Live Lemonde du 16/07/2022
>>> Nouvelles sanctions de l'Europe contre la Russie. L'Union européenne a annoncé une septième salve de sanctions contre Moscou. Elle vise notamment les exportations d'or russe, comme l'avaient décidé les pays du G7 fin juin. LesEchos
>>> Viols collectifs, chambres de torture, exécutions, déportations, transferts de populations… Un rapport européen pointe les crimes commis par les forces russes. Un récent rapport de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) pointe des crimes de guerre commis par les forces russes en Ukraine entre le 1er avril et le 25 juin 2022. Ladepeche
[j'ajouterai aussi terrorisme, car bombarder aveuglément écoles, hôpitaux, marchés, habitations, bref tuer le maximum de civils, indistinctement femmes, enfants, personnes âgées, c'est exactement du terrorisme]
18:18 Le point sur la situation militaire
- Dans le Donbass, dans l’est de l’Ukraine, les forces russes sont « probablement en train de sortir de la pause opérationnelle » qu’elles avaient décrétée il y a huit jours pour se régénérer, affirme l’Institut américain pour l’étude de la guerre (ISW). Les troupes de Moscou ont mené « une série d’assauts terrestres », « encore à petite échelle » et « largement infructueux » dans l’oblast de Donetsk, au nord-ouest de Sloviansk, au sud-est de Bakhmout, et au sud-ouest de la ville de Donetsk, énumère-t-il. Les offensives russes dans le Donbass restent « réduites », confirme le ministère de la défense britannique, les combats se concentrant sur Siversk et Bakhmout. Depuis qu’elles ont abandonné, au début de juillet, Lyssytchansk, les troupes ukrainiennes ont « raccourci » leur ligne de défense, ce qui leur permet de « concentrer » leurs forces « contre des attaques russes réduites et a contribué à réduire l’élan de la Russie », constate le ministère de la défense britannique.
- L’armée russe a déployé des lanceurs de missiles sur le site de la centrale nucléaire de Zaporijia, dans le sud du pays, la plus grande d’Europe avec ses six réacteurs, qu’elle contrôle depuis le début de mars, a dénoncé vendredi soir le patron d’Energoatom, l’opérateur ukrainien. « La situation [à la centrale] est extrêmement tendue et la tension s’accroît de jour en jour », a écrit sur Telegram Petro Kotin, le président d’Energoatom, selon lequel 500 soldats russes sont présents sur le site.
- Valentyn Reznitchenko, le gouverneur de la région de Dnipro, dans le centre de l’Ukraine, a dénoncé samedi « un déluge de feu dans la matinée » sur le territoire de Nikopol, qui a fait deux morts.
- Une 24e personne est morte des frappes de missiles sur le centre de Vinnytsia, à des centaines de kilomètres à l’ouest du Donbass, a annoncé le gouverneur de l’oblast, Serhi Borzov, précisant que 68 personnes continuaient de recevoir des soins, dont quatre enfants. Moscou, qui ne reconnaît aucune bavure ni crime de ses forces en Ukraine, affirme avoir frappé la « maison des officiers » de Vinnytsia. Un haut responsable américain sous couvert d’anonymat a déclaré ne pas avoir « d’indication sur la présence d’une cible militaire à proximité ».
- Il n’existe aucun bilan global des victimes civiles du conflit. L’ONU a recensé près de 5 000 morts confirmés, dont plus de 300 enfants, mais reconnaît que leur nombre véritable est sans doute largement supérieur. Pour la seule ville de Marioupol, dans le Sud-Est, tombée en mai au terme d’un terrible siège, les autorités ukrainiennes évoquaient quelque 20 000 morts. Sur le plan militaire, des sources de sécurité occidentales évoquent désormais entre 15 000 et 20 000 soldats russes tués. Kiev a fait état d’au moins 10 000 morts dans ses troupes. Aucune statistique indépendante n’est disponible.
- Plus de six millions d’Ukrainiens sont déplacés à l’intérieur de leur pays, selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) et le Haut-Commissariat aux réfugiés de l’ONU (HCR). Ils s’ajoutent aux quelque 5,5 millions d’Ukrainiens enregistrés en tant que réfugiés dans d’autres Etats européens depuis le début de l’invasion.
>>> « L’UE pourrait produire suffisamment de biométhane pour remplacer le gaz russe ». Le
professeur de gestion Robert Bell affirme, dans une tribune au
« Monde », que la conversion des déchets organiques en méthane
permettrait de mettre fin aux importations de gaz russe. Lemonde
>>> L'armée russe tirerait des missiles depuis la centrale nucléaire de Zaporijjia. L'opérateur ukrainien de l'énergie nucléaire Energoatom accuse l'armée russe d'avoir déployé des lanceurs de missiles sur le site de la centrale nucléaire de Zaporijjia, dans le sud de l'Ukraine, pour tirer notamment sur les régions de Nikopol et de Dnipro, où des frappes ont été signalées dans la nuit de vendredi à samedi. LT
>>> En attendant la contre-offensive… Ces derniers jours, les forces russes ont accentué leurs frappes sur les villes du pays, faisant de nombreux morts dans la population. Pendant ce temps, l’armée ukrainienne visent les arrières russes avec ses nouvelles armes occidentales. Et elle pourrait passer à la contre-attaque en août. (...) “Dans le même temps, les occupants russes visent nos places, le plus souvent, des missiles tombent sur des sites civils, sur les habitants civils de l’Ukraine, alors que les missiles dont sont équipées les forces de la défense ukrainienne frappent directement des cibles militaires, les dépôts de munitions des occupants russes. Et c’est là qu’est la différence majeure entre les actions des occupants et celles des défenseurs ukrainiens.” CI
>>> Le grand rabbin de Moscou sonne l’alarme. Forcé de quitter la Russie pour avoir refusé de soutenir la guerre
en Ukraine, Pinchas Goldschmidt craint les répercussions du conflit sur
la communauté juive russe. Lemonde
>>> Face à Poutine, le risque de soumission des peuples européens . La
Russie s'est lancée dans un conflit militaire avec l'Ukraine. Avec
l'Europe tout entière, c'est une guerre d'usure que Vladimir Poutine a
entamée. Nos modes de vie vont en être perturbés, nos économies aussi.
