Live Lemonde

00:00 Ce qu’il faut savoir en ce 148e jour de guerre
- « Ce ne sont plus seulement les républiques populaires de Donetsk et Lougansk (deux territoires séparatistes de l’est de l’Ukraine, ndlr), ce sont aussi les régions de Kherson et de Zaporijjia (dans le Sud, ndlr) et une série d’autres territoires et ce processus continue, de façon constante », a déclaré M. Lavrov à l’agence de presse Ria-Novosti, avant d’ajouter que mener des pourparlers avec Kiev n’aurait « aucun sens dans la situation actuelle ».
- L’Ukraine a répondu à l’annonce russe en réclamant plus d’armes et des sanctions supplémentaires contre Moscou. « Les Russes veulent du sang, pas des négociations. J’appelle tous les partenaires à renforcer les sanctions contre la Russie et à accélérer les livraisons d’armes à l’Ukraine », a écrit le chef de la diplomatie ukrainienne Dmytro Kouleba. La Première dame ukrainienne Olena Zelenska, en visite aux Etats-Unis, a pour sa part prononcé un vibrant plaidoyer devant le Congrès américain : « Je vous demande davantage d’armes (…) pour protéger les maisons de chacun et le droit de se réveiller vivant dans ces maisons », a-t-elle lancé.
- Le président russe, Vladimir Poutine, a assuré, mardi 19 juillet, que le géant du gaz Gazprom remplirait pleinement ses obligations de fournisseur, au moment où baissent les livraisons vers l’Europe en plein conflit en Ukraine. « Gazprom a rempli, continue de remplir et remplira pleinement ses obligations, si quelqu’un en a besoin », a-t-il affirmé lors d’une conférence de presse après des pourparlers à Téhéran.
- M. Poutine a appelé, mardi 19 juillet, à lever les restrictions occidentales sur les céréales russes pour obtenir des avancées dans l’exportation de la production agricole ukrainienne, actuellement bloquée à cause de l’invasion du pays par la Russie. « Nous faciliterons l’exportation des céréales ukrainiennes, mais en partant du fait que toutes les restrictions liées aux livraisons aériennes à l’export des céréales russes soient levées », a affirmé le président russe.
- M. Poutine a déclaré, mercredi 20 juillet, qu’il n’avait pas observé de volonté de la part de l’Ukraine de respecter les termes de ce qu’il a présenté comme un accord de paix préliminaire décidé au mois de mars. Alors qu’il s’exprimait à la télévision après sa visite en Iran, Vladimir Poutine a annoncé que l’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis avaient proposé une médiation entre Moscou et Kiev. « Le résultat dépend évidemment de la volonté des parties de mettre en place les accords qui ont été trouvés. Nous voyons aujourd’hui que ce n’est pas la volonté du pouvoir en place à Kiev », a dit Vladimir Poutine.
- La Russie « travaille à l’annexion des territoires ukrainiens », en utilisant le même « mode d’emploi » que pour la Crimée en 2014, a accusé, mardi 19 juillet, la Maison Blanche. « Le gouvernement russe dispose de plans détaillés pour annexer un certain nombre de régions en Ukraine, dont Kherson, Zaporijia et l’ensemble des oblasts de Donetsk et Louhansk », a déclaré Washington. Les représentants « illégitimes » que Moscou a imposés dans ces zones « vont organiser des référendums fantoches sur la réunification avec la Russie », « peut-être en septembre lors des élections régionales russes », a-t-il ajouté.
- En parallèle, la Russie cherche à y installer des banques russes pour généraliser l’usage du rouble, « force les résidents à demander la citoyenneté russe », « impose ses fidèles dans les services de sécurité », tout en « sabotant l’Internet civil », a-t-il encore assuré.
- Des bombardements dans l’est de l’Ukraine ont eu lieu. A Kramatorsk, un missile est tombé en fin de matinée, mardi 19 juillet, dans un petit jardin entouré de barres d’immeubles de quatre étages, en plein centre-ville, ont constaté les journalistes de l’Agence France-Presse (AFP). « A ce stade, nous avons un mort », a déclaré Igor Ieskov, porte-parole de la mairie de la ville.
- Le sud de l’Ukraine a été frappé par l’armée russe. Dans la région d’Odessa, les forces russes ont tiré sept missiles, blessant au moins six personnes dont un enfant, selon la présidence ukrainienne. Le ministère de la défense russe a, pour sa part, affirmé que ses frappes sur Odessa avaient détruit un stock de munitions fournies par les Occidentaux.
22:22 Les Etats-Unis vont livrer à l’Ukraine quatre systèmes d’artillerie de précision Himars supplémentaires
Après plusieurs demandes répétées de l’Ukraine, les Etats-Unis vont fournir quatre nouveaux systèmes d’artillerie de précision Himars à Kiev pour l’aider à lutter contre l’invasion russe, a rapporté mercredi le ministre américain de la défense, Lloyd Austin.
