vendredi 1 juillet 2022

Vendredi 1er juillet 2022. Cent-vingt-huitième jour de guerre

 Live du Monde.

Île des Serpents, Kherson : contre-attaques de l’Ukraine

Contrairement à ce que clame le Kremlin (qui comme d’hab raconte n’importe quoi) , la Russie ne s’est pas « retirée » pour, dans un élan de bonté, « créer un couloir humanitaire permettant d’exporter les productions de céréales d’Ukraine » (11:30) . Non, elle ne s’est pas « retirée ». On l’a retirée. L’Ukraine l’a retirée, par ses frappes (voir images satellites montrant plusieurs véhicules et bâtiments en feu et détruits dans la partie nord de l’île. À 22:26). La Russie ne s’est pas retirée. Elle a été virée, et suite à cela, a balancé un missile à l’aveuglette – comme l’État terroriste qu’il est - sur Odessa, touchant un immeuble d’habitation et un centre de loisir (02:18 . Bilan – provisoire - s’élève à 19 morts dont 6 enfants , et 38 blessés)

>>> Armes pour l’Ukraine: avec Macron, aux grands mots les petits moyens. Le Président célèbre l’aide militaire qu’il apporte à l’Ukraine. Celle-ci se révèle pourtant minime et tardive alors que la France se targue d’être une grande puissance.

Il aura fallu plus de quatre mois d’un conflit meurtrier pour que la France, membre permanent du Conseil de sécurité des Nations unies, puissance dotée de l’arme nucléaire, nation disposant d’un modèle d’armée complet, envoie 18 pièces d’artillerie, un nombre inconnu de blindés de transport et quelques missiles antichars à l’Ukraine. Suffisant pour qu’Emmanuel Macron se décerne ce satisfecit : «Le soutien de la France aux armées ukrainiennes ne passe pas uniquement par des engagements verbaux, mais bien par le déploiement de matériel sur place, […] accompagné d’une formation efficace, et surtout d’un déploiement rapide», a lancé le président français jeudi à Madrid en conclusion du sommet de l’Otan.

Selon les données du Kiel Institute for the World Economy, entre le début de la guerre et le 7 juin, la France de Macron avait envoyé des équipements militaires pour une valeur totale 162,12 millions d’euros. Moins que l’Allemagne (191,9 millions), la Lettonie (218,8 millions), l’Estonie (240 millions), la Norvège (415,49 millions), le Canada (463,51 millions), le Royaume-Uni (998,63 millions), la Pologne (1,7 milliard) ou encore les Etats-Unis (1,97 milliard).

L’aide française est donc plus que modeste. Certes, les canons fournis, les Caesar, se révèlent efficaces sur le terrain. Mais la décision de les expédier n’a été prise que fin avril... (Libération)

 

 

>>> Triste histoire. Une femme et son enfant de 5 ans fuient la guerre en Ukraine, se retrouvent en PACA, une région dominée par le parti de Poutine ; et finalement l'enfant est tué à Nice :

Nice : Un petit garçon ukrainien réfugié en France est mort jeudi sur la promenade des Anglais après avoir été heurté par une trottinette électrique qui roulait à vitesse excessive. Il avait fui la guerre en Ukraine avec sa mère. (LaDepeche)

 

 

00:19 La frappe sur Serhiïvka est une « terreur russe délibérée », dénonce Zelensky

Dans sa vidéo quotidienne publiée ce soir, Volodymyr Zelensky revient sur la frappe de bombardiers stratégiques sur des immeubles, qui a fait 21 morts dans la ville de Serhiïvka, dans la région d’Odessa, la nuit dernière.

Les missiles ont touché « un immeuble résidentiel ordinaire, un immeuble de neuf étages dans lequel personne n’a caché d’armes, d’équipement militaire ou de munitions, contrairement à ce que disent toujours les propagandistes et les responsables russes à propos de telles frappes », déclare le président ukrainien. L’immeuble « était habité par des gens ordinaires, des civils », ajoute-t-il.

J’insiste : il s’agit d’une terreur russe délibérée et non de quelques erreurs ou d’une frappe de missile accidentelle.

M. Zelensly ajoute qu’un « centre de loisirs a également été détruit par un missile ». « Un objet absolument typique d’une zone balnéaire », ironise-t-il.

