mercredi 9 mars 2022

L'offensive russe en Ukraine s'embourbe, Poutine menace [comme d'hab]

 >>> Alors que ses forces resserrent l'étau autour de Marioupol, mais semblent encalminées ailleurs, le Kremlin menace de faire disparaître l'Etat ukrainien. Et juge que les sanctions économiques occidentales pourraient s'apparenter à un « acte de guerre ».

 
« Raspoutitsa ». Le mot ukrainien pour décrire le dégel printanier transformant les campagnes en champs de boue semble bien décrire, du moins en partie, l'invasion russe.

De quoi expliquer la colère et les menaces de Vladimir Poutine, le président russe, qui a déclaré samedi que si l'Ukraine ne cédait pas à toutes ses exigences « son futur en tant qu'Etat » serait menacé. Il a aussi estimé que les sanctions économiques occidentales « s'apparentent à une déclaration de guerre », tout en précisant de manière cryptique « Dieu merci, on n'en est pas encore là ».

Les revers s'accumulent pour le Kremlin, au onzième jour de la guerre. Certes, son armée assiège le port stratégique de Marioupol, où l'eau et l'électricité sont coupées et où une tentative d'évacuation de civils a encore tourné court dimanche, après une première tentative avortée la veille pour cause de bombardements russes. Et elle progresse encore dans le Sud, autour de la ville conquise de Kherson (où des foules crient à des cordons de soldats russes de rentrer à la maison), menace de bombarder le port occidental d'Odessa et avance légèrement autour de Karkhiv, deuxième ville du pays, dans le Nord-Est.

Neuf aéronefs russes abattus samedi

Mais elle piétine ailleurs, voire semble carrément encalminée, à l'image du fameux convoi de 60 km de long censé constituer le fer de lance de l'offensive au nord de Kiev. Il est immobilisé depuis six jours. De violents combats se déroulaient dimanche pour le contrôle des villes de Mykolaïev, dans le sud, et de Tcherniguiv, dans le Nord.

L'armée ukrainienne, dotée ces derniers jours de missiles anti-aériens Stinger fournis par l'Allemagne, les Pays-Bas et la Finlande, en sus de l'aide militaire depuis des mois des Etats-Unis , du Royaume-Uni et de la Turquie, a abattu neuf aéronefs russes samedi, le double de la moyenne depuis le déclenchement du conflit, le 24 février. Une menace qui expliquerait l'activité aérienne russe plus réduite depuis trois jours.

Les missiles javelins américains fournis à Kiev détruisent chaque jour une vingtaine de blindés, sans compter ceux abandonnés par leurs servants, selon des vidéos diffusées par les Ukrainiens. De source européenne haut placée, entre 5 et 6.000 soldats russes, sur un contingent de 170.000 engagés, auraient été tués et l'aviation ukrainienne contrôlerait encore le tiers de l'espace aérien du pays.

De graves problèmes de logistique

A ce rythme, sauf changement majeur de tactique, par exemple bombardements indiscriminé à haute altitude et recours à des colonnes massives de blindés, l'armée russe aura perdu le tiers de ses armes lourdes engagées dans le pays d'ici à trois semaines, ce qui l'empêcherait alors de pouvoir opérer.

Une victoire militaire est encore possible, voire probable selon nombre d'analystes occidentaux vu la puissance de feu de Moscou, mais au prix pour le Kremlin d'un changement radical de la conduite des opérations. Et la résolution de ses graves problèmes de logistique : nombre d'unités ne sont plus ravitaillées en carburant ni rations. Et les blindés à roues forment des embouteillages, n'osant s'aventurer dans les champs en raison de la fameuse raspoutitsa, ou des embuscades.

Moscou affirme pour sa part avoir détruit une centaine d'avions de Kiev (soit la quasi-intégralité de ses forces aériennes) et 778 blindés. Pour sa part, l'ONU a confirmé la mort de 351 civils et 700 blessés, un « bilan sans doute bien plus élevé car les vérifications sont en cours ». Washington soupçonne Moscou de crimes de guerre . Le nombre de réfugiés ukrainiens à l'étranger est estimé à 1,5 million par l'ONU. Cet exode suscite une forte mobilisation, surtout en Pologne, Hongrie, Slovaquie, Roumanie et Moldavie, où le secrétaire d'Etat américain, Antony Blinken, se trouvait dimanche, après s'être rendu samedi en Pologne et avant de rencontrer le président français, Emmanuel Macron, mardi, à Paris.

