► Les États-Unis ont annoncé fournir à l'Ukraine, qui en réclame avec urgence, des systèmes perfectionnés de lance-roquettes multiples et mobiles, mais contre l'assurance qu'ils ne seront pas utilisés pour frapper le territoire russe. « De telles livraisons n'encouragent pas les dirigeants ukrainiens à vouloir relancer les négociations de paix », a réagi le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov.
► Les forces russes contrôlent désormais la majeure partie de Sievierodonetsk, ville de l'est de l'Ukraine qu'elles pilonnent et essaient de prendre depuis des semaines, a annoncé mardi le gouverneur de la région.
► La justice ukrainienne a identifié « quelques milliers » d'affaires de crimes de guerre présumés dans le Donbass, a déclaré sa procureure générale en visite à La Haye, alors que les forces russes progressent dans cette région de l'est, leur priorité stratégique.
► Kiev a remporté une bataille en obtenant des Européens un embargo sur le pétrole russe. Les dirigeants des 27 pays de l'UE ont trouvé un accord qui devrait permettre de réduire de quelque 90% leurs importations de pétrole russe d'ici la fin de l'année afin de tarir le financement de la guerre menée par Moscou en Ukraine.
>>> Que sont ces lance-roquettes multiples M142 Himars que les Etats-Unis vont fournir à Kiev ? article
17:29 Mikhaïl Barychnikov, légende du ballet, dénonce le « monde de la peur » de Poutine. "Des gens comme nous ont apporté plus d’honneur au monde russe que toutes vos armes de haute précision imprécises. Votre monde russe – un monde de la peur, un monde qui brûle les livres en langue ukrainienne – n’a pas d’avenir tant que nous serons là, nous qui avons été vaccinés pendant notre enfance contre cette peste."
14:51 Comment le siège de Marioupol a entraîné de lourdes pertes civiles
En trois mois de siège, Moscou a encerclé puis bombardé sans relâche cette ville du sud de l’Ukraine. Le Monde montre en vidéo comment l’armée russe, utilisant des bombes larguées par avion et de l’artillerie insuffisamment précises, a détruit la ville quasi intégralement sans épargner les populations civiles restées sur place. Article
14:00 La compagnie pétrolière russe Rosneft : « Festin d’actionnaires sur fond de guerre »
Chronique. L’or noir, ça rapporte encore, et Rosneft le prouve. Au moment où les vingt-sept pays de l’Union européenne (UE) décident un embargo sur 90 % du brut acheté à la Russie, c’est-à-dire 2 millions de barils par jour, la compagnie pétrolière russe se montre très généreuse pour ses actionnaires – et pour le premier d’entre eux, l’Etat, qui peut financer la guerre en Ukraine.
Elle a décidé, lundi 30 mai, de verser un dividende historique pour le second semestre 2021, portant son enveloppe à 6,5 milliards d’euros sur l’ensemble de l’exercice, plus de la moitié des 10,3 milliards de profits réalisés. Un festin d’actionnaires. Article
>>> L’'industriel allemand Rheinmetall veut livrer à Kiev des armes lourdes . La question de la livraison d'armes lourdes à l'Ukraine continue de provoquer des débats en Allemagne. Le gouvernement se voit reprocher par Kiev, mais aussi sur place d'être trop prudent. La demande d'exportation présentée par la société Rheinmetall et qui doit être approuvée par Berlin va contraindre le gouvernement allemand à prendre position et à revoir le cas échéant sa position prudente. RFI
11:56 L’Allemagne va livrer un système de défense aérienne à l’Ukraine
L’Allemagne, critiquée par l’Ukraine pour ses envois limités d’armes, va livrer un système perfectionné de défense aérienne susceptible de « protéger une grande ville des raids » russes, a annoncé mercredi Olaf Scholz.
« Le gouvernement allemand a décidé de fournir le système de défense antiaérienne le plus moderne dont dispose l’Allemagne, le système Iris-T », a annoncé le chancelier allemand devant le Bundestag.
Ce système « permettrait à l’Ukraine de protéger une grande ville entière contre les frappes aériennes russes », a fait valoir le dirigeant allemand, assurant que son pays allait « envoyer plus d’armes » à Kiev.
Ce système de défense aérienne est développé par le fabricant allemand Diehl. L’Allemagne livrera également un système de radar capable de détecter l’artillerie adverse, a-t-il ajouté.
Berlin poursuit, en outre, ses livraisons indirectes via d’autres pays européens. L’Allemagne a ainsi conclu un accord avec la Grèce pour qu’Athènes envoie des véhicules militaires de l’ère soviétique à l’Ukraine en échange de blindés plus modernes fournis par Berlin. L’Allemagne avait déjà conclu un accord similaire avec la République tchèque pour aider à fournir des armes à l’Ukraine et négocie actuellement un accord avec la Pologne.
