- Le pilonnage des villes se poursuit. Les civils, y compris femmes, enfants, vieillards, sont pris pour cibles. Les maternités, écoles, hôpitaux, véhicules de secours sont volontairement attaqués.
- Les premiers ministres de la Pologne, de la République tchèque et de la Slovénie vont se réunir à Kiev pour montrer « le soutien sans équivoque de l’ensemble de l’Union européenne à la souveraineté et à l’indépendance de l’Ukraine et présenter un vaste ensemble de mesures de soutien à l’Etat et à la société ukrainiens ». Ils y rencontreront le président ukrainien Volodymyr Zelensky et le premier ministre Denys Chmyhal.
- Des milliers de Syriens recrutés par la Russie pour combattre en Ukraine. Environ 40 000 combattants de l’armée syrienne et de milices alliées se sont inscrits pour combattre aux côtés de la Russie en Ukraine. [note : On sait déjà que les tchétchènes de Kadyrov combattent aussi avec les russes].
23:02 Les premiers ministres polonais, tchèque et slovène rencontrent Volodymyr Zelensky à Kiev
Il s’agit de la première visite de dirigeants étrangers à Kiev depuis le début de l’invasion russe le 24 février. Les premiers ministres polonais, tchèque et slovène ont rencontré, mardi, le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, à Kiev.
Peu après leur arrivée à dans la capitale ukrainienne en train, les trois dirigeants se sont entretenus de la situation avec le président Zelensky et le premier ministre Denis Chmyhal.
« Ils bombardent partout. Non seulement Kiev mais aussi les régions occidentales », leur a déclaré M. Zelensky dans des propos traduits en anglais, sur une vidéo postée sur son compte Telegram.
Après la rencontre, le chef du gouvernement polonais, Mateusz Morawiecki a appelé l’Union européenne (UE) à « très rapidement donner à l’Ukraine le statut de candidat » et ajouté : « Nous essaierons d’organiser des armes défensives. »
« Nous ne vous laisserons jamais seuls. Nous serons avec vous parce que nous savons que vous vous battez non seulement pour votre liberté, pour votre propre maison et pour votre sécurité, mais aussi pour nous », a-t-il poursuivi, sur Twitter.
M. Morawiecki, accompagné du vice-premier ministre polonais, Jaroslaw Kaczynski, et les premiers ministres tchèque, Petr Fiala, et slovène, Janez Jansa, ont décidé de se rendre à Kiev pour affirmer « le soutien sans équivoque » de l’UE à l’Ukraine, avait souligné plus tôt le dirigeant polonais sur Facebook.
21:16 Volodymyr Zelensky redemande une zone d’exclusion aérienne. « Imaginez vos villes bombardées, encerclées » : évoquant les victimes civiles, le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, invitant mardi les parlementaires canadiens à prendre conscience de la souffrance de son peuple, a enjoint le Canada à un soutien plus fort, redemandant une zone d’exclusion aérienne. « Je sais que vous soutenez l’Ukraine, mais j’aimerais que vous compreniez ce que nous vivons », a-t-il déclaré en direct par vidéo.
20:40 Vingt mille personnes évacuées mardi de Marioupol assiégée
>>> Le couple français bloqué à Kharkiv avec ses bébés est rentré en France : « Nous devons énormément aux Ukrainiens » (article)
20:21 Le député européen Raphaël Glucksmann, dans une tribune au Monde, appelle l’Europe à montrer qu’elle est prête « à payer le prix de la liberté » en mettant fin aux importations de gaz et de pétrole russes et en fournissant davantage d’armes aux forces ukrainiennes.
20:05 Les premiers ministres polonais, tchèque et slovène sont arrivés à Kiev, pour affirmer « le soutien sans équivoque » de l’Union européenne (UE) à l’Ukraine, a annoncé le chef du gouvernement polonais, Mateusz Morawiecki, sur Facebook. « Nous devons faire cesser le plus rapidement possible cette tragédie qui se déroule à l’est », a-t-il écrit. Le premier ministre ukrainien, Denys Chmygal, a confirmé leur arrivée dans un message publié sur Twitter. Il a salué « le courage des vrais amis de l’Ukraine » et précisé que leurs discussions porteraient sur « le soutien à l’Ukraine et le renforcement des sanctions contre l’agression russe ».
________________________________
19:21 Le point sur l’invasion russe
- Les frappes russes se multiplient à Kiev (nord), qui vit « un moment dangereux et difficile », a déclaré le maire de la capitale ukrainienne, Vitali Klitschko. La ville, encerclée par les forces russes, s’est vidée de la moitié de ses 3,5 millions d’habitants depuis le début de la guerre, le 24 février.
- L’offensive russe vise désormais aussi l’ouest de l’Ukraine. Après des frappes sur une base militaire proche de la Pologne dimanche, une frappe contre une tour de télévision près de Rivne a fait 19 morts lundi, selon le dernier bilan, mardi, des autorités locales.
- Les combats se rapprochent aussi de la grande ville de Dnipro, stratégiquement située au centre du pays, sur le Dniepr. Son aéroport a été bombardé et largement détruit dans la nuit de lundi à mardi, a souligné son maire.
- Dans le sud, les Russes tentent toujours de prendre Marioupol, une ville portuaire stratégique bordant la mer d’Azov, assiégée depuis des jours, a fait savoir l’état-major ukrainien. Mykolaïv, le dernier verrou sur la route d’Odessa, sur la mer Noire, est aussi régulièrement bombardée.