Le président russe, qui s'est entretenu dimanche avec ses homologues français et turc, Recep Tayyip Erdogan, a reçu samedi à Moscou le Premier ministre israélien, Naftali Bennett, qui a proposé sa médiation en mettant en avant les liens solides unissant son pays à la Russie et à l'Ukraine.

Les firmes occidentales ferment

La liste des firmes occidentales réduisant ou cessant leurs activités en Russie en raison du risque réputationnel, juridique ou sécuritaire, s'allonge de jour en jour. Elle comptait dimanche, notamment, BP, Shell, Exxon (mais pas Total à ce jour), Boeing, Airbus, Apple, Ikea, Ford, Volkswagen, BMW, Honda, Renault, Mercedes, Toyota, Disney, Sony, Netflix, etc. Surtout, Visa et MasterCard, qui gèrent 90 % des paiements par carte de crédit hors Chine, ont suspendu leurs opérations en Russie. Paypal a aussi suspendu ses opérations samedi. Plus grave encore, les compagnies aériennes intérieures pourraient être clouées au sol dans quelques jours ou semaines ; la moitié de leurs avions appartiennent à des firmes irlandaises en passe de résilier les contrats de leasing. Aeroflot suspend ses vols internationaux à partir de ce mardi.

La banque centrale russe a demandé dimanche aux banques de ne plus publier leurs bilans financiers et a pris des mesures pour freiner la fuite des capitaux. Les autorités craignent aussi l'apparition d'un marché noir alimentaire. Si Vladimir Poutine a démenti, samedi, l'instauration imminente de la loi martiale, la répression monte au sein du pays. Une loi votée en urgence vendredi punit de 15 ans de prison tout journaliste, y compris étranger, diffusant de « fausses informations » sur le plan militaire, notamment employant le mot « guerre » ou « invasion » au lieu « d'opération militaire spéciale ». Moscou a interdit le réseau social Facebook et restreint Twitter, en représailles à la fermeture de RT et Sputnik en Occident. (LesEchos)




Les menaces, l'intimidation, le chantage, c'est quotidien chez Poutine-la-petite-merde . 

Tout le monde y passe . Pour l'Ukraine, c'est 24h/24. Hier c'était Finlande et la Suède (ils ont osé dire qu'ils réfléchissaient à adhérer à l'Otan). La semaine dernière, c'était l'Irlande, «  hostile à la Russie et à tout ce qui est russe  », et accusée d’être à l’avant-garde des «  événements anti-russes  » dans l’UE (Euractiv). La France a eu droit aussi aux menaces suite aux déclaration de Bruno Le Maire. Bon, c'est simple : les menaces, c'est pour tous les pays occidentaux.  Aujourd'hui, c'était au tour de la Grèce et de la Bulgarie :

>>> La Grèce et la Bulgarie soumises à l’intimidation des ambassades russes. Les ambassades de Russie en Europe ont été actives sur les médias sociaux pour défendre l’invasion de l’Ukraine par Moscou. Mais dans certains cas, comme en Grèce et en Bulgarie, les ambassades russes sont allées trop loin, allant jusqu’à intimider des politiciens et des journalistes locaux. Euractiv

>>> En matière de menaces et chantage, tout y passe, même le chantage au nucléaire : Le « chantage » nucléaire de Poutine est « extrêmement dangereux » (7:17 Lemonde)

 

Des menaces, des menaces, des menaces :

>>> Poutine menace l'Europe affirmant que les sanctions imposées à son pays s'apparentaient "à une déclaration de guerre". Latribune

 >>> Livraisons d’armes occidentales à l’Ukraine: la Russie menace de cibler les convois Lopinion. C'est parfait : comme ça on accompagnera ces convois d'unités militaires bien équipées pour les défendre

 

 

 

 


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