 

 

23:48 L’Ukraine demande à la Turquie d’arrêter un navire russe dans ses eaux

Dernier épisode en date de la guerre du grain entre Kiev et Moscou : l’ambassade d’Ukraine à Ankara a demandé, vendredi, à la Turquie d’arrêter un navire russe arrivé à proximité de sa côte sur la mer Noire en provenance du port ukrainien de Berdiansk, sous occupation russe. Kiev soupçonne le bateau de transporter des milliers de tonnes de céréales volées par les Russes.

Le Zhibek Zholy, un cargo de 140 m de long battant pavillon russe, a jeté l’ancre à un kilomètre environ du port de Karasu sur la côte turque à l’est d’Istanbul, selon le site Marine Traffic qui permet de suivre les mouvements des bateaux.

« Le “Zhibek Zholy” en provenance de Berdansk occupé est entré dans le port de Karasu. A la demande du procureur d’Ukraine, nous avons demandé à la partie turque de prendre les mesures nécessaires » a déclaré l’ambassadeur Vasyl Bodnar sur Twitter., mais il ne précise pas quelle est la cargaison à bord.

Début juin, M. Bodnar avait accusé la Russie de voler les céréales : « La Russie vole sans vergogne les céréales d’Ukraine et les exporte depuis la Crimée à l’étranger, notamment vers la Turquie », dénonçait-il.

Selon Marine Traffic, le bâtiment avait coupé son transpondeur dans les douze heures précédant son approche de la Turquie. Le transpondeur, obligatoire en cours de navigation, émet un signal satellite qui permet de localiser en permanence les bâtiments.

Le diplomate ukrainien salue la « bonne communication et une coopération intensive avec les autorités turques ». « Nous avons demandé l’aide de la Turquie pour résoudre le problème », ajoute-t-il

Ankara a offert son aide, à la demande des Nations unies, pour sécuriser des corridors marins permettant d’exporter les céréales ukrainiennes bloquées dans les ports. La Turquie est considérée comme une alliée de l’Ukraine à laquelle elle fournit des drones de combat, mais Ankara veille à garder une position neutre envers la Russie, dont elle dépend pour ses approvisionnements en gaz notamment.

 

 

22:17 Les Etats-Unis annoncent une nouvelle aide militaire à l’Ukraine de 820 millions de dollars

 

20:45 Kiev accuse Moscou d’avoir largué des bombes au phosphore sur l’île des Serpents

Dans un communiqué publié vendredi, l’Ukraine accuse l’armée russe d’avoir bombardé l’île des Serpents avec des munitions au phosphore. « Vers 18 heures, les forces armées russes ont effectué à deux reprises une attaque aérienne avec des bombes au phosphore sur l’île des Serpents », a écrit sur les réseaux sociaux Valeri Zaloujny, le commandant en chef des forces armées ukrainiennes, accusant Moscou « de ne pas respecter ses propres déclarations ». « La seule chose dans laquelle l’ennemi est cohérent est sa « précision » constante de frapper », a fustigé M. Zaloujniï.

Il a accompagné son message d’une vidéo sur laquelle on aperçoit un avion voler au-dessus de l’île des Serpents et larguer au moins deux bombes qui touchent leur cible, laissant apparaître de légères traînées blanches dans le ciel, un signe distinctif des bombes au phosphore. Les armes au phosphore sont des armes incendiaires dont l’usage est interdit contre des civils, mais pas contre des cibles militaires, en vertu d’une Convention signée en 1980 à Genève.

Kiev a accusé Moscou de son usage à plusieurs reprises depuis fin février, dont sur la population civile, ce que l’armée russe rejette catégoriquement. Jeudi, l’armée ukrainienne s’était félicitée d’avoir contraint les Russes, « incapables de résister » à l’artillerie, à abandonner l’île des Serpents, située dans le nord-ouest de la mer Noire.

 

 

18:24 La Norvège annonce un don de près de 1 milliard d’euros à l’Ukraine

 A l’occasion d’une visite à Kiev et à Iahidne, un village durement touché par la guerre, Jonas Gahr Store, le premier ministre de Norvège, annonce un don d’un peu moins de 1 milliard d’euros à l’Ukraine sur deux ans. Ce don important de 10 milliards de couronnes norvégiennes (environ 970 millions d’euros), qui vient s’ajouter à de précédentes aides annoncées par Oslo, doit servir « à de l’aide humanitaire, à la reconstruction du pays, à des [achats d’]armes et au soutien au fonctionnement des autorités [ukrainiennes] », écrit le gouvernement norvégien dans un communiqué. « Nous sommes au côté du peuple ukrainien, a déclaré M. Store dans le communiqué. Nous contribuons pour soutenir le combat des Ukrainiens pour la liberté. Ils se battent pour leur pays, mais aussi pour nos valeurs démocratiques. » Mercredi, Oslo avait annoncé le don à l’Ukraine de trois systèmes de lance-roquettes multiples, armes particulièrement recherchées par l’Ukraine.

 

17:41 Selon un bilan actualisé, 21 personnes ont été tuées dans les bombardements russes près d’Odessa. Des bombardements russes sur des immeubles résidentiels de la région d’Odessa ont fait 21 morts, dans la nuit de jeudi à vendredi, selon le bilan mis à jour. Selon des médias ukrainiens, relayés par l’agence de presse Associated Press (AP), 38 autres personnes, dont six enfants et une femme enceinte, sont toujours hospitalisées. Les services d’urgence ukrainiens ont affirmé que la plupart des victimes se trouvaient dans un immeuble visé.

 

 

>>> A Kherson, dans le Sud, des hélicoptères ukrainiens ont frappé « des troupes et de l’équipement militaire de l’ennemi », près de la commune de Bilozirka, a fait savoir, vendredi, l’armée ukrainienne. Cette attaque a fait « trente-cinq morts » parmi les soldats russes et détruit deux chars et plusieurs autres véhicules blindés, selon la même source.

>>> Vu d’Ukraine. Dans Kherson occupé, un retour à “la Russie stalinienne”. Pénurie, marché noir, torture et répression, le média en ligne “Oukraïnska Pravda” dénonce le quotidien sous l’occupation, dans la seule grande ville d’Ukraine prise par les troupes russes depuis le début de la guerre. Un texte empreint de révolte. CI




14:00 Les écoles de Kiev rouvriront en septembre

Les écoles à Kiev rouvriront au 1er septembre et l’éducation y sera dispensée en présence des élèves, ont annoncé, vendredi, les autorités de la capitale ukrainienne. Les établissements, qui ont travaillé en ligne depuis le début de l’invasion russe, le 24 février, sont fermés actuellement du fait des vacances scolaires d’été.

« La mission la plus importante à la rentrée est d’assurer la sécurité des élèves et des enseignants », a dit Olena Fidanian, cheffe du département de l’éducation et de la science à la mairie, dans un communiqué.

Les environs des bâtiments seront inspectés pour détecter la présence éventuelle d’engins explosifs, et des abris antiaériens dans les écoles seront approvisionnés en eau, en médicaments et en d’autres produits de première nécessité.

« A la rentrée, toutes les écoles organiseront des formations nécessaires pour les enseignants et les enfants, portant sur le comportement en cas d’alerté aérienne », a ajouté Mme Fidanian. Les élèves qui ne peuvent pas retourner à Kiev pourront continuer leurs études à distance, a-t-elle précisé.




13:57 Le bilan s’alourdit dans la région d’Odessa, 19 morts dans des bombardements russes

Au moins 19 personnes ont été tuées lors de bombardements qui ont touché des immeubles de la région d’Odessa, dans le sud de l’Ukraine. Dans la nuit de jeudi à vendredi, deux missiles ont été tirés par un « avion stratégique » depuis la mer Noire, atteingant des immeubles, selon les services d’urgence ukrainiens.

Toujours provisoire, « le bilan est de 19 morts et 38 blessés, dont six enfants », a déclaré Serhi Krouk, chef du service national d’urgence d’Ukraine.

La première frappe a « touché un immeuble résidentiel de neuf étages, dans la région de Bilhorod-Dnistrovsky », à environ 80 kilomètres au sud d’Odessa, selon le porte-parole de l’administration de l’oblast d’Odessa, Sergey Bratchuk.

Au Kremlin, le porte-parole Dmitri Peskov, interrogé sur le sujet, a assuré que « les forces armées de Russie n’op[érai]ent pas sur des cibles civiles » en Ukraine.


>>> Après les frappes russes près d’Odessa, Berlin dénonce une attaque « inhumaine »

L’Allemagne a qualifié « d’inhumaines et cyniques », vendredi, les frappes de l’armée russe sur un immeuble d’habitations civiles près d’Odessa, en Ukraine, qui ont fait au moins 18 morts, selon les services d’urgence ukrainiens.

