Live du Monde / de RFI. Le président finlandais, Sauli Niinistö, a salué un « jour historique » tandis que la première ministre suédoise, Magdalena Andersson, a jugé qu’une candidature commune avec son voisin était le « mieux pour la Suède ».
>>> Tandis qu’un important convoi de réfugiés de Marioupol arrive à Zaporijjie, l’Ukraine continue de lutter pour le Donbass avec confiance malgré la pression russe. Car selon un responsable américain, les Russes n’arrivent pas à faire de « prise significative » dans la région. Entre-temps, l’Ukraine a emporté la compétition de l’Eurovision.
► La pression russe reste forte dans l’Est de l’Ukraine, notamment dans la région du Donbass, où les Russes avaient annoncé concentrer leur effort militaire.
► Kiev reste toutefois convaincu de l’emporter. « Petit à petit, nous forçons les occupants à quitter nos terres », a indiqué samedi le président ukrainien Volodymyr Zelensky, reconnaissant toutefois que « la situation dans le Donbass reste très difficile. Les troupes russes tentent d'y obtenir au moins une victoire ».
►Dans l'Est, les Russes ne parviennent pas à faire de « prise significative », a estimé un responsable américain de la Défense sous couvert d'anonymat.
►L'Ukraine a remporté en Italie le concours Eurovision de la chanson, devant le Royaume-Uni et l'Espagne, grâce au vote des téléspectateurs qui ont plébiscité le groupe Kalush Orchestra, qui a représenté le pays envahi depuis fin février par les troupes russes
► La guerre en Ukraine connaîtra un « tournant » en août et la Russie sera défaite « avant la fin de l'année », a prédit le chef du renseignement militaire ukrainien, assurant que Kiev parviendra à reconquérir l'ensemble de son territoire.
17:32 En Suède, le parti au pouvoir approuve une candidature à l’OTAN
Le Parti social-démocrate au pouvoir en Suède a donné son feu vert, dimanche, à une candidature à l’OTAN, ouvrant ainsi la voie à une demande d’adhésion par le gouvernement, conjointement avec la Finlande.
Lors d’une réunion extraordinaire, la direction a fait savoir que le parti allait « contribuer à une candidature de la Suède à l’OTAN », ont informé les sociaux-démocrates dans un communiqué, inversant ainsi leur ligne de toujours.
Le parti précise toutefois qu’il est opposé à l’installation de bases permanentes de l’OTAN et d’armes nucléaires sur le territoire suédois, ce qui n’est pas exigé pour adhérer à l’Alliance.
17:00 Ce qu’il faut savoir sur la possible adhésion de la Finlande et de la Suède à l’OTAN
Après des décennies à l’écart des alliances militaires, la Finlande a annoncé, dimanche, sa candidature à l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN) et la Suède pourrait suivre, du fait de leur l’inquiétude vis-à-vis de la Russie après l’invasion de l’Ukraine.
- Un tournant historique
Pendant des décennies, la plupart des Suédois et des Finlandais ont été attachés à leur longue politique de non-alignement militaire. Mais l’invasion de l’Ukraine, le 24 février, a marqué un tournant drastique, notamment pour la Finlande qui partage une frontière de près de 1 300 kilomètres avec la Russie.
Alors que le soutien à une intégration tournait autour de 20 % à 30 % depuis vingt ans, les derniers sondages suggèrent aujourd’hui que plus de 70 % des Finlandais et 50 % des Suédois soutiennent une adhésion. Dans les deux pays, de nombreux partis ont été ou sont en train de changer de position sur la question.
Au Parlement finlandais, une majorité-fleuve en faveur de l’adhésion se dessine. En Suède, le Parti social-démocrate, historiquement opposé à rejoindre l’OTAN, se prononce ce dimanche, avec un feu vert ouvrant la voie à une candidature du pays.
- Neutralité et non-alignement
Cédée par la Suède à la Russie en 1809, la Finlande proclame son indépendance de la Russie à l’occasion de la révolution bolchevique de 1917. Envahi par l’Union soviétique en 1939, le pays résiste lors des trois mois de la « guerre d’hiver ». Après la reprise du conflit en 1941, la Finlande est contrainte à un armistice. Les dirigeants finlandais acceptent de rester en dehors de la coopération militaire occidentale dans une forme de neutralité forcée restée dans l’histoire sous le nom de « finlandisation ».
Le pays échappe au rang d’Etat satellite de l’URSS, mais reste sous l’œil de Moscou sur sa politique étrangère et militaire. Après la chute de l’Union soviétique, la Finlande adhère à l’Union européenne (1995) et au Partenariat pour la paix de l’OTAN, mais reste officiellement militairement non-alignée.
La Suède, elle, a maintenu pendant près de deux siècles une politique officielle de neutralité héritée de la fin des guerres napoléoniennes, notamment durant les deux guerres mondiales. Si elle a participé à des missions militaires en Afghanistan ou plus récemment au Mali, elle n’a pas été en guerre depuis un conflit en 1814 avec la Norvège.
Dans les années 1990, sa politique de neutralité est amendée en un non-alignement militaire « visant à permettre » la neutralité en cas de guerre.