________________________________
17:19 Armes chimiques
L’OTAN met en garde Moscou contre l’utilisation d’armes chimiques
L’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN) a mis en garde, mardi, la Russie contre toute tentative d’utilisation d’armes chimiques en Ukraine. « La Russie lance des accusations absurdes contre des laboratoires biologiques et des armes chimiques en Ukraine. C’est un mensonge de plus. Mais nous sommes préoccupés par le fait que Moscou pourrait organiser une opération clandestine, sous faux drapeau, incluant éventuellement des armes chimiques », a dénoncé le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, lors d’une conférence de presse.
« Utiliser des armes chimiques serait une violation du traité sur l’interdiction des armes chimiques dont la Russie est signataire », a-t-il averti. « La Russie a déjà utilisé par le passé des agents chimiques contre des opposants politiques », a-t-il rappelé. « Créer un prétexte pour utiliser une arme chimique est inacceptable. Le prix serait très élevé, mais je ne veux pas spéculer sur la réponse militaire de l’OTAN », a-t-il ajouté.
Par ailleurs, l’Alliance renforce ses défenses sur son flanc oriental avec l’activation pour la première fois de sa force de réaction rapide, et le déploiement des systèmes antimissiles Patriot par les Etats-Unis en Pologne et par l’Allemagne et les Pays-Bas en Slovaquie, a dit Jens Stoltenberg. « Plusieurs centaines de milliers de militaires sont en état d’alerte et plus de 100 000 militaires américains sont présents en Europe », a-t-il précisé.
« C’est la réponse immédiate » de l’Alliance à la menace russe apportée par la guerre en Ukraine, a-t-il expliqué. « Les ministres de la défense [de l’OTAN] vont devoir mercredi prendre des décisions pour des mesures concrètes à plus long terme, comme l’envoi de renforts significatifs, le prépositionnement de matériels, le déploiement de systèmes de défense aérienne et cyber », a-t-il détaillé.
17:18 La journaliste ukrainienne Oleksandra Kuvshynova tuée aux côtés de Pierre Zakrzewski . Illia Ponomarenko, du Kyiv Independent, annonce que la journaliste Oleksandra Kuvshynova a été tuée en même temps que Pierre Zakrzewski, cameraman de Fox News. Le véhicule à bord duquel se trouvaient les journalistes a été la cible de tirs lundi à Horenka, à une trentaine de kilomètres de la capitale ukrainienne, Kiev. Benjamin Hall, journaliste de Fox News, a été blessé.
17:14 La journaliste russe qui a protesté lundi en direct contre la guerre en Ukraine condamnée à une amende et libérée
16:20 Un cameraman de Fox News tué en Ukraine
16:17 La vente d’équipements militaires à la Russie jusqu’en 2020 « conforme » au droit, selon Macron (…) Depuis l’annexion de la Crimée en 2014 par la Russie, l’Union européenne impose un embargo sur les armes, mais la France a continué de fournir du matériel en vertu de contrats signés avant cette date. [On s’en fout du droit ! La Russie de Poutine est un ennemi à combattre. Et ce n’est pas nouveau. Quand on combat un ennemi, on ne lui vend pas des armes . On n’achète pas son pétrole et son gaz qui finance sa guerre!]
15:58 L’Ukraine ne pourra pas intégrer l’OTAN, admet Volodymyr Zelensky [Hélas ! Soulignons que la France s’y est farouchement opposé ! Et pendant ce temps, elle vendait des armes à la Russie. Ce qui est honteux!]
Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a admis, mardi, que l’Ukraine ne pourra pas intégrer l’OTAN. « Nous avons entendu pendant des années que les portes étaient ouvertes, mais nous avons aussi entendu que nous ne pourrions pas adhérer. C’est la vérité et il faut le reconnaître », a-t-il déclaré en visioconférence pendant une réunion des dirigeants des pays de la Joint Expeditionary Force, une coalition menée par la Grande-Bretagne.
« Je suis content que notre peuple commence à le comprendre et à ne compter que sur ses forces », a-t-il ajouté. Il a toutefois regretté que l’OTAN, « qui semble hypnotisée par l’agression russe », refuse de créer une zone d’exclusion aérienne au-dessus de l’Ukraine. « On entend des arguments selon lesquels la troisième guerre mondiale pourrait commencer si l’OTAN ferme son ciel pour les avions russes. C’est pour cela que la zone humanitaire aérienne n’a pas été créée au-dessus de l’Ukraine et c’est pour cela que les Russes peuvent bombarder les villes et tuer des gens, faire sauter des hôpitaux et des écoles », a-t-il lancé.
Le président Zelensky avait déjà tempéré sa position sur l’OTAN dans un entretien accordé, le 8 mars, à la chaîne américaine ABC. « S’agissant de l’OTAN, j’ai tempéré ma position sur cette question il y a déjà un certain temps, lorsque nous avons compris » que « l’OTAN n’était pas prête à accepter l’Ukraine », a-t-il déclaré dans cette interview.
15:26 Michelin suspend la production de son usine et ses ventes en Russie
15:09 La France est prête à offrir « une protection » à la journaliste russe qui a protesté lundi en direct contre la guerre en Ukraine, soit à l’ambassade, soit en lui accordant l’asile, a annoncé Emmanuel Macron, en réclamant à Moscou « toute la clarté » sur sa situation.