« Le gouvernement fédéral condamne l’attaque à la roquette par l’armée russe. La partie russe, qui parle une nouvelle fois de dommages collatéraux, est inhumaine et cynique », a déclaré le porte-parole du gouvernement Steffen Hebestreit.

« La partie russe, qui parle une nouvelle fois de dommages collatéraux, est inhumaine et cynique », a-t-il ajouté. « Cela nous montre encore une fois de manière cruelle que l’agresseur russe accepte délibérément la mort de civils », a affirmé M. Hebestreit appelant la « population russe [à] enfin faire face à cette vérité ».




>>> Epreuve de force entre Moscou et Oslo autour de l’archipel arctique du Svalbard . Moscou accuse la Norvège d’empêcher la livraison de ravitaillement aux mineurs russes sur l’archipel arctique du Svalbard et menace [ça alors… des menaces ? De la part de la Russie ? C’est étonnant] de mesures de rétorsions. (Lemonde)




>>> Énergie : l'Ukraine exporte désormais de l'électricité vers l'Union européenne. Le réseau électrique ukrainien ayant été raccordé au réseau européen mi-mars, l'Ukraine vient d'annoncer qu'elle commençait à exporter de l'électricité vers l'Union européenne. Un geste, qui intervient quelques jours après que l'UE a accordé le statut de candidat à son adhésion à l'Ukraine, et qui est d'autant plus le bienvenu que les Vingt-Sept s'inquiètent quant à leur capacité à éviter les coupures de gaz et d'électricité l'hiver prochain. LT





L’Inde, tout comme la Chine, en tant que pays collabos, doivent aussi être sanctionnés. Et surtout, l’Europe ne doit pas acheter le pétrole Russe par le biais de l’Inde. C’est écoeurant, insupportable, révoltant !

>>> Comment le pétrole russe arrivera en Europe en passant par l'Inde. Les raffineurs indiens achètent massivement le brut de Russie à prix cassé dont les importateurs occidentaux se détournent depuis l'invasion de l'Ukraine. Une fois transformé en carburant, le pétrole russe pourra être réexporté vers l'Europe, déjouant indirectement les sanctions qui frappent Moscou. LesEchos





13:07 La culture du bortsch ukrainien considérée comme en péril par l’Unesco

La culture du bortsch ukrainien est entrée sur la liste du patrimoine mondial immatériel en péril de l’Unesco, a tranché vendredi l’organisation onusienne, dans le cadre de la guerre en Ukraine qui menace la « viabilité » de la tradition entourant ce potage.

« L’existence de cette soupe en elle-même certes n’est pas en péril en soi, mais c’est le patrimoine humain et vivant qui est associé au bortsch qui est, lui, en péril immédiat, parce que la capacité des populations de pratiquer, de transmettre leur patrimoine culturel intangible est gravement perturbée à cause du conflit armé, à cause notamment des déplacements forcés des communautés », a expliqué le rapporteur du comité d’évaluation du dossier ukrainien.




12:59 « Nous sommes ensemble maintenant », dit Volodymyr Zelensky à l’UE

Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a déclaré vendredi que l’Ukraine et l’UE entamaient un nouveau chapitre de leur histoire, après l’acceptation de la candidature de son pays.

« Maintenant, nous ne sommes plus proches. Maintenant nous sommes ensemble », a dit M. Zelensky devant le Parlement ukrainien, saluant le début d’un nouveau chapitre dans l’histoire des rapports de son pays avec l’Union européenne. C’est « un grand honneur et une grande responsabilité » de travailler à « réaliser les aspirations » du pays, a-t-il lancé.

Nous avons couvert un parcours de 115 jours pour obtenir le statut de candidat et notre parcours vers l’adhésion ne devrait pas prendre des décennies. Nous devrions en prendre le chemin rapidement. L’Ukraine se bat pour choisir ses valeurs, pour être dans la famille européenne.

Après son intervention, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a dit par vidéo aux dirigeants et aux parlementaires ukrainiens que l’adhésion de leur pays était à leur portée, tout en les appelant à accélérer les réformes contre la corruption et formulant plusieurs conseils précis sur la justice et la nécessaire réduction de l’influence des oligarques.




10:16 Le bilan des frappes près d’Odessa passe à 18 morts, dont deux enfants

Au moins 18 personnes ont été tuées lors de frappes sur des immeubles de la région d’Odessa, dans le sud de l’Ukraine, selon Kiev.