C'est le prix à payer, explique Pascal Perri, pour ne pas tomber sous la
coupe de la Russie. Lesechos
( « Si l'Europe ne se réveille pas, elle sera bientôt la proie
d'un autre prédateur » LesEchos . [Je dirais plutôt aujourd'hui que si elle se soumet, elle meut. Nul besoin d'attendre un autre prédateur]
>>> Situation tendue à la centrale nucléaire de Zaporijjia entre militaires russes et personnel ukrainien RFI
06:30 La Russie accusée de tirer des missiles de la centrale nucléaire de Zaporijia
L’armée russe a déployé des lanceurs de missiles sur le site de la centrale nucléaire de Zaporijia, grâce auxquels elle pilonne notamment la région de Nikopol, a affirmé Petro Kotinee, président de l’opérateur ukrainien Energoatom, vendredi.
« Les occupants russes ont installé des systèmes de tirs de missiles sur le territoire de la centrale nucléaire de production électrique de Zaporijia et frappent le district de Nikipol à partir de cet endroit », a expliqué M. Kotine sur Telegram après un entretien télévisé sur la chaîne ukrainienne United News. « La situation est extrêmement tendue et la tension s’accroît de jour en jour. Les occupants y amènent leur machinerie, y compris des systèmes de missiles avec lesquels ils ont déjà frappé de l’autre côté du Dniepr et sur le territoire de Nikopol », à 80 kilomètres au sud-ouest de Zaporijia, a-t-il déclaré.
Selon lui, jusqu’à cinq cents soldats russes se trouvent toujours sur le site de la centrale. Ils « contrôlent le site », a-t-il assuré. « Des équipements lourds, des occupants et des camions chargés d’armement et d’explosifs restent stationnés sur le site de la centrale », a précisé M. Kotine, estimant « insuffisante » la pression pour les faire partir et critiquant en particulier l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA). Celle-ci « mène des jeux politiques, oscillant entre la Russie et l’Ukraine », a-t-il souligné. « L’AIEA a plein d’employés russes », a-t-il ajouté, citant le chiffre d’une centaine « et même le premier adjoint du directeur général de l’AIEA [Rafael Grossi] est de Russie ». « Peut-être que cela détermine leur position réservée », a-t-il lancé.
Une situation « extrêmement difficile »
Selon le site de l’AIEA, M. Grossi compte six adjoints, parmi lesquels le Russe Mikhail Chudakov, nommé en 2015. L’organisme précise employer deux mille cinq cents personnes de plus de cent pays. Son directeur général a insisté, jeudi, sur « l’importance » pour l’AIEA de pouvoir se rendre dans la centrale afin de mener « des opérations essentielles de sécurité, de sûreté et de protection de la plus grande centrale nucléaire d’Ukraine ». L’agence n’a pas pu s’y rendre depuis le début de la guerre, le 24 février.
Les autorités ukrainiennes s’opposent à une telle visite, considérant qu’elle légitimerait l’occupation russe du site aux yeux de la communauté internationale, avait fait valoir Energoatom il y a plusieurs semaines. Le site est occupé par les forces russes, mais le personnel ukrainien continue de travailler, a précisé le communiqué, évoquant une situation « extrêmement difficile » à cause de la « pression constante sur le personnel ».
En 2021, la centrale fournissait 20 % de la production annuelle ukrainienne d’électricité et 47 % de celle produite par le parc nucléaire ukrainien.
Quelques rappels concernant les crimes de guerre
>>> Les crimes de guerre sont considérés comme des violations graves du droit international humanitaire. Ils engagent la responsabilité pénale individuelle de leurs auteurs (et non des Etats). Toute personne majeure au moment des faits qui lui sont reprochés peut être jugée par la Cour pénale internationale (CPI). Aucune loi d’immunité ne peut empêcher la Cour d’intenter des poursuites contre un individu. En outre, les crimes relevant de la compétence de la CPI ne se prescrivent pas. A ces égards, rien n’empêche que Vladimir Poutine soit jugé par la CPI. Encore faut-il toutefois que des preuves suffisantes soient accumulées contre lui. A la mi-mars, notre correspondante à La Haye, Stéphanie Maupas, rapportait que la traque des preuves avait commencé.
A supposer que l’enquête de la Cour en Ukraine permette d’identifier des suspects de crimes de guerre, ces derniers ne pourront toutefois être arrêtés que sur le territoire d’un Etat qui respecte sa juridiction. La CPI est donc limitée par la discrétion des Etats pour faire arrêter les suspects présents sur leur sol, ainsi que par son absence de force de police. (Live du Monde, 21/03/2022, 10h06)
>>> Les démocraties doivent soutenir le travail de la justice ukrainienne et celui de la Cour pénale internationale, qui a ouvert une enquête au début de mars. Il importe que la guerre menée par le président russe ne reste pas impunie. Lemonde


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