Son homologue ukrainien avait demandé la veille à Washington d’envoyer davantage de ces lance-roquettes multiples montés sur des blindés légers, affirmant que Kiev les avait utilisés pour détruire une trentaine de stations de commandement et dépôts d’armes russes jusqu’ici.
Les Etats-Unis vont livrer « quatre systèmes (…) Himars supplémentaires, portant le total à 16. Les Ukrainiens ont fait un excellent usage des Himars et on peut en voir l’impact sur le terrain », a fait savoir M. Austin devant la presse au Pentagone.
La Russie continue à pilonner sans relâche. C’est une tactique cruelle qui rappelle les horreurs de la Première Guerre mondiale. L’Ukraine a donc besoin de la puissance de feu et des munitions pour résister à ce déluge et répondre.
Les Etats-Unis vont aussi envoyer des munitions GMLRS supplémentaires, qui peuvent frapper des cibles situées jusqu’à 80 kilomètres.
Mardi, le ministre ukrainien de la défense, Oleksii Reznikov, avait demandé à l’Occident de fournir considérablement plus de systèmes d’artillerie de précision, affirmant que son pays aurait besoin d’« au moins 100 » Himars pour une contre-offensive efficace.
M. Reznikov a aussi appelé à la livraison de systèmes à la portée plus longue – entre 100 et 150 kilomètres – afin de couper les troupes russes de leur dispositif d’appui. Interrogé mercredi sur les munitions de plus longue portée, Lloyd Austin a dit penser que « ce dont ils disposent [déjà] leur donne vraiment beaucoup de capacités ».
L’administration du président Joe Biden refuse jusqu’ici de fournir ce type d’armes, craignant que l’Ukraine ne s’en serve pour viser des cibles à l’intérieur du territoire russe, poussant potentiellement les pays occidentaux dans une confrontation directe avec Moscou.
20:36 Environ 15 000 soldats russes tués, selon Londres et Washington
>>> Malaise en Europe : la Hongrie se jette dans les bras de Poutine pour acheter du gaz russe . Au lendemain de l'annonce du plan de Bruxelles de diminuer de 15% la demande européenne de gaz, la visite très officielle de Budapest dans la Russie en guerre est un coup de poignard pour l'UE. Une conférence de presse commune, entre le représentant de la Hongrie et ses homologues russes, a même eu lieu dans l'après-midi. Prise en étau, la Hongrie a annoncé l'achat de 700 millions de mètres cubes de gaz supplémentaires. LT
[Quand va-t-on enfin virer la Hongrie de l’UE ? Elle n’a décidément rien à y faire ! Ou alors, qu’on refasse une Europe qui tienne la route, avec le Royaume-Uni, et sans la Hongrie !]
C'est un coup de poignard pour l'Union européenne, censée faire front commun pour sanctionner la Russie en guerre en Ukraine. Alors que l'Europe tente de se dégager de sa dépendance au gaz russe en nouant de nouveaux contrats, et que les bombes russes tombent toujours sur son voisin, la Hongrie est en visite officielle ce jeudi à Moscou pour assurer son approvisionnement en gaz. Le chef de la diplomatie hongroise Peter Szijjarto s'est rendu dans la capitale russe pour confirmer l'achat de "700 millions de mètres cubes supplémentaires de gaz naturel en plus des quantités déjà prévues dans les contrats de long terme", écrit le parti Fidesz du Premier ministre hongrois Viktor Orban dans un message posté sur Facebook.
Une conférence de presse entre Peter Szijjarto et son homologue russe s'est même tenue dans l'après-midi, et retransmise sur les chaînes de télévision de l'Etat russe. Celle-ci s'est déroulée de manière très officielle devant les journalistes, pupitres et drapeaux des deux nations l'un à côté de l'autre, avec le ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, dont les prises de parole ont jusqu'ici servi à tendre les échanges avec les Occidentaux ou l'Union européenne. Mais sur les écrans, les plans larges de la télévision russe montrent les deux émissaires côte à côte.
14:43 La Russie est un « facteur d’incertitude croissant » pour le secteur énergétique
Le gouvernement allemand a accusé jeudi Moscou d’être un « facteur d’incertitude croissant » sur le marché énergétique en Europe, après la reprise, après des travaux de maintenance, des envois de gaz sur le pipeline Nord Stream, mais à 40 % de sa capacité.
« La Russie se révèle de plus en plus être un facteur d’incertitude dans le système énergétique », a déclaré le ministre de l’économie et du climat, Robert Habeck, ajoutant que « rien ne s’opposait techniquement à ce que Nord Stream revienne à une exploitation à plein régime après son entretien ». La Russie a rouvert le robinet du gaz vers l’Europe jeudi en redémarrant le gazoduc Nord Stream après dix jours de travaux de maintenance sous haute tension.
De premières données publiées par l’opérateur allemand du réseau, Gascade, montrent que le débit est identique à celui d’avant la maintenance, autour de 40% des capacités. Trop peu pour Berlin : « Ces faibles niveaux d’envoi parlent une langue politique claire, confirmant que nous ne pouvons pas nous fier à ces livraisons », a martelé M. Habeck. Le gazoduc ne tourne plus à plein régime depuis mi-juin, une décision du russe Gazprom, qui argue de l’absence d’une turbine en maintenance au Canada. Pour Berlin, il s’agit d’une décision « politique » et d’un « prétexte » pour peser sur les Occidentaux dans le cadre du conflit en Ukraine.
>>> Le secteur des hautes technologies en Ukraine, entre survie et innovation. Malgré la guerre en Ukraine, le secteur des hautes technologies est parvenu à sauver ses activités. Article
>>> La ville de Kherson, nouvel enjeu symbolique pour Kiev et Moscou. La Russie n’a plus pour objectif de prendre seulement le contrôle de l’est de l’Ukraine, mais a élargi ses ambitions, a déclaré mercredi 20 juillet le ministre des Affaires étrangères russe Sergei Lavrov, affirmant que la géographie changeait en Ukraine, et que la Russie souhaitait aussi intégrer les régions méridionales de Kherson et de Zaporijjia. Mais c’est justement dans cette partie du pays, déjà partiellement occupée, que les autorités de Kiev semblent préparer une contre-attaque. RFI
10:41 Deux morts, 19 blessées dans un bombardement russe à Kharkiv
Deux personnes ont été tuées et 19 autres, blessées, jeudi matin dans un bombardement russe sur Kharkiv, deuxième ville d’Ukraine située dans le nord-est du pays, a annoncé le gouverneur de l’oblast, Oleh Synehoubov. Quatre des blessés sont dans un état grave à la suite de ce bombardement au lance-roquettes multiple, a ajouté sur Telegram M. Synehoubov.
Située à une quarantaine de kilomètres de la frontière russe, la ville de Kharkiv a été pilonnée par l’armée russe depuis le début de l’invasion fin février mais les troupes de Moscou n’ont jamais réussi à la prendre. Mercredi déjà, des bombardements y ont fait au moins trois morts, selon les autorités locales. Parmi les victimes, un adolescent de 13 ans tué près d’un d’arrêt de bus dont les journalistes de l’Agence France-Presse ont vu le corps. Son père, en état de choc, est longuement resté agenouillé en tenant la main de son fils dont le corps sans vie a été recouvert d’une couverture au milieu des débris de verre.
Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a affirmé [on s'en fout, de ce qu'affirme Lavrov] mercredi que les objectifs militaires de la Russie ne se limitaient plus uniquement à l’est de l’Ukraine, mais concernaient également d’« autres territoires » et pourraient encore s’étendre.
10:38 Lisbonne ne soutient [hélas] pas [tout comme l’Espagne , tout comme la Grèce] la réduction [pourtant bien modeste] de 15 % de la consommation de gaz proposée par Bruxelles
09:39 Le débit de Nord Stream 1 devrait [hélas] retrouver son niveau d’avant la maintenance, à 40 % de sa capacité
08:23 Ursula von der Leyen juge « probable » une coupure totale des livraisons de Gazprom aux Vingt-Sept. [ce qui serait une très bonne chose] Pour y faire face, Bruxelles a présenté un plan s’appuyant sur le volontariat, demandant à chacun de ses membres de réduire sa consommation.
07:01 Nord Stream fonctionne à nouveau [hélas]
>>> ITALIE. L’éclatement de la coalition gouvernementale met à nu les tensions extrêmes que connaît l’Italie dans son rapport avec la Russie. Ayant imposé une ferme politique de sanctions à l’encontre de Moscou, Mario Draghi s’est heurté à la russophilie de ses alliés de circonstance, en particulier la Ligue et Forza Italia, et d’une partie du patronat.
On mesure le bouleversement géopolitique que constituerait le retour au pouvoir, à l’occasion de prochaines élections, en pleine inquiétude énergétique à l’approche de l’hiver, de ces formations au lourd passé de complaisance avec Vladimir Poutine. Aux Italiens proeuropéens de se mobiliser et à l’UE d’agir avec doigté pour éviter ce scénario de cauchemar. (Lemonde)
06:10 Ce qu’il faut savoir en ce 148e jour de guerre en Ukraine
« Ce ne sont plus seulement les « républiques populaires de Donetsk et Louhansk » [deux territoires séparatistes de l’est de l’Ukraine], ce sont aussi les régions de Kherson et de Zaporijia [dans le Sud] et une série d’autres territoires, et ce processus continue de façon constante », a déclaré M. Lavrov [on s’en fout, de ses déclarations, menaces, chantages, ou promesses !] à l’agence de presse RIA Novosti, avant d’ajouter que mener des pourparlers avec Kiev n’aurait « aucun sens dans la situation actuelle ».
