Pour suivre les lives du Monde (de loin les meilleurs), c'est ici
>>> Ban Ki-moon : « La neutralité face à l’agression de la Russie n’est défendable ni moralement ni juridiquement » . L’Ukraine mérite un soutien international plus large, affirme l’ancien secrétaire général des Nations unies, dans une tribune au « Monde », estimant par ailleurs que le multilatéralisme est encore capable de surmonter son affaiblissement pour affronter les crises actuelles.
(Tribune de Ban Ki-moon , Ancien secrétaire général des Nations unies, Lemonde)
A PROPOS DES SANCTIONS
>>> Pourquoi les sanctions sont plus efficaces qu'on le croit
Les sanctions occidentales contre la Russie fonctionnent, contrairement à ce qu'essaient de faire croire des relais du Kremlin [notamment, en France, les neuneus du RN] . L'embargo des Occidentaux sur leurs exportations de composants empêche l'armée russe de reconstituer chars et missiles, et paralyse des pans entiers de l'industrie civile.
L'Europe se tire une balle dans le pied. C'est le récit qui se propage dans une partie de l'opinion, venu des plateaux TV et de certains économistes : l'UE aurait pris des sanctions contre la Russie qui se retourneraient contre elle, sans pour autant gêner Moscou.
Et d'expliquer que les sanctions vont provoquer une pénurie d'électricité cet hiver, tandis que la Russie « nage dans le cash » grâce à la flambée des cours d'hydrocarbures et voit le rouble s'envoler. Moscou contournerait les embargos à l'exportation de l'Union via le marché noir, ou grâce à son allié chinois… LesEchos
CONTRE-OFFENSIVE UKRAINIENNE
>>> 29/09/22 : Les forces russes risquent une « défaite imminente » dans la ville clé de Lyman, selon l’ISW (20:09)
>>> 29/09/22 : Les forces ukrainiennes s’emparent de Koupiansk
Les forces ukrainiennes ont repris le contrôle de la totalité de la ville de Koupiansk, dans le nord-est du pays, chassant les troupes russes de leurs positions sur la rive Est de la rivière Oskil, ont constaté ce soir des journalistes de l’Agence France Presse présents sur place. Un blindé de transport de troupes et un peloton de soldats ukrainiens se trouvaient devant le centre culturel du district, et au moins deux chars se déplaçaient dans la zone, relatent-ils. Cinq cadavres en treillis militaire, possiblement des soldats de Moscou, gisaient près de véhicules en panne portant des marquages russes. Une bonne partie de ce noeud ferroviaire avait été repris aux Russes début septembre à la faveur de la contre-offensive ukrainienne dans la région de Kharkiv. Mais les troupes de Moscou tenaient encore bon de l’autre côté de la rive, prenant part à des duels d’artillerie tandis que des civils fuyait les combats en tentant de passer du côté ukrainien. Des pompiers ukrainiens et bénévoles ont acheminé dans la ville un premier lot d’aide humanitaire en traversant un passage piéton intact reliant les deux rives de la rivière Oskil. « Ce sera la première distribution d’aide humanitaire sur l’autre rive », a déclaré l’administrateur militaire de Koupiansk, Andriï Kanachevitch, alors que 2 000 lots de nourriture fournis par les Britanniques étaient distribués. (19:16)>>> 28/09/22 :Un nouveau succès ukrainien à Lyman ? Tandis
que la mobilisation et les référendums organisés par le Kremlin dans
quatre régions d’Ukraine occupent le devant de la scène, les forces
armées ukrainiennes seraient en train de percer en plusieurs points
entre Kharkiv et Louhansk, ce qui pourrait aboutir à une nouvelle
défaite importante pour les Russes. CI
>>> Piratage du groupe de mercenaires Wagner. Dans un message posté sur Telegram, Mykhaïlo Fedorov, ministre de la transformation numérique de l’Ukraine, a annoncé que le site internet du groupe Wagner, une troupe de mercenaires sous contrôle russe, a été piraté par « l’armée informatique d’Ukraine ». Wagner aurait recruté des prisonniers russes pour combattre en Ukraine. « Nous avons toutes les données personnelles des mercenaires ! Chaque bourreau, meurtrier et violeur sera sévèrement puni », écrit le ministre Fedorov. SO
>>> Avec une contre-offensive rapide et bien préparée, Kiev a déstabilisé l’armée russe dans l’Est. L’armée ukrainienne affirme avoir repris des milliers de kilomètres carrés en septembre, avec une importante aide américaine. Pendant que l’armée russe recule, Vladimir Poutine a décrété une mobilisation militaire « partielle ». (Lemonde, 27/09/2022)
>>> «Tout s'est passé très vite»: à Izioum, des soldats ukrainiens racontent la débâcle russe RFI
