vendredi 22 juillet 2022

Vendredi 22 juillet 2022. Cent-quarante-neuvième jour de guerre

 Live Lemonde

>>> Des milliers de dauphins victimes collatérales de la guerre en Ukraine. Des biologistes ukrainiens alertent : les morts de dauphins se multiplient en mer Noire, causées par des sonars ou des explosions sous-marines.

Ivan Roussev est scientifique au parc naturel national des lagunes de Limans Tuzly, près d'Odessa, dans le sud de l'Ukraine, sur les bords de la mer Noire. Il estime que 5 000 dauphins auraient péri de mars à juillet, trois fois plus qu'avant la guerre. Et pour lui, c'est l'activité navale qui est responsable

« La raison qui explique la mort des dauphins, c’est que leur système acoustique – ce qui leur permet de se repérer dans l’eau – est affecté par les sonars russes, leur oreille interne est affectée, souligne-t-il. Quand les Russes utilisent les sonars de leurs sous-marins ou des navires de surface, cela perturbe les capacités de déplacement des dauphins. Ils se retrouvent complètement désorientés, n’ont plus de repères. Ils heurtent des rochers et ne peuvent plus chercher de la nourriture. Les dauphins qui ne peuvent plus se nourrir perdent du poids très rapidement. »

« Une énorme tragédie »

Ce à quoi viennent s'ajouter les explosions sous-marines liées aux combats. Entre la ville d'Odessa et le delta du Danube, plus d'une centaine de dauphins ont été retrouvés morts près des plages, dans ce qui représente seulement 2 à 3% de la côte ukrainienne de la mer Noire. 

« C’est une énorme tragédie, se désole le scientifique. Les gens doivent réaliser que la mort des dauphins de la mer Noire sonne la mort de l’écosystème dans la mer Noire. Sans dauphins, il n’y a plus d’écosystème vivant. C’est une tragédie environnementale. Les dauphins, l’animal le plus intelligent de la planète meurt à cause de la guerre. »  RFI

 

>>> "Renvoyer la Russie à l'âge de pierre" : les premiers effets ravageurs des sanctions tech. Fuite des cerveaux, difficultés d'approvisionnement... Les lourdes sanctions technologiques prises par les Etats-Unis et l'UE contre la Russie mettent le Kremlin sur le gril. LExpress

 

 

 13:32 L’Ukraine ne signera un accord qu’avec l’ONU et la Turquie [Logique, vu qu'une signature de la Russie, ça vaut moins que rien]

Kiev ne signera l’accord très attendu sur le déblocage des exportations de céréales qu’avec l’ONU et la Turquie, la Russie devant signer un accord distinct, a annoncé vendredi un conseiller de la présidence ukrainienne. « L’Ukraine ne signe aucun document avec la Russie. Nous signons un accord avec la Turquie et l’ONU et prenons des engagements envers eux. La Russie signe un accord miroir avec la Turquie et l’ONU », a écrit sur Twitter Mykhaïlo Podoliak, qui avertit que toute « provocation » russe après cet accord recevrait une « réponse militaire immédiate ».

 

12:52 Tribune d' Olaf Scholz : « Après le tournant historique qu’a constitué l’attaque de Poutine contre l’Ukraine, rien ne sera plus comme avant »

La politique commence par la contemplation de la réalité. Surtout quand celle-ci ne nous plaît pas. La réalité, c’est notamment le retour de l’impérialisme en Europe. Nombreux sont ceux qui espéraient que les liens économiques étroits et les interdépendances réciproques nous permettraient d’assurer simultanément notre stabilité et notre sécurité. Cet espoir, Vladimir Poutine l’a anéanti aux yeux de tous avec sa guerre contre l’Ukraine.

En outre, l’état de notre Bundeswehr [l’armée allemande] et des structures de défense civiles, mais également notre dépendance trop forte vis-à-vis de l’énergie russe indiquent que nous nous sommes laissé bercer par un faux sentiment de sécurité. La politique, l’économie et de larges pans de notre société n’étaient que trop disposés à tirer des conséquences importantes de la formule d’un ancien ministre allemand de la défense, formule selon laquelle l’Allemagne n’aurait plus que des amis autour d’elle.