L’objectif est de fournir à l’Ukraine des armes de l’ère soviétique dont son armée maîtrise l’usage et peut se servir rapidement pour tenter de stopper l’invasion russe.
11:29 La mère du journalise Frédéric Leclerc-Imhoff, tué en Ukraine, répond à ceux qui ont qualifié son fils de « mercenaire »
« Votre communiqué me donne la nausée », a réagi la mère de Frédéric Leclerc-Imhoff, journaliste de BFM-TV tué par un éclat d’obus en Ukraine alors qu’il se trouvait dans un convoi humanitaire, lundi 30 mai. Après sa mort, l’agence de presse russe TASS avait publié une dépêche relayant les propos d’un leader séparatiste de la « république populaire de Louhansk » (« RPL »), qui qualifiait le journaliste de « mercenaire étranger » ayant probablement « livré des armes et des munitions ». Ce à quoi sa mère répond par une lettre publiée sur BFM-TV, mardi 31 mai.
« A l’attention de l’agence TASS et des responsables de la “RPL”, bonjour. Je suis la maman du jeune journaliste que vous avez tué hier. Votre communiqué me donne la nausée. Bien sûr vous cherchez lâchement à vous dédouaner mais sachez que jamais vous ne réussirez à salir sa mémoire (…) Mes pensées vont à toutes les mères ukrainiennes qui pleurent leurs enfants, tous les enfants ukrainiens qui pleurent leurs parents et toutes les mères russes qui ont vu trop tôt leurs jeunes soldats partir, qui ne les reverront pas et qui se demandent pourquoi. Moi, au moins, malgré la douleur, je sais pourquoi mon fils est mort. »
Les propos relayés par l’agence de presse russe avaient également été condamnés par Emmanuel Macron à la sortie du sommet européen à Bruxelles, mardi. « Je veux condamner avec la plus grande fermeté les premiers propos que j’ai entendus d’officiels remettant en cause le statut de journaliste » de Frédéric Leclerc-Imhoff. « C’est inacceptable », avait-il ajouté.
>>> Il faut lever le blocus d’Odessa. Le blocus du port ukrainien par l’armée russe fait peser la menace d’une crise alimentaire mondiale. Le 30 mai, Emmanuel Macron a proposé le vote d’une résolution de l’ONU pour ouvrir un corridor maritime. Les Occidentaux ne doivent donc ménager aucun effort pour y parvenir. Edito du Monde
09:00 Les Russes « consolident leurs positions » dans le centre de Sievierodonetsk
08:40 La guerre tue deux enfants ukrainiens et en blesse quatre par jour, affirme l’Unicef
L'Unicef Ukraine ajoute, ce 1er juin, que 3 millions d'enfants en Ukraine et plus de 2,2 millions d'enfants dans les pays d'accueil ont actuellement besoin d'une aide humanitaire.
08:25 Les opérations terrestres russes se concentrent dans l'oblast de Louhansk, selon le point quotidien du ministère de la Défense britannique
« Les opérations terrestres russes restent très ciblées, le poids de la puissance de feu étant concentré dans un petit secteur de l'oblast de Louhansk. Les 30 et 31 mai, les combats se sont intensifiés dans les rues de Sievierodonetsk, les forces russes se rapprochant du centre-ville. Il est probable que plus de la moitié de la ville soit désormais occupée par les forces russes, y compris des combattants tchétchènes. Au-delà du Donbass, la Russie continue de mener des frappes de missiles à longue portée contre des infrastructures dans toute l'Ukraine. »
08:10 La guerre de l’eau fait rage en Ukraine
L’accès à l’eau est devenu un luxe dans les villes ukrainiennes où les systèmes de distribution ont été détruits par les combats. L’armée russe a-t-elle transformée cette ressource vitale en arme de guerre ?
08:00 L’Ukraine « n’a pas l’intention d’attaquer la Russie »
Le président ukrainien Zelensky a déclaré que son pays n'avait « aucune intention d'attaquer la Russie ». Dans une interview accordée à la chaîne de télévision conservatrice américaine Newsmax, le dirigeant ukrainien a insisté sur le fait que l'artillerie américaine serait utilisée uniquement à des fins d'autodéfense. « Nous ne sommes pas intéressés par la Fédération de Russie. Nous ne nous battons pas sur leur territoire comme ils le font avec nous », a déclaré M. Zelensky à Rob Schmitt, de Newsmax.
08:15 Les lance-roquettes multiples américains annoncés en Ukraine changeront-ils la donne ?