>>> Dans les villes libérées, la vie reprend lentement après des mois de cauchemar. Parmi les localités reprises par l’armée ukrainienne ces derniers jours figure le village de Verbyvka, dans la région de Kharkiv. Occupé par les troupes russes, il a fortement été endommagé par les combats, car il s’est trouvé quasiment sur la ligne de front pendant plusieurs mois. Les villageois ont vécu le plus souvent terrés dans leurs caves, sans eau courante et sans électricité. Dans la ville voisine, les habitants rapportent des exactions commises par les forces russes. RFI
>>> Kiev promet une réponse militaire aux « référendums » dans le Donbass. Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, avait prévenu que l’organisation de consultations dans les territoires occupés mettrait fin à toute possibilité d’issue négociée avec la Russie. Lemonde
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| Z comme Zombis russes ! |
>>> L’Ukraine annonce l’échange de 215 prisonniers militaires dont des chefs de la défense d’Azovstal (Lemonde)
A L'ONU
>>> Le président américain, Joe Biden, a accusé la Russie mercredi à la tribune de l’Assemblée générale de l’ONU d’avoir « violé de manière éhontée » les principes fondateurs de la Charte des Nations unies. Vladimir Poutine veut « anéantir le droit de l’Ukraine à exister. Où que vous soyez, où que vous viviez, quelles que soient vos convictions… Cela devrait vous glacer le sang ». Un pays « ne peut pas s’emparer du territoire d’une autre nation par la force », a dit Joe Biden lors d’un discours très attendu. « L’Ukraine a les mêmes droits que ceux qui appartiennent à toute nation souveraine. »
M. Biden a ajouté que « personne n’a menacé la Russie, et personne d’autre que la Russie n’a cherché le conflit. » S’adressant directement aux dirigeants présents à l’Assemblée, le président a poursuivi : « En fait, nous avons prévenu que cela allait arriver. » (17:19, 21/09/22)
>>> Volodymyr Zelensky s’exprime à l’Assemblée générale de l’ONU et appelle l’organisation à priver la Russie de son droit de veto (Lemonde)
>>> Poutine veut «anéantir le droit de l'Ukraine à exister», dit Biden à l'ONU (… ) « il est impossible de gagner une guerre nucléaire et il ne faut pas la mener », a lancé Joe Biden, évoquant des menaces « irresponsables ». RFI
CRIMES RUSSES (crimes de guerre)
>>> 01/10/2022 A Zaporijia, Un bombardement a tué au moins 25 civils et fait 50 blessés (12:56). Des bombardements russes ont également été signalés dans la ville de Dnipro (centre). Des civils retrouvés tués par balles dans l’est de l’Ukraine après le retrait des soldats russes
>>> Ukraine : le monde face aux crimes d’une guerre. L’agression – « crime des crimes » contre un territoire – et le génocide
– « crime des crimes » contre l’humanité – sont au cœur des débats sur
le conflit russo-ukrainien et le droit international. Des mots qui
heurtent et qui divisent. Lemonde. >>> Lire aussi : Il y a soixante ans, le procès de Nuremberg (Lemonde)
>>> Des « crimes de guerre ont été commis » en Ukraine, selon les enquêteurs de l’ONU
« Sur la base des preuves recueillies par la commission, celle-ci a conclu que des crimes de guerre avaient été commis en Ukraine » depuis l’invasion par la Russie, en février, a affirmé, vendredi, Erik Mose, le président de la commission d’enquête de l’ONU sur l’Ukraine lancée en mars par le Conseil des droits de l’homme, lors d’un premier compte rendu oral qui énumère les bombardements russes de zones civiles, les nombreuses exécutions, la torture, les mauvais traitements et les violences sexuelles.
Au cours des enquêtes dans les régions de Kiev, Tchernihiv, Kharkiv et Soumy, la commission a visité 27 villes et localités et a interrogé plus de 150 victimes et témoins, a expliqué son président, Erik Mose. Il a également déclaré :
Nous avons été frappés par le grand nombre d’exécutions dans les régions que nous avons visitées. La commission enquête actuellement sur ces décès dans 16 villes et lieux. Nous avons reçu des allégations crédibles concernant de nombreux autres cas d’exécutions, que nous sommes en train de documenter.
Les corps retrouvés ont pour caractéristiques communes d’avoir des signes visibles d’exécutions, tels que des mains attachées dans le dos, des blessures par balle à la tête ou des gorges tranchées. M. Mose a, par ailleurs, dénoncé les bombardements russes de zones civiles.
Certaines des victimes ont rapporté qu’après une première détention par les forces russes en Ukraine, elles ont été transférées en Russie et détenues pendant des semaines dans des prisons. « Les interlocuteurs ont décrit des passages à tabac, des chocs électriques et une nudité forcée, ainsi que d’autres types de violations dans ces lieux de détention », a insisté M. Mose, qui note également qu’après avoir été transférées en détention en Russie, certaines victimes auraient disparu.
