Je note que dans mon blog, je n'ai jamais considéré ces pays comme les cancres de l'Europe. Pour moi, c'est surtout l'Allemagne de Merkel qui a fait beaucoup de mal à l'Europe ; et la France n'est pas non plus un modèle du genre, loin de là. Aujourd'hui, ces trois pays sauvent l'honneur d'une Europe qui s'est vite rendormie ,
quelques jours après ses tonitruantes déclarations (souvenons-nous des
avions de combat qui allaient être livré à l'Ukraine ! On attend
toujours). A ce sujet, il paraît qu'à " Bruxelles, le déplacement de trois dirigeants européens à Kiev fait grincer des dents". Bah oui, normal, ils ont troublé la sieste des pleureuses.
>>> 17/03/2022 «Cette guerre est à gagner par l’Ukraine et par l’Europe, ensemble» – une tribune d’Eryk Mistewicz
Depuis deux semaines, deux millions d’Ukrainiens fuyant leur pays agressé sont arrivés en Pologne. Chaque nouvelle semaine est synonyme d’un million de réfugiés supplémentaires. Personnes âgées, femmes avec enfants – toute la pauvreté de ce monde fuyant les bombardements russes des hôpitaux et des écoles, des centres-villes et des quartiers résidentiels.
J’écris ces mots en Pologne, à Varsovie, à 150 km de la frontière avec la Biélorussie alliée de l’agresseur. Et pourtant, il n’y a pas de panique chez nous, personne ne fuit. Au contraire, nous mobilisons toutes nos forces pour prendre soin des réfugiés. Le dernier numéro du mensuel Wszystko Co Najważniejsze édité par notre Institut des Nouveaux Médias a paru en deux langues : polonais et ukrainien.
Billets gratuits. Non, il n’y a pas eu et il n’y a pas besoin de construire des camps de réfugiés en Pologne. Les Polonais ont accueilli les Ukrainiens les bras ouverts, en démultipliant les possibilités de gîte et de couvert, en offrant bénévolement le transport depuis la frontière vers n’importe quel point sur la carte. Les compagnies de chemins de fer proposent des billets gratuits à toute personne munie de passeport ukrainien. Le gouvernement polonais a mis à la disposition de cette population fraîchement arrivée tout le dispositif d’aides sociales dont bénéficient les Polonais : programme 500+ pour les enfants, soins médicaux, allocations. Lopinion
>>> Quand les cancres de l’Europe deviennent les élèves modèles face à la guerre. Jusqu’ici, la Pologne, la Slovénie et la République tchèque étaient connues pour être les populistes qui piétinaient l’Etat de droit et refusaient d’accueillir des réfugiés. Mais ce mardi, leurs Premiers ministres ont porté courageusement les couleurs de l’Europe jusqu’à Kiev pour soutenir le président ukrainien Volodymyr Zelensky. (Lobs)
>>> Les Premiers ministres polonais, tchèque et slovène, Mateusz Morawiecki, Petr Fiala et Janez Jansa, se sont rendus en train dans la capitale “assiégée”, soumise à un couvre-feu, pour manifester leur “soutien sans équivoque” à l’Ukraine.
Ils se sont entretenus avec le président, Volodymyr Zelensky, et le Premier ministre, Denys Chmygal, “alors même que des bombardements russes incessants incendiaient des tours d’habitation dans la ville, obligeant les habitants terrifiés à fuir dans la rue avec leurs seuls vêtements sur le dos”.
“Nous ne vous laisserons jamais seuls”
Le but de cette visite était d’envoyer à l’Ukraine le message qu’elle serait bientôt sur la voie de l’Union européenne, a expliqué mardi le Premier ministre slovène, Janez Jansa, alors qu’il était en route pour la rencontre, rapporte The Slovenia Times. “L’Ukraine est un pays européen. Chaque chemin en Ukraine est un chemin européen. Bientôt, ce sera aussi un chemin vers l’UE”, a-t-il déclaré dans un message sur Twitter relayé par le mensuel slovène.
“Nous ne vous laisserons jamais seuls, car nous savons que vous vous battez non seulement pour votre propre liberté et sécurité, mais aussi pour nous”, a déclaré Mateusz Morawiecki à l’issue de ces discussions, relate The Warsaw Voice. “L’invasion de la Russie doit prendre fin. L’Union européenne doit vous accorder le statut de candidat le plus rapidement possible ; vous devez obtenir des armes défensives.”
Le voyage, resté jusque-là secret “pour des raisons évidentes de sécurité”, “avait été organisé en consultation avec le président du Conseil européen, Charles Miche, l et la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen”, assure l’hebdomadaire polonais.
“Acte I”
Mais, selon le New York Times, cette “visite spectaculaire” – aussi décrite par le quotidien américain comme “une initiative remarquablement personnelle” – “a pris d’autres dirigeants européens au dépourvu, suscitant la colère de certains et révélant des divisions inconfortables quant à la meilleure façon de manifester la solidarité occidentale avec l’Ukraine”.
Pour Le Temps, “leur initiative témoigne du volontarisme européen, alors qu’un sommet extraordinaire de l’Otan (l’Alliance atlantique, dont les trois pays sont membres) se réunira à Bruxelles le 24 mars, juste avant un sommet des Vingt-Sept en présence du président américain, Joe Biden”. Le président ukrainien a toutefois reconnu, mardi, que son pays “ne serait jamais dans l’Otan”.
Ce déplacement avait lieu juste avant une prise de parole de Volodymyr Zelensky, par vidéo, mercredi, devant le Congrès américain, note encore le journal suisse. Et de conclure : “Après l’acte I, ce soutien politique de haut niveau en exigera d’autres pour être crédible aux yeux [du président russe], Vladimir Poutine”.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire