L'humanitaire est la conséquence des crimes de la Russie. L'humanitaire se suffit pas [il y a même trop de produits inutiles, qui sont détruits]. Les sanctions ne suffisent pas non plus. Il faut agir sur les causes. Les causes des catastrophes humanitaires sont les attaques des militaires russes. Il faut combattre les militaires russes.
L'armée Russe est nombreuse, et épaulée par des tchétchènes et des syriens . Mais elle est démotivée, mal dirigée, mal équipée. Les forces russes s'épuisent en Ukraine. D'ores et déjà, on peut dire que le plan de Poutine a échoué à tous les niveaux : il n'a pas pris l'Ukraine en quelques jours ; la population ukrainienne est unie et hostile aux envahisseurs Russes, l'Occident a cette fois réagi en livrant des armes (pas assez à mon goût).
Même si la Russie parvient à prendre des villes, la guerre ne sera pas terminée. Elle se transformera en guérilla. Les Russes seront harcelés, partout, jour et nuit.
Ce qu'il manque à l'Ukraine, ce sont 1/ des moyens de se défendre et de contre-attaquer (il faut des armes, y compris des avions de combat), et 2/ un engagement militaire des forces occidentales. Pour le premier point, en tant que citoyen ordinaire, on ne peut pas faire grand chose. En revanche, pour le second point, il est possible de s'engager dans la "Légion étrangère" ukrainienne, pour combattre les Russes aux côtés des forces Ukrainiennes. J'ai déjà abordé le sujet : le plus important est de contacter l'ambassade d'Ukraine en France par facebook (où des formulaires sont disponibles). Et voici quelques éléments à connaître :
L'ENNEMI
>>> 13/03/22 Le rouleau compresseur russe n’existe plus. L’armée russe fait face à un problème sans doute insurmontable : celui des effectifs qu’elle peut engager sur le terrain. (Lopinion)
>>> « La première phase du plan russe a échoué » (Lobs)
>>> Les
forces russes travaillent à un encerclement de Kiev avant un assaut
décisif. Moscou aurait perdu en douze jours autant de soldats qu'en
dix ans en Afghanistan, jadis. Washington et Londres instaurent un
embargo sur l'importation de pétrole russe. L'armée russe
n'avance quasiment plus au treizième jour de l'invasion russe de
l'Ukraine. En revanche, les bombardements par avions et missiles
demeurent intenses, notamment sur les villes de Karkhiv et Soumy dans
le Nord-Est, et d'Izioum à l'est. LesEchos
>>> « Pour comprendre ce que va représenter la guerre pour la société russe, il faut imaginer, dans un engagement difficilement justifiable pour elle, un cercueil de soldat qui passe sur le pont Alexandre-III à Paris, toutes les 15 minutes, 24 heures sur 24 et tous les jours. » (Lemonde)
>>> Poutine a totalement sous-estimé la capacité de mobilisation et de résistance patriotique des Ukrainiens. Logique, puisqu’il nie même l’existence pleine d’un tel peuple, considéré comme un cousin de province abâtardi, devant être corrigé. Le projet de renversement de pouvoir à Kiev se fracasse contre la réalité. Le Kremlin a planté la haine dans le cœur des Ukrainiens contre Moscou. Même si le président Volodymyr Zelensky était tué ou contraint à l’exil, toute marionnette installée à Kiev serait considérée comme telle. Et la Russie n’a pas les moyens de maintenir sous contrôle militaire, à long terme, l’ensemble du pays. (Lemonde, 14/03/22 09:35)
>>> « La guerre est en train de diviser Ukrainiens et Russes pour toujours » Lemonde
LES ARMES
>>> Le «Punisher» ukrainien: mini drone mais maxi dégâts. Conçu en Ukraine, le discret petit appareil fait très mal aux Russes. Korii
>>> Le drone TB2, de fabrication turque : l'atout aérien de Kiev face à la puissance de feu russe , LesEchos
>>> Les quatre cavaliers de l'Ukraine : le Javelin (missile antichar américain), le Stinger (antiaérien), la raspoutitsa (boue des champs provoquée par le dégel printanier) et TikTok (réseau social très prisé en Ukraine). Un arsenal auquel s'ajoutent les drones turcs Bayraktar et depuis peu les missiles suédois à courte portée NLaw et AT4. LesEchos
>>> Le Javelin. Cette arme antichar, capable de percer les blindages les plus
sophistiqués, particulièrement utile dans un contexte de guérilla, est
devenue le symbole de la résistance ukrainienne. (Yahoo)
>>> Outre des équipements de protection, la France livre des missiles antichars Milan à l’Ukraine (quelques dizaines...). (…) Ce matériel a été remis à l’armée ukrainienne à la frontière polonaise. Les premières opérations de transfert de matériels ont été supervisées, côté français, par des membres des forces spéciales rattachés au commandement des opérations spéciales, placé sous les ordres du chef d’Etat-major des armées et sous l’autorité du président de la République, Emmanuel Macron.