Dans la nuit de jeudi à vendredi, deux missiles ont été tirés par un « avion stratégique » depuis la mer Noire, frappant des immeubles, selon les services d’urgence ukrainiens. Le nouveau bilan est monté à 18 morts, dont deux enfants, et 30 blessés, a indiqué le numéro deux de l’administration présidentielle, Kirilo Timochenko, sur Telegram.

Les opérations de sauvetage, compliquées par un incendie, se poursuivent.

La première frappe a « touché un immeuble résidentiel de neuf étages, dans la région de Bilgorod-Dniester », à environ 80 kilomètres au sud d’Odessa, selon le porte-parole de l’administration de la région d’Odessa, Serguiï Bratchouk. Il s’en est pris aux internautes qui rapportent sur les réseaux sociaux les mouvements des troupes et services de secours. « Une opération de sauvetage est en cours, n’écrivez pas où, qui et comment » pour ne pas mettre les militaires en danger, a-t-il dit à la télévision locale, sans préciser le lieu exact de la frappe.



09:35 Un missile russe a tué des civils dans un centre commercial, affirme Human Right Watch

Les forces armées russes ont tiré un missile qui a frappé un centre commercial dans la ville de Krementchouk, dans le centre de l’Ukraine, le 27 juin 2022, a déclaré jeudi l’ONG Human Rights Watch. Cette dernière rappelle dans un communiqué qu’un responsable du ministère de la défense russe a affirmé que le centre commercial était fermé au moment de l’attaque et que l’incendie qui l’a ravagé s’y est propagé après l’explosion de munitions fournies par des pays occidentaux, explosion causée par une frappe des forces russes sur un complexe industriel jouxtant le centre commercial. Ces deux affirmations sont manifestement fausses, affirme l’ONG. « Le missile russe qui a frappé directement un centre commercial civil le 27 juin, alors que ce centre était ouvert et fréquenté par de nombreuses personnes, a causé des pertes dévastatrices parmi la population civile », a déclaré Yulia Gorbunova, chercheuse senior sur l’Ukraine à Human Rights Watch. « Cet incident devrait faire l’objet d’une enquête en tant que crime de guerre potentiel et, si les autorités russes ne la mènent pas, la Cour pénale internationale et d’autres organes d’investigation devraient s’en occuper. »




08:35 Le ministère de la défense britannique fait le point sur la situation

Vendredi, le ministère de la défense britannique, qui fait un point de situation quotidien, revient sur l’annonce faite la veille par l’armée russe de quitter l’île des Serpents, saisie par Moscou au premier jour de l’invasion.

« Les forces armées ukrainiennes ont mené des attaques contre la garnison russe au cours des dernières semaines en utilisant des frappes de missiles et de drones. En outre, il a utilisé des missiles anti-navires pour interdire les navires de la marine russe tentant de réapprovisionner l’île », note le renseignement britannique. « La Russie s’est très probablement retirée de l’île des Serpents en raison de l’isolement de la garnison et de sa vulnérabilité croissante aux frappes ukrainiennes, et non pas en signe “de bonne volonté”, comme elle l’a affirmé », estime le ministère britannique.

Par ailleurs, « les forces terrestres russes affirment avoir capturé le village de Pryvilla, au nord-ouest de la ville contestée de Lyssytchansk , dans le Donbass. Des combats intenses se poursuivent probablement pour les hauteurs autour de la raffinerie de pétrole de Lyssytchansk », note le renseignement britannique.





06:39 Des armes plus puissantes permettent à Kiev de chasser les Russes de l’île des Serpents

De nouveaux obusiers longue portée et plus précis ont contraint l’armée russe à évacuer cette île stratégique, qui permet de contrôler l’accès aux ports ukrainiens. Mais le blocus naval imposé par Moscou tient toujours.

C’est une défaite tactique pour la Russie dans la zone stratégiquement la plus importante du conflit avec l’Ukraine. Moscou a été contraint, jeudi 30 juin au matin, de retirer ses forces de l’île des Serpents après une série de bombardements ukrainiens de plus en plus précis.

Située à 35 km au large des côtes ukrainiennes, au niveau du delta du Danube et proche de la frontière roumaine, l’île des Serpents permettait aux forces russes, depuis quatre mois, de poser un verrou sur la circulation maritime depuis et vers les ports ukrainiens. Le dispositif russe consistait en une station radar couplée à plusieurs systèmes antiaériens et antinavires interdisant la navigation maritime comme aérienne dans une zone d’environ 100 km autour de l’îlot. Jusqu’en avril, des commandos d’infanterie marine russe auraient également utilisé l’île des Serpents comme base avancée en vue d’un débarquement dans la région d’Odessa, scénario qui ne s’est pas réalisé.