C’était une erreur.           (Tribune du Chancelier, à lire dans Lemonde)

 

 

>>> Séparatisme. La Transnistrie réaffirme sa volonté de “rejoindre” la Fédération de Russie (CI) . Autre solution : virer les russes de cette zone occupée de Moldavie ! Peut-être qu'il faudra s'en charger dès qu'on les aura viré d'Ukraine. Et puis, ensuite, logiquement, on devrait aussi les virer de Königsberg. Ce ne serait que le début des réparations des crimes de Poutine. Eh oui, c'est ainsi : tôt ou tard, on paye pour ses crimes. La Russie devra payer à hauteur des crimes qu'elle a commis. Et ils sont immenses

 

 

 10:08 L’ONG Human Rights Watch accuse Moscou de tortures, détentions et enlèvements dans le sud de l’Ukraine

L’armée russe se livre à la torture, aux détentions illégales et aux disparitions forcées de civils dans les zones sous leur contrôle dans le sud de l’Ukraine en guerre, a accusé vendredi l’ONG Human Rights Watch (HRW).

« Les forces russes ont transformé les zones occupées du sud de l’Ukraine en un abîme de peur et d’anarchie sauvage », a déclaré Yulia Gorbunova, chercheuse de HRW pour l’Ukraine, citée dans un communiqué de l’organisation. Mme Gorbunova a dénoncé « la torture, les traitements inhumains, ainsi que les détentions arbitraires et la séquestration de civils » dans les régions de Kherson et de Zaporijia, partiellement contrôlées par l’armée russe, tout en exhortant les autorités russes à « mettre fin immédiatement à ces abus ».

L’ONG précise avoir interrogé plus de soixante-dix Ukrainiens ayant décrit plus de quarante cas d’abus et documenté les actes de torture qu’ont subis trois membres de la défense territoriale ukrainienne, qui ont été faits prisonniers de guerre et dont deux sont morts.

Une habitante de Kherson, Aliona Laptchouk, a dit à l’Agence France-Presse en juin que son mari, membre de la défense territoriale, avait disparu dans cette ville après avoir été interrogé par des troupes russes, avant que son corps ne soit retrouvé début juin au fond d’une rivière.

« Les personnes interrogées ont décrit avoir été torturées, ou avoir été témoins de torture, par des passages à tabac prolongés et, dans certains cas, des décharges électriques », a déclaré HRW, mentionnant aussi des « blessures, notamment des côtes et d’autres os et dents cassées, des brûlures graves, des commotions cérébrales ». L’objectif « semble être d’obtenir des informations et d’instiller la peur afin que les gens acceptent l’occupation » russe, a ajouté l’ONG.


09:23 Les Russes auraient perdu 39 000 soldats, selon l’Ukraine

09:00 Londres estime que Moscou connaît une « pénurie critique » de missiles d’attaque au sol

Dans son briefing quotidien, le ministère de la défense britannique estime que, « dans le Donbass, les forces ukrainiennes continuent de repousser les tentatives d’assaut russes contre la centrale électrique de Vouhlehirsk » et note que « l’artillerie russe reste concentrée sur les zones autour des villes de Kramatorsk et Siversk ».

D’après Londres, la Russie privilégie désormais l’utilisation « de missiles de défense aérienne lors d’attaques au sol en raison de pénuries critiques de missiles d’attaque au sol dédiés ».

Le ministère estime « de manière quasi certaine » que « Moscou a déployé des systèmes de défense aérienne stratégique S-300 et S-400, conçus pour abattre des avions et des missiles à longue portée, près de l’Ukraine dès le début de l’invasion ».

« Ces armes ont des ogives relativement petites, conçues pour détruire les avions », précise Londres. Ces mêmes armes « pourraient constituer une menace importante contre les troupes dans les bâtiments ouverts et légers, mais il est peu probable qu’elles pénètrent dans les structures en dur ». « Il y a de fortes chances que ces armes ratent leurs cibles prévues et causent des pertes civiles, car les missiles ne sont pas optimisés pour ce rôle, et leurs équipages auront peu de formation pour de telles missions », conclut le ministère britannique.

 

 

08:15 Volodymyr Zelensky : « Nous avons [le] potentiel (…) pour infliger de nouvelles pertes » aux forces de Moscou

L’Ukraine a la capacité d’infliger des pertes importantes à la Russie et de remporter des victoires sur le champ de bataille, a affirmé jeudi le président ukrainien, Volodymyr Zelensky.

S’exprimant dans une allocution vidéo en fin de soirée après avoir rencontré des commandants militaires supérieurs, il a déclaré que le groupe avait discuté de la fourniture d’armes modernes, ajoutant que l’intensité des attaques contre les Russes devait être augmentée.