L’Italie a indiqué officiellement avoir décidé de leur livrer ce même matériel parmi d’autres armements. Toutes les nations européennes de l’OTAN sont équipées de ce type d’arme antichar de fabrication franco-allemande et celles-ci sont de fait prélevées sur les stocks achetés aux Français. Outre l’Italie et l’Allemagne, on relève d’autres clients, comme l’Espagne ou le Royaume-Uni. Le Milan est une arme très précise et puissante, adaptée à la lutte contre les tanks, les véhicules blindés et des bâtiments. C’est un missile léger sol-sol très apprécié par les troupes d’infanterie, capable de tirer de jour comme de nuit grâce à un système infrarouge. Le Milan 2, qui serait la version donnée par les Italiens aux Ukrainiens, peut atteindre des cibles à 2 500 mètres grâce à un système de guidage semi-automatique, dit « filoguidé ». Ce missile peut être embarqué sur un véhicule et fixé sur une griffe ou débarqué, à pied, et utilisé grâce à un poste de tir installé sur un trépied Lemonde
>>> Face à l’armée russe, la «non-bataille» des Ukrainiens. En pratiquant la « techno-guérilla »
et en évitant les grandes batailles, les militaires ukrainiens
appliquent la tactique prônée par le commandant Brossollet, sans doute
sans le savoir et malgré eux. Mais cela fait mal à leurs adversaires (Lopinion)
LES COMBATTANTS
>>> « C’était un suicide de rester, sans armes, sans munitions » : un Français raconte le bombardement de la base militaire de Iavoriv. Alain Beigel, 57 ans, venait de rejoindre la légion internationale formée à l’appel du président Volodymyr Zelensky lorsque la Russie a frappé, le 13 mars au matin, ce camp situé non loin de la Pologne.(...) Avant de signer « pour toute la durée de la guerre », samedi, Alain Beigel avait bien eu quelques hésitations sur sa condition physique ou son aptitude au combat, vite emportées par « la fraternité » perçue dans la journée entre les volontaires, qu’ils soient américains, polonais, britanniques ou français. Lemonde
>>> Comment des volontaires internationaux font route vers l’Ukraine pour participer à la résistance contre Moscou. Dimanche 6 mars, le ministre des affaires étrangères ukrainien, Dmytro Kuleba, a affirmé que plus de 20 000 personnes originaires de 52 pays s’étaient déjà manifestées à cette fin auprès des autorités ukrainiennes. Lemonde
>>> Le fils d'une députée britannique part combattre en Ukraine
Le fils d'une députée britannique a affirmé se trouver parmi un groupe d'anciens soldats britanniques qui partent combattre contre les forces russes en Ukraine, malgré les mises en garde du gouvernement britannique. Âgé de 30 ans, Ben Grant est le fils aîné de la députée conservatrice Helen Grant, chargée d'une mission par le premier ministre Boris Johnson sur l'éducation des filles et ancienne secrétaire d’État. «On ne m'a pas envoyé, rien à voir avec le gouvernement, rien à voir avec ma mère», a-t-il déclaré au quotidien britannique The Guardian, qui l'a rencontré ce week-end à la gare de Lviv (ouest de l'Ukraine), attendant un train pour la capitale Kiev. «J'ai décidé de faire ça», «je ne l'ai même pas dit à ma mère», a ajouté le jeune homme, qui a passé plus de cinq ans dans les commandos des Royal Marines. Il fait partie d'un groupe de sept anciens militaires. Ce père de trois enfants a expliqué avoir pris sa décision après avoir vu des images d'un bombardement russe sur une maison d'où résonnaient des cris d'enfant. Selon lui, ils seront 100 autres à rejoindre l'Ukraine. Devant le Parlement mercredi, le ministre de la Défense Ben Wallace a «fermement découragé» les Britanniques de se rendre en Ukraine pour combattre. 19:48 , Lefig
>>> Des Français parmi les volontaires de la légion internationale. Depuis l'appel aux volontaires du monde entier de Zelensky, l'Ukraine redouble d'efforts pour s'octroyer les services de combattants étrangers, parmi lesquels des Français. HP
