- Selon Kiev, le retrait des forces russes à ses frontières n’est que très partiel. Le président Zelensky déplore une attitude trop clémente [le mot est faible. J'aurais dit "une attitude toujours aussi lâche"] de la France et l’Allemagne envers Moscou. (Lemonde, 21/05/2021)
- Un soldat ukrainien tué dans l'est séparatiste (LeFigaro, 14 mai 2021). La guerre en Ukraine a fait plus de 13.000 morts et environ 1,5 million de déplacés depuis son déclenchement en avril 2014, juste après l'annexion de la Crimée lancée par Moscou dans la foulée d'une révolution pro-occidentale à Kiev.
- Alors que la Russie annonce le retrait de ses troupes près de l'Ukraine, "son ombre plane sur Kharkiv" (Le Monde, 23 avril 2021) . - Sur la ligne de front ukrainienne, des drones, des snipers et des pluies de mines. Sept ans après son déclenchement, la guerre dans le Donbass a pris un tour plus vicieux et asymétrique. La tension est à peine retombée depuis l’annonce par la Russie du retrait partiel de ses soldats. (Le Monde, 28 avril 2021)
- Pourquoi la Russie retire-t-elle tout à coup ses troupes aux frontières ? Les troupes russes massées à la frontière ukrainienne et en Crimée annexée doivent amorcer leur retrait ce vendredi 23 avril. Une annonce surprise de Moscou après des semaines de tensions entre les deux pays. Mais la prudence reste de mise. (La Croix)
22 avril 2021
Moscou avait multiplié ces derniers jours les exercices en mer Noire et en Crimée, après avoir déployé des dizaines de milliers de troupes aux frontières de l’Ukraine, avec laquelle les relations sont tendues depuis 2014.
La Russie, jugeant ses exercices terminés, a annoncé, jeudi 22 avril, qu’elle amorcerait vendredi le retrait de ses troupes massées près de l’Ukraine et en Crimée annexée, une présence militaire qui inquiétait l’Occident et Kiev.Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, s’est félicité de cette annonce. « La réduction de troupes sur notre frontière conduit à une réduction proportionnelle de la tension, a-t-il fait valoir sur Twitter. L’Ukraine reste toujours vigilante, mais se félicite de toute mesure visant à réduire la présence militaire. »
« Les troupes ont démontré leur capacité à assurer une défense fiable du pays [comme si quelqu'un avait l'intention d'attaque la Russie ! En revanche, virer la Russie des territoires qu'elle occupe, ça, ce serait une bonne idée] . J’ai donc décidé d’achever les activités d’inspection dans les districts militaires du Sud et de l’Ouest », frontaliers de l’Ukraine, avait déclaré, un peu plus tôt, le ministre de la défense russe, Sergueï Choïgou, dans un communiqué.
Estimant les objectifs de ces manœuvres de grande ampleur « pleinement atteints », il a ordonné le « retour des troupes vers leurs points de déploiement permanents » à partir de vendredi. Les soldats déployés en Crimée partiront, eux, d’ici au 1er mai, a-t-il ajouté.
« Escalade »M. Choïgou était arrivé quelques heures plutôt en Crimée, péninsule annexée par la Russie en 2014, pour assister aux exercices militaires, en plein pic de tensions avec Kiev et les Occidentaux dans la région. Selon le ministère de la défense, ces manœuvres ont mobilisé « plus de 10 000 militaires » et « plus de 1 200 pièces d’équipement », parmi lesquelles plus de « 40 navires de guerre et 20 bateaux de soutien ».
La Russie avait multiplié ces derniers jours les exercices en mer Noire et en Crimée, après avoir déployé ces trois dernières semaines des dizaines de milliers de troupes aux frontières de l’Ukraine, avec laquelle les relations sont tendues depuis 2014.
La semaine dernière, la Russie a annoncé limiter pendant six mois la navigation de navires militaires et officiels étrangers dans trois zones au large de la Crimée. Cette mesure a été dénoncée comme une « escalade » par Washington et considérée comme « une évolution hautement préoccupante » par l’Union européenne. L’OTAN a également exigé que Moscou garantisse « le libre accès » aux ports ukrainiens dans la région.
Kiev, qui combat dans l’Est des séparatistes prorusses, avait dit craindre une invasion visant à la « détruire ». Moscou avait pour sa part assuré « ne menacer personne », tout en dénonçant les « provocations » de Kiev et les activités « menaçantes » de l’OTAN à ses frontières.
Lire aussi :
>>> Du Donbass à la Crimée : stabiliser les frontières de l’Ukraine (émission de France culture du 04/12/2019)7
>>> La mort d’un médecin sur le front au Donbass ulcère l’Ukraine (CI, 15/07/2020)
>>> La stratégie de déstabilisation russe va au-delà du Donbass (CI, 21/04/2021)
>>> L’Ukraine a salué ce retrait avec prudence. « Si la Russie retire réellement de la frontière avec l’Ukraine l’énorme force militaire qu’elle y avait déployée, cela apaisera déjà les tensions. Mais nous devons nous souvenir que cette étape ne mettra fin ni à l’escalade actuelle, ni au conflit entre l’Ukraine et la Russie en général », a réagi le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Dmitro Kouleba, dans un communiqué. De son côté, le département d’Etat américain a indiqué que les Etats-Unis continuaient de "surveiller très étroitement" la situation.
Troupes.
L’armée ukrainienne combat depuis sept ans des séparatistes pro-russes
dans la région orientale du Donbass et Kiev rejette l’annexion de la
péninsule de Crimée par la Russie en 2014. La concentration de troupes
russes près des frontières ukrainiennes ces dernières semaines a sonné
l’alarme à Kiev et dans les capitales occidentales. Selon le
porte-parole pour la diplomatie de l’Union européenne, Josep Borrell,
près de 100 000 hommes étaient postés dans les zones frontalières avec l’Ukraine. (L'Opinion)


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