>>> Les points essentiels :
► Après avoir tenté de résister à l'avancée russe pendant plusieurs semaines, l'armée ukrainienne a reçu l'ordre de quitter la ville de Sievierodonetsk.
► Un fonctionnaire de l’administration d’occupation russe à Kherson a été tué ce vendredi, annoncent les autorités russes. Ce type d’attaques se multiplient depuis des semaines dans les territoires ukrainiens occupés.
► La Russie exacerbe l'insécurité alimentaire dans le monde avec ses blocus et ses bombardements contre des infrastructures clés en Ukraine, selon un communiqué du G7. Dans un sommet virtuel des Brics+, Vladimir s'en est défenud et estime que la Russie n'est pas responsable de cette crise alimentaire.
► À Bruxelles, les Vingt-Sept ont accordé jeudi à l'Ukraine et la Moldavie le statut de candidat à l'Union européenne, un jalon hautement symbolique.
► Ce vendredi, le sommet européen continue. Les chefs d'État et de gouvernement des 27 discuteront de la manière dont l'Union européenne pourrait se passer du gaz russe alors que le fournisseur Gazprom a réduit la semaine dernière les flux vers l'UE.
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17:21
Bonjour, hormis le fonctionnaire prorusse tué à Kherson, avez-vous des informations sur une éventuelle résistance armée dans les zones occupées comme ce fut le cas pour la France pendant la 2nd Guerre Mondiale?
Bonjour lorraine,
Dmitri Savloutchenko, le chef du département de la famille de la jeunesse et des sports de l’administration d’occupation installée par la Russie à Kherson, a été tué vendredi dans un attentat, ont annoncé les autorités, alors que ce type d’attaques se multiplient. C’est la première fois que les autorités pro-russes annoncent la mort d’un de leurs représentants dans un attentat. Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a ainsi dénoncé un « acte de terrorisme ».
Depuis quelques semaines, il est en effet question d’actions de guérilla : « Les envahisseurs ont peur de la résistance de la population locale, qui se développe, en particulier, dans l’oblast de Kherson. Les dirigeants des occupants se déplacent (…) avec des gilets pare-balles, en véhicules blindés. La population locale continue à opposer une résistance totale », écrivait l’état-major ukrainien, le 4 juin. Quelques jours plus tard, les autorités russes des villes occupées de Berdiansk et de Melitopol ont accusé les partisans ukrainiens d’avoir mené deux attaques distinctes avec des explosifs contre des infrastructures dans les villes tenues par les Russes.
Dans une série d’articles, Foreign Policy, le New York Times, le Guardian ou Radio Svoboda (filiale russe du média américain Radio Free Europe-Radio Liberty) ont aussi évoqué des attaques contre les autorités mises en place par l’armée russe dans les territoires conquis. Depuis quelques semaines, les cartes de l’Institut pour l’étude de la guerre (Institute for the Study of War, groupe de réflexion sis aux Etats-Unis) font apparaître des zones hachurées en bleu avec la mention « Reported ukrainian partisan warfare ».
Les communiqués de l’armée ukrainienne et des vidéos rapportent aussi des actions de « partisans » contre les forces russes, leurs alliés ou des infrastructures, mais il est impossible de les vérifier de manière indépendante. De leur côté, les autorités ukrainiennes ont mis en ligne un site pour coordonner l’action de la résistance, qui donne des instructions pour commettre des sabotages, contourner la censure russe et publie des informations sur les actions menées contre l’occupant russe.
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11h52 : Les douanes suisses examinent de mystérieuses importations d'or russe
Les douanes suisses sont en train d'examiner les récentes importations d'or russe en Suisse à la lumière des sanctions économiques, annoncent-elles vendredi, alors que les questions autour de ce mystérieux arrivage restent pour l'instant sans réponse.
En mai, trois tonnes d'or venant de Russie ont été importées dans le pays alpin, qui compte de nombreuses raffineries, pour fondre des lingots, avait révélé mardi l'agence Bloomberg. De l'or russe a ainsi trouvé le chemin de la Suisse pour la première fois depuis le début de la guerre en Ukraine, avait précisé l'agence financière, le mystère restant pour l'instant entier quant au nom de l'importateur.