>>> Dimanche 6 mars, le ministre des affaires étrangères ukrainien, Dmytro Kuleba, a affirmé que plus de vingt mille personnes originaires de cinquante-deux pays s’étaient déjà manifestées à cette fin auprès des autorités ukrainiennes. (Lemonde)
>>> A noter la différence de traitement entre la France (qui "surveille" les volontaires) et le Danemark (qui autorisent officiellement leur engagement . Un pays que j'apprécie décidément de plus en plus) :
- Les services de renseignement attentifs au départ de volontaires français. Anciens militaires, idéalistes, étudiants, aventuriers : qui sont les Français désireux de rejoindre l’armée ukrainienne ? Et surtout, combien sont-ils ? (...) la DGSI se focalisent au premier chef sur des profils ciblés, comme les militants politiques ou les individus les plus déterminés à rejoindre le théâtre des opérations. Ces derniers seraient entre 60 et 70, dont une majorité de sympathisants de l’ultradroite.(Lemonde). J'ai envi de dire : peu importe leurs opinions politiques si ce sont de bons combattants. L'Ukraine a besoin d'eux , encouragez-les plutôt que de les "surveiller" !
- Le Danemark laissera les volontaires rejoindre les brigades internationales qu'entend former l'Ukraine pour combattre l'invasion russe, a affirmé dimanche soir la Première ministre Mette Frederiksen, disant ne pas y voir d'"obstacle juridique". "C'est un choix que tout un chacun peut faire. Cela vaut bien sûr pour tous les Ukrainiens qui habitent ici, mais aussi pour d'autres qui pensent qu'ils peuvent contribuer directement au conflit", a-t-elle déclaré lors d'une conférence de presse. (RTBF)
>>> Plus d’une centaine de Danois en Ukraine pour combattre la Russie (Euractiv)
>>> 20 000 volontaires étrangers viennent gonfler les rangs face à l’occupant russe. Les chiffres auraient de quoi rassurer… Mais contrairement aux exigences de Kiev, de nombreux volontaires n’ont pas d’expérience du combat. Beaucoup d’autres ne sont pas en mesure de rejoindre l’Ukraine avec l’équipement individuel (casque, gilet pare-balles, treillis) que recommande le site de recrutement (fightforua.org) et que les forces ukrainiennes sont bien incapables de fournir. OuestFrance
>>> Dans certains pays, la potentielle participation
de volontaires à des combats en terre étrangère a nécessité une
évolution législative – comme en Lettonie, où le Parlement a voté une
loi en ce sens dès le 28 février. Du côté du Danemark, à l’inverse, le
Premier ministre déclarait que «rien, légalement, n’empêchait à
première vue [un citoyen] de se rendre en Ukraine pour participer au
conflit, du côté ukrainien». Certains pays ont accueilli l’appel ukrainien avec beaucoup plus de froideur. Ainsi, en Australie, les autorités ont formellement déconseillé à leurs citoyens de prendre part au conflit. Du côté du Royaume-Uni, le Premier ministre Boris Johnson a déclaré que son pays «ne soutenait pas activement» l’engagement de volontaires en Ukraine, peu après que sa ministre des Affaires étrangères, Liz Truss, se soit publiquement exprimée en faveur de telles initiatives. (Libération)
>>> TÉMOIGNAGE. Ce Français est parti en Ukraine, « sur la ligne de front de nos démocraties » . Florent Coury, 39 ans,
marié et père de trois enfants, s’est engagé dans la légion
internationale auprès des combattants ukrainiens. Formé à l’Essec et
Sciences Po, il a occupé des postes à responsabilités dans les groupes
Fiat-Chrysler, Roullier à Saint-Malo (Ille-et-Vilaine) et Renault à
Flins (Yvelines). « La cause de l’Ukraine est celle de tous les peuples
libres », dit-il. OF
>>> Américains, Britanniques, Mexicains : ils ont quitté les leurs pour se battre en Ukraine Lemonde
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