Des cas de violences sexuelles ont également été rapportés aux enquêteurs de l’ONU. Dans certains cas, des proches ont été contraints d’être témoins de ces crimes. Dans les cas sur lesquels la commission a enquêté, l’âge des victimes de violences sexuelles ou fondées sur le genre allait de 4 à 82 ans. La commission a également documenté des cas où des enfants avaient été violés, torturés et enfermés illégalement. « Des enfants ont également été tués et blessés lors d’attaques aveugles à l’arme explosive », a dénoncé M. Mose.
CRIMES RUSSES (déportations)
>>> Les forces russes ont déporté de force entre 900 000 et 1,6 million d’Ukrainiens, selon l’ONU(13:08, 21/08/22)
CRIMES RUSSES (IZIOUM)
>>> La ville, libérée par les troupes ukrainiennes le 11 septembre, est
devenue un des symboles de la guerre, après la découverte de tombes par
centaines. « chaque ville avait son centre de torture », détaille le
général Volodymyr Tymochko, chef de la police régionale. A Izioum, cinq
centres semblables ont déjà été découverts, dans un hôpital, un entrepôt
ou une école. « Et cette ville n’est pas une exception : il s’agissait d’un véritable système » Lemonde
>>> Tombes à Izioum : les exhumations sont terminées, 447 corps découverts dont trente présentent des « signes de torture »
Les autorités ukrainiennes ont annoncé, vendredi, avoir exhumé 447 cadavres qui étaient enterrés dans une forêt près de la ville d’Izioum, reprise aux Russes, dont trente présentent des « signes de torture », voire sont émasculés. « A Izioum, l’exhumation de tous les corps sur le site d’enterrement de masse est terminée », a fait savoir le parquet régional sur Facebook, précisant qu’il s’agit de 425 civils, dont 5 enfants, et de 22 militaires ukrainiens.
Les
forces russes ont été accusées de multiples exactions dans les
territoires sous leur contrôle en Ukraine, notamment à Boutcha, dans la
banlieue de Kiev, où des cadavres de civils froidement abattus avaient
été découverts après le retrait de l’armée russe de la zone à la fin de
mars. Vendredi, une commission d’enquête de l’Organisation des Nations
unies a conclu à un « nombre considérable » de crimes de guerre commis par les forces russes. (21:49, 23/09/22)
>>> Ce que l’on sait des tombes retrouvées à Izioum, trois jours après ces découvertes macabres. Les autorités ukrainiennes ont annoncé cette semaine de tristes découvertes à Izioum, ville dans l’est de l’Ukraine récemment reprise aux forces russes, notamment une fosse commune et près de 450 tombes. De nombreux experts et policiers sont sur place pour enquêter. Voici ce que l’on sait sur ces découvertes. (SO)
>>> Pendant la période d’occupation, un poste de police d'Izioum comme salle de torture SO
>>> Le pape François dénonce « la sauvagerie, les monstruosités, les cadavres torturés »
Le chef de l’Eglise catholique a dénoncé mercredi « les monstruosités » de la guerre en Ukraine, où se trouve actuellement son représentant, le cardinal Konrad Krajewski. Il tente de maintenir un équilibre délicat entre la condamnation d’une guerre « cruelle » et le maintien du dialogue avec Moscou.
« Je voudrais parler de la terrible situation de l’Ukraine martyrisée. Le cardinal Krajewski y est allé pour la quatrième fois, il aide dans la zone d’Odessa et ses environs », a déclaré le pape. « Il m’a raconté la douleur de ce peuple, la sauvagerie, les monstruosités, les cadavres torturés qu’ils trouvent », a précisé le pontife.
Kiev a annoncé la semaine dernière la découverte de 445 tombes dans une forêt près de la ville d’Izioum, située dans l’est de l’Ukraine et libérée de l’occupation russe début septembre lors de la contre-offensive ukrainienne. Plus de 450 corps exhumés vendredi dernier portaient « des traces de mort violente et de torture ». Le processus d’exhumation se poursuit cette semaine alors que Moscou nie ces affirmations. (11:08, 21/09/22)
>>> « Ces images des charniers d’Izioum, ces corps exhumés, cette main décomposée avec un bracelet jaune et bleu, ne me quittent plus » (Lemonde)
>>> Après la retraite russe en Ukraine, des victimes de tortures racontent l'enfer Lexpress
>>> "Ils m'ont mis un sac sur la tête..." : les récits de tortures se multiplient en Ukraine Lexpress
CRIMES RUSSES (BOMBARDEMENT DE LA CENTRALE NUCLEAIRE DE PIVDENNOOUKRAINSK
>>> Le site de la centrale nucléaire de Pivdennooukraïnsk bombardé. L’opérateur nucléaire ukrainien Energoatom a accusé lundi 19 septembre la Russie d’avoir bombardé le site de la centrale de Pivdennonooukraïnsk, dans le sud du pays.
