vendredi 3 juin 2022

Vendredi 3 juin 2022. Centième jour de guerre

 Live  : Lemonde / RFI


 >>> Les points essentiels :

► La guerre « n'aura pas de vainqueur », a jugé ce vendredi le coordinateur de l'ONU dans le pays, au 100e jour de l'invasion russe. « La victoire sera nôtre », a affirmé de son côté le président ukrainien Volodymyr Zelensky dans une courte vidéo diffusée sur Instagram.

► Le président du Sénégal et de l'Union africaine Macky Sall a affirmé ce vendredi être sorti « rassuré » de sa rencontre avec le président russe Vladimir Poutine, avec qui il a évoqué les craintes de crise alimentaire du fait de l'offensive russe en Ukraine.

► Après l’échec de l’offensive éclair russe, lancée le 24 février, qui n’a pas fait tomber le pouvoir de Kiev, le conflit prend une autre forme. Moscou a réduit ses ambitions et se concentre sur la région du Donbass, dans l’est, une zone déjà en guerre depuis 2014 entre l’armée ukrainienne et des séparatistes pro-russes. 

► Les forces russes contrôlent actuellement « environ 20% » du territoire ukrainien, soit près de 125 000 km2, a déclaré ce jeudi le président ukrainien Volodymyr Zelensky.

 


 

>>> Cent jours de guerre en Ukraine: «Une victoire russe se dessine, mais très localisée» RFI

 

>>> La désinformation russe autour de la mort du journaliste Frédéric Leclerc-Imhoff. Un nouveau nom s’est ajouté cette semaine à la liste des journalistes morts sur le terrain en Ukraine. Frédéric Leclerc-Imhoff est décédé le lundi 30 mai, alors qu’il couvrait une opération d’évacuation de civils pour la chaîne de télévision française BFM Tv dans le Donbass. Le véhicule humanitaire dans lequel il se trouvait a été touché par des éclats d’obus. Le parquet national antiterroriste a ouvert une enquête pour « crime de guerre ». Côté russe, on désinforme en s’attaquant à la victime. RFI


 

06:35 Retour sur 100 jours de guerre

 

Au matin du 24 février, le Kremlin était persuadé qu'il ne lui faudrait que quelques jours pour s'emparer de l'Ukraine. Trois fronts simultanés sont ouverts. Objectif : Kiev, le Donbass et le sud du pays. Plus de 100 000 hommes sont engagés, mais rapidement « l'opération spéciale », comme la désigne Moscou, se heurte à une farouche résistance. Non seulement en termes d'effectifs, le rapport de force n'est pas en faveur de Moscou, mais l'armée ukrainienne bénéficie d'un armement de haut niveau, notamment les missiles portatifs antichars fournis en quantité par l'Occident et qui vont décimer les colonnes de blindés russes. En trois mois, Moscou va ainsi perdre près de 700 chars de combat. Mal renseignée, mal ravitaillée, sans suprématie aérienne, l'armée russe dès la fin avril se résout à revoir ses ambitions à la baisse et bascule son effort sur le Donbass. Dès lors, le rouleau compresseur russe, axé sur l'artillerie, se met en place, le conflit prend une tournure de guerre d'usure. Mais l'armée russe, qui n'a pu régénérer ni son matériel ni ses troupes, s'épuise. Plus de 15 000 soldats auraient été tués de part et d'autre. Le conflit, jugent les experts militaires, pourrait durer et se muer en une guerre de position, entrecoupée de nécessaires poses opérationnelles.


 


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