Marina Ovsiannikova pourrait risquer jusqu’à quinze ans de prison, a annoncé à l’AFP son avocat, Daniil Berman. « Je présume que ma cliente encourt une procédure pénale et non pas administrative en vertu d’une nouvelle loi qui prévoit jusqu’à quinze ans de prison », a déclairé Me Berman. « Il y a une forte probabilité que les autorités en fassent un exemple pour faire taire d’autres protestataires », a-t-il ajouté, soulignant qu’il n’a toujours pas pu rencontrer sa cliente et qu’il ne sait pas où elle est détenue. Les autorités russes, pour l’heure, n’ont pas fait état des chefs d’inculpation qui pourraient être retenus contre Mme Ovsiannikova.
>>> Le spectre du défaut de paiement plane sur la Russie, un conseiller de Zelenski prédit un accord de paix début mai.
Plus les semaines de conflit passent, plus Moscou se trouve confronté au risque d'étranglement de son système financier. De quoi ralentir ses financements vers la campagne militaire que le Kremlin mène depuis le 24 février en Ukraine ? Vladimir Poutine déploie en tout cas un éventail de contre-mesures pour soutenir l'économie russe. Mais pour un proche du président ukrainien, le conflit pourrait se finir d'ici quelques semaines et déboucher sur des combats tactiques localisés pendant un an. LaTribune
14:27 2 000 voitures ont pu sortir de Marioupol par un couloir humanitaire. "Deux mille voitures supplémentaires attendent à la sortie de la ville", a ajouté le conseil municipal de Marioupol, qui ne précise pas combien de personnes ont pu fuir la cité portuaire où les conditions sont catastrophiques après des jours de bombardements et de siège. (Direct OF)
13:52 Une
réfugiée demande au Président de "fermer le ciel
ukrainien"
Le président de la République
Emmanuel Macron est venu rencontrer des réfugiés ukrainiens
accueillis dans le Maine-et-Loire, dans un centre de préparation et
d’aide au retour volontaire. Il s’est entretenu avec une mère de
famille ukrainienne qui le supplie de « fermer le ciel ukrainien ».
(Direct, OF)
13:49
_______________________________________________________
13:23 Situation à la mi-journée
L’armé russe avance lentement et continue sa campagne de bombardements. Alors que les négociations entre les deux camps doivent reprendre mardi, l’opération militaire russe s’étend dans toute l’Ukraine. L’état-major de l’armée ukrainienne dit que « l’ennemi continue de mener des frappes avec des missiles et des bombes, de l’artillerie et des chars sur des infrastructures et des quartiers civils » dans plusieurs grandes et moyennes villes.
A Kiev. La capitale ukrainienne sera sous couvre-feu, de mardi soir à partir de 20 heures, jusqu’au 17 mars à 8 heures du matin. Son maire, Vitali Klitchko, a justifié la décision en disant que « le moment est dangereux et difficile ». Cela alors que les premiers ministres de la Pologne, de la République tchèque et de la Slovénie sont en route afin de rencontrer le président Volodymyr Zelensky et montrer « le soutien sans équivoque » de l’UE
Plusieurs explosions ont retenti dans Sviatochyn et Podil, quartiers résidentiels de la ville, à l’aube. Selon les services d’urgence, plusieurs bâtiments ont été touchés, dont un d’une quinzaine d’étages qui a ensuite pris feu, provoquant la mort d’au moins deux personnes. De violents combats ont lieu depuis plusieurs jours à la périphérie nord-ouest, dans les villes d’Irpin, Hostomel ou Boutcha. « De nombreuses rues sont devenues une bouillie d’acier et de béton. Les gens se cachent dans les caves depuis des semaines », a dit Oleksi Kouleba, dirigeant de la région.
Selon un haut responsable américain, cité par AP, les troupes russes sont à environ 15 kilomètres du centre-ville. Cependant, comme le rapporte notre envoyé spécial, Rémy Ourdan : « Kiev est encore ouvert au sud (…) les routes du sud sont praticables, permettant aux Kiéviens de fuir et à la capitale d’être ravitaillée. »
Dans le Sud. Le siège de Marioupol, ville portuaire stratégique, dure depuis plus d’une semaine. Le Comité international de la Croix-Rouge parle de conditions de vie « qui ne sont rien de moins qu’un cauchemar » pour les quelque 400 000 personnes qui s’y trouvent encore. Selon un bilan de la mairie, au moins 2 187 civils y ont péri depuis le 24 février, mais ce bilan, qui date de ce weekend, serait en réalité bien plus élevé.
Pendant que les combats entre forces armées ukrainiennes et russes ont lieu au nord de la métropole, les missiles russes tombent et pulvérisent bâtiments civils et militaires, sans distinctions. Le ministre des affaires étrangères turc, Mevlut Cavusoglu, a dit mardi que « les conditions pour l’évacuation des civils de Marioupol sont en train d’émerger », après un échange avec son homologue russe rapporté par le Guardian.
Le ministère de la défense russe, a assuré, selon plusieurs agences officielles russes, que l’armée avait désormais le contrôle de l’ensemble de la région autour de Kherson. Cette ville de 290 000 habitants, tombée il y a près de dix jours, est la seule grande agglomération ukrainienne sous contrôle russe depuis le début de l’invasion.
A l’Est. Les Russes tentent toujours de prendre Kharkiv, deuxième plus grande ville ukrainienne, selon l’état-major de l’armée. « D’après les informations disponibles, l’ennemi prévoit de renforcer le regroupement de troupes (…) en direction de Kharkiv », ajoute-t-il. Selon Michel Goya, historien militaire et ancien colonel, « un quart des forces [russes] sont consacrées aux sièges de Marioupol et Kharkiv », où « les forces ukrainiennes résistent et même contre-attaquent, mais pour combien de temps ? ». Le Comité internationale de la Croix-Rouge indique qu’un convoi de 30 bus est prêt à quitter la ville de Soumy, à quelques kilomètres de là.