(…) « Le 19 septembre 2022, à 00 h 20 locales (21 h 20 GMT dimanche), l’armée russe a bombardé la zone industrielle de la centrale nucléaire de Pivdennonooukraïnsk », a indiqué Energoatom sur Telegram. « Une puissante explosion s’est produite à seulement 300 mètres des réacteurs », a-t-il précisé. « La Russie met en danger le monde entier. Nous devons l’arrêter tant qu’il n’est pas trop tard », a lancé sur Telegram le président ukrainien Volodymyr Zelensky, qui a diffusé une vidéo de surveillance en noir et blanc montrant une grosse explosion. OF
CRIMES RUSSES (les dirigeants de ce pays sont des petites frappes devenus des criminels de guerre)
Le groupe paramilitaire est suspecté depuis des années de mener dans l’ombre les basses œuvres du Kremlin sur différents théâtres d’opération, ce que Moscou a toujours démenti. Evgueni Prigojine était accusé par nombre de puissances occidentales et médias russes d’être le financier de Wagner, dont les hommes ont été vus en Syrie, en Libye, en Ukraine et en République centrafricaine notamment. Le Kremlin a toujours démenti avoir des liens avec des groupes paramilitaires.
MENACES ET PROVOC RUSSES (ils refont le coup des REFERENDUMS BIDONS)
Une provoc qui sent à plein nez la panique qui s’empare des Zombis russes (d’ailleurs, la mauvaise passe que traverse Moscou n’échappe à personne , comme le note Lemonde (11:15)
>>> Organisation de référendums d’annexion [bidons, comme d'hab] par Moscou. Et réponse comme il se doit de l’Ukraine :
>>> Kiev promet de « liquider » la « menace » russe, après l’annonce de l’organisation de référendums d’annexion par Moscou
>>> L’Ukraine « continuera à libérer » ses territoires « quoi que dise la Russie », a déclaré le ministre ukrainien des affaires étrangères
A la suite des annonces d’organisation de référendums d’annexion par Moscou, le ministre des affaires étrangères ukrainien, Dmytro Kuleba, a réagi sur Twitter :
Des « référendums » fictifs n’y changeront rien. Aucune « mobilisation » hybride non plus. La Russie a été et reste un agresseur occupant illégalement des parties du territoire ukrainien. L’Ukraine a parfaitement le droit de libérer ses territoires et continuera de les libérer quoi que dise la Russie. (15:18 LiveLemonde)
DES MENACES, DES MENACES, DES MENACES (La Russie de Poutine ne sait faire que ça. Ça, et commettre des crimes)
Menaces nucléaires, menaces permanentes contre l’Ukraine, contre l’Europe de l’Est, contre l’Occident, menaces de « mobilisation générale », etc etc etc.
"La menace militaire russe semble aujourd'hui pathétique" ( Phillips P. O'Brien)
Pour Mikhaïl Khodorkovski, "La Russie va devoir passer par une révolution" . A l'heure où son armée recule en Ukraine, la chute de Poutine n'est qu'une question de temps, selon cet opposant au Kremlin, qui qualifie la Russie de régime "fasciste". Mobilisation, chantage nucléaire...l'ex-oligarque analyse l'ampleur de la menace. (Lexpress)
LA RUSSIE SE SUICIDE, par le seule volonté de Poutine
Poutine décide d’envoyer à la mort la jeunesse russe (un fanatisme qui rappelle celui d’ Hitler, mais qui ne me surprend pas du tout)
>>> La mobilisation « partielle » décrétée par Vladimir Poutine, un pari militaire loin d’être gagné. Sur les 300 000 réservistes concernés par la mesure décrétée par le Kremlin mercredi, 5 000 seulement s’entraînent sur une base régulière. (Lemonde)
>>> « Je préfère aller en taule plutôt qu’en Ukraine » : en Russie, le choc de la mobilisation militaire (Lemonde)
>>> Le décret de mobilisation de Vladimir Poutine a créé un vent de panique en Russie, où les sites de vente de billets des compagnies aériennes ont été pris d'assaut. Il est de nouveau très difficile de trouver un billet d'avion pour quitter la Russie. (RFI)
FRANCE
>>> Solidarité européenne : le projet de gazoduc MidCat cristallise les difficultés pour passer de la parole aux actes (Euractiv) Que la France arrête d'en parler, de solidarité. Et qu"elle passe aux actes: en voici l'occasion avec le MidCat
>>> La France doit désormais armer l’Ukraine, plus et plus vite. Face à un régime russe qui s’enfonce, jour après jour, dans l’aveuglement, l’heure n’est plus à ménager le Kremlin Lopinion
Un geste fort de la France pourrait être de livrer 50 chars Leclercs !
>>> Alors que l’Ukraine mène une offensive, la France devrait lui envoyer une cinquantaine de blindés et prendre en charge la formation des militaires ukrainiens, plaide Pierre Haroche, chercheur spécialiste en sécurité européenne, dans une tribune au Monde. Voici quelques extraits :
Dans les premières semaines de la guerre, certains experts craignaient que l’aide militaire s’avère inutile dans la mesure où les Ukrainiens étaient condamnés à la défaite. (…) Aujourd’hui, tous ces calculs sont renversés. Non seulement il est clair que l’aide occidentale est rentable militairement car les forces ukrainiennes savent parfaitement en tirer parti, mais la rapidité de l’offensive sur Kharkiv laisse désormais penser que le meilleur moyen de mettre un terme à cette guerre est d’accélérer le mouvement vers la victoire de l’Ukraine. Dans ce contexte, où en est la France ?
(…) Cette frilosité devrait être dépassée pour des raisons aussi bien militaires que diplomatiques et industrielles. D’un point de vue militaire, des armes lourdes comme le canon Caesar ou le char Leclerc font surtout la différence dans le combat de haute intensité. Alors qu’elles peuvent jouer un rôle crucial entre les mains des Ukrainiens, elles ne manqueraient pas cruellement aux forces françaises engagées au Sahel, où l’accent est plutôt mis sur la légèreté et la mobilité, via l’usage d’hélicoptères par exemple.
D’un point de vue diplomatique, la faiblesse relative du soutien militaire français tend à affaiblir la crédibilité de notre pays auprès de nos partenaires, en particulier en Europe de l’Est. Elle contribue à entretenir le mythe selon lequel les dirigeants français seraient en fait ambigus voire complaisants à l’égard de la Russie.
(Tribune de Pierre Haroche Lemonde )
Le geste de livraison de 50 chars Leclercs à l’Ukraine serait tout à l’honneur de la France.
Hélas, je n’y crois pas.
Jusqu’à présent, la France a montré qu’elle était surtout une puissance moyenne, timorée (le mot est gentil), suiveuse des grandes puissances, souvent est dépassée par la situation, agissant en réaction à des événements qu’elle n’anticipe pas. Ca a été le cas avec l’islamisme et le terrorisme qui lui est lié, ça a été le cas dans ses relations avec la Russie, ça a été le cas avec le criminel Poutine. Aucune anticipation. Aucun signe d’audace, beaucoup de faiblesse et/ou de paresse.
Elle a aussi montré qu’elle avait souvent le mot « solidarité » à la bouche, mais qu’elle-même est bien peu solidaire de l’Ukraine (on a vu qu’elle faisait le « service minimum ») , mais aussi peu solidaire de l’Espagne et de l’Allemagne en matière énergétique
>>> Traité de Maastricht : heureusement que les Français ont dit “oui” ! (Mouvementeuropéen)
EXTREME-DROITE
POUTINOLATRE (France, Allemagne, Hongrie)
>>> 30/09/2022 : Lis ça, mon ami :
Cette menace de Jordan Bardella sur les liens entre le RN et la Russie n’a pas eu l’effet escompté. Le candidat à la présidence du RN a promis d’attaquer tous « ceux qui insinuent » que le RN a des liens avec la Russie. Ses adversaires le prennent au mot. HP
Moi, ce n'est même pas des insinuations que je fait , ce sont des affirmations : LE RN A DES LIENS AVEC LA RUSSIE, nombreux et anciens. LE RN EST UN NID d'AGENTS POUTININOLATRES
>>> L’extrême droite poutinolâtre ouvre sa gueule puante en France et en Allemagne :
- Marine Le Pen critique les sanctions « irréfléchies » contre Moscou (Euractiv)
- Des députés allemands d’extrême droite en visite dans l’est de l’Ukraine, occupé par la Russie (…) Selon plusieurs médias, le voyage est soutenu par le Kremlin. (Euractiv)
Quelle bande de loosers, eux (pour se faire financer par les mafieux russes, et ensuite brailler « tous pourris », faut vraiment être minable)
et leur chef minable, qui est logiquement en perte d’influence dans le monde, comme le montre cet éditorial du Monde.
ITALIE (Giorgia Meloni)
>>> 28/09/2022 L’Ukraine « peut compter » sur le « soutien loyal » du prochain gouvernement italien, assure Giorgia Meloni (09:55 , 28/09/22)
Quand j’entends Le Pen ou Orban applaudir, je me dis qu’ils n’ont pas tout compris (ce qui n’est guère étonnant) : Meloni n’est pas du tout russolâtre comme eux (bien que ses partenaires Salvini et Berlusconi le soient. D’ailleurs on peut penser que leur association risque d’éclater). Contrairement à Le Pen ou Orban, Meloni est occidentale, « atlantiste », pour l’OTAN, pour l’Ukraine, contre Poutine. Elle l’a montré en soutenant les mesures de Mario Draghi sur ce sujet précis oh combien primordial. Tout le contraire d’Orban ou Le Pen qui se font les relais minables du criminel de guerre Poutine.
>>> « Giorgia Meloni n’incarne pas le retour du fascisme, mais l’apparition d’une nouvelle formule politique » . La victoire du parti Fratelli d’Italia pourrait annoncer une synthèse entre les logiques technocratiques, l’acceptation de la dimension européenne de l’Alliance atlantique, des valeurs très conservatrices et des instances néonationalistes, écrit Gilles Gressani, le directeur de la revue « Le Grand Continent ». Tribune de Gilles Gressani parue dans Lemonde
FINLANDE
>>> 29/09/22 La Finlande ferme à son tour ses frontières aux Russes munis d'un visa de tourisme européen . L'Estonie, la Lettonie, la Lituanie et la Pologne avaient déjà pris une décision similaire, en lien avec l'afflux de ressortissants russes dans leur pays depuis l'annonce de la mobilisation partielle en Russie pour la guerre en Ukraine.(Franceinfo)
>>> La Finlande devient la seule frontière terrestre de l’UE pour les touristes russes.
Contrairement aux États baltes et à la Pologne, la Finlande n’a pas complètement restreint l’entrée des touristes russes munis de visas Schengen délivrés par les autres États membres de l’Union. La Finlande a suivi les lignes directrices de la Commission du 9 septembre et les principes de la zone Schengen. Cette approche « légaliste » adoptée par la Finlande, en particulier après être devenu le seul pays de la zone à ne pas interdire les voyageurs russes, a mis beaucoup de personnes mal à l’aise et a appelé à des politiques plus « morales ». (…) Pour imposer une interdiction de visa, le gouvernement souhaiterait d’abord que l’UE adopte des lignes directrices communes. Euractiv
INDEPENDANCE ENRGETIQUE DE L’EUROPE ?
>>> Gaz : l’accord entre l’UE et l’Azerbaïdjan est une erreur, selon une eurodéputée tchèque
(…) L’accord UE-Azerbaïdjan est particulièrement inquiétant en cette période marquée par des affrontements meurtriers entre l’Azerbaïdjan et l’Arménie. Mme Gregorová a prévenu que si l’UE prend la défense de l’Arménie, les robinets de gaz pourraient être à nouveau fermés.
« On ne peut jamais être sûr quand on a affaire à un dictateur », a déclaré Mme Gregorová.
Depuis 2003, l’Azerbaïdjan est dirigé par le président Ilham Aliyev. Sous son règne, le conflit entre l’Azerbaïdjan et l’Arménie dans le Haut-Karabakh a évolué vers une guerre. En septembre 2022, la situation s’est à nouveau aggravée après le retrait des troupes russes de maintien de la paix. Alors que l’Azerbaïdjan accuse l’Arménie de provocation et de rupture du cessez-le-feu, l’Arménie affirme que l’Azerbaïdjan a bombardé plusieurs villes arméniennes autour des frontières.
Indépendamment de l’escalade que l’on observe dans le conflit, Mme Gregorová se dit également sceptique quant au contenu de l’accord UE-Azerbaïdjan. Selon elle, celui-ci prévoit une coopération sur le long terme, mais aucun mécanisme de contrôle n’est prévu.
« C’est un dangereux précédent », a averti l’eurodéputée avant d’ajouter que l’UE devrait plutôt coopérer avec des États démocratiques comme la Norvège ou les États-Unis.
TURQUIE
>>> La Turquie renonce aux cartes bancaires russes Mir face aux pressions américaines OF
ETATS-UNIS
>>> Face à la menace nucléaire russe, les Etats-Unis se refusent à l’escalade. Les conséquences seraient « catastrophiques » si le président russe mettait ses menaces à exécution, prévient Washington. Tout en entretenant le flou sur la réponse en cas de passage à l’acte.
(…) « Depuis le début de la guerre, Joe Biden n’a pas voulu ajouter de l’huile sur le feu nucléaire, explique Jon Wolfsthal, ancien membre du Conseil de sécurité nationale sous Barack Obama et conseiller auprès de l’organisation Global Zero, qui plaide pour une dénucléarisation du monde. Poutine n’a pas besoin qu’on lui rappelle les capacités nucléaires américaines, ni l’effort de soutien à l’Ukraine. Mais on a commencé à entendre des inquiétudes, en Ukraine et chez des alliés, sur l’absence de réponse publique américaine à cette menace nucléaire russe. Les Européens craignent notamment qu’un éventuel conflit ne se déclenche que sur leur territoire, et qu’on assiste à une sorte de découplage américain. » (la tribune, 27/09/2022)
DU COTE DES RUSSES
>>> "Je ne veux pas tuer d'Ukrainiens" : un ancien officier russe raconte pourquoi il a fui en Finlande Franceinfo
Médias libres
>>> Exilés en Lettonie, les médias russes libres défient la propagande de Kremlin
« Notre objectif est que le plus grand nombre possible de gens reçoivent de vraies informations, non pas cette propagande diffusée par les chaînes russes », ajoute-t-il. Heureusement, « la Russie n’est pas l’URSS avec le rideau de fer, et on peut obtenir des informations via Internet, des médias sociaux. Le rideau de fer numérique n’est pas solide », souligne-t-il, dans une newsroom installée à Riga.
Rare média indépendant de Russie, critique du Kremlin, Dojd (la Pluie) a été bloqué début mars. Après l’adoption par Moscou d’une loi pénalisant la diffusion « d’informations mensongères » sur l’armée russe et le conflit en Ukraine, un véritable arrêt de mort pour les médias libres, « il devenait impossible de travailler en Russie, parce que pour avoir appelé une guerre une guerre, nous risquions jusqu’à 15 ans de prison », explique M. Dzyadko.
« Le gouvernement letton nous a proposé de nous installer à Riga. Et à la mi-juillet nous avons redémarré nos émissions », raconte-t-il. (04:39 , Live du 26/09/2022)
Ceux qui disent non
>>> Ceux qui refusent de suivre le fanatisme de Poutine :
En Russie, un jeune homme mobilisé s’immole par le feu devant un centre de recrutement militaire. Dimanche 25 septembre 2022, un homme s’est immolé à la gare routière de Ryazan, à quelque 200 kilomètres de Moscou, en Russie. Ce dernier aurait plusieurs fois crié son refus de partir au front. [Triste. C’est Poutine et ses valets qui devrait se suicider] (…) 54 bureaux d’enrôlement militaire et bâtiments administratifs ont été incendiés depuis le début de la guerre SO
>>> Branle-bas de combat aux frontières russes pour fuir la mobilisation Libération
>>> Certains Russes fuient le pays à bord de jets privés . Les vols réguliers ne suffisent plus. Certains Russes fortunés fuient leur pays vers l’Arménie, la Turquie et l’Azerbaïdjan, qui permettent aux Russes d’entrer sans visa, à bord de jets privés, rapporte le Guardian, mardi. Le prix des places varie entre 20 000 et 25 000 livres (22 000 à 28 000 euros). D’autres affrètent des jets privés : prévoir de 80 000 à 140 000 livres (89 000 à 156 000 euros) pour un appareil emportant huit passagers. (16:00 , 27/09/2022)
>>> Ces trois graphiques montrent comment les Russes fuient pour échapper à la mobilisation en Ukraine : ici
>>> "Poutine est affaibli, il ne tiendra pas longtemps" prévient un spécialiste de la Russie
Il y a des actes de sabotage. Dans 80 % des cas, ils sont le fait de Russes lambda qui se lancent dans l’action directe. Mais c’est l’armée nationale républicaine (ANR), une armée de l’ombre, qui est à l’origine des actions les plus spectaculaires, comme l’incendie du dépôt d’essence de Belgorod. Elle serait encore derrière l’assassinat de la fille d’Alexandre Douguine le 20 août dernier.
(…) je suis persuadé qu’il sera chassé du pouvoir avant la fin du mois d’octobre, la fin de l'automne tout au plus. Et il sera chassé soit par son cancer, soit par un coup d’Etat qui viendra du sérail militaire, car l’opposition démocratique a été décimée dans le pays. Mais attention, le départ attendu de Poutine ne signifiera pas forcément la fin du poutinisme ni même la fin de la guerre en Ukraine.
(…) Rares sont les hommes politiques qui sont prêts finalement à s’opposer à l’expansionnisme de la Russie (Ladepeche)
Crimes et
corruption des poutinistes :
>>> La découverte de la somptueuse propriété d’un oligarque biélorusse en Autriche
Selon une nouvelle enquête publiée mardi (27 septembre), l’oligarque biélorusse Mikalai Varabei (Nikolay Vorobey) reste lié à de nombreuses propriétés en Autriche. L’oligarque avait été sanctionné par l’UE en décembre 2020 en raison de ses relations étroites avec le président biélorusse Alexandre Loukachenko. (Euractiv)
SABOTAGE des gazoducs NS1 et NS2
Qui a saboté ces pipelines ? On ne sait pas (pour la presse britannique – et pas que pour elle- , c’est probablement la Russie) ; personnellement, je m’en fous, et je trouverais ça très bien (car on accélère ainsi la fin du gaz russe en Europe) si ce n’était les dégâts environnementaux provoqués par les fuites de gaz.
Noter que le jour même de ce sabotage, il y a eu l’inauguration par la Pologne, la Norvège et le Danemark du Baltic Pipe.
Comme le note The Guardian, « En soi, leur destruction ne mérite pas une réponse militaire des Occidentaux, car Nord Stream 1 est détenu à 51 % par la société russe Gazprom et Nord Stream 2 est détenu par une société suisse filiale de Gazprom. » (15:18 , 28/09/2022)
>>> L’identité de l’auteur du « sabotage » de Nord Stream ne fait aucun doute, selon le directeur exécutif de l’Agence internationale de l’énergie
Le directeur exécutif de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), Fatih Birol, a estimé jeudi que l’identité des responsables des fuites sur les gazoducs Nord Stream 1 et 2 ne faisait « aucun doute », sans toutefois nommer la Russie qui est pointée du doigt par certains experts. Fatih Birol, qui s’exprimait au Colloque annuel du syndicat des énergies renouvelables à Paris, a jugé que l’Europe devrait « survivre à cet hiver » en termes d’approvisionnement en gaz naturel, « en l’absence de mauvaises surprises ».