Ces trois tonnes d'or, d'une valeur de 194 millions de francs suisses (191 millions d'euros), sont arrivées en Suisse en provenance du Royaume-Uni mais leur « indication d'origine mentionne la Russie », indique vendredi l'Office fédéral de la douane et de la sécurité des frontières (OFDF) dans un communiqué.
« L'OFDF examine les importations concernées au regard des sanctions en vigueur », précisent les douanes, insistant cependant sur le fait que « pour des raisons légales, aucune information sur les importateurs d'or ne peut être fournie ».
11h37 : En Image - Le complexe sportif du campus de l'Institut Polytechnique de Kharkiv en ruine
08h52 : Quel rôle pour l'Otan dans la protection des pays baltes ?
Depuis le début de la guerre en Ukraine, les pays baltes craignent d'être les prochaines cibles militaires de la Russie. Dans ce contexte, l'Estonie toute proche demande à l'Otan de passer à près de 20 000 hommes le nombre de ses soldats stationnés dans les pays baltes, c'est-à-dire de tripler ses effectifs actuels. Céline Bayou est chercheure associée au centre de recherche Europe-Eurasie à l'Inalco, et rédactrice en chef de la revue Regards sur l'Est :
C’est un enjeu et d’autant qu’il a un petit différentiel d’appréciation entre les deux membres des États baltes qui sont des demandes de renforcement et pérennisation de la présence de l’Otan et la capacité qu'a l’Otan à en effet venir renforcer encore ce qu’elle faisait déjà précédemment. La question derrière aussi est de se dire quel choix, on fait stratégiquement sur le continent européen de dissuasion et pour défendre en fait ce flan Est que l’on peut considérer comme étant fragilisé par l’action agressive de la Russie.
08h26 : Des réseaux criminels piègent les réfugiées ukrainiennes
Lors
une opération conjointe, la police européenne a pu identifier des
criminels présumés qui tentaient de piéger en ligne des victimes
ukrainiennes, des femmes qui ont fui l'invasion de leur pays. RFI
06h44 : Budapest ne veut pas plus de sanctions contre Moscou [vivement qu'Orban casse sa pipe, car là, il nous casse les c...]
L'Union européenne devrait cesser d'empiler les sanctions contre la Russie et plaider en faveur d'un cessez-le-feu et pour des négociations, a déclaré jeudi un conseiller du Premier ministre hongrois, Viktor Orban. S'exprimant en marge d'un sommet européen au cours duquel les Vingt-Sept ont officiellement accordé le statut de candidat à l'entrée dans l'Union à l'Ukraine et à la Moldavie, Balazs Orban a dit penser que de nouvelles sanctions pénaliseraient le bloc européen davantage que la Russie.
Très dépendante des importations d'hydrocarbures russes, la Hongrie freine autant qu'elle peut les initiatives qu'elle juge hostiles à Moscou, d'autant que la Russie construit un réacteur nucléaire sur le sol hongrois.
>>> Pologne : à Konin, un « Lieu de bonté » pour les réfugiés ukrainiens Lemonde
>>> A Moscou, Dmitri Medvedev contre les « dégénérés » de l’Occident. Longtemps considéré comme un libéral, l’ex-premier ministre et
doublure de Vladimir Poutine au Kremlin se pose aujourd’hui en faucon du
régime et réclame le rétablissement de la peine de mort. Lemonde
>>> Les forces ukrainiennes se retirent du verrou stratégique de Sievierodonetsk RFI
>>> Quatre mois de guerre et des conséquences imprévisibles. Le 24 février, Vladimir Poutine ordonnait le début d'une « opération militaire spéciale » en Ukraine, marquant le début de l'invasion de l'armée russe. Ce jeudi 23 juin, pour le dernier Conseil européen de la présidence française du Conseil de l'Union européenne - qui devrait accorder à l'Ukraine le statut de candidat à l’adhésion à l'UE -, RFI est en Pologne, accueillie par le collège d'Europe de Varsovie sur le campus de Natolin pour une édition spéciale, alors que le conflit fait toujours rage. RFI



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