Live Lemonde
>>> Ce qu’il faut savoir ce soir à 21 heures
- Le président biélorusse, Alexandre Loukachenko, allié de la Russie, a accusé l’Ukraine d’avoir tiré des missiles sur la Biélorussie, un peu plus tôt cette semaine, sans toutefois apporter de preuve. Selon lui, « on a essayé depuis l’Ukraine de frapper des cibles militaires en Biélorussie », mais les systèmes antiaériens auraient intercepté « les missiles tirés par les forces ukrainiennes ».
- La situation est confuse à Lyssytchansk, dans la région de Louhansk, l’une des deux provinces du Donbass, située dans l’est du pays. Dans cette ville, où « ça bombarde de jour comme de nuit », les séparatistes soutenus par l’armée russe ont affirmé avoir « totalement » encerclé la ville. Une déclaration démentie par l’armée ukrainienne, un peu plus tard.
- A Kharkiv, deuxième ville du pays, située au nord-est, des missiles ont frappé un quartier de la ville sans faire de victimes, ainsi que l’usine de tracteurs locale où se trouvaient des troupes et des équipements de la 10e brigade d’assaut de montagne ukrainienne. Près de Mykolaïv, dans le sud de l’Ukraine, l’armée russe a atteint 39 centres de commandement et deux dépôts de munitions.
- A Krementchouk, les travaux de déblaiement des décombres du centre commercial détruit le 27 juin se sont achevés. Selon les services de secours ukrainiens, 21 personnes ont été tuées et 66 blessées. Vingt-neuf fragments de corps ont également été retrouvés.
- Les Russes contrôlent environ 1 500 km² du territoire ukrainien, soit 19,2 % du pays, selon Ukraine War Map, qui cartographie les mouvements militaires et l’avancée des Russes en Ukraine depuis le début du conflit. Avant le 24 février, la Russie contrôlait à peine 8 % du territoire ukrainien. Une proportion qui était montée jusqu’à 22 % une semaine après le début de la guerre.
>>> Après le retrait des Russes de l'île aux Serpents, «une dynamique de desserrement du blocus» RFI
15:50 Des munitions intelligentes utilisées par l’armée ukrainienne
La France va livrer à l’Ukraine « six Caesar additionnels », ces canons automoteurs réputés pour leur précision, avait annoncé le président français, Emmanuel Macron, lors d’une conférence de presse à Kiev, le 16 juin. En plus des canons, l’Ukraine semble avoir reçu des « munitions intelligentes », en l’occurrence des obus Bonus, développés dans le cadre d’une coopération entre la France et la Suède. Il s’agit de munitions de calibre 155 mm antichars capables de détecter leur cible et larguant deux sous-munitions perforantes. Ces obus sont notamment utilisés par le canon automoteur Caesar, le M109 et l’obusier M777. Ces munitions sont utilisées par la France, la Suède, les Etats-Unis, la Finlande et la Norvège. Ils ont été utilisés contre l’organisation Etat islamique, en Irak, en 2018, par l’armée française.
Une vidéo montrant la destruction d’un véhicule antiaérien russe (Pantsir) est abondamment commentée. Julian Röpcke, de Bild, écrit sur Twitter : « La France aurait fourni à l’Ukraine des munitions Bonus pour l’artillerie mobile Caesar » et détaille les fonctionnalités de ces munitions.
13:40 Mykolaïv et Kharkiv sous le feu russe
Dans le nord-est de l’Ukraine, à Kharkiv, la deuxième ville du pays, « la matinée […] a été particulièrement agitée », a rapporté le gouverneur régional, Oleh Synehoubov, selon qui des missiles ont frappé un quartier de la ville sans faire de victimes.
Igor Konachenkov, le porte-parole du ministère de la défense russe, a déclaré que l’armée de l’air russe avait frappé à Kharkiv l’usine de tracteurs locale où se trouvaient des troupes et des équipements de la 10e brigade d’assaut de montagne ukrainienne.
Sur le front sud, selon M. Konachenkov, l’armée russe a atteint 39 centres de commandement et deux dépôts de munitions près de Mykolaïv avec des tirs d’artillerie ou des frappes aériennes. Le gouverneur régional ukrainien, Vitali Kim, a fait état, pour sa part, d’explosions entendues dans la matinée et dont les autorités s’efforçaient de mesurer les conséquences.
D’une manière générale, a affirmé le porte-parole du ministère de la défense russe, « l’ennemi subit de lourdes pertes sur tous les fronts ».
11:57 Tirs de roquettes jour et nuit sur Sloviansk
A environ 80 km à l’ouest de Sievierodonetsk, Sloviansk, ville du Donbass non loin de celles d’Izioum et de Lyman déjà aux mains des forces russes, un tir de roquettes a frappé des maisons habitées vendredi soir. Une femme qui se trouvait dans son jardin a été tuée et son mari a été blessé, a raconté un témoin à l’Agence France-Presse, en montrant les dégâts provoqués sur des bâtiments du quartier.
Le maire de la ville, Vadym Liakh, a accusé les forces russes d’avoir utilisé des armes à sous-munitions, interdites par des traités internationaux auxquels Moscou n’est pas partie.
Selon le gouverneur de la région de Donetsk, Pavlo Kyrylenko, quatre civils ont été tués et douze autres ont été blessés à Sloviansk depuis vendredi matin. Les quartiers résidentiels de la ville subissent des tirs de roquettes jour et nuit depuis au moins une semaine.
06:16 La vassalisation accélérée de la Biélorussie par la Russie
Le 24 février, c’est en particulier avec des troupes parties de Biélorussie que la Russie a envahi l’Ukraine. Quatre mois plus tard, jamais le régime d’Alexandre Loukachenko n’a été aussi dépendant du président russe, Vladimir Poutine, auquel il doit sa survie politique après sa réélection contestée, en août 2020.
Le territoire biélorusse, qui fournit à la Russie toute l’infrastructure nécessaire pour conduire sa guerre, fait désormais office de base arrière pour le chef du Kremlin. La population biélorusse, qui a combattu Loukachenko, en fait les frais.

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