Il n’a toutefois pas exclu que de telles mauvaises surprises surviennent en rappelant le cas des fuites observées en début de semaine sur les gazoducs Nord Stream 1 et 2 au large du Danemark et de la Suède :
« On ne sait pas encore qui a fait ça, qui est derrière ce sabotage, il y a encore plus ou moins des discussions à ce sujet mais de mon point de vue, (...) je ne demanderais pas au détective Hercule Poirot d’enquêter là-dessus, c’est très évident. » (09:49, 29/09/2022)
>>> Teresa Ribera : les fuites des gazoducs Nord Stream sont une provocation de la Russie (Euractiv)
UN EXEMPLE DES RAVAGES DE LA PROPAGANDE DU KREMLIN, Y COMPRIS CHEZ DES PERSONNALITES TRES RESPECTABLES. L’exemple de Luc Ferry
>>> Dans l’émission C à vous sur France 5 le 23 septembre, Luc Ferry, qui soutient une forme d’autonomie pour le Donbass, défend sa position en évoquant la russophilie des habitants des régions «séparatistes», laquelle se serait toujours traduite dans les urnes : «Si vous regardez toute l’histoire des élections en Ukraine, les élections pro-Russes ne sont pas du tout négligeables, et en particulier dans les territoires autoproclamés, les territoires séparatistes.»
Patrick Cohen rétorque alors que pour le référendum d’indépendance en 1991, «toutes les régions d’Ukraine, y compris les régions du Donbass et la Crimée, ont voté pour cette indépendance».
Réponse de Luc Ferry : «Je suis désolé, ce n’est pas vrai. Non, pas majoritairement dans les régions séparatistes, c’est pas vrai.» Patrick Cohen l’interrompt : «Plus de 70 %». Et Ferry de poursuivre : «Ceux qui nous écoutent trancheront.»
Concernant le référendum de décembre 1991, les résultats donnent clairement raison à Patrick Cohen, comme le montre la carte du scrutin par régions, consultable sur le site de l’Institut ukrainien de la mémoire nationale, avec une approbation nette de l’indépendance, même dans les cinq oblasts aujourd’hui contrôlés en tout ou partie par Moscou (Crimée, Kherson, Zaporijia, Donetsk et Louhansk).
(…) [Au-delà des intox du Kremlin, il faudrait même contester les termes employés] : ainsi, (…) le terme «pro-Russes» «ne signifiait pas du tout vouloir être administré par la Russie» , explique Alexandra Goujon, maîtresse de conférences
(Libération, 29/09/2022)
PIOTR SMOLAR
>>> 01/10/2022 19:19
Notre correspondant actuel à Washington, Piotr Smolar, ancien chargé de la rubrique Diplomatie, partage son analyse du discours de Vladimir Poutine sur la place Rouge :
Mettons de côté le vernis idéologique antioccidental haineux, la pseudo-guerre de civilisations. (…) Les leçons inquiétantes sont ailleurs. L’annexion des quatre territoires de l’est de l’Ukraine est certes formelle, dans la mesure où les combats s’y poursuivent, mais elle a un poids politique très lourd. Cela signifie que ces territoires ne peuvent plus être négociés. Cela implique, quand Poutine parle de supposées “négociations”, qu’elles se réduiraient à des discussions sur les garanties sécuritaires et un désarmement de l’Ukraine. C’était déjà absurde en février, ça l’est davantage maintenant.
La référence au “précédent” nucléaire ouvert par les Etats-Unis à Hiroshima et Nagasaki laisse cette option clairement ouverte. Poutine n’a pas développé, évoquant juste “tous les moyens à disposition”, mais on a compris. De même, il accuse les “Anglo-Saxons” du sabotage sous-marin de Nord Stream… ouvrant ainsi la possibilité pour la Russie, par cet effet miroir que Poutine adore tant, de recourir aux mêmes méthodes.
Le mot “escalade” a tendance à être galvaudé, mais là, Poutine brûle les ponts qui lui auraient permis de reculer, d’envisager une porte de sortie, malgré les crimes de guerre dont il est le parrain. Il entraîne son pays dans le précipice. Les Occidentaux doivent accepter trois choses :
espérer une issue rapide, c’est penser et agir contre nos intérêts. La guerre durera longtemps, elle peut encore changer d’envergure (cf. bombe tactique) et il n’y a aucune raison solide d’espérer à ce stade une révolution de palais à Moscou ; les élites russes sont fracturées, éparpillées ;
à Washington, on sait que Poutine mise sur une fatigue occidentale, des divisions entre alliés, en particulier sur la crise énergétique, ainsi que des tensions à l’intérieur même des sociétés (y aura-t-il une montée des critiques aux Etats-Unis dans les mois à venir sur l’aide militaire ?) ;
pour les Occidentaux, un triple effort politique et pédagogique est nécessaire : vis-à-vis de nos opinions publiques, entre alliés, mais aussi à destination des pays-clés (Chine, Inde, Turquie…) ; l’hiver s’annonce d’une laideur rare.




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