Nous avons discuté de la situation actuelle sur la ligne de front, autour de l’Ukraine. Nous avons défini des tâches dans certains domaines tactiques pour renforcer nos positions. Et nous avons également résolu en profondeur la question de doter les troupes d’armes modernes – l’intensité des attaques contre l’ennemi doit encore être augmentée. Les participants à la réunion d’état-major sont convenus que nous avons un potentiel important pour l’avancée de nos forces sur le front et pour infliger de nouvelles pertes importantes aux occupants.

Kiev espère que les armes occidentales, en particulier les missiles à plus longue portée tels que les Himars américains que l’Ukraine a déployés ces dernières semaines, lui permettront de lancer une contre-attaque et de reprendre du territoire.

Chacune de ces attaques russes est un argument pour que l’Ukraine reçoive plus d’Himars et d’autres armes modernes et efficaces. Chacune de ces attaques ne fait que renforcer notre désir de vaincre les envahisseurs et cela arrivera certainement.




>>> Se passer du titane russe, le chemin de croix de l'aéronautique européenne (LT). Se passer de la Russie dans tous les domaines, il le faudra bien. Autant commencer le plus rapidement possible


 06:00 Le point sur la situation à 6 heures

  • Un nouveau bombardement russe a fait jeudi trois morts et 23 blessés, dont quatre graves, à Kharkiv, a annoncé le gouverneur régional Oleh Synehoubov. La veille, déjà, trois personnes y avaient été tuées, dont un adolescent près d’un d’arrêt de bus.
  • A Kramatorsk, dans le Donbass, une école a été détruite, selon les autorités ukrainiennes, qui ont avancé qu’elle était utilisée pour stocker de l’aide alimentaire. Une personne a été tuée et deux sont restées sous les décombres.
  • Le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, a affirmé mercredi que les objectifs de Moscou ne se limitaient plus uniquement à l’est de l’Ukraine mais concernaient également d’« autres territoires » et pourraient encore s’étendre.
  • La Russie a remis en marche jeudi le gazoduc Nord Stream 1, qui relie directement les champs gaziers sibériens au nord de l’Allemagne, après un arrêt de dix jours pour des travaux d’entretien, selon Moscou. Il ne fonctionne néanmoins qu’à 40 % de sa capacité, comme avant la maintenance, a déploré l’opérateur allemand du réseau, Gascade.
  • L’Ukraine, dont l’économie s’est effondrée depuis le début de l’invasion russe, a annoncé le même jour la dévaluation de 25 % de sa monnaie nationale, la hrivnia, face au dollar. « Une telle mesure renforcera la compétitivité des producteurs ukrainiens » et « soutiendra la stabilité de l’économie dans les conditions de guerre », a expliqué dans un communiqué la banque centrale.
  • Environ 15 000 militaires russes sont morts depuis le début de la guerre, estiment les agences de renseignement américaine et britannique. Le gouvernement ukrainien avance, lui, des estimations bien plus importantes, et avait déclaré, plus tôt en juillet, que 36 200 soldats russes avaient été tués. Moscou, de son côté, n’a donné de chiffres qu’à deux reprises, le dernier point en date du 25 mars évoquant 1 351 morts parmi ses troupes.

 

 

 

Mauvaise passe - espérons qu'elle soit très temporaire - pour l'Europe : 

1/ >>> Démission de Draghi : comprendre la crise qui secoue l'Italie et l'Europe en 10 questions LesEchos

2/ >>> La Hongrie se rapproche de Moscou, l’Espagne et le Portugal [et la Grèce] se rebellent : l’Europe se déchire sur le gaz. La crise majeure entre l'Union européenne et Moscou met rudement à l’épreuve la cohésion des Vingt-Sept en matière énergétique, alors que certains Etats membres refusent de se retrousser les manches pour aider ceux qui seront les plus affectés par une rupture des livraisons de gaz russe. Pis : la Hongrie semble vouloir faire cavalier seul, et préfère se tourner vers Vladimir Poutine plutôt que de se plier aux règles de Bruxelles. LT

 La Hongrie, il faut la virer de l'UE. Orban ira ensuite lécher les bottes de Poutine et s'en repentira dans quelques années


>>> Espagne, Portugal et Grèce s’allient contre le plan de Bruxelles pour économiser le gaz (L'Obs)


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