Dimanche 7 août (Live Lemonde)
>>> Le point sur la situation
- Quatre navires chargés de céréales ont quitté les ports ukrainiens. Quatre nouveaux bateaux chargés de céréales ont quitté dimanche les ports ukrainiens d’Odessa et de Tchornomorsk sur la mer Noire, avec environ 170 000 tonnes de marchandises. Samedi, un cargo était arrivé au port de Tchornomorsk pour y charger des céréales, pour la première fois depuis l’invasion russe de l’Ukraine.
- Un blessé à la centrale de Zaporijia après des bombardements russes. Le groupe ukrainien d’énergie Energoatom a déclaré qu’un travailleur a été blessé lors de nouveaux bombardements par les forces russes samedi soir sur la centrale nucléaire de Zaporijia. Energoatom a signalé que le site de stockage de la centrale, où 174 conteneurs de combustible nucléaire usé sont stockés à l’air libre, a été touché par des roquettes. Ukrainiens et Russes se sont mutuellement accusés de se livrer à du « terrorisme nucléaire ».
- Amnesty International regrette « la détresse et la colère » causées par son rapport. L’ONG a présenté ses excuses dimanche pour la « détresse et la colère » causées par son rapport accusant les autorités ukrainiennes de mettre en danger la population civile. Le rapport, publié jeudi, a provoqué la colère du président ukrainien et entraîné la démission de la directrice d’Amnesty en Ukraine. « Tout en maintenant entièrement nos conclusions, nous regrettons la douleur causée », a écrit l’ONG dans un courriel à Reuters. [Eh oui, avec Amnesty International, il faudrait que l'Ukraine se laisse massacrer ou asservir. Car se défendre, c'est faire la guerre ; faire la guerre, c'est faire des victimes]
Samedi 6 août (Live Lemonde)
>>> Ce qu'il faut retenir
- Cinq cargos chargés de céréales prendront la mer dimanche au départ des ports ukrainiens de Tchernomorsk et Odessa afin de poursuivre l’exportation des céréales, a annoncé samedi soir le centre de coordination conjointe, qui supervise les opérations.
- Le navire transportant le premier chargement de céréales exporté par l’Ukraine depuis l’invasion russe du 24 février n’accostera pas dimanche au Liban comme prévu, a déclaré samedi l’ambassade ukrainienne dans ce pays.
- L’Agence internationale de l’énergie atomique a jugé samedi « de plus en plus alarmantes » les informations venant de la centrale nucléaire de Zaporijia, la plus grande d’Europe, au lendemain de frappes à proximité.
- L’un des réacteurs de cette centrale, sous le contrôle des forces russes, a été arrêté, a annoncé samedi l’opérateur ukrainien, Energoatom, après les frappes dont Kiev et Moscou s’accusent mutuellement.
- Un fonctionnaire de l’administration d’occupation russe dans la région méridionale ukrainienne de Kherson a été blessé dans un attentat, ont annoncé samedi les autorités locales mises en place par Moscou.
Vendredi 5 août (Live Lemonde)
>>> Ce qu'il faut retenir
- Un navire doit arriver samedi dans le port ukrainien de Tchornomorsk, dans le sud du pays, pour y charger des céréales. Vendredi matin, trois bateaux chargés au total de plus de 58 000 tonnes de maïs ont quitté des ports ukrainiens. Ils desserviront l’Irlande, le Royaume-Uni et la Turquie.
- La directrice d’Amnesty International en Ukraine, Oksana Pokalchuk, a annoncé sa démission vendredi, après la publication d’un rapport de l’ONG pointant des tactiques ukrainiennes qui mettent en danger des civils, Mme Pokalchuk a dénoncé le choix du bureau international de ne pas avoir intégré l’équipe ukrainienne dans son enquête.
- Des roquettes ont été tirées, vendredi, près d’un réacteur nucléaire de la centrale de Zaporijia. Une ligne de haute tension a été endommagée dans cette attaque, déclenchant l’arrêt de l’un des réacteurs de la centrale, la plus grande de l’Europe. La Russie a rejeté sa responsabilité, accusant l’Ukraine de « terrorisme nucléaire ».
- Le président russe, Vladimir Poutine, et son homologue turc, Recep Tayyip Erdogan, se sont rencontrés à Sotchi et ont décidé de renforcer la coopération énergétique et économique. Les deux présidents se sont accordés pour que les livraisons du gaz russe à la Turquie soient « partiellement payées en roubles ».
- Sur le terrain, la Russie a de nouveau bombardé vendredi Mykolaïv. Une vingtaine de personnes ont été blessées, dont un adolescent de 14 ans à l’entrée d’une église, et des immeubles d’habitation ont été endommagés. Un couvre-feu a été instauré dans cette cité jusqu’à lundi matin.
- Les forces ukrainiennes mènent une contre-offensive dans le Sud, où elles affirment avoir repris plus de cinquante villages précédemment tombés aux mains des soldats russes. Selon les observateurs, la Russie redéploie ses forces vers le sud de l’Ukraine pour répondre à la contre-offensive de l’armée ukrainienne.