Les Etats-Unis ont annoncé, mardi 1er juin, l’envoi de systèmes de lance-roquettes multiples à l’Ukraine, mais leur capacité à vraiment changer la donne sur le terrain face à l’armée russe n’est pas si certaine. L’annonce concerne des Himars, un système de lance-roquettes mobile – montés sur des blindés légers – qui peut tirer de nombreux missiles en même temps.
Les armées russe et ukrainienne utilisent déjà des outils similaires, mais les systèmes américains Himars ont une portée plus lointaine et sont plus précis.
Ceux qui seront, cette fois, livrés à Kiev ont une portée limitée à environ 80 kilomètres, selon un haut responsable de la Maison Blanche. Washington ne souhaitait pas que l’armée ukrainienne puisse tirer sur des cibles dans le territoire russe. « Nous n’allons pas envoyer à l’Ukraine des systèmes de roquettes pouvant frapper l’intérieur de la Russie », a déclaré Joe Biden à des journalistes lundi matin.
De quelles armes s’agit-il ?
Les systèmes M-142 Himars sont une version modernisée, allégée et montée sur blindé léger du M-270 MLRS, monté sur chaînes et développé dans les années 1970 par les Etats-Unis et leurs alliés.
Les Himars peuvent porter deux types de stations de lancement de missiles : l’une permet de lancer simultanément six missiles guidés de 227 millimètres, l’autre d’un seul missile tactique ATACMS, à plus longue portée. Mais les Etats-Unis ne vont pas fournir à Kiev les missiles tactiques ATACMS, d’une portée de 300 kilomètres.
Une petite équipe peut recharger seule les missiles en quelques minutes. Cela nécessitera une formation dispensée aux soldats ukrainiens.
L’armée américaine dispose déjà d’Himars stationnés en Europe. La Pologne et la Roumanie, membres de l’OTAN, en sont également dotées. La quantité de ces armements que Washington prévoit d’envoyer en Ukraine n’a pour l’instant pas été précisée.
Pourquoi sont-ils si attendus ?
Les lance-roquettes multiples américains permettront aux forces armées ukrainiennes de frapper en profondeur les positions russes tout en disposant leurs batteries plus loin du front.
Les missiles, tirés par six depuis le Himars, sont guidés par GPS et possèdent une portée d’environ deux fois plus élevée que celle des canons classique à obus déjà fournis par les Etats-Unis, les M-777 Howitzer.
Cette portée permet de disposer les batteries hors de portée de l’artillerie russe tout en pouvant, à l’inverse, atteindre ces dernières. Ces missiles pourraient également bombarder des dépôts logistiques de l’armée russe, loin derrière leurs lignes. « Le Himars rééquilibrerait le rapport de force », a estimé un haut responsable américain.
07:59 Les Etats-Unis vont livrer à l’Ukraine des lance-roquettes d’une portée de 80 kilomètres
Les Etats-Unis ont annoncé mardi soir l’envoi de « systèmes de missiles plus avancés » à l’Ukraine, sur le point de céder, dans l’Est, la ville de Sievierodonetsk, où une usine chimique a été bombardée par les forces russes.
Le président américain Joe Biden a écrit mardi dans le New York Times que son pays allait « fournir aux Ukrainiens des systèmes de missiles plus avancés et des munitions qui leur permettront de toucher plus précisément des objectifs-clés sur le champ de bataille en Ukraine ».
Il s’agit, selon un haut responsable de la Maison Blanche, de Himars (High Mobility Artillery Rocket System), c’est-à-dire des lance-roquettes multiples montés sur des blindés légers, d’une portée de 80 kilomètres environ. Pour des spécialistes, les Himars pourraient changer le rapport de force militaire sur le terrain, alors que l’armée ukrainienne semble reculer dans le Donbass face à la puissance de feu de Moscou.
Ces équipements font partie d’un nouveau volet plus large d’assistance militaire américaine à l’Ukraine, de 700 millions de dollars au total, dont le détail doit être donné mercredi.
07:00 Les Russes « consolident leurs positions » dans le centre de Sievierodonetsk
« Les Russes poursuivent leur assaut et consolident leurs positions dans le centre de Sievierodonetsk », devenue capitale administrative de la région de Louhansk pour les autorités ukrainiennes depuis la prise de la ville de Lougansk en 2014 par les séparatistes prorusses appuyés par Moscou, écrit le gouverneur régional Serguiï Gaïdaï sur Telegram. Les forces russes mènent aussi des attaques sur les quartiers nord, sud et est, a-t-il ajouté.
Mardi soir, le gouverneur avait annoncé que les forces russes contrôlaient « la majeure partie de la ville ». « Ils continuent de détruire l'infrastructure et les installations industrielles », a poursuivi M. Gaïdaï après une frappe la veille de l'usine chimique Azot qui a touché un réservoir d'acide nitrique.
