mercredi 9 mars 2022

Nous sommes tous des Ukrainiens, nous sommes déjà en guerre, nous devons contre-attaquer

 Nous sommes tous Ukrainiens

 >>> Le courage des Ukrainiens face à Poutine nous subjugue, dit Dominique Moïsi. Au fil des jours, ils apparaissent de plus en plus pour ce qu'ils sont devenus : la première ligne de défense du monde civilisé face à la barbarie. La première ligne de l'Europe. Poutine peut gagner la guerre [et ce n'est pas du tout certain], il ne gagnera pas la paix. 

« Nous sommes tous Ukrainiens. » Alors que le conflit entre dans sa deuxième semaine, les Européens et plus globalement le monde démocratique, éprouvent à l'égard de l'Ukraine ce que le monde ressentait à l'égard des Etats-Unis au lendemain du 11 Septembre 2001. La solidarité avec New York était le produit de la rencontre entre le sentiment de familiarité avec une ville monde faisant partie de notre imaginaire, et l'expression d'une vulnérabilité commune face au terrorisme islamiste. Invoquant l'article 5 du traité de l'Otan, les Européens se déclaraient prêts à venir au secours de leur grand frère, victime d'une attaque particulièrement spectaculaire et meurtrière.

En 2022, la familiarité avec l'Ukraine est moins grande qu'avec New York. Mais le sentiment de vulnérabilité commune est sans doute plus grand encore. La sidération devant le retour de la guerre en Europe a laissé place au fil des jours à une autre interrogation bien plus dramatique encore. Ces images en provenance d'Ukraine qui semblent sortir tout droit d'un film sur la Seconde Guerre mondiale pourraient-elles être celles de l'ouverture de la Troisième Guerre mondiale ?  LesEchos

 

>>> "Un immense élan de solidarité envers le peuple Ukrainien traverse l’Europe. Du nord au sud, d’est en ouest, les Européens tendent la main à ce peuple agressé et meurtri", souligne Jeanne Emmanuelle Hutin, directrice de la recherche éditoriale à Ouest-France.

>>> Institut Montaigne. Nous sommes tous des Ukrainiens . ici

 

« Sommes-nous déjà en guerre ? Mais comment définit-on la guerre en 2022 ? » 

>>> Tout en aidant l’Ukraine, les pays de l’OTAN sont déterminés à ne pas se laisser entraîner dans un conflit armé face à la Russie. La limite entre paix et guerre est aujourd’hui très ténue, explique dans sa chronique Sylvie Kauffmann, éditorialiste au « Monde ».

Chronique. La guerre en Ukraine a commencé le 24 février sans que le mot soit prononcé à Moscou. Il y est même, depuis, interdit. Le président russe, Vladimir Poutine, sait l’impact de ce terme sur ses compatriotes, abreuvés d’histoire de leurs guerres, grandes et moins grandes. Il n’était pas question de dire aux Russes que leur pays s’engageait dans une guerre contre leur voisin ukrainien, si proche, si familier. Il l’a donc baptisée « opération militaire spéciale ».

C’est pourtant bien par une guerre, totale, dévastatrice et meurtrière, que Vladimir Poutine entend soumettre l’Ukraine. Il est plus franc avec ses interlocuteurs étrangers. A son homologue français, Emmanuel Macron, il a dit plusieurs fois, et de la manière la plus crue, qu’il irait jusqu’au bout.

Depuis le 24 février, l’Europe vit au rythme de la guerre à ses portes. Elle vibre, même. Spontanément solidaires des Ukrainiens, dont 2 millions se sont déjà réfugiés chez eux, les Européens suivent cette guerre en direct, en permanence, et appréhendent naturellement qu’elle s’étende. Leurs dirigeants les rassurent : l’Ukraine n’est pas membre de l’OTAN, donc l’OTAN n’entrera pas en guerre. « Nous ne sommes pas en guerre avec la Russie », a souligné le président Macron dans son allocution du 2 mars.

Le faux lapsus de Le Maire

Est-ce si sûr ? Comment définit-on la guerre, en 2022 ? Le faux lapsus du ministre des finances, Bruno Le Maire, contraint au rétropédalage après avoir décrit les sanctions occidentales comme « une guerre économique et financière totale livrée à la Russie », est révélateur de cette ambiguïté. Oui, des sanctions de cette ampleur sont une arme de destruction massive, même si elles ne sont pas de nature militaire. Non, il ne faut pas le dire, puisque « nous ne sommes pas en guerre ». Vladimir Poutine, lui, ne s’y trompe pas ; il a averti le 5 mars que cette panoplie de sanctions s’apparentait à « une déclaration de guerre ». Déclaration dont lui-même ne s’est d’ailleurs pas embarrassé avant d’envahir l’Ukraine… puisqu’il ne s’agit que d’une « opération spéciale ».

A la guerre visible se mêlent d’autres guerres qui ne disent pas leur nom, décrites par l’historien Thomas Gomart dans son livre Guerres invisibles (Tallandier, 2021). La cyberguerre est certainement déjà en cours en Ukraine, avec le soutien de la technologie américaine. Vladimir Poutine et son vassal biélorusse Alexandre Loukachenko sont des experts ès guerre hybride, au service de laquelle même les migrants peuvent devenir une arme. Et dans le cadre du conflit armé, quel est le seuil, aujourd’hui, de l’entrée en guerre ? Lemonde

 

 

CONTRE-ATTAQUER

La Russie, et ce n’est pas nouveau, a lancé une guerre tous azimuts contre l’Europe. L’Ukraine en est le bouclier ; son sacrifice est immense. Mais elle ne doit pas être seule. Chaque Européen doit participer à l’effort de guerre, parce que « nous sommes tous des Ukrainiens », (comme le titrent plusieurs journaux). Chacun, à son niveau, peut faire quelque chose.


Guerre tous azimuts => Contre-attaque sur 7 plans :

- Culturel

- Psychologique

- Economique

- Militaire

- Politique

- Humanitaire

- Judiciaire


Bon nombre d’actions ne peuvent être enclenchées que par les décideurs politiques. En tant que citoyen ordinaire, voici ce que nous pouvons faire :


Les actions concrètes en 7 verbes :

- Dénoncer (les entreprises et personnalités complices – dont oligarques, propagandistes, financiers, industriels … -),

- et appeler au boycott (bien sûr, ne pas être soi-même client des entreprises complices), à la démission, au gel des avoirs

- Signer les pétitions

- Participer aux manifestations, à la lutte contre la désinformation (voire à la cyberguerre), aux élections présidentielles

- Donner (à l’armée Ukrainienne, aux organisations humanitaires...)

- Accueillir les réfugiés

- Combattre, en tant que volontaire, pour ceux qui ont une expérience militaire, la Légion internationale d’Ukraine


Si certains sont intéressés pour créer une assoc destinée à aider les volontaires, qu’ils me contactent. Il s'agirait de fournir des équipements de protection (gilets pare-balle, casque…)

 

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