Jeudi 4 août (Live Lemonde)
>>> Ce qu'il faut retenir
- Trois bateaux chargés au total de plus de 58 000 tonnes de maïs devraient quitter leurs ports respectifs vendredi matin. Deux des navires partiront de Tchornomorsk, dans le sud du pays, et le troisième d’Odessa, comme le Razoni, qui a quitté ce port lundi avec le premier chargement de céréales exporté par l’Ukraine depuis le début de l’invasion russe, le 24 février. Les trois nouveaux chargements sont à destination de Karasu, en Turquie, de Ringaskiddy, en Irlande, et de Teesport, au Royaume-Uni.
- L’Union européenne (UE) a imposé, jeudi 4 août, des sanctions à l’encontre de l’ancien président ukrainien prorusse Viktor Ianoukovitch pour son rôle présumé dans la menace sécuritaire à l’égard de l’Ukraine. Il a présidé l’Ukraine de février 2010 à février 2014 puis a été renversé par un soulèvement populaire contre le virage pris par son gouvernement, qui s’était rapproché de Moscou. L’UE estime que l’ancien président, qui vit en Russie, joue toujours « un rôle dans l’atteinte ou la menace de l’intégrité territoriale, de la souveraineté et de l’indépendance de l’Ukraine ».
- Le commandement militaire du sud de l’Ukraine a décrit la situation sur le terrain comme étant « tendue » et a affirmé que Moscou avait « commencé à rassembler des effectifs pour attaquer en direction de Kryvy Rih ». Cette ville sidérurgique, où Volodymyr Zelensky a grandi, se trouve à environ 50 kilomètres de la ligne de front du sud du pays.
- L’Organisation des Nations unies (ONU) a lancé une enquête sur les explosions dans la prison d’Olenivka qui, le 29 juillet, avaient fait plusieurs dizaines de morts. L’Ukraine et la Russie ont toutes les deux réclamé cette enquête.
- Aux Etats-Unis, le Sénat a approuvé, mercredi, une résolution ratifiant les protocoles d’adhésion de la Finlande et de la Suède à l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN), après la décision historique de ces deux pays de renoncer à leur neutralité en raison de l’invasion de l’Ukraine par la Russie. Sur les trente membres de l’Alliance, vingt-trois ont déjà approuvé cette décision.
- La restitution à la Russie d’une turbine Siemens indispensable au fonctionnement du gazoduc Nord Stream 1 est « impossible » en raison des sanctions, affirme Gazprom. Les Européens accusent Moscou d’avancer là un prétexte pour retarder le retour de cette turbine et réduire encore ses livraisons de gaz.
- La Suisse, qui compte de nombreuses raffineries pour recycler et fondre des lingots d’or, a interdit à son tour « d’acheter, d’importer ou de transporter de l’or et des produits en or en provenance de Russie ».
- Des experts turcs, russes et ukrainiens ont inspecté, mercredi, près d’Istanbul, le navire transportant le premier chargement de céréales exporté par l’Ukraine depuis le début de l’invasion russe. Le cargo a ensuite poursuivi sa route à destination du Liban, en s’engageant dans l’entrée nord du Bosphore en début d’après-midi.
Mercredi 3 août 2022 (Live Lemonde)
- Le commandement militaire du sud de l’Ukraine a décrit la situation sur le terrain comme étant « tendue » et a affirmé que Moscou avait « commencé à rassembler des effectifs pour attaquer en direction de Kryvy Rih ». Cette ville sidérurgique, où le Volodymyr Zelensky a grandi, se trouve à environ 50 kilomètres de la ligne de front située au sud du pays.
- « Si la Russie voulait vraiment la fin de la guerre, elle ne rassemblerait pas en ce moment ses forces dans le sud de l’Ukraine, et elle ne ferait pas de charniers remplis d’innocents assassinés sur le territoire ukrainien », a déclaré le président ukrainien, mercredi soir.
- L’ONU a lancé une enquête sur les explosions à la prison d’Olenivka qui, le 29 juillet, avaient fait plusieurs dizaines de morts. L’Ukraine et la Russie ont toutes les deux réclamé cette enquête.
- Le Sénat américain a approuvé, mercredi, une résolution ratifiant les protocoles d’adhésion de la Finlande et de la Suède à l’OTAN, après la décision historique de ces deux pays de renoncer à leur neutralité en raison de l’invasion russe en Ukraine. Sur les 30 membres de l’Alliance, 23 ont déjà approuvé cette décision.
- La restitution à la Russie d’une turbine Siemens indispensable au fonctionnement du gazoduc Nord Stream 1 est « impossible » en raison des sanctions, affirme Gazprom. De leur côté, les Européens accusent Moscou de chercher un prétexte pour retarder le retour de cette turbine et réduire encore ses livraisons de gaz.
- La Suisse, qui compte de nombreuses raffineries pour recycler et fondre des lingots d’or, a interdit à son tour « d’acheter, d’importer ou de transporter de l’or et des produits en or en provenance de Russie ».
- Des experts turcs, russes et ukrainiens ont inspecté, mercredi, près d’Istanbul, le navire transportant le premier chargement de céréales exporté par l’Ukraine depuis le début de l’invasion russe. Le cargo a ensuite poursuivi sa route à destination du Liban, en s’engageant dans l’entrée nord du Bosphore en début d’après-midi.
