jeudi 24 novembre 2022

Terrorusses (La Russie, Etat terroriste + le nom des eurodéputés collabos)

Après neuf mois de guerre en Ukraine, jour pour jour, la Russie ne cible plus que les civils (1). Dès lors, qu'y a-t-il de plus normal de qualifier ce pays d'Etat terroriste. C'est ce qu'a fait, enfin, le Parlement européen... qui a été la cible d'une cyberattaque quelques heures après le vote (2). Très intéressant, aussi, de savoir qui a voté contre cette qualification de "Russie État promoteur du terrorisme»" (3) . La France, une fois encore, nous fait honte ; il est vrai qu'elle est représentée au Parlement européen, majoritairement par l'extrême droite et l'extrême gauche. 


 

Avant tout, et puisque le site du Parlement européen a été réparé, après la cyberattaque subie le 23/11/2022 , on pourra lire le communiqué de presse directement sur son site : https://www.europarl.europa.eu/news/fr/press-room/20221118IPR55707/le-parlement-europeen-declare-que-la-russie-est-un-etat-soutenant-le-terrorisme


1) >>> 24/11/2022 Après neuf mois de guerre en Ukraine, jour pour jour, la Russie ne cible plus que les civils

Comme l’a montré hier encore, la « pluie de missiles russes » qui s'est abattue non pas sur des cibles militaires mais sur les infrastructures énergétiques ukrainiennes, la Russie a choisi « l'arme des ténèbres pour terroriser les populations civiles » dénonce la Repubblica, « plongeant pratiquement toute l'Ukraine dans le noir », un véritable « cauchemar » dit le quotidien italien.

Alors que « l'hiver glacial s'installe sur le pays », commente de son côté le Wall Street Journal, le Kremlin entend ainsi « briser la résistance des Ukrainiens », et « forcer ses dirigeants à s'assoir à la table des négociations alors même que les troupes russes -elles enchaînent les déboires sur le champ de bataille ». Cette « stratégie de terreur » précipite le pays au bord de la « catastrophe humanitaire », s'alarme de son côté le Washington Post qui s'inquiète « que des millions d'Ukrainiens soient ainsi plongés dans des conditions de vie dangereuses sans électricité, sans eau, et sans chauffage ». « Des millions d'Ukrainiens pourraient être forcés de quitter leur foyer, voire leur pays pour ne pas mourir de froid cet hiver », note de son côté Le Temps qui s'interroge sur une possible stratégie de Moscou pour « encourager ainsi un nouvel afflux de réfugiés ukrainiens et déstabiliser l'Europe ». Préoccupation partagée par le Suddeustche Zeitung, et La Repubblica qui note « que Bruxelles a déjà tiré la sonnette d'alarme quant à une nouvelle vague de réfugiés », manière de faire là encore pour Poutine de faire « pression sur les européens pour qu'ils poussent Kiev à négocier ». « Une stratégie brutale, diabolique » que fustige violemment l'historien britannique Garton Ash dans le Guardian, qui estime que « face au cynisme de Moscou, il ne faut surtout pas que les occidentaux poussent à des négociations », mais augmente en revanche leur soutien militaire et humanitaire à l'Ukraine « jusqu'à ce qu'elle puisse un jour négocier en position de force ».   RFI

>>> Neuf mois plus tard, les missiles russes ne visent plus que les civils (Lemonde).  A Kiev, frappée par une pluie glaciale qui tombait sur la neige et des températures proches de 0 °C, environ 70 % de la population restait privée d’électricité, tandis que l’approvisionnement en eau a été rétabli. (LiveLemonde).   « Nous n’avons pas de chauffage, pas de lumière, pas de connexion (internet NDLR ) et pas d’eau dans de nombreux quartiers de Kiev après l’attaque de missiles russes » HP


 2) 23/11/2022 Le Parlement européen vote et qualifie la Russie d'«État promoteur du terrorisme»

Les eurodéputés devaient décider si l’Union européenne pouvait désormais considérer la Russie comme un État « promoteur du terrorisme ». Ils ont voté « oui » ce 23 novembre. Une résolution qui concerne également le groupe Wagner.

C’est fait : le régime de Vladimir Poutine est désormais considéré par les eurodéputés comme un État « promoteur du terrorisme », complice de crimes de guerre et qui doit en affronter les conséquences. Les députés européens, qui semblaient la veille divisés sur le sujet, ont finalement voté majoritairement en faveur de cette résolution portée initialement par le Parti populaire européen, avec 498 voix pour, 58 contre et 44 abstentions.

La Russie est donc coupable de s’en prendre directement aux civils, aux infrastructures énergétiques, aux hôpitaux, aux écoles ou encore aux abris. Des actes qui violent le droit international et le droit humanitaire international. Le groupe Wagner est lui aussi visé par cette résolution, indique notre envoyé spécial à Strasbourg, Romain Lemaresquier.

L’Union européenne s’aligne donc avec les États-Unis, où les deux chambres du Congrès avaient adopté une position similaire, ainsi que le Canada. Mais contrairement à ces deux pays, l’Europe ne dispose pas de législation spécifique en la matière. Il faudra donc voir dans les semaines et les mois à venir comment s’appliquera cette résolution et qu’elle en est sa véritable portée. Mais en adoptant ce texte, l’Europe réaffirme encore une fois son soutien à l’Ukraine, comme le lui avait demandé il y a quelques mois le président ukrainien Volodymyr Zelensky.

Cyberattaque

Après ce vote, le site internet du Parlement européen a été la cible ce mercredi d'une attaque informatique, a indiqué son porte-parole. Sur Twitter, ce porte-parole, Jaume Duch, a évoqué « une attaque DDOS » (par déni de service) paralysant « la disponibilité du site web » de l'institution. Les attaques par déni de service consistent à prendre pour cible un système informatique en l'inondant de messages ou de requêtes de connexion. « Les équipes du Parlement travaillent à la résolution du problème dès que possible », a ajouté Jaume Duch.

 « Un groupe pro-Kremlin a revendiqué la responsabilité » de cette « cyberattaque sophistiquée », a ensuite affirmé la présidente du Parlement européen, Roberta Metsola. « Ma réponse : #SlavaUkraini (Gloire à l'Ukraine) », a-t-elle rétorqué. 

RFI

 

Noter que cette décision, à ce jour, a été prise par cinq États européens : la Pologne, la République tchèque, et les trois États baltes. CI

 

3) Qui a voté contre?

 Ce qui est intéressant est savoir qui au sein des eurodéputés français français, qui a voté contre (un jour, comme tant d'autres jours, où la Russie a ciblé Kiev, des hôpitaux et des maternités avec 70 missiles de croisières). Sans surprise, l'extr dte (palme de la honte à Marine LePen, qui voudrait stopper l'aide militaire française, déjà assez limitée. Peut-être qu'elle au pouvoir, soutiendrait Moscou pour exterminer un pays plus grand que la France ? )  et l'ext gauche, unis comme les deux lopettes de Poutine  :

le détail du vote ce mercredi par le Parlement européen d’un texte décrivant « la Russie comme un Etat promoteur du terrorisme et comme un Etat qui utilise des moyens terroristes ». Pour rappel, 494 eurodéputés l’ont approuvé, 58 ont voté contre, et 44 se sont abstenus. La consultation du vote a été affectée par la cyberattaque qui a rendu inaccessible site Internet du Parlement européen une bonne partie de l’après-midi.

Côté français, donc, 18 élus ont voté contre. Parmi eux, Nicolas Bay (ex-RN) et 17 des 18 élus RN rattachés au groupe « Identité et démocratie » : Mathilde Androuët, Jordan Bardella, Aurélia Beigneux, Dominique Bilde, Annika Bruna, Patricia Chagnon, Marie Dauchy, Jean-Paul Garraud, Catherine Griset, Jean-François Jalkh, France Jamet, Virginie Joron, Jean-Lin Lacapelle, Gilles Lebreton, Thierry Mariani, Philippe Olivier, André Rougé.

Sur le même texte se sont abstenus deux élus français de droite (Brice Hortefeux, Nadine Morano) et cinq de gauche (Manon Aubry, Leila Chaibi, Marina Mesure, Younous Omarjee, Anne-Sophie Pelletier.

LiveLemonde, 19:53

 


 

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