Mon appréciation de situation, c’est que Sievierodonetsk est en train de tomber, totalement encerclée, il reste une route d’accès. Les Ukrainiens auraient intérêt à récupérer les troupes qui sont à Sievierodonetsk pour les installer sur une autre ligne de défense en profitant du nouvel armement qui leur est fourni par les Occidentaux. Je pense que Louhansk est perdu, aujourd’hui, pour les Ukrainiens, qu’il faut qu’ils réinstallent une ligne de défense pour défendre l’oblast de Donetsk, en fait, ce qu’il en reste du moins, et au besoin monter des contre-attaques. Mais je pense qu’il est illusoire de s’accrocher aux bribes restantes encore non occupées de la ville. La prise de la ville marquera un tournant d’abord psychologique. Vous avez remarqué que l’oblast de Louhansk est totalement devenu russe. Maintenant pour la suite de l’armée ukrainienne, ça dépend de sa capacité à se reconstituer, à se rétablir, sur des lignes de défense efficaces.
06:50 L’armée russe au maximum de ses capacités dans le Donbass
Dans le Donbass, les Russes contrôlent désormais une partie de Sievierodonetsk. La ligne de front divise la ville en deux. Cette ville de 100 000 habitants est pilonnée depuis des semaines par l'armée russe qui y concentre l'essentiel de son effort. Et une question reste en suspens : combien de temps les forces en présence pourront-elles poursuivre cet affrontement de haute intensité ?
La guerre en Ukraine oppose un corps expéditionnaire russe, 100 000 hommes, à une nation en armes. Il y a quelques jours le président Zelensky assurait que l'Ukraine disposait d'au moins 700 000 soldats. Depuis le 24 février, de 15 à 20 000 militaires auraient tués de chaque côté. Mais Moscou n'a pu envoyer que 10 000 hommes en renfort. Le rythme de l'offensive dans le Donbass est par conséquent à peine supportable, souligne Dimitri Minic, spécialiste de l'armée russe : « L’armée russe arrive au bout de ses forces en termes de ressources humaines et en équipements de haut niveau et de haute préparation au combat. La relève est quasiment impossible en termes de personnel. Les unités prêtes à ce type de combat, finalement, ont été consommées, non seulement en termes de vies humaines, mais aussi en termes de morale. Une grande partie a été consommée. Alors, il en reste évidemment, mais ce sera très difficile sur la durée de continuer ce niveau de combat et d’intensité sans faire plusieurs pauses opérationnelles comme celles de fin mars début avril. » Pour relancer l'offensive dans le Donbass, le Kremlin devra nécessairement faire appel à la conscription, or jusqu'ici Moscou a toujours indiqué qu’aucun appelé ne rejoindrait « l’opération spéciale ».
>>> Coopération judiciaire: la collaboration internationale sur les crimes commis en Ukraine s'étend. Trois pays supplémentaires ont rejoint la plateforme de coopération judiciaire sur les crimes commis en Ukraine. L’Estonie, la Slovaquie et la Lettonie s’ajoutent désormais à la Pologne, la Lituanie et l’Ukraine dans cette équipe d’enquête commune, créée sous l’égide d’Eurojust fin mars, dans le but de centraliser d’éventuelles pièces à conviction. Le bureau du procureur de la Cour pénale internationale a aussi accepté de participer, sous certaines conditions. Article
>>> « J’entends la petite voix européenne qui chuchote “Laissez ce morceau de terre à Poutine”, en parlant du Donbass. Et, si l’on cède, croyez-vous que ces fachos vont arrêter d’envoyer des missiles ? » Lemonde
>>> « La guerre en Ukraine réveille dans les pays européens des plaies et des approches différentes » Article
>>> Des procureurs européens veulent « faire front » face aux crimes de guerre en Ukraine. Six pays font désormais partie de l’équipe commune d’enquête, sur les dix-huit qui ont ouvert des investigations. Eurojust devrait pouvoir bientôt stocker, préserver et analyser les documents partagés par les procureurs nationaux.
Trois nouveaux pays ont rejoint la plate-forme de coopération judiciaire
créée le 23 mars, sous l’égide de l’agence européenne pour la
coopération judiciaire Eurojust. L’Estonie, la Slovaquie et la Lettonie
s’ajoutent désormais à la Pologne, à la Lituanie et à l’Ukraine dans
cette équipe commune d’enquête (ECE), qui permet aux procureurs
nationaux de centraliser et d’échanger des documents sur les crimes commis en Ukraine. « Pour l’Ukraine, ce n’est pas seulement le front militaire qui est important,
a déclaré la procureure générale Iryna Venediktova, lors d’une
conférence de presse organisée, le 31 mai, au siège d’Eurojust, à
La Haye. Il y a aussi le front diplomatique et, tout aussi important maintenant, le front judiciaire. » Article



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