Mardi 2 août 2022 (Live Lemonde)
- Une équipe de responsables russes et ukrainiens doit inspecter, mercredi, près d’Istanbul le premier chargement de céréales exporté par l’Ukraine depuis le début de l’invasion russe, en application de l’accord signé en juillet entre Kiev et Moscou afin d’enrayer la crise alimentaire mondiale. Des céréales sont déjà parties d’Ukraine depuis le déclenchement de l’offensive russe, mais de Berdiansk (sud-est), sur la mer d’Azov, une zone occupée par les Russes.
- « Notre but désormais est la régularité. (…) La continuité, la régularité est un principe nécessaire pour les consommateurs de notre production agricole », a déclaré le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, dans son allocution quotidienne mardi soir.
- A Mykolaïv, une ville proche du front dans le sud de l’Ukraine, « des explosions puissantes » ont été entendues, mercredi, vers 5 heures du matin, a déclaré le maire Oleksandr Senkevich sur Telegram.
- Dans la région voisine de Kherson, la première ville d’importance tombée aux mains de l’armée russe, le 3 mars, « la situation reste tendue », a relevé la présidence ukrainienne. Mais l’Ukraine, qui mène actuellement une contre-offensive dans le Sud, a annoncé mardi y avoir repris 53 localités.
- Dans la même région, le chef de l’administration militaire de Kryvy Rih, Oleksandr Vilkul, a signalé la mort de deux civils qui se trouvaient dans un minibus tentant de quitter le village de Starosillya, aux mains des Russes. Cinq autres personnes ont été évacuées, dont deux, grièvement blessées, ont été hospitalisées.
- L’armée de l’air ukrainienne a affirmé, mardi, que les forces russes avaient tiré huit missiles de croisière à partir de la mer Caspienne sur le territoire de l’Ukraine, dont l’un « a atteint un complexe de défense antiaérienne dans la région de Lviv », dans l’Ouest. Les sept autres missiles ont été interceptés, selon cette source. « Il n’y a pas d’informations sur d’éventuelles victimes pour le moment », selon le gouverneur de la région.
- De son côté, la Cour suprême russe a classé mardi le régiment ukrainien Azov, célèbre pour avoir défendu Marioupol, dans le sud-est de l’Ukraine, comme « organisation terroriste », ce qui pourrait valoir de très lourdes poursuites à ses combattants faits prisonniers.
Le 02/08/2022 ,
15:57 La poutinolâtre Marine Lepenskaïa raconte, comme d'hab, n'importe quoi :
>>> Marine Le Pen réclame l’abandon des sanctions prises contre la Russie
La députée du Pas-de-Calais du Rassemblement national (RN) a réclamé mardi l’abandon des sanctions prises contre la Russie en raison de la guerre en Ukraine. « Ces sanctions ne servent strictement à rien, si ce n’est à faire souffrir les peuples européens et, accessoirement, le peuple français », a-t-elle affirmé. « Je souhaite » que les sanctions « disparaissent pour éviter à l’Europe de se retrouver face à un black-out, notamment concernant les importations de gaz », a déclaré la cheffe de file des députés RN, au cours d’une conférence de presse à l’Assemblée nationale.
« Il faut être vraiment de mauvaise foi pour ne pas constater que, contrairement aux rodomontades de notre gouvernement, l’économie russe n’est pas à genoux et n’est pas en cessation de paiement », selon la députée. « Nous sommes beaucoup plus victimes de ces sanctions que ne l’est la Russie », qui « a trouvé d’autres clients » et qui « contourne les différents embargos », a ajouté la finaliste de la dernière présidentielle, en dénonçant « une succession d’échecs » de la part de l’Union européenne.
Selon une étude de l’Ecole de management d’université Yale, l’impact des sanctions occidentales sur l’économie russe est bien plus important que ce que montrent les chiffres officiels. D’après l’analyse de ces experts, « les départs des entreprises et les sanctions paralysent l’économie russe, à court et à long terme ». Les sanctions économiques, ainsi, dissuadent de nombreuses entreprises et pays de continuer à commercer avec la Russie. Et le pays peine à se fournir en pièces détachées et en matières premières, ou à obtenir certaines technologies essentielles.
Le tableau est sombre : « Malgré les illusions d’autosuffisance et de substitution des importations de [Vladimir] Poutine, la production intérieure russe s’est complètement arrêtée et n’a pas la capacité de remplacer les entreprises, les produits et les talents perdus ». Les entreprises qui ont quitté le pays « représentent environ 40 % de son PIB, annulant la quasi-totalité des trois décennies d’investissements étrangers », avancent également les auteurs de cette enquête. Pour pallier ces faiblesses, Vladimir Poutine « a recours à une intervention budgétaire et monétaire insoutenable », et les finances du Kremlin « sont dans une situation bien plus désespérée que ce qui est admis ».
[ Bref, il conviendrait, contrairement à ce que radote la collabo Le Pen, d'accentuer les sanctions.]

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