Valentyn Reznitchenko, gouverneur de la région de Dnipro affirme que l’armée russe a bombardé l’aéroport international de la ville dans la nuit de lundi et mardi, détruisant notamment les pistes de décollage et d’atterrissage. Dnipro est une ville de près d’un million d’habitants dont l’emplacement est stratégique sur le fleuve Dniepr. C’est l’un des principaux points de franchissement nécessaires à l’armée russe pour prendre le contrôle de l’est de l’Ukraine, en prenant en tenaille les soldats ukrainiens massés près du Donbass.
Un bilan humain encore incertain et près de 3 millions de réfugiés. Au moins 636 civils ont été tués depuis le début de cette guerre, selon le décompte fait dimanche par l’ONU, qui souligne que ce bilan est probablement très inférieur à la réalité. Près de 3 millions de personnes ont fui les combats, dont 1,6 million d’enfants, et les bombardements et environ 2 millions d’autres ont été déplacées à l’intérieur du pays. Près de 1 300 militaires ukrainiens ont été tués, selon le président ukrainien Volodymyr Zelensky alors que la Russie a diffusé, le 2 mars, qon seul et unique bilan : 498 soldats tués. Le Pentagone a fourni pour sa part une estimation de 2.000 à 4.000 morts russes en 14 jours.
_______________________________________________________
12:45
12:12 Des milliers de Syriens recrutés par la Russie pour combattre en Ukraine
Environ 40 000 combattants de l’armée syrienne et de milices alliées se sont inscrits pour combattre aux côtés de la Russie en Ukraine, prêts à être déployés en Ukraine, a affirmé mardi Rami Abdel Rahman, directeur de l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), une ONG sise au Royaume-Uni, au vaste réseau de sources en Syrie. Des officiers russes, déployés en Syrie dans le cadre de l’intervention de Moscou en 2015 pour soutenir le régime de Damas, ont approuvé la candidature de 22 000 d’entre eux, selon M. Abdel Rahman.
Ces combattants sont soit des combattants issus d’unités de l’armée régulière syrienne, soit des milices prorégime formées par les Russes et ayant l’expérience de combats en zone urbaine, d’après l’OSDH. Au moins 18 000 autres hommes seront placés sous la houlette du nébuleux groupe Wagner, société russe privée de paramilitaires ayant des liens avec le Kremlin, a affirmé l’OSDH, qui a précisé ne pas avoir constaté, pour l’instant, de départ de recrues syriennes pour l’Ukraine.
Le Kremlin a annoncé le 11 mars que les volontaires, y compris ceux venant de Syrie, étaient les bienvenus pour combattre aux côtés de l’armée russe en Ukraine, envahie par la Russie depuis le 24 février. Selon l’OSDH, des officiers russes, en coordination avec l’armée syrienne et des milices alliées, ont ouvert des bureaux d’enrôlement dans les zones tenues par le régime de Damas. Un représentant du gouvernement syrien a démenti l’existence de cette campagne de recrutement. (article)
12:02 Les russes savent-ils ? (…) un constat s’impose : de nombreux Russes ne veulent pas savoir. Plus grand monde ne croit à l’euphémisme de “l’opération spéciale”, mais, au-delà des formules convenues, le besoin de savoir s’arrête. Le narratif patiemment construit par le pouvoir, celui d’une Russie éternelle agressée, tient lieu d’explication. Pour beaucoup, la cécité est un choix, ou un moyen de survie. »
11:40 L’opposant Navalny. Le parquet russe réclame treize ans de prison pour l’opposant Alexeï Navalny
11:20 La moitié des réfugiés ukrainiens sont des enfants, selon l’Unicef
11:18 Kyiv VS Kiev
Les médias français utilisent souvent « Kiev », la translittération russe, pour désigner la capitale de l’Ukraine, à l’exception de Libération, qui a décidé de privilégier la graphie ukrainienne, comme la majorité des journaux anglophones. Le Monde a décidé de continuer d’utiliser « Kiev ».
Sur le plateau de l’émission « C Politique », le 27 février, Christine Dugoin-Clément, chercheuse à l’Institut d’administration des entreprises de la Sorbonne, spécialiste de la Russie et des Balkans, soulignait l’importance de l’appellation « Kyiv » pour les Ukrainiens. Pour beaucoup, utiliser le nom russophone reviendrait à valider la thèse du Kremlin selon laquelle le territoire actuel de l’Ukraine engloberait des « parties du territoire historique de la Russie », justifiant ainsi l’invasion.
« L’Ukraine a demandé officiellement aux ministères des affaires étrangères internationaux d’adopter le nom de “Kyiv”, notamment dans les aéroports, explique-t-elle à M Le magazine. L’Elysée continue de parler de “Kiev”. C’est peut-être tout simplement un effet d’usage. » Et la chercheuse de glisser cette comparaison : « La reine d’Angleterre fait de la diplomatie avec les tenues qu’elle porte. Ce sont des petits gestes très fins et très subtils, mais qui envoient des messages forts. » Christine Dugoin-Clément se souvient de débats avec son éditeur, en 2021, alors qu’elle travaillait sur son livre Influence et manipulations (VA Editions, 2021). Il craignait que les lecteurs ne comprennent pas l’orthographe « Kyiv », et elle prit alors le parti d’expliquer en début d’ouvrage le sens que recouvrait cette orthographe.