Le commandant en chef des forces armées ukrainiennes, Valeri Zaloujny, s’est réjoui de la défaite infligée à l’envahisseur russe sur sa page Facebook. « Incapables de résister au feu de notre artillerie, de nos missiles et de nos frappes aériennes, les occupants ont quitté l’île des Serpents », écrit le général. Offrant quelques détails sur l’arsenal déployé, il indique remercier « les concepteurs et fabricants de l’obusier automoteur ukrainien Bohdan, qui a joué un rôle important dans la libération de l’île. Merci aux partenaires étrangers pour les moyens de destruction fournis », a-t-il déclaré, sans préciser à quelles armes étrangères il faisait allusion. Des sources ukrainiennes et russes suggèrent qu’un obusier automoteur Caesar, dont douze exemplaires ont été livrés par la France, aurait pris part à l’opération.

Une série noire pour Moscou

Le général Zaloujny précise aussi que des frappes ont été menées par des missiles et des avions. Le drone de fabrication turque Bayraktar TB2 a été utilisé pour corriger les tirs d’artillerie. Les deux types d’obusiers, Bohdan et Caesar, ont une portée d’environ 40 km, voire jusqu’à 60 km avec des obus autopropulsés du type Excalibur. L’un comme l’autre n’ont été que tout récemment intégrés à l’arsenal ukrainien et ont permis de soumettre les positions russes à un feu à la fois nourri et précis, ce que son artillerie de conception soviétique ne lui permettait pas jusqu’ici, faute de portée suffisante.

La vulnérabilité et la position stratégique ont fait de l’îlot une cible de choix dès le premier jour de l’offensive. Le 24 février, deux bâtiments russes, dont le croiseur lance-missile Moskva, qui menaçaient la garnison ukrainienne de l’île des Serpents, s’étaient vu répondre par un soldat sur place : « Navire de guerre russe, va te faire foutre ». Une formule aux airs de défi devenue le cri de ralliement de la résistance ukrainienne. De retour en avril alors qu’il venait en renfort, au large de l’îlot, le croiseur Moskva a été coulé par deux missiles ukrainiens, dans le pire camouflet essuyé par la marine russe depuis la seconde guerre mondiale. (Article)



>>> Boris Johnson : « Une contre-offensive ukrainienne devrait être soutenue »

Interrogé par « Le Monde » et trois autres journaux européens (« Corriere della Sera », « El Mundo », « Süddeutsche Zeitung »), le premier ministre britannique redoute « un risque de fatigue » des populations en Europe vis-à-vis de la guerre en Ukraine.

(…) Il y a effectivement un risque de « fatigue » à l’égard de l’Ukraine, un risque que les gens perdent de vue : qu’il s’agit d’un combat absolument vital pour nos valeurs. Je pense aux flambées inflationnistes dans nos pays, au coût de l’énergie, des denrées alimentaires qui ont incontestablement un impact sur la patience de nos populations. Nous devons continuer à aider les Ukrainiens à résister.

Nous ne pouvons pas être plus ukrainiens qu’eux, ce sont eux les victimes de l’agression de Poutine, c’est à eux de décider. Mais, si vous allez en Ukraine, si vous parlez aux Ukrainiens, au président Zelensky, vous repartirez avec l’impression écrasante qu’ils ne céderont pas leur territoire pour la paix. Ils ne veulent pas accepter un conflit gelé, une situation où Poutine est capable de continuer à les menacer de nouvelles violences et agressions.

C’est pourquoi j’ai été si satisfait lorsque mes trois amis Emmanuel [Macron], Mario [Draghi, président du Conseil italien] et Olaf [Scholz, le chancelier allemand] sont repartis de Kiev [le 16 juin], avec l’idée que l’Ukraine devait gagner cette guerre.






06:32 Des immeubles touchés par des frappes, au moins dix-sept morts dans la région d’Odessa

Au moins dix-sept personnes ont été tuées lors de frappes sur une zone résidentielle de la région d’Odessa, dans le sud de l’Ukraine dans la nuit de jeudi à vendredi. Un missile tiré par un « avion stratégique » depuis la mer Noire a fait « quatorze morts et trente blessés, dont trois enfants », selon le dernier bilan des services d’urgence ukrainiens. Un autre missile, tiré par le même avion, a touché deux autres immeubles situés non loin, faisant « trois morts, dont un enfant », ont ajouté les secouristes. Les opérations de sauvetage, compliquées par un incendie, se poursuivent.