- Armée : réserves massives en Finlande, réinvestissement en Suède
Durant la guerre froide, Suède et Finlande consacrent d’importants moyens (de 4 % à 5 % de leur produit intérieur brut) à leurs armées, conséquence de leur absence d’alliés militaires. Avec la disparition de la menace soviétique, toutes deux réduisent leurs crédits, mais la Finlande maintient un recours massif au service militaire et aux réservistes.
14:48 Prisonniers russes torturés : des vidéos vérifiées mettent en cause un bataillon de volontaires ukrainiens
Trois prisonniers désarmés, trois coups de feu. Les trois hommes s’écroulent. Une vidéo, diffusée le 27 mars 2022 et que Le Monde a pu authentifier et recouper avec d’autres images, documente une probable exaction commise par des volontaires ukrainiens contre des prisonniers de guerre russes.
De tels agissements sont strictement prohibés par la convention de Genève, qui fixe les règles à respecter envers des soldats ennemis faits prisonniers : les protéger comme ses propres soldats, ne pas les violenter, les soigner si nécessaire.
Les images repérées par l’analyste indépendant Erich Auerbach, et croisées par Le Monde à d’autres documents disponibles en ligne, prouvent que des volontaires du bataillon ukrainien Slobozhanshchyna se trouvaient sur les lieux quand les prisonniers russes ont été torturés. S’il n’est pas possible d’affirmer avec certitude que l’individu auteur du tir est directement issu de leurs rangs, le leader du groupe, Andri Ianholenko, apparaît clairement aux côtés des trois victimes, avant les coups de feu. Sollicité par Le Monde, Andri Ianholenko n’a pas répondu.
13:25 L'Ukraine « peut gagner la guerre », assure l'Otan
Jens Stoltenberg, le secrétaire général de l'Otan, se veut optimiste quant à l'issue de la guerre pour l'Ukraine, envahie depuis bientôt trois mois par l'armée russe. Il est également critique quant à l'opération militaire de Moscou : « Son offensive majeure dans le Donbass est au point mort, la Russie n'atteint pas ses objectifs stratégiques. » L'Ukraine « peut gagner » cette guerre, a déclaré Jens Stoltenberg à l'issue d'une réunion informelle des ministres des Affaires étrangères des pays membres de l'Alliance.
12:20 Kiev se félicite du « précédent » créé par Berlin avec la livraison d’armements
Le ministre ukrainien des Affaires étrangères Dmytro Kouleba s'est félicité dimanche du « précédent » créé par la décision de l'Allemagne de fournir de premières armes lourdes à Kiev, dans une vidéo postée sur son compte Facebook. Selon lui, un « obstacle psychologique a été surmonté ».
« Le jour où je suis arrivé à Berlin, il y avait une formation pour des soldats ukrainiens à l'utilisation d'artillerie automotrice allemande de 155 mm de calibre », a déclaré le chef de la diplomatie ukrainienne, à l'issue d'une visite de quatre jours à Berlin. « Bientôt, ces Howitzer automoteurs frapperont l'ennemi. Un précédent a été créé. L'obstacle psychologique (à la fourniture d'armes lourdes à l'Ukraine) a été surmonté », a-t-il estimé.
Le ministre ukrainien s'est aussi réjoui de l'évolution de la position de Berlin quant à sa dépendance aux hydrocarbures russes. « Nous avons beaucoup parlé d'un embargo sur le gaz » russe, a-t-il souligné. Et « mon impression est que la décision politique fondamentale quant au fait que la dépendance allemande est un énorme problème et qu'il faut y mettre fin, cette décision a été prise ».
11:20 L’adhésion de la Finlande à l’Otan soumise au consensus des membres, la Turquie hostile
Malgré une hostilité de dernière minute de la Turquie, les pays membres de l'Otan sont « sur la bonne voie » pour trouver un consensus sur l'intégration de la Finlande et la Suède, a jugé le chef de la diplomatie croate Gordan Grlic Radman, dimanche en marge d'une réunion des ministres de l'alliance à Berlin.
« Je suis prêt à avoir une nouvelle discussion avec le président (turc) Erdogan sur les problèmes qu'il a soulevés », a insisté le président finlandais Sauli Niinistö, lors de l'annonce de la demande officielle de Helsinki.
La Turquie reproche à la Finlande et surtout à la Suède, qui étudie également une adhésion à l'Alliance, de faire preuve d'une trop grande mansuétude vis-à-vis du Parti des travailleurs du Kurdistan, le PKK, bien qu'il soit sur la liste de l'UE des organisations terroristes.
04:40 Un important convoi de réfugiés de Marioupol arrive à Zaporijjie après trois jours d’attente
Un important convoi de voitures et d'autocars acheminant des réfugiés de Marioupol est arrivé samedi dans la ville sous contrôle ukrainien de Zaporijjie. Selon Petro Andriouchtchenko, adjoint du maire de Marioupol, ce convoi de 500 à 1 000 voitures attendait de passer depuis trois jours.
Il a finalement été autorisé samedi 14 mai soir à rejoindre Zaporijjia, ville sous contrôle ukrainien située à quelque 230 km de Marioupol, passant par Berdyansk.

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