>>> Les points essentiels :
► Les forces russes contrôlent actuellement « environ 20% » du territoire ukrainien, soit près de 125 000 km2, a déclaré ce jeudi le président ukrainien Volodymyr Zelensky.
► L'armée russe resserre son emprise sur la ville stratégique de Sievierodonetsk, dans le Donbass, au 99e jour d'une guerre qui pourrait durer « de nombreux mois », met en garde Washington.
► Les Européens seront les premiers à « souffrir » de l'embargo pétrolier décidé dans le cadre des sanctions européennes contre la Russie pour son intervention en Ukraine, a déclaré ce jeudi le vice-Premier ministre russe chargé de l'Énergie Alexandre Novak.
► Entre 60 et 100 soldats ukrainiens meurent chaque jour au combat et quelque 500 autres sont blessés, a affirmé jeudi 1er juin le président Volodymyr Zelensky .
19:15 L’Occident doit se préparer à une « guerre d’usure » en Ukraine, prévient l’OTAN
Les pays occidentaux doivent se préparer « à une guerre d’usure » en Ukraine, a prévenu, jeudi, le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, à Washington, après sa rencontre avec le président américain, Joe Biden. « Nous devons être préparés sur le long terme. Parce que ce que nous voyons est que cette guerre est désormais devenue une guerre d’usure », a affirmé M. Stoltenberg à des journalistes.
17:58 La Moldavie interdit la diffusion d’émissions d’informations russes à la radio et la télévision
15:20 L'armée russe resserre son emprise sur la ville stratégique de Sievierodonetsk
14:10 L'UE renonce à sanctionner le chef de l'Église orthodoxe russe [toujours dans la mollesse, cette UE]
Les
représentants des 27 de l'UE ont approuvé jeudi un sixième paquet de
sanctions contre Moscou, incluant un embargo pétrolier avec des
exemptions mais renoncé à inscrire sur la liste noire le chef de
l'Église orthodoxe russe, selon des sources diplomatiques. La Commission
européenne avait proposé d'inscrire sur la liste des personnes
sanctionnées par un gel des avoirs et une interdiction d'entrée dans
l'UE le patriarche Kirill, mais la Hongrie s'y est opposée. Budapest
avait également bloqué un embargo total sur le pétrole russe. >>> Sanctions européennes contre la Russie : le Hongrois Viktor Orban obtient une nouvelle concession. A la demande du premier ministre hongrois, les Européens ont retiré
le patriarche de l’Eglise orthodoxe russe, Kirill, de la liste des
personnalités sanctionnées. Article [Orban demande, et l'UE s'exécute ? Ce putain de poutinien d'Orban, il faudrait le virer de l'UE ; virer la Hongrie, et réintégrer le Royaume-Uni.]
>>> Aide militaire à l’Ukraine : l’effort contrasté des Occidentaux. Le président américain, Joe Biden, s’est engagé mardi à fournir à
Kiev « des systèmes de missiles et des munitions plus avancés », suivi
par le chancelier allemand, Olaf Scholz, mercredi. Les livraisons de
Paris, en revanche, restent modestes. Article
16:57 La Suède annonce une nouvelle aide importante à l’Ukraine
La Suède a annoncé, jeudi, une nouvelle aide à l’Ukraine comprenant notamment un soutien économique et des équipements militaires, d’un montant total d’un milliard de couronnes (environ 95,5 millions d’euros).
« Nous voyons aujourd’hui une nouvelle phase dans l’invasion russe dans laquelle [la Russie] rassemble des forces dans les régions de l’est et du sud-est de l’Ukraine et il y a eu une demande de soutien dans plusieurs domaines de la part de l’Ukraine », a déclaré le ministre de la défense, Peter Hultqvist, dans une conférence de presse commune avec le ministre des finances, Mikael Damberg. Mikael Damberg a déclaré que la Suède verserait 578 millions de couronnes directement à l’armée ukrainienne, 60 millions au fonds d’aide à l’Ukraine de l’OTAN et fournirait une aide en matériel militaire d’un montant de 262 millions de couronnes. La Suède contribuera également à l’effort fait dans le domaine civil, à hauteur de 100 millions de couronnes, via l’Agence suédoise de sécurité civile.
L’aide militaire consiste en des missiles antinavires (une version modifiée des systèmes de missiles américains Hellfire), ainsi qu’en 5 000 lanceurs antichars, en des munitions et des fusils semi-automatiques. C’est « en adéquation avec ce que l’Ukraine a demandé », a déclaré Peter Hultqvist. La Suède avait déjà soutenu financièrement et militairement l’Ukraine à deux reprises depuis le début de la guerre le 24 février, rompant ainsi avec son traditionnel refus d’envoyer des armes à un pays en guerre.
13:41 Environ 20 % du territoire ukrainien contrôlé par les forces russes, selon Volodymyr Zelensky
Les forces russes contrôlent actuellement « environ 20 % » du territoire ukrainien, soit près de 125 000 km2, a déclaré jeudi le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, dans une adresse au Parlement luxembourgeois.
« Aujourd’hui, environ 20 % de notre territoire est sous contrôle des occupants, soit près de 125 000 km2, c’est beaucoup plus que le territoire de tous les pays du Benelux », a rapporté M. Zelensky, dans un message dont la présidence ukrainienne a envoyé aux journalistes la version originale. Par comparaison, les forces russes contrôlaient déjà, avant l’invasion de l’Ukraine, le 24 février, « plus de 43 000 km2 », a-t-il ajouté.
08:45 « La pandémie et la guerre en Ukraine montrent que le phénomène du complotisme et ses dangers risquent de se raviver à chaque occasion » Tribune
07:55 Les forces russes ont subi des pertes en prenant une partie de Sievierodonetsk, selon le ministère de la Défense britannique
La Russie a pris le contrôle de la majeure partie de Sievierodonetsk. La route principale menant à la poche de Sievierodonetsk reste probablement sous contrôle ukrainien, mais la Russie continue de réaliser des gains locaux réguliers, grâce à une forte concentration d'artillerie, note la défense britannique dans son point quotidien. Cela n'a pas été sans coût, et les forces russes ont subi des pertes dans le processus. Le franchissement de la rivière Siverskyy Donets - qui constitue une barrière naturelle à ses axes de progression - est vital pour les forces russes qui sécurisent l'oblast de Louhansk et se préparent à se concentrer sur l'oblast de Donetsk.
Les sites potentiels de traversée comprennent entre Sievierodonetsk et la ville voisine de Lyssytchansk, et près de Lyman, récemment capturé. Dans ces deux endroits, la ligne fluviale reste probablement contrôlée par les forces ukrainiennes, qui ont détruit les ponts existants. Il est probable que la Russie aura besoin d'au moins une courte pause tactique pour se préparer aux traversées de rivières opposées et aux attaques ultérieures dans l'oblast de Donetsk, où les forces armées ukrainiennes ont préparé des positions défensives. Ce faisant, elle risque de perdre une partie de l'élan qu'ils ont construit au cours de la semaine dernière.
>>> Les Danois disent oui à l’Europe de la défense. L’invasion russe de l’Ukraine a poussé le Danemark à rejoindre la politique européenne de défense dont il s’était lui-même exclu après son rejet du traité de Maastricht. Interrogés mercredi sur le sujet par référendum, les Danois ont voté très majoritairement pour. Article
>>> A Azovstal, en Ukraine, l’avenir incertain des combattants
Possible monnaie d’échange, les combattants de l’aciérie seraient détenus près de Donetsk, après avoir résisté pendant près de trois mois aux assauts de l’armée russe.
Le sort des combattants ukrainiens de l’aciérie d’Azovstal est plus incertain que jamais, deux semaines après qu’ils ont quitté volontairement le dernier bastion de la résistance ukrainienne dans la ville de Marioupol. Leurs proches ont constitué un groupe de pression pour inciter les autorités ukrainiennes et russes à procéder à un échange de prisonniers de guerre, tandis que les autorités russes laissent entendre qu’une partie des combattants, les membres du régiment Azov, devront être jugés pour « crimes de guerre ».
« Je suis en lutte pour que mon mari rentre en Ukraine, il me manque, je l’aime et je me battrai jusqu’au bout », explique au Monde Kateryna, l’épouse de Denys Prokopenko, commandant du régiment Azov. Avec Yulia Fedosiuk, épouse d’un autre combattant d’Azovstal, elles ont fondé Femmes d’acier, en référence au mot « stal », qui signifie acier en ukrainien comme en russe. « L’association réunit déjà plus de 500 épouses et mères de combattants d’Azovstal. Il s’agit pour nous de lutter, au niveau officiel, pour leur retour rapide. Nous faisons l’interface entre les autorités ukrainiennes, en lesquelles nous avons confiance, et les familles. Nous allons défendre les droits de nos héros et leurs conditions de détention aux mains des Russes », poursuit Kateryna Prokopenko. Selon ses informations, tous les combattants d’Azovstal sont détenus dans la colonie pénitentiaire d’Olenivka, qui se situe dans la région de Donetsk à tout juste 15 km du front. « Les blessés, environ 700 combattants, ont, eux, été transférés dans un hôpital à Novoazovsk. Malheureusement, cet hôpital n’est pas en mesure de soigner correctement ceux qui ont été gravement blessés », déplore Mme Prokopenko.
Le nombre exact des combattants d’Azovstal, qui sont considérés comme des héros côté ukrainien, est tenu secret par les autorités de Kiev. La vice-ministre de la défense, Anna Malyar, affirmait, le 30 avril, que son ministère dispose de toutes les informations sur les combattants d’Azovstal. « Ces informations sont classées secrètes, non seulement à cause du processus de négociation [avec la partie russe], mais aussi pour assurer la sécurité de ces personnes. Ce sont des données personnelles, et par conséquent elles ne sont pas publiques », a indiqué Mme Malyar à la télévision publique ukrainienne.
Inversion des rôles de l’agresseur et de l’agresséDe son côté, le ministère russe de la défense a donné le chiffre de 2 439 combattants ukrainiens « qui se sont constitués prisonniers », sans préciser le détail des unités militaires. Outre le régiment Azov, considéré comme une « organisation terroriste » par la Russie, les combattants d’Azovstal comprenaient aussi des militaires de l’infanterie marine, des gardes-frontières, des policiers, et des volontaires d’unités paramilitaires. Kateryna Prokopenko assure que le chiffre donné par les Russes « est très exagéré ». Le renseignement britannique estime à 1 700 le nombre des combattants d’Azovstal faits prisonniers.
Article
06:32




Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire