Live Lemonde
>>> Après avoir fui la guerre, cet Ukrainien décroche une médaille aux mondiaux d’athlétisme.
Le sauteur en hauteur ukrainien Andriy Protsenko a pris la troisième place du concours de saut en hauteur aux Mondiaux d’athlétisme d’Eugene (États-Unis), dans la nuit de lundi à mardi 19 juillet 2022. Il a décroché la première médaille de l’Ukraine et réalisé un exploit, tant sa préparation a été bousculée par les ravages de la guerre en Ukraine.
(…) Né à Kherson, première grande ville tombée aux mains des Russes, Andriy Protsenko a connu un long exil jusqu’à ce premier podium mondial. « Ma fille était dans un petit village pas loin de Kherson (dans le sud du pays), de l’autre côté de la rivière.
(…) Mi-avril, ils ont fini par quitter leur ville natale de Kherson, envahie par l’armée russe. Après 40 jours sous occupation, ils ont fini par trouver refuge en France.
« Quand j’ai pu quitter l’Ukraine, je suis allé au Portugal, ensuite en Espagne, et maintenant ma famille est en France avec des proches, énumère-t-il. On n’a pas pris grand-chose avec nous, juste pour les enfants, on n’avait pas beaucoup de place. Mais mon équipementier m’a trouvé des affaires et des chaussures. Après les Mondiaux, on prévoit d’aller en Pologne. »
Même en Ukraine, Andriy Protsenko, vainqueur de la Diamond League en 2019, vice-champion du monde en 2014 et double médaillé européen, s’est maintenu en forme tant bien que mal dans un champ à côté de la maison qu’il habitait.
« J’ai fait ma propre piste dans un champ pour courir, faire du sprint. Et j’ai utilisé du matériel de jardin comme une barre de musculation, explique-t-il. Mais le plus difficile, c’était de trouver la motivation de s’entraîner, plus que le matériel. »
Il a dégagé une piste de 100 m sur le terrain. Pour s’entraîner à sauter, il a utilisé des arcs pour pommes de terre… Bien loin des hauteurs d’un sautoir et de son record personnel à 2,40 m.
À Eugene, Andriy Protsenko a senti le soutien des autres athlètes, mais aussi « des gens dans la rue, qui s’arrêtent et disent Gloire à l’Ukraine. C’est très important. »
Lors des championnats d’Europe en salle en mars 2021, le champion olympique italien Gianmarco Tamberi, qui a décroché l’argent, avait déjà affiché son soutien à Andriy Protsenko et à son partenaire Bohdan Bondarenko, qui n’avaient pu rejoindre la Pologne pour la compétition. L’Italien était entré avec un drapeau ukrainien sur les épaules et arborait les deux noms de ces athlètes sur l’épaule.
À Eugene, Andriy Protsenko a fait preuve de courage et de résilience pour décrocher le bronze. Une médaille qu’il a accompagnée d’un appel au secours : « J’ai peur que la guerre dure longtemps, on a vraiment besoin que le monde entier aide l’Ukraine. Ce n’est pas seulement notre guerre. » OuestFrance
19:27 La première dame ukrainienne réclame plus d’armes devant le Congrès américain
En visite aux Etats-Unis, la première dame ukrainienne, Olena Zelenska a livré mercredi un vibrant plaidoyer devant le Congrès américain pour davantage de livraisons d’armes à son pays afin de lutter contre l’invasion russe.
« Nous sommes reconnaissants de la présence des Etats-Unis à nos côtés dans cette guerre », a noté Olena Zelenska, selon une traduction en direct de ses propos, « mais la guerre n’est pas terminée ».
Je vous demande davantage d’armes (...) pour protéger les maisons de chacun et le droit de se réveiller vivant dans ces maisons.
« Aidez-nous (...) et nous remporterons ensemble une grande victoire », a-t-elle ajouté lors d’une allocution devant les parlementaires américains, qui se sont levés à l’unisson pour l’applaudir.
Olena Zelenska a accompagné son discours d’un diaporama, projetant devant les élus les photos d’enfants ayant depuis été tués ou blessés par la Russie. Elle a notamment évoqué Liza Dmitrieva, fillette de 4 ans atteinte du syndrome de Down, tuée jeudi lors d’une frappe russe, drame qui a largement choqué.
Washington a envoyé près de 7 milliards de dollars d’équipement militaire à l’Ukraine depuis le début de l’invasion russe le 24 février. Le Pentagone a notamment livré récemment à Kiev des systèmes d’artillerie de précision Himars d’une portée de 80 kilomètres, permettant à l’armée ukrainienne d’atteindre des cibles russes auparavant hors de portée.
18:54 Des pays vont laisser à l’Ukraine plus de temps pour payer ses dettes
Un groupe de créanciers a décidé de répondre favorablement à la requête de Kiev. La France, les Etats-Unis, l’Allemagne, le Japon et le Royaume-Uni ont donné mercredi leur accord pour un report du paiement d’intérêts sur la dette ukrainienne, exhortant les autres détenteurs d’obligations ukrainiennes à faire de même. « Dans ces circonstances exceptionnelles et en reconnaissant les résultats exemplaires de l’Ukraine en matière de service de sa dette à ce jour, les membres du groupe des créanciers de l’Ukraine soutiennent la sollicitation » de cette dernière, ont rapporté les pays membres de ce groupe ad hoc, dans un communiqué commun.
17:28 L’Ukraine réclame plus d’armes et de sanctions
Le chef de la diplomatie ukrainienne, Dmytro Kuleba, a réclamé mercredi plus d’armes et de sanctions après l’annonce par Moscou de l’élargissement de son offensive en Ukraine. « Les Russes veulent du sang, pas des négociations. J’appelle tous les partenaires à renforcer les sanctions contre la Russie et à accélérer les livraisons d’armes à l’Ukraine », a écrit M. Kuleba sur Twitter.
Que le ministre des affaires étrangères russe ait avoué rêver de s’emparer de plus de terres ukrainiennes prouvent que la Russie rejette la diplomatie et se concentre sur la guerre et la terreur.
16:30 L’UE approuve un embargo sur les exportations d’or de Russie
L’Union européenne a approuvé mercredi un embargo sur les exportations d’or de Russie et une série de mesures pour compléter les six trains de sanctions adoptés depuis le début de la guerre menée par la Russie en Ukraine, a-t-on appris de sources diplomatiques.
L’accord trouvé par les ambassadeurs des pays de l’UE à Bruxelles doit être avalisé par les gouvernements pour être publié jeudi au Journal officiel de l’Union européenne afin d’entrer en vigueur, a-t-il été précisé.
14:35 Bruxelles veut réduire de 15 % la demande de gaz . Afin de se préparer à l’hiver, la Commission européenne a préparé un arsenal de mesures qui permettront aux Vingt-Sept d’affronter une éventuelle interruption des approvisionnements russes − qui constituaient jusqu’à l’an dernier 40 % de leurs importations. Le plan viserait à réduire de 15 % la demande européenne de gaz. Article
>>> Les livraisons d’armes au compte-gouttes placent l’Ukraine au bord de la rupture. A court de munition et face à un ennemi russe qui ne lésine pas sur les moyens, le pays attaqué dépend désormais complètement des armes occidentales pour espérer s’en sortir. Mais l’aide militaire, notamment celle de la France, est bien en deçà de ses besoins.
«Si vous évaluez les livraisons d’armes de différents pays à l’Ukraine, la France n’a presque rien livré.» Le constat dressé par l’ancien secrétaire général de l’Otan, Anders Fogh Rasmussen, est amer. L’ampleur des livraisons françaises à Kyiv pour lutter contre l’invasion russe est équivalente à celle du Danemark, dont le PIB est sept fois moins élevé que celui de la France, alertait-il lundi dans une longue interview au média américain The Atlantic.
Or l’Ukraine, à court de munitions, est désormais complètement dépendante des armes occidentales pour espérer gagner la guerre. «Les forces russes ont lancé presque tout ce qui n’est pas nucléaire sur le front et cela inclut l’artillerie lourde, les lance-roquettes et les attaques aériennes», soulignait récemment Mykhaïlo Podoliak, un conseiller du président Volodymyr Zelensky, appelant à une «parité en armes lourdes» pour contrer l’ennemi russe. Sur son compte Twitter, l’homme politique a également dressé la liste précise des armes lourdes espérées pour pouvoir «mettre fin à la guerre» : un millier d’obusiers calibre 155 mm, 300 lance-roquettes, 500 chars, 2 000 véhicules blindés et 1 000 drones. On est loin du compte. Libération
10:58 « M. Poutine et la Russie sont de plus en plus isolés », selon la Maison Blanche
La Russie a soufflé le chaud et le froid, ces dernières semaines, sur les exportations de céréales, cruciales notamment pour le continent africain, affirmant ne pas s’y opposer, tout en pointant les sanctions occidentales et en posant des conditions que l’Ukraine refuse en l’état, comme le déminage de ses rades et couloirs maritimes.
Pour Washington, la rencontre à Téhéran sur ce sujet prouve l’isolement croissant de la Russie. « Cela montre à quel point M. Poutine et la Russie sont de plus en plus isolés. Ils doivent maintenant se tourner vers l’Iran pour obtenir de l’aide », a déclaré John Kirby, qui coordonne la communication de la Maison Blanche sur les questions stratégiques.
Pour l’instant, aucun pays n’est réellement venu combler le manque de grains ukrainiens (initialement 25 millions de tonnes) sur le marché où les prix des matières premières agricoles étaient déjà très élevés, avant même le début de l’invasion russe le 24 février – notamment du fait de la reprise post-Covid. La guerre a entraîné un bond des cours des céréales (blé, maïs), insoutenable pour les pays les plus dépendants pour leurs importations, comme l’Egypte, le Liban ou la Tunisie.
08:12 « Avancées minimes » des Russes dans le Donbass, selon le ministère de la défense britannique
Selon le dernier bulletin du ministère de la défense britannique publiée mercredi matin, l’offensive russe dans le Donbass connaît toujours des « avancées minimes ».
Le pont Antonovskiy, qui a été frappé par les forces ukrainiennes, sur le fleuve Dniepr est probablement encore utilisable, mais constitue une « vulnérabilité » importante pour les forces russes, car il s’agit de « l’un des deux seuls points de passage routier sur le Dniepr par lequel la Russie peut ravitailler ou retirer ses forces sur le territoire qu’elle a conquis à l’ouest du fleuve. »
« Le contrôle des traversées du Dniepr est susceptible de devenir un facteur-clé dans l’issue des combats dans la région », qui inclut la ville de Kherson, relève, enfin, le ministère.
>>> Quand Erdogan fait attendre Vladimir Poutine au sommet tripartite de Téhéran
Lors du sommet tripartite organisé à Téhéran, le dirigeant turc Recep Tayyip Erdogan a fait attendre Vladimir Poutine devant les caméras pendant quarante-cinq secondes. Un geste qui en dit long et dont le président russe est d'ordinaire coutumier. (...) Face à Recep Tayyip Erdogan lors d'une rencontre à Moscou en 2020, le président turc avait, à l'époque, dû attendre plusieurs minutes. Car les retards de Vladimir Poutine peuvent être longs : il a fait attendre la reine d'Angleterre pendant treize minutes, Donald Trump durant quarante-cinq et le pape François pendant une heure. Mais qu'il soit désormais celui qui patiente, montre qu'il n'est plus en position de force. Le président russe est, certes, reparti de Téhéran avec un soutien affiché des dirigeants iraniens, montrant qu'il n'est pas totalement isolé sur la scène internationale. Mais l'Iran est aussi un pays sous sanctions occidentales. Et en le faisant attendre, Recep Tayyip Erdogan lui a signifié que le soutien d'un pays intégré au concert des Nations avait, lui, un coût. (RFI)07:32 Une belle brochette de têtes à claques…
Poutine, a rencontré mardi à Téhéran ses homologues iranien et turc lors d’un sommet sur la Syrie, qui a, en fait, été dominé par le conflit en Ukraine. Soucieux de contourner les sanctions occidentales, l’Iran et la Russie tentent de renforcer leur coopération énergétique et militaire. Article
06:40 Des dizaines de dépôts d’armes russes en zone occupée ukrainienne ont été détruites par des armes de longue portée fournies par Washington. Kiev envisage d’élargir les attaques à la Crimée, cruciale dans le dispositif logistique russe.
>>> Moscou recrute des soldats en prison
Moscou cherche à recruter des soldats tout en évitant l’enrôlement général de la population.
Un rapport publié le 14 juillet par l'organisation russe des droits de l'homme « Rus Sidyashchaya » (La Russie derrière les barreaux) confirme les informations de l'ISW selon lesquelles les autorités russes mènent des campagnes de recrutement dans les prisons russes pour soutenir les opérations en Ukraine. Le rapport cite des preuves selon lesquelles des colonies pénitentiaires situées dans tout le pays ont reçu des offres de déploiement pour les détenus. Ces efforts de recrutement privilégient probablement la quantité par rapport à la qualité des recrues afin d'accélérer les efforts de déploiement avec une formation minimale, selon l’ISW. « ll est donc très peu probable qu'ils fournissent un avantage décisif au combat dans les hostilités en Ukraine » précise le Think Tank américain. OF
>>> Sputnik France placé en liquidation judiciaire, RT tente de survivre
Les sanctions européennes visant la Russie à la suite de l’invasion de l’Ukraine ont lourdement pesé sur les deux médias d’influence du Kremlin. Lemonde
06:10 Ce qu’il faut savoir au matin de ce 147e jour de guerre en Ukraine
Le président russe, Vladimir Poutine, a assuré mardi 19 juillet que l’entreprise Gazprom remplirait pleinement ses obligations auprès de ses fournisseurs, au moment où baissent les livraisons de gaz à l’Europe en plein conflit en Ukraine. « Gazprom a rempli, continue de remplir et remplira pleinement ses obligations, si quelqu’un en a besoin », a-t-il affirmé lors d’une conférence de presse après des pourparlers à Téhéran.
M. Poutine a appelé mardi 19 juillet à lever les restrictions occidentales sur les céréales russes pour obtenir des avancées dans l’exportation de la production agricole ukrainienne, actuellement bloquées dans le pays à cause de l’offensive du Kremlin. « Nous faciliterons l’exportation des céréales ukrainiennes, mais en partant du fait que toutes les restrictions liées aux livraisons aériennes à l’export des céréales russes soient levées », a affirmé le président russe, après des pourparlers à Téhéran.
Le président russe, Vladimir Poutine, a déclaré mercredi 20 juillet qu’il n’avait pas observé de volonté de la part de l’Ukraine de respecter les termes de ce qu’il a présenté comme un accord de paix préliminaire décidé au mois de mars. Alors qu’il s’exprimait à la télévision après sa visite en Iran, Vladimir Poutine a annoncé que l’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis avaient proposé une médiation entre Moscou et Kiev. « Le résultat dépend évidemment de la volonté des parties de mettre en place les accords qui ont été trouvés. Nous voyons aujourd’hui que ce n’est pas la volonté du pouvoir en place à Kiev », a dit Vladimir Poutine.
La Russie « travaille à l’annexion des territoires ukrainiens » en utilisant le même « mode d’emploi » que pour la Crimée en 2014, a accusé mardi 19 juillet la Maison Blanche. « Le gouvernement russe dispose de plans détaillés pour annexer un certain nombre de régions en Ukraine dont Kherson, Zaporijia et l’ensemble des oblasts de Donetsk et Louhansk », a déclaré Washington. Les représentants « illégitimes » que Moscou a imposés dans ces zones « vont organiser des référendums fantoches sur la réunification avec la Russie », « peut-être en septembre lors des élections régionales russes », a-t-il ajouté.
En parallèle, la Russie cherche à y installer des banques russes pour généraliser l’usage du rouble, « force les résidents à demander la citoyenneté russe », « impose ses fidèles dans les services de sécurité », tout en « sabotant l’internet civil », a-t-il encore assuré.
Des bombardements dans l’est de l’Ukraine. A Kramatorsk, un missile est tombé en fin de matinée, mardi 19 juillet, dans un petit jardin entouré de barres d’immeubles de quatre étages, en plein centre-ville, ont constaté les journalistes de l’Agence France-Presse. « A ce stade nous avons un mort », a déclaré Igor Ieskov, porte-parole de la mairie de la ville. Un homme grièvement blessé, la tête en sang et enveloppé dans un tapis par les voisins, gisait au sol, avant d’être emmené par les secours. « Il passait par là, dans la rue, et a été touché », a raconté une femme paniquée.
Le sud de l’Ukraine frappé par l’armée russe. Dans la région d’Odessa, les forces russes ont tiré sept missiles, blessant au moins six personnes dont un enfant, selon la présidence ukrainienne. Le ministère de la défense russe a pour sa part affirmé que ses frappes sur Odessa avaient détruit un stock de munitions fournies par les Occidentaux.
Six personnes ont été tuées lors d’un bombardement lundi 18 juillet sur Toretsk, dans l’est de l’Ukraine. Selon des responsables locaux, un obus a frappé un immeuble d’habitation dans cette ville d’environ 30 000 habitants dans la région de Donetsk, l’une des deux provinces du Donbass que Moscou cherche à conquérir en totalité.




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