L’Ukraine a répondu à l’annonce russe en réclamant plus d’armes et des sanctions supplémentaires contre Moscou. « Les Russes veulent du sang, pas des négociations. J’appelle tous les partenaires à renforcer les sanctions contre la Russie et à accélérer les livraisons d’armes à l’Ukraine », a écrit le chef de la diplomatie ukrainienne Dmytro Kuleba. La première dame ukrainienne, Olena Zelenska, en visite aux Etats-Unis, a, pour sa part, prononcé un vibrant plaidoyer devant le Congrès américain : « Je vous demande davantage d’armes (…) pour protéger les maisons de chacun et le droit de se réveiller vivant dans ces maisons », a-t-elle lancé.
Poutine a assuré [on s’en fout, de ses déclarations, menaces, chantages, ou promesses !] mardi 19 juillet, que l’entreprise Gazprom remplirait pleinement ses obligations de fournisseur, au moment où baissent les livraisons vers l’Europe en plein conflit en Ukraine. « Gazprom a rempli, continue de remplir et remplira pleinement ses obligations, si quelqu’un en a besoin », a-t-il affirmé lors d’une conférence de presse après des pourparlers à Téhéran.
Poutine a, en outre, appelé [on s’en fout, de ses déclarations, menaces, chantages, ou promesses !], mardi 19 juillet, à lever les restrictions occidentales sur les céréales russes pour obtenir des avancées dans l’exportation de la production agricole ukrainienne, actuellement bloquée à cause de l’invasion du pays par la Russie. « Nous faciliterons l’exportation des céréales ukrainiennes, mais en partant du fait que toutes les restrictions liées aux livraisons aériennes à l’export des céréales russes soient levées », a affirmé le président russe.
Poutine a déclaré [on s’en fout, de ses déclarations, menaces, chantages, ou promesses !] , mercredi 20 juillet, qu’il n’avait pas observé de volonté de la part de l’Ukraine de respecter les termes de ce qu’il a présenté comme un accord de paix préliminaire décidé au mois de mars. Alors qu’il s’exprimait à la télévision après sa visite en Iran, Vladimir Poutine a annoncé que l’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis avaient proposé une médiation entre Moscou et Kiev. « Le résultat dépend évidemment de la volonté des parties de mettre en place les accords qui ont été trouvés. Nous voyons aujourd’hui que ce n’est pas la volonté du pouvoir en place à Kiev », a dit Vladimir Poutine.
La Russie « travaille à l’annexion des territoires ukrainiens », en utilisant le même « mode d’emploi » que pour la Crimée en 2014, a accusé, mardi 19 juillet, la Maison Blanche. « Le gouvernement russe dispose de plans détaillés pour annexer un certain nombre de régions en Ukraine, dont Kherson, Zaporijia et l’ensemble des oblasts de Donetsk et Louhansk », a déclaré Washington. Les représentants « illégitimes » que Moscou a imposés dans ces zones « vont organiser des référendums fantoches sur la réunification avec la Russie », « peut-être en septembre lors des élections régionales russes », a-t-il ajouté.
En parallèle, la Russie cherche à y installer des banques russes, pour généraliser l’usage du rouble, « force les résidents à demander la citoyenneté russe », « impose ses fidèles dans les services de sécurité », tout en « sabotant l’Internet civil », a-t-il encore assuré.
Des bombardements dans l’est de l’Ukraine ont eu lieu. A Kramatorsk, un missile est tombé en fin de matinée, mardi 19 juillet, dans un petit jardin entouré de barres d’immeubles de quatre étages, en plein centre-ville, ont constaté les journalistes de l’Agence France-Presse (AFP). « A ce stade, nous avons un mort », a déclaré Igor Ieskov, porte-parole de la mairie de la ville.
Le sud de l’Ukraine a été frappé par l’armée russe. Dans la région d’Odessa, les forces russes ont tiré sept missiles, blessant au moins six personnes dont un enfant, selon la présidence ukrainienne. Le ministère de la défense russe a, pour sa part, affirmé que ses frappes sur Odessa avaient détruit un stock de munitions fournies par les Occidentaux.
Six personnes ont été tuées lors d’un bombardement, lundi 18 juillet sur Toretsk, dans l’est de l’Ukraine. Selon des responsables locaux, un obus a frappé un immeuble d’habitation dans cette ville d’environ 30 000 habitants dans la région de Donetsk, l’une des deux provinces du Donbass que Moscou cherche à conquérir en totalité.



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