères.
Des journalistes de l'AFP à Kharkiv ont assisté le 21 mai à l'enterrement du Néerlandais Ronald Vogelaar. Ses collègues ont déclaré pendant la cérémonie qu'il avait été tué plusieurs jours plus tôt par l'artillerie. L'Australien aurait été tué en mai et sa mort a été confirmée par un porte-parole du ministère des Affaires étrangères. Le journal Mercury de Tasmanie a identifié l'homme comme Michael Charles O'Neill, 47 ans. Selon le site web de l'organisation, des citoyens du Danemark, d'Israël, de Pologne, de Lituanie, de Croatie, du Canada et du Royaume-Uni, entre autres, ont rejoint leurs rangs.
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a annoncé la formation de la brigade au début de la guerre, et selon Kiev, quelque 20 000 demandes ont été reçues. La Russie a affirmé cette semaine avoir tué des « centaines » de combattants étrangers en Ukraine depuis le début de l'invasion du pays voisin, le 24 février.
11:13 Des soldats russes refusent de repartir combattre en Ukraine
Manque de stratégie, manque d’équipements de base ou encore « peur de tuer ou d’être tué » ont poussé Sergueï, soldat russe, à déposer les armes au mois d’avril, après cinq semaines de combat en Ukraine. Dans un article de la BBC, publié vendredi, il témoigne anonymement de son expérience « traumatisante » au front, qu’il ne souhaite pas réitérer.
Une décision pas « inhabituelle », selon Ruslan Leviev, rédacteur en chef de Conflict Intelligence Team, un projet médiatique enquêtant sur les expériences de l’armée russe en Ukraine par le biais d’entretiens confidentiels. De fait, « une minorité importante des soldats sous contrat russes envoyés en Ukraine pour combattre lors de l’invasion initiale a refusé de repartir », selon M. Leviev.
Comme des centaines de soldats russes, Sergueï prend des conseils juridiques pour ne pas retourner au front sans être qualifié de déserteur, ce qui pourrait entraîner une peine de deux ans dans un bataillon disciplinaire. Selon l’avocat russe des droits de l’homme Alexei Tabalov, cité dans l’article de la BBC, le droit militaire russe comprend des clauses qui permettent aux soldats de refuser de se battre s’ils ne le veulent pas.
06:50 Les soldats russes contraints de reculer à Sievierodonetsk, selon le gouverneur
Après avoir été mis en échec devant Kiev, l'armée russe concentre désormais ses efforts dans le Donbass, à l'est de l'Ukraine, pilonnant sans relâche certaines villes dont Sievierodonetsk, enjeu d'une bataille acharnée depuis des semaines. C'est dans cette région que se joue désormais une « guerre d'usure », sur le long terme, a averti le secrétaire général de l'Otan, Jens Stoltenberg.
Selon la présidence ukrainienne, les combats faisaient rage vendredi matin dans le centre ville. « Les envahisseurs russes continuent de bombarder les infrastructures civiles et l'armée ukrainienne dans les zones de Severodonetsk, Borivsky et Lyssytchansk », a-t-elle précisé. Mais loin de l'emporter, les forces russes ne parviennent toujours pas à prendre totalement le contrôle de cette ville, selon Kiev. La prise de cette ville leur permettrait d'assurer leur emprise sur le Donbass, un bassin minier occupé partiellement par des séparatistes prorusses depuis 2014.
Les soldats russes ont même été contraints de reculer, a affirmé vendredi Serhyi Gaïdaï, gouverneur de la région de Louhansk. « Ils ne l'ont pas entièrement capturé. Et si auparavant, on avait une situation difficile avec environ 70% [de la ville] capturée, actuellement ils ont été repoussés de 20% », a-t-il dit, en dépit d'un déluge de feu. « Ils bombardent nos positions pendant des heures, puis ils envoient une compagnie de soldats fraîchement mobilisés, ils meurent, ils comprennent alors qu'il y a encore des foyers de résistance, et ils recommencent à bombarder. C'est ce qui est en train de se passer au quatrième mois » de guerre, a-t-il expliqué.

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