11:06 Boris Johnson critique l’« addiction » des pays occidentaux au pétrole et au gaz russes [et il a bien raison]
Le premier ministre britannique a publié une tribune, mardi dans le Daily Telegraph, pour dire que les dirigeants occidentaux avaient commis une « terrible erreur » en laissant Vladimir Poutine « s’en tirer » après l’annexion de la Crimée en 2014 et en devenant « plus dépendants » du gaz et du pétrole russes.
« Quand il a finalement lancé sa guerre cruelle en Ukraine, il savait que le monde aurait beaucoup de mal à le punir. Il savait qu’il avait créé une addiction. Le monde ne peut pas être soumis à ce chantage continu. »
Affirmant que la Russie ne produit « pratiquement rien d’autre » que le « reste du monde veut acheter », il a fait valoir que, « si le monde peut mettre fin à sa dépendance vis-à-vis du pétrole et du gaz russes, nous pouvons le priver d’argent, détruire sa stratégie ».
Les Etats-Unis et le Royaume-Uni ont décidé d’arrêter leurs importations de gaz et de pétrole russes. L’UE, bien plus dépendante [L’UE n’a rien anticipé, hélas. Mais maintenant, elle doit faire un embargo. Il faut en payer le prix. C’est la moindre des choses] , prend des mesures pour réduire de deux tiers dès cette année ses achats de gaz russe. Boris Johnson se rend, lui, en Arabie saoudite ce mardi pour tenter précisément de réduire la volatilité des prix de l’énergie pour les entreprises britanniques.
(Sur le sujet : Voir Chronique de Thomas Piketty ici)
10:51 Question sur la santé du crétin du Kremlin .
Nous n’avons pas d’informations à ce sujet. Les seuls indices quant à son état psychologique dont nous disposons sont ses interventions, desquelles ressortent un ton durci, une colère froide, des formules rageuses (« la bande de toxicomanes et de néonazis au pouvoir à Kiev »), des soupirs exaspérés, ses mains qui frappent la table.
10:22 Missile à Donesk, nouvelle intox de la Russie ? (ce ne serait pas une surprise...)
Lundi, les autorités russes ont affirmé que 23 personnes, dont des enfants, avaient été tuées par un missile ukrainien dans la ville séparatiste prorusse de Donetsk, accusant Kiev d’un « crime de guerre ». Selon le porte-parole du ministère de la défense russe, l’armée ukrainienne a tiré un missile « Totchka-U » contre une zone résidentielle. Donetsk, grande ville industrielle, est la « capitale » de la « république populaire » autoproclamée du même nom.
Mais Kiev a fermement démenti avoir tiré un missile en visant Donetsk. « Il s’agit définitivement d’un missile russe ou d’un autre type de munition », a affirmé le porte-parole de l’armée ukrainienne. L’origine du tir de missile n’a pas pu être vérifiée de manière indépendante.
10:17 ça, c’est intéressant. Gilets pare-balles, drones, caméras thermiques : des fondations privées en renfort des forces armées pour combattre la Russie . Alors que les forces armées ukrainiennes ont intégré en quelques jours des centaines de milliers de volontaires pour lesquels elles n’avaient pas forcément prévu d’équipements, des fondations privées jouent un rôle crucial pour aider à organiser la défense du pays.
(…) La fourniture de gilets pare-balles est à l’origine de la création de la fondation Come Back Alive, dès le début de la guerre qui a suivi la « révolution de la dignité » à Maïdan, en 2014. Son fondateur, l’informaticien Vitaliy Deynega, en envoyait aux soldats sur le front du Donbass en inscrivant sur chaque veste come back alive, « reviens vivant ». L’expression est devenue le nom de la fondation caritative. Article ici
A quand la même chose en Europe pour équiper les volontaires ?
10:07 Le détail des nouvelles sanctions imposées par l’Union européenne [hélas pas encore assez dures, ces sanctions]
Les Etats membres de l’Union européenne ont adopté, lundi, une quatrième salve de sanctions contre des entreprises et des oligarques russes. « Ce quatrième train de sanctions constitue un autre coup dur porté à la base économique et logistique sur laquelle la Russie s’appuie pour mener l’invasion de l’Ukraine. Les sanctions visent à ce que le président Poutine mette fin à cette guerre inhumaine et insensée », a dit Josep Borrell, haut représentant de l’Union pour les affaires étrangères.
Dans le détail, ces sanctions prévoient :
d’interdire toutes les transactions avec certaines entreprises publiques ;
d’interdire la fourniture de services de notation de crédit, ainsi que l’accès aux services de souscription en rapport avec des activités de notation de crédit, à toute personne ou entité russe ;
d’étendre la liste des personnes liées à la base industrielle et de défense de la Russie, auxquelles des restrictions à l’exportation plus strictes sont imposées en ce qui concerne les biens à double usage et les biens et technologies susceptibles de contribuer au renforcement technologique du secteur de la défense et de la sécurité de la Russie ;
d’interdire les nouveaux investissements dans le secteur de l’énergie russe, et d’instaurer une restriction globale à l’exportation des équipements, technologies et services destinés au secteur de l’énergie ;
d’instaurer de nouvelles restrictions commerciales concernant le fer et l’acier, ainsi que les produits de luxe.
Le Conseil a aussi décidé de sanctionner des « oligarques », « lobbyistes » et « propagandistes de premier plan appuyant le discours du Kremlin », ainsi que de grandes entreprises des secteurs de l’aviation, de la défense, de la construction navale et de la fabrication mécanique.
