En juin 2025, 56 % des Britanniques estimaient que leur pays n’aurait pas dû quitter l’UE. Face à cette défiance et à la désintégration de l’alliance occidentale, le premier ministre, Keir Starmer, jusque-là timide sur le sujet, a changé de tactique, conscient de la nécessité de trouver d’autres alliés que les Etats-Unis.
Depuis que le Royaume-Uni a effectivement quitté l’Union européenne (UE), le 31 janvier 2020, les politiques britanniques ont tous évité, autant que possible, de remettre le sujet du Brexit sur la table. Les électeurs étaient lassés des divisions engendrées par le référendum de juin 2016 sur la sortie de l’Europe et de l’interminable négociation avec Bruxelles l’ayant suivi. Le très prudent Keir Starmer, chef de file plutôt pro-européen du Labour, abordait peu ce divorce, tétanisé à l’idée de contrarier les brexiters issus des classes populaires dont il convoitait les votes pour faire gagner son parti, ce qu’il a réussi, lors des élections législatives de 2024. Lemonde
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