>>> En Lituanie, la loyauté de la communauté russophone est régulièrement remise en question
A Visaginas, à 10 kilomètres de la frontière biélorusse, où les
habitants de langue russe représentent les trois quarts de la
population, l’invasion de l’Ukraine par Moscou a attisé les tensions.
Une interrogation toujours d’actualité un an et demi plus tard alors que l’OTAN doit organiser, les 11 et 12 juillet, son sommet annuel à Vilnius, la capitale lituanienne, à 150 kilomètres de Visaginas. Le 9 mai, à l’entrée de cette ville de 20 000 habitants, une cinquantaine de personnes s’étaient réunies devant le monument célébrant la victoire de l’Union soviétique sur l’Allemagne en 1945. Rassemblé autour de Dalia Straupaité, ex-maire de Visaginas, le petit groupe avait bravé l’interdiction de cette manifestation pour montrer son soutien au régime du Kremlin.
Tags « Z » sur les murs
Un mois plus tard, les gerbes de fleurs aux couleurs de la Russie sont encore là, au pied d’une stèle amputée en 2022 des insignes de l’ancien régime communiste. Parmi les russophones présents ce jour-là se trouvaient, notamment, d’anciens employés de la centrale nucléaire d’Ignalina, dont la construction, à la fin des années 1970, avait entraîné la création ex nihilo de Visaginas où pouvaient se loger les personnes travaillant à la centrale. Ce 9 mai, Dalia Straupaité arborait, avec d’autres, le ruban de Saint-Georges, symbole du nationalisme russe sous couvert d’hommage à la mémoire des soldats soviétiques. Deux jours plus tôt, candidate du parti Liberté et justice, elle avait perdu l’élection municipale après des péripéties judiciaires ayant conduit les autorités à ordonner un troisième tour de scrutin face au vainqueur final, le représentant de l’Union des paysans et des Verts lituaniens, Erlandas Galaguzas.
>>> Ne pas croire que le problème ne concerne que les vieux fossiles de l'ère Homo Sovieticus :
>>> La génération Z, jeunesse russe endoctrinée
Maria danse sur des morceaux occidentaux avant d’enfiler sa tenue militaire. Alina s’en prend en ligne aux “ukrofascistes” après le visionnage du dernier film hollywoodien. Depuis l’invasion de l’Ukraine, les adolescents sont pris dans une spirale patriotique savamment alimentée sur les réseaux sociaux et au sein de la Younarmia, une armée de la jeunesse en pleine expansion, raconte “The Times”.
(...) Tôt ou tard, Vladimir Poutine ne sera plus président de la Fédération russe. La guerre contre l’Ukraine pourrait se terminer brusquement demain. Peut-être va-t-elle encore se prolonger pendant des années. Mais une génération de Maria et d’Alina, fanatisées par des réseaux sociaux qui sont comme autant de bulles, pourrait à terme former la culture politique majoritaire de la Russie. CI
Personnellement, la Younarmia me fait beaucoup pense à la Hitlerjugend. En pire. L'i-phone et l'exhibition obscène de la génération de zombies russes a remplacé l'aspect völkisch de la Hitlerjugend .

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