La première frappe a « touché un immeuble résidentiel de neuf étages, dans la région de Bilhorod-Dnistrovsky », à environ 80 kilomètres au sud d’Odessa, selon le porte-parole de l’administration de la région d’Odessa, Sergey Bratchuk.

Ce dernier s’en est pris aux internautes qui rapportent sur les réseaux sociaux les mouvements des troupes et des services de secours : « Une opération de sauvetage est en cours, n’écrivez pas où, qui et comment ! » pour ne pas mettre les militaires en danger, a-t-il dit à la télévision locale, sans préciser le lieu exact de la frappe.



06:21 Ce qu’il faut savoir ce matin

  • Dix-sept personnes ont été tuées, dont un enfant, vendredi avant l’aube, par des missiles tirés par un « avion stratégique » depuis la mer Noire sur une zone résidentielle de la région d’Odessa, dans le sud de l’Ukraine, ont rapporté le porte-parole de l’administration de la région, Sergey Bratchuk, et des secouristes. Il y aurait une trentaine de blessés.

  • Cette frappe survient au lendemain du retrait de l’armée russe de l’île des Serpents, un site stratégique en mer Noire pour la maîtrise des routes maritimes. Moscou a affirmé retirer ses troupes « en signe de bonne volonté » pour faciliter les exportations de céréales d’Ukraine, alors que Kiev s’est félicité d’avoir fait fuir les forces russes.

  • Volodymyr Zelensky a admis que la situation demeurait « extrêmement difficile » à Lyssytchansk, dans l’est de l’Ukraine, où se concentrent la majeure partie des combats. Lyssytchansk est la dernière grande cité à ne pas être encore aux mains des Russes dans l’oblast de Louhansk.

  • A Kherson, dans le Sud, des hélicoptères ukrainiens ont frappé « des troupes et de l’équipement militaire de l’ennemi », près de la commune de Bilozirka, a fait savoir, vendredi, l’armée ukrainienne. Cette attaque a fait « trente-cinq morts » parmi les soldats russes et détruit deux chars et plusieurs autres véhicules blindés, selon la même source.

  • Plusieurs Etats membres de l’OTAN, qui a clôturé jeudi son sommet à Madrid, ont annoncé de nouvelles aides militaires à l’Ukraine : le premier ministre britannique, Boris Johnson, s’est engagé à fournir une rallonge de 1 milliard de livres (1,16 milliard d’euros) ; et le président américain, Joe Biden, de 800 millions de dollars (760 millions d’euros) supplémentaires.

  • L’Ukraine a commencé à exporter de l’électricité de manière « significative » vers l’Union européenne, via la Roumanie, a annoncé, jeudi soir, le président ukrainien, Volodymyr Zekensky. « Nous nous préparons à augmenter les livraisons », a-t-il ajouté, en précisant que « l’électricité ukrainienne peut remplacer une part considérable du gaz russe consommé par les Européens ».






04:17 L’Ukraine a commencé à exporter de l’électricité vers l’Union européenne

L’Ukraine a commencé à exporter de l’électricité de manière « significative » vers l’Union européenne (UE), via la Roumanie, a annoncé jeudi soir le président Volodymyr Zekensky.

« Une étape importante de notre rapprochement avec l’Union européenne a été franchie », a déclaré le président de l’Ukraine, dont la candidature à l’UE a été entérinée la semaine dernière par les Vingt-Sept. Kiev « a commencé à exporter de manière significative de l’électricité vers le territoire de l’UE, vers la Roumanie », a-t-il affirmé dans son allocution vidéo, et « ce n’est qu’une première étape ».

« Nous nous préparons à augmenter les livraisons », a-t-il ajouté, en soulignant que « l’électricité ukrainienne peut remplacer une part considérable du gaz russe consommé par les Européens. « Ce n’est pas seulement une question de revenus d’exportation pour nous, c’est une question de sécurité pour l’Europe entière », a-t-il insisté.

Le réseau électrique ukrainien avait été connecté au réseau européen mi-mars, ce qui devait aider le pays à préserver son fonctionnement malgré la guerre. L’Ukraine était synchronisée avec le réseau électrique russe jusqu’à son invasion le 24 février et avait ensuite fonctionné de manière autonome.

« A partir d’aujourd’hui, l’Ukraine peut exporter de l’électricité vers le marché de l’UE », a tweeté de son côté jeudi la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen. « Cela apportera une source supplémentaire d’électricité pour l’UE. Et des revenus indispensables à l’Ukraine. Nous sommes donc tous deux gagnants », s’est-elle félicitée.



02:18 Dix morts dans un tir de missile sur un immeuble d’Odessa, selon un responsable ukrainien

Dix personnes ont été tuées dans un tir de missile sur la région d’Odessa, dans le sud de l’Ukraine, a annoncé, dans la nuit de jeudi à vendredi, le porte-parole de l’administration de la région, Serguiï Bratchouk.

« Le nombre de morts dans un immeuble d’habitation est monté à dix », précise-t-il via la messagerie Telegram.




00:19 La situation en mer Noire est « considérablement » changée, affirme Volodymyr Zelensky

Le départ des forces russes de l’île des Serpents a été salué, dans la soirée, par le président ukrainien Volodymyr Zelensky.

« L’île des Serpents est un point stratégique et cela change considérablement la situation en mer Noire. Cela ne garantit pas encore la sécurité, cela ne garantit pas encore que l’ennemi ne reviendra pas. Mais cela limite déjà considérablement les actions des occupants », déclare-t-il dans sa vidéo quotidienne.

Par ailleurs, le président ukrainien confirme que « la situation dans le Donbass reste la plus dure, extrêmement difficile ». « La supériorité de feu des occupants est encore extrêmement tangible – ils ont déjà tout pris dans leurs réserves pour nous frapper : la région de Louhansk, la région de Donetsk », ajoute-t-il.






Concernant Royaume-Uni :

>>> Qu'en est-il de l'opinion publique au Royaume Uni ? Est-elle clairement alignée sur la position ferme de BoJo ? Au delà des éventuels sondages, y-a-t-il une mobilisation, des actions et rassemblements comparable à ce qu'on voit ailleurs en Europe, quand bien même peu de réfugiés ukrainiens ont atteint l'Angleterre ? Et j'en profite pour glisser une deuxième question, sur les références historiques et culturelles des anglais : Est-ce que la mémoire du Blitz pendant la seconde guerre mondiale et de l'attitude extrêmement forte des londoniens sous les bombes allemandes est une référence qui joue dans cette position actuelle de l'Angleterre qui se place sans ambiguïté du côté de l'Ukraine et de sa résistance héroïque ? Peut-on parler d'identification ?

Oui, l’opinion publique britannique est très en soutien de la politique Johnson au sujet de l’Ukraine. Cette dernière n’est même pas discutée : les Britanniques ne descendent pas systématiquement dans la rue pour exprimer leurs opinions ou désaccords, mais ils ont inondé les associations caritatives de dons au début du conflit, et des dizaines de milliers de personnes se sont portées volontaires pour accueillir des Ukrainiens – c’est la politique très restrictive et tatillonne du Home Office qui les a freinées dans leur élan de générosité.

Pour vous donner un exemple frappant et tout récent : ce mercredi 29 juin, Angela Rayner, la numéro deux du Parti travailliste, réputée plus à gauche que le leader (Keir Starmer), a dénoncé énergiquement les coupes des Conservateurs dans le budget du ministère de la défense…

J’ajoute, concernant votre référence au Blitz, qu’elle joue probablement dans l’inconscient britannique, dans un pays encore habité par le souvenir de la deuxième guerre mondiale et du Blitz. Ces images, témoignages d’Ukrainiens réfugiés dans le métro à Kiev, ont évidemment fait penser aux scènes vécues par les Londoniens (et d’autres Britanniques) entre l’automne 1940 et 1941. (12:08)

[Et là, moi, je ne peux m’empêcher de penser aussi à la France pendant la seconde guerre mondiale, fracturée, comme aujourd’hui (il n’est qu’à voie la visage hideux de l’Assemblée Nationale, entre les collabos et les résistants]


Vraiment, oui, quelle différence avec la France : « Aucun politique au Royaume-Uni n’appelle à un rapprochement avec la Russie. L’unanimité quant à la position du gouvernement Johnson est totale. Même les indépendantistes écossais du SNP, pourtant prompts à dénoncer Boris Johnson, sont derrière lui et soutiennent sa politique concernant l’Ukraine. Aucun débat sur ce positionnement dans l’opinion publique non plus. » (11:54)






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