Parmi ces « oligarques », le Guardian note le nom de Roman Abramovitch, dont les actifs sont gelés et qui est interdit de voyage dans le territoire européen. Il est décrit comme quelqu’un « qui a un accès privilégié au président, et a maintenu de bonnes relations avec lui. Cette connexion lui a permis de conserver un patrimoine considérable ».
NB : Poutine, figure bien sur la liste des personnes sanctionnées par l’Union européenne [UE]. « Les seuls dirigeants dans le monde sanctionnés par l’UE sont le président de la Syrie, Bachar Al-Assad, et le président de la Biélorussie, Alexandre Loukachenko, et donc désormais Poutine pour la Russie », avait fait savoir le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell le 25 février, au lendemain de l’invasion de l’Ukraine par la Russie. Les sanctions affligeant Poutine sont « les mêmes » que celles prévues pour les autres personnalités mentionnées sur cette liste noire européenne, y compris « le gel des avoirs », avait précisé M. Borrell.
9:13 Les premiers ministres de la Pologne, de la République tchèque et de la Slovénie vont aller à Kiev pour montrer « le soutien sans équivoque » de l’UE [Que font la France et l’Allemagne ? ]
Mateusz Morawiecki, Petr Fiala et Janez Jansa « se rendent aujourd’hui à Kiev en qualité de représentants du Conseil européen, pour y rencontrer le président ukrainien Volodymyr Zelensky et le premier ministre Denys Chmyhal », a annoncé le gouvernement polonais dans un communiqué, avec l’objectif de :
« Réaffirmer le soutien sans équivoque de l’ensemble de l’Union européenne à la souveraineté et à l’indépendance de l’Ukraine et présenter un vaste ensemble de mesures de soutien à l’Etat et à la société ukrainiens. »
Plusieurs puissantes explosions ont été entendues dans des quartiers résidentiels de Sviatochyn et Podil de la capitale ukrainienne ce matin. De violents combats ont lieu depuis plusieurs jours à la périphérie nord-ouest, dans les villes d’Irpin, Hostomel ou Boutcha. Cependant, comme le rapporte notre envoyé spécial, Rémy Ourdan :
« Kiev est encore ouvert au sud (...) les routes du sud sont praticables, permettant aux Kiéviens de fuir et à la capitale d’être ravitaillée (...) Non seulement les routes du sud sont encore ouvertes, non seulement les lignes ferroviaires vers l’ouest fonctionnent encore, mais nul ne sait si l’armée russe compte poursuivre l’encerclement de la ville ou si elle va, une fois ses colonnes arrivées aux limites nord-ouest et nord-est de Kiev, ordonner un assaut. »
8:56 Une camionnette d’éducatrices pour enfants prise pour cible le 8 mars . Elles voulaient se porter au chevet d’enfants abandonnés. Une rafale de mitrailleuse et une grenade ont visé le véhicule dans lequel se trouvaient sept femmes et un chauffeur, faisant trois morts et trois blessés, le 8 mars, à 25 kilomètres au nord de Mykolaïv.
8:09 Zelensky appelle les soldats russes à se rendre
Dans un message publié sur les réseaux sociaux, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a lancé un appel aux soldats russes, qu’il invite à se rendre plutôt que de mener « cette guerre qui n’a pas de sens ».
« Soldats russes, officiers russes ! Pourquoi devriez-vous mourir ? Je sais que vous voulez vivre. (…) Je vous offre un choix, au nom du peuple ukrainien. Une chance de survivre. Si vous vous rendez, nous vous traiterons comme un être humain doit être traité, et pas comme votre armée vous traite. » Lobs
>>> « J’ai vu la femme assise à côté de moi, elle n’avait plus de visage » : en Ukraine, une camionnette transportant des éducatrices pour enfants prise pour cible
Elles voulaient se porter au chevet d’enfants abandonnés. Une rafale de mitrailleuse et une grenade ont visé le véhicule dans lequel se trouvaient sept femmes et un chauffeur, faisant trois morts et trois blessés, le 8 mars, à 25 kilomètres au nord de Mykolaïv. Article
Voici des extraits du reportage de notre journaliste Emmanuel Grynszpan à Mykolaïv, racontant un drame survenu le 8 mars dans cette ville du sud de l’Ukraine. Une rafale de mitrailleuse et une grenade ont visé le véhicule dans lequel se trouvaient sept femmes et un chauffeur, faisant trois morts et trois blessés.
Anatoly Herachtchenko se tient debout devant le portail métallique de son domicile, flanqué de sa fille Maria, un peu méfiante. C’est un homme frêle, de petite taille, au sourire modeste, portant des lunettes rectangulaires qui lui donnent un air de professeur d’université.
A bord de sa camionnette, il livre quotidiennement du pain enfourné à Mykolaïv – une ville russophone située au sud de l’Ukraine, et un passage obligé pour les troupes russes sur la route d’Odessa – dans les villages environnants. Ce 8 mars, vers 9 heures, il avait embarqué à son bord sept éducatrices du centre pour la réhabilitation sociale et psychologique de Mykolaïv.
Pour la troisième fois depuis le début de la guerre, il avait offert de conduire des éducatrices à Antonivka, un village situé à 67 kilomètres de la capitale régionale, où les attendaient 93 enfants ; des orphelins, ou presque, délaissés par des parents en grande difficulté sociale. Ils avaient été évacués deux semaines plus tôt vers ce refuge parce que la directrice du centre, Svetlana Kliouïko, souhaitait les protéger d’un possible assaut de l’armée russe contre Mykolaïv. Elle ne se doutait pas que les envahisseurs allaient, en trois jours, prendre le contrôle de toutes les routes desservant Mykolaïv, à l’exception de celle menant à Odessa.
« Je voulais rendre service et je me suis porté volontaire pour emmener les éducatrices, car personne d’autre ne voulait le faire, raconte Anatoly dans un sourire triste. Nous avons franchi tous les points de contrôle [ukrainiens] à la sortie de Mykolaïv, montré nos pièces d’identité à chaque fois. Au dernier checkpoint, les soldats nous ont dit que quelque chose s’était passé durant la nuit. En fait, ils n’auraient pas dû nous laisser partir sur cette route », déplore le conducteur, grelottant de froid et se balançant d’une jambe sur l’autre.
7:53 Pourquoi la France a maintenu ses exportations d’équipements militaires en Russie après 2014 . [lire ça. Pour ma part, j’ai honte d’être français. L’Allemagne devrait avoir honte aussi.]
Alors que la guerre menée par la Russie en Ukraine charrie chaque jour son lot de violences et de morts, le média en ligne Disclose met la lumière, lundi 14 mars, sur les ventes d’armes effectuées par la France à Moscou ces dernières années, notamment celles qui se sont poursuivies après l’annexion de la Crimée, en février 2014. Des ventes liées à des contrats antérieurs aux sanctions européennes prises en août de cette année-là, donc légales, mais qui posent question, estime Disclose, qui en dévoile les détails à travers la publication de documents « confidentiel défense ».
D’après ces documents – au nombre de deux – émanant du secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN), la France a notamment continué de livrer, après 2014, des caméras thermiques pour équiper des blindés. Ces livraisons sont liées à un contrat signé en 2013 pour une valeur de 12,8 millions d’euros, soit quelque 211 caméras – dites « Matis STD », de la marque Sagem (rachetée par Safran). Elles « équipent trois types de chars russes : le T-72, le T-90 et le T-80 BVM. Tous trois sont actuellement présents sur le front ukrainien, comme le prouvent des vidéos et des photos diffusées sur les réseaux sociaux », explique Disclose.
Le média en ligne affirme aussi que des avions de chasse Soukhoï SU-30, dont la présence a pu être établie sur le territoire ukrainien, notamment le 5 mars dans la région de Soumy, dans le nord-est de l’Ukraine, ou à Mykolaïv, dans le sud du pays, sont « munis d’un système de navigation livré par Safran à partir de 2014 : le Sigma 95N ». Une technologie qui « permet aux pilotes de l’armée de l’air russe de se localiser sans avoir recours aux satellites américains ou européens », affirme Disclose. Ce contrat n’apparaît toutefois pas dans les documents produits, qui concernent la gestion de commandes ou de livraisons après 2016.
Ces documents publiés par Disclose sont des comptes rendus de la commission interministérielle pour l’étude des exportations de matériels de guerre (CIEEMG) datant de 2016. C’est-à-dire l’instance qui examine en France, à intervalles réguliers, les demandes d’exportations de matériel de guerre. Si la CIEMMG donne, par exemple, cette année-là, un avis « favorable » à l’exportation de caméras Matis STD ou de détecteurs infrarouges pour un montant de 5,2 millions d’euros de la société Sofradir – filiale de Lynred, détenue à parts égales entre Safran et Thales –, elle rejette d’autres livraisons. C’est le cas notamment de dix caméras thermiques de Thales pour un montant de 615 000 euros, à destination de l’armée de terre russe. Article
7:16 Réfugiés.
Les pays qui ont accueilli le plus de personnes fuyant l’Ukraine sont, selon le décompte de l’ONU :
La Pologne - 1,72 million
La Hongrie - 255 291
La Slovaquie - 204 862
La Russie - 131 365
La Moldavie - 106 994
La Roumanie - 85 000
L’ONU précise qu’un peu plus de 304 000 personnes ont poursuivi leur route, une fois la frontière ukrainienne franchie, vers d’autres pays européens. En France, ils sont actuellement près de 13 500. Le gouvernement s’est dit prêt à héberger « jusqu’à 100 000 » personnes déplacées par la guerre.
>>> L'Inde prête à acheter du pétrole russe à des prix attractifs. (LaTribune) [Et que dire de l’Europe, qui importe massivement du gaz russe, même avec la guerre. L’Europe doit décréter un embargo, punir les entreprises collabos telles que Total, et sanctionner l’Indi si elle importe du pétrole russe. Voilà le genre de réactions qu’il faut ! ]
6:57 « L’exode en Russie est comparable à la vague d’émigration massive de l’Allemagne des années 1930 »
Journalistes, intellectuels, artistes quittent leur pays pour ne pas être identifiés à un régime criminel sanctionnant toute critique de la guerre s’inquiètent, dans une tribune au « Monde », Christophe Deloire, secrétaire général de Reporters sans frontières et Mikhaïl Zygar, ancien rédacteur en chef de Dojd. En voici des extraits :
Dans la guerre que mène Poutine en Ukraine, une bataille se livre sur un autre front. La semaine dernière, alors qu’il commençait à bombarder les villes ukrainiennes, il achevait la destruction des médias russes indépendants.
La guerre contre le journalisme a commencé il y a longtemps dans ce pays où des milliers de journalistes russes se sont battus courageusement pour la liberté d’expression au cours de ces vingt-deux dernières années de pouvoir poutinien. Mais la semaine dernière, presque tous les médias libres ont fermé en Russie, leurs sites Internet ont été bloqués, mettant fin au travail de leurs équipes.
La semaine dernière, des journalistes, mais aussi des artistes, des cinéastes, des spécialistes en informatique et des scientifiques ont commencé à fuir en masse la Russie. Tout d’abord parce qu’ils ne souhaitent pas être identifiés au régime qui mène cette guerre sanglante et refusent que les massacres en Ukraine soient perpétrés en leur nom. Ensuite parce qu’ils se mettent en danger en restant en Russie : le Parlement russe a voté l’adoption de nouveaux amendements au code pénal, désormais toute manifestation contre la guerre relèvera du crime de haute trahison. En exerçant leur métier, ils peuvent ainsi se rendre passibles de quinze ans d’emprisonnement.
Le flux des réfugiés qui étaient employés par les médias russes est considérable. C’est une véritable catastrophe humanitaire comparable à la tragédie qu’a connue la Russie au lendemain de la révolution de 1917, lorsque les ressortissants russes les plus instruits fuyaient les bolcheviks. Parmi ceux qui ont quitté leur pays, certains sont aujourd’hui mondialement connus et ont contribué, dans une très large mesure, au rayonnement des arts et des sciences dans le monde entier. Article ici
6:14 Suite à l’action, hier, de la manifestante antiguerre qui a fait irruption en direct à la télévision russe (voir article ici), le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a remercié Marina Ovsiannikova, dans une vidéo publiée dans la nuit :
« Je suis reconnaissant envers ces Russes qui ne cessent d’essayer de transmettre la vérité. A ceux qui combattent la désinformation et disent la vérité, les faits réels à leurs amis et leurs proches. Et personnellement envers la femme qui est entrée dans le studio de Pervy Kanal avec une affiche contre la guerre. »
6:01 « Vladimir Poutine va détruire l’économie russe » . Dans un entretien au Monde, l’économiste Sergei Guriev, professeur à Sciences Po, souligne que les sanctions occidentales peuvent affaiblir le maître du Kremlin mais vont appauvrir le peuple russe, en particulier les moins aisés. [cependant il faut que les sanctions soient les plus dures. Peut-être que les Russes se révolteront contre le seul fautif, le crétin du Kremlin. A ce jour, la majorité des Russes semblent soutenir le dictateur sanguinaire] Article
5:59 Série d’explosions à Kiev. le maire annonce un couvre-feu de 36 heures. Les premiers ministres polonais, tchèque et slovène vont se rendre dans la capitale ukrainienne, attaquée par les Russes, pour montrer « le soutien sans équivoque » de l’UE.
7:59 Les événements de la nuit (L’obs)
Des tirs ont touché un immeuble résidentiel à Kiev, faisant au moins deux morts. L’armée russe amplifie son offensive en Ukraine avant la reprise des pourparlers entre délégations russe et ukrainienne.
Volodymyr Zelensky a affirmé via une vidéo publiée sur sa page Facebook que les Russes avaient « déjà commencé à comprendre qu’ils ne parviendront à rien par la guerre ». « On m’a dit que (les pourparlers en cours) étaient plutôt bons », a indiqué le chef de l’Etat. « Mais attendons de voir ».
Une femme, identifiée par l’ONG OVD-Info comme Marina Ovsiannikova, une employée de la chaîne Pervy Kanal a fait irruption lundi soir pendant le journal télévisé le plus regardé de Russie avec une pancarte critiquant l’offensive en Ukraine, une scène rarissime en Russie. Elle a immédiatement été interpellée.
Le secrétaire général de l’ONU a mis en garde contre les répercussions de la guerre livrée par la Russie en Ukraine, qui risquent de se traduire par « un ouragan de famines » dans de nombreux pays.
>>> Un enfant devient réfugié chaque seconde (LaCroix)
>>> Moscou veut s'emparer des grandes villes ukrainiennes. Les bombardements russes sur l'Ukraine préfigurent un assaut sur Kiev, aux portes de laquelle l'armée russe piétine depuis plusieurs jours. L'Union européenne a adopté un quatrième train de sanctions.
L'armée russe continue de bombarder l'Ukraine et essaie de resserrer son étau autour de la capitale, son objectif prioritaire. Le Kremlin a prétendu lundi que son armée pourrait « s'emparer de plusieurs grandes villes encerclées ». Ce qui impliquerait des assauts d'envergue appuyés par des bombardements sur ces villes, alors que l'armée russe n'a progressé que de quelques kilomètres depuis huit jours autour de Karkhiv, Marioupol et Kiev, qui ne tient plus qu'un corridor au sud de la capitale. Le Kremlin a aussi annoncé qu'il allait faire bombarder les usines d'armes du pays.
Selon Londres, les forces navales russes ont « établi un blocus à distance de la côte ukrainienne de la mer Noire ». Les forces séparatistes dans le Donbass ont affirmé, pour leur part, qu'un bombardement de Kiev avait tué dix-sept civils lundi.
(…) Reflet de ses frustrations sur le terrain, la Russie a accéléré son plan de recrutement de 16.000 mercenaires syriens, rompus à la guérilla urbaine, en sus du recours aux Tchétchènes dirigés par Ramzan Kadyrov. Elle aurait aussi demandé à la Chine de lui fournir des équipements militaires et une aide économique pour surmonter les sanctions occidentales, a affirmé le « New York Times » lundi matin, citant des responsables américains anonymes, sans aucune précision. Pékin serait « disposée » à fournir cette aide éventuellement, selon le Financial Times. LesEchos
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire