vendredi 25 novembre 2022

Il faut humilier la Russie le plus durement possible

>>> Ce 25/11/2022, pendant que la Russie bombarde les civils ukrainiens pour les faire mourir de froid ou de soif, que "quinze habitants de Kherson ont été tués, et trente-cinq blessés, dont un enfant », à la suite des attaques russes (18:38) , pendant ce temps-là , le crétin du Kremlin organise une rencontre (18:44)  : "Tasses de thé et petits gâteaux sur la table, voix doucereuse, discours consensuel sur l’importance de la Fête des mères et la « douleur » de perdre un fils… Poutine recevait, vendredi 25 novembre dans sa résidence de Novo-Ogarevo, un groupe de mères et d’épouses d’hommes mobilisés dans le cadre de l’« opération militaire spéciale » en Ukraine. Ces femmes, triées sur le volet, se sont abstenues de toute critique. Le président russe espère ainsi calmer le mécontentement croissant de certaines épouses et mères.

Fillette de 11 ans amputée des deux jambes suite à une attaque russe

Crime contre l'enfance. Près de 1.000 enfants ont été tués ou blessés depuis le 24 février dernier et le début de l’invasion russe en Ukraine (chiffres du 22/08/2022 , sachant que à cette date, "ce ne sont que les chiffres que l’ONU a pu vérifier"... "le nombre réel est beaucoup plus élevé" ) . Une école sur 10 endommagée ou détruite. (ONU) . Ces chiffes-là, c'était en août. Depuis, les civils ukrainiens sont devenus "la cible" des criminels russes.  [MAJ 28/11/2022 Le bureau du procureur général d’Ukraine a déclaré lundi  qu’actuellement 329 enfants sont considérés comme disparus en Ukraine, tandis que 12 034 ont été déportés vers la Russie. Il a précisé que 440 enfants ont été tués, et 851 blessés. 16:56]

Attaques d'écoles, d'hôpitaux, de maternités, viols - y compris d'enfants, parfois très jeunes - , torture - y compris d'enfants - ,  meurtres - y compris d'enfants-  , déportation -y compris d'enfants- . *

Ce pays, la Russie, est désormais synonyme de : Volonté de génocide du peuple ukrainien, crimes de guerre, crimes contre l'humanité, terrorisme d'Etat.

Et ce pays coupable de tant de crimes, depuis si longtemps (au moins depuis 2008, avec, s'il-vous-plaît -gaz et pétrole obligent-  la complicité de l'Occident) ** ,  ce pays-là ne devrait pas être "humilié" ? (selon l'expression de Macron) .

Eh bien si, justement, la Russie doit être humiliée sévèrement, n'en déplaise à Macron et à Bernard Guetta (il ne s'agira pas d'un bis repetita du traité de Versailles : la Russie de Poutine n'est pas comparable à l'Allemagne de la 1ere GM ,  elle est comparable à l'Allemagne nazie. En cela elle devra être punie plus encore que l'Allemagne nazie ne l'a été) . Elle doit être battue sur tous les plans, car c'est une "guerre totale" qu'elle mène. Elle devra payer cher les crimes innommables qu'elle a commis *** ; les générations futures devront payer pour les crimes de leurs parents, les générations futures auront honte de leur pays. La Russie devra payer. Et des territoires devront lui être pris - comme ce fut le cas pour l'Allemagne nazie - Mais cela, ce sera pour plus tard ****.  

N'en déplaise à Macron et Guetta, tant que Poutine est là, il n'y a « pas de solution diplomatique » à la guerre en Ukraine, comme l'a très justement expliqué Irina Scherbakova  (cofondatrice de l’ONG russe de défense des droits de l’homme Memorial, dissoute par les autorités et lauréate du prix Nobel de la Paix 2022). « La solution qui se présente maintenant est une solution militaire », même si ultérieurement, la diplomatie peut jouer un rôle pour la résolution du conflit (...)  « Mais ces décisions, cette diplomatie ne pourront intervenir que lorsque l’Ukraine estimera avoir gagné la guerre et pouvoir y mettre fin », a-t-elle précisé. Selon la militante russe, des appels prématurés à la paix sont « puérils ». (04/12/22, 18:46)

 

Aujourd'hui, répétons-le, en reprenant l'expression de Galia Ackerman et Stéphane Courtois :

"Il faut humilier la Russie très sérieusement"

 Co-directeurs du "Livre noir de Vladimir Poutine", les deux historiens décryptent le parcours, l'idéologie et l'avenir de l'autocrate, qu'ils dépeignent en éternel homme du KGB.  [personnellement, cet individu, ce criminel minable, ne m'intéresse pas. S'il faut lire une biographie d'un criminel, je trouve beaucoup plus intéressante la vie d'Hitler . Cela dit, l'apprécie les auteurs du Livre noir de Poutine]

"Je souhaiterais que ce livre soit le dernier clou dans le cercueil de Poutine et la première pierre du tribunal international qui condamnera les élites russes ayant lancé toute cette affaire." Dans sa barbe de pope, Stéphane Courtois ne mâche pas ses mots. En 1997, l'historien avait dirigé Le Livre noir du communisme, qui révéla toute l'ampleur des crimes du régime soviétique. Immense succès, et immenses controverses, à une époque où les communistes siégeaient encore au gouvernement... Pour Le Livre noir de Vladimir Poutine (Robert Laffont/Perrin), à paraître le 10 novembre, Stéphane Courtois s'est associé à l'historienne Galia Ackerman, grande connaisseuse du monde post-soviétique et directrice de la rédaction de Desk Russie. Le duo a réuni les meilleurs spécialistes de la Russie (Françoise Thom, Cécile Vaissié, Yves Hamant, Andreï Kozovoï...) afin de percer un mystère : comment un modeste lieutenant-colonel, quasi-inconnu il y a encore vingt-cinq ans, a-t-il pu devenir un nouveau tsar ?

En exclusivité pour L'Express, Galia Ackerman et Stéphane Courtois décryptent le parcours et l'idéologie de Vladimir Poutine, qu'ils dépeignent en éternel "Homo sovieticus" marqué à vie par la culture quasi mafieuse du KGB, entre violence et duplicité. Les historiens se montrent très critiques sur la diplomatie française et les ambiguïtés d'Emmanuel Macron au sujet de la guerre en Ukraine. Selon eux, la Russie ne pourra réellement évoluer et abjurer ses fantasmes impérialistes qu'en étant "sévèrement punie" pour son agression contre l'Ukraine... 

L'Express : "L'apparition sur la scène de l'Histoire de Vladimir Poutine est sans doute l'un des événements les plus incongrus des trente dernières années", écrivez-vous. Pourquoi ? 

Galia Ackerman : La personnalité de Poutine n'est pas facile à cerner. En revanche, on sait que son régime est tourné vers le passé. C'est un régime rétrograde, au sens premier du terme, que ce soit dans l'idéologie comme pour l'organisation étatique. Au XXIe siècle, on pourrait s'attendre à ce que même les régimes autoritaires veuillent aller vers l'avant. Mais avec Poutine, c'est la revanche du passé soviétique sur le présent.  

Stéphane Courtois : Il faut se souvenir qu'en 1998, quand Poutine a été nommé chef du FSB [NDLR : service de renseignement chargé de la sécurité intérieure], personne ne savait qui il était. Il y avait alors de nombreux Russes qui créaient des partis politiques et se voulaient actifs sur la scène de l'Histoire. En 1999, dans un coup fourré à la veille du réveillon, Eltsine le désigne comme son héritier alors qu'il y avait des personnalités bien plus illustres que lui, tel Boris Nemtsov. Cela paraissait ahurissant.

 Aujourd'hui, Poutine occupe tout l'espace politico-médiatique. Mais il y a vingt-cinq ans, c'était un quasi-inconnu. Outre le chaos qui régnait alors en Russie, il a bénéficié du fait qu'une équipe du KGB avait décidé de se réemparer du pouvoir. Poutine a clairement été missionné pour ça et a réussi son opération. J'avais alors demandé à Vladimir Boukovski, le célèbre dissident expulsé d'URSS en 1976, qui était ce Poutine. Il me répondit avec ironie qu'au KGB, au-dessus des lieutenants-colonels, il y avait des généraux.

En quoi sa jeunesse dans le Saint-Pétersbourg d'après-guerre est-elle la clef de son parcours ? 

G. A. Poutine vient d'une famille simple, vivant dans un appartement communautaire. Il jouait dans la cour de son immeuble. Comme partout ailleurs en URSS, les moeurs étaient alors cruelles. Les enfants faisaient des jeux de guerre. Il y avait les forts et les souffre-douleur. Cela a marqué Poutine pour toujours. C'est pour cela qu'il a voulu pratiquer le judo, un moyen pour quelqu'un de chétif d'apprendre à se défendre. C'est sans doute aussi cela qui a motivé son désir d'aller servir le KGB dès l'âge de 17 ans. De là vient aussi sa fidélité affichée aux copains, avec un code d'honneur digne de la pègre, et ce désir de ne s'entourer que des gens qui appartiennent à la même coterie. Poutine ne réfléchit absolument pas dans une logique de gouvernance d'un grand pays. Toute sa vie, il a conservé les codes de son arrière-cour saint-pétersbourgeoise.  

 LExpress



* Le premier cas qui a donné lieu à des poursuites était celui d’une femme violée par des soldats qui venaient de tuer son mari.  La première dame d’Ukraine a affirmé, lundi, que la Russie a recours à la violence sexuelle « systématiquement et ouvertement » pour « humilier les Ukrainiens ».  « La communauté internationale doit faire tout ce qui est en son pouvoir pour traduire la Russie en justice pour ses crimes », a-t-elle plaidé   16:58 

Zelensky a dénoncé "des centaines de cas de viol" dans les zones qui ont été occupées par l'armée russe, "y compris de jeunes filles mineures et de tout petits enfants" (RTL) .  " viols collectifs, chambres de torture, exécutions… Un rapport européen pointe les crimes commis par les forces russes" (Ladepeche) . Plusieurs corps d’enfants portant des signes de viol et de torture ont été retrouvés dans la ville d’Irpin, libérée des occupants russes. (Ukrinform) . Torture et viols sur des personnes de 4 à 82 ans (Nicematin).  Exécutions, actes de torture, viols : le rapport de l'ONU (JDD).  

 

**  Noter les déclarations courageuses de Schäuble . Ils sont peu nombreux en politique à reconnaître des erreurs. En France, c'est même inexistant , hélas. L’ex-ministre des finances allemand Wolfgang Schäuble regrette un aveuglement sur la Russie (18/11/2022 , 13:18)

*** Plus de 24 000 actes de crimes de guerre. "Nous devons empêcher d’autres dommages sur les infrastructures civiles. Et nous avons besoin de systèmes de défense antiaérienne. Nous avons besoin d’autres types d’équipement militaire qui pourrait nous aider à défendre notre ciel. (…) Maintenant, nous avons une base de données comprenant plus de 24 000 actes de crimes de guerre. Une question que je me pose est : pour qui documentons-nous tous ces crimes de guerre ? Qui va donner une chance de justice pour des centaines de milliers de victimes de crimes de guerre ? La guerre a transformé les gens [en simples chiffres]. Nous devons leur redonner leur nom, et seule la justice peut le faire." (28/11/2022, 19:34)

 **** Noter l'excellent travail de l'UE et d'Ursula Von der Leyen. L’Union européenne veut créer un tribunal spécial pour les crimes de guerre en Ukraine, a annoncé mercredi la présidente de la Commission européenne. « Nous sommes prêts à commencer à travailler avec la communauté internationale pour obtenir le plus large soutien international possible pour ce tribunal spécialisé », a déclaré Ursula von der Leyen, ajoutant continuer à soutenir la Cour pénale internationale. L’exécutif européen a en outre proposé un projet de confiscation des avoirs russes gelés en réponse à l’invasion de l’Ukraine en février. « Nous avons bloqué 300 milliards d’euros de réserves de la Banque centrale russe et nous avons gelé 19 milliards d’euros aux oligarques russes », a précisé la présidente de la Commission dans un communiqué. A court terme, Bruxelles et ses partenaires pourraient assurer la gestion de ces fonds et les investir. Les recettes seraient versées à l’Ukraine, une somme qui pourrait en partie couvrir les dommages subis depuis le début de la guerre. « Nous allons travailler sur un accord international avec nos partenaires pour rendre cela possible. Et ensemble, nous pouvons trouver des moyens légaux pour y parvenir », a ajouté Ursula von der Leyen. (30/11/2022, 10:00)

 

 

- Poutine veut utiliser l'hiver comme « une arme de guerre » contre l'Ukraine avec des « attaques délibérées » contre des infrastructures civiles pour priver le pays de chauffage, d'électricité et d'eau, a dénoncé le secrétaire général de l'Otan. « Les attaques délibérées […] ont pour but d'infliger autant de souffrances que possible aux civils ukrainiens »

- Tentatives de génocide. Hier l’Holodomor - famine provoquée volontairement par le régime stalinien dans les années 1930 -  , aujourd'hui la tentative de génocide par le froid et la destruction d'infrastructures vitales pour la population

"Les Ukrainiens ont vécu des choses vraiment terribles. Malgré tout, ils ont conservé la capacité de ne pas obéir et leur amour de la liberté. Autrefois, [les Russes] voulaient nous détruire par la faim, aujourd’hui par l’obscurité et le froid. Nous ne pouvons pas être brisés." LiveLemonde


Oui, oui, oui, il faut humilier la Russie le plus